Rorqual commun |
Fin WhaleBalaenoptera physalus |
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Longueur |
18 à 21 m, jusqu’à 27 m dans l’hémisphère Sud |
Poids |
40 à 50 t |
Comportement social |
Solitaire, en paire ou en groupe |
Longévité |
75 à 100 ans (111 ans pour le plus vieux spécimen capturé) |
Temps de plongée |
5 à 15 min, jusqu'à 25 min |
Observations |
Régulières l’été dans le golfe et l'estuaire |
Distribution mondiale |
De l'Arctique à l'Antarctique |
Population mondiale |
Probablement autour de 100 000 individus |
Préoccupante |
Autres noms: Baleinoptère commune, physale commun.
Parmi les cétacés, le rorqual commun est, après le rorqual bleu, le deuxième plus long. Certainement le plus rapide des grands cétacés, on le surnomme le « lévrier des mers ». Dans le Saint-Laurent, certains individus sont fidèles à leur aire d’alimentation estivale et reviennent chaque année, d’autres n’ont été observés qu’une ou deux fois. Dans l’estuaire, une importante industrie d’observation repose sur cette espèce.
Dans le Saint-Laurent: C’est un résidant saisonnier de l’estuaire et du golfe de mai jusqu’à la fin novembre où il vient s’alimenter. Les rorquals communs se concentrent dans des régions où l’abondance de la nourriture est favorisée par des phénomènes océanographiques (fronts thermiques, topographie et remontées d’eau froide), notamment à la tête du chenal Laurentien (entre Tadoussac et Les Bergeronnes). Le troupeau du golfe (excluant l’estuaire) a été estimé à 380 individus (relevés aériens de Pêches et Océans Canada de 1995 et 1996 ne tenant pas compte des animaux en plongée).
Migration: Les déplacements migratoires et l’aire hivernale sont mal connus. Pour la reproduction, les rorquals communs semblent effectuer des courtes migrations vers des latitudes plus basses dans l’Atlantique Nord, sans jamais créer de gros rassemblements.
Dans le monde: Les rorquals communs du Saint-Laurent font partie de la population de l’Atlantique Nord dont les stocks sont imprécis, l’estimation étant rendue difficile par la grande superficie de l’aire de répartition et les risques de confusion avec le rorqual boréal. Néanmoins, la compilation des estimations suggère que la population de l’Atlantique Nord pourrait atteindre 56 000 individus. Une étude a mis en évidence des distinctions génétiques entre les rorquals communs de l’Atlantique Nord-Ouest, de l’Atlantique Nord-Est et de la Méditerranée. Cette espèce est présente dans tous les océans, dans les eaux tempérées jusqu’aux latitudes polaires.
En surface: Les séquences respiratoires peuvent compter de 5 à 10 respirations. Rarement, il réalise des sauts hors de l’eau, son corps retombant sur le ventre ou sur le flanc dans un bruit sourd. Il ne montre généralement pas la queue au moment de plonger, un mouvement de flexion de son corps souple étant suffisant pour piquer vers les profondeurs.
En plongée: Il montre une préférence marquée pour les eaux côtières peu profondes (de 100 à 200 m de profondeur) et les fonds escarpés. Il effectue des plongées à différentes profondeurs (juste sous la surface jusqu’à 230 m), avec des profils liés à diverses activités (diurnes et nocturnes, déplacement, repos, exploration, alimentation).
Social: Ils sont observés seuls, en paires ou en groupes temporaires dont la taille varie entre 3 et plus d’une vingtaine d’individus. La présence de nourriture et les cycles des marées influencent leur dispersion et leur regroupement. Une étude détaillée de leur comportement dans l’estuaire, de 1994 à 1996, a montré qu’à marée haute, ils formaient des groupes serrés dans les barres de courants, nageant de manière synchronisée et dynamique. À marée basse, ils étaient plutôt dispersés et tranquilles.
Vocal: Les sons émis par les rorquals communs sont dans la gamme des basses fréquences, inférieurs à 120 Hz. Leur répertoire est dominé par des sons pulsatiles à fréquence décroissante (de 23 Hz à 18 Hz) de très courte durée, simples ou émis en séquence. Ces séquences, émises principalement l’hiver, pourraient servir de parades nuptiales. Les sons de plus haute fréquence semblent être utilisés pour la communication sur de courtes distances. Selon une étude, les sons pulsatiles de très basse fréquence serviraient également à l’écholocation.
Fiche "Science et conservation" du rorqual commun