La chasse au phoque

Suivi des actualités

  • Ottawa conteste la Belgique sur la chasse au phoque (23 août 2007)
  • La chasse au phoque 2007 s'allonge en raison des conditions de glace et les quotas sont loin d'être dépassés (27 avril 2007)
  • Chasse au phoque du Groenland : révision probable des quotas de chasse pour 2007 (15 mars 2007)
  • Chasse au phoque : une saison 2006 courte nécessitera un ajustement des quotas (27 avril 2006)
  • Chasse au phoque : le nouveau plan de gestion vient d'être adopté (23 mars 2006)
  • La chasse au phoque pourrait-elle être remise en cause ? (9 mars 2006)
  • Opposition à la chasse au phoque : les opposants sont-ils à bout de souffle? (17 mars 2005)
  • Chasse au phoque : augmentation des quotas (6 février 2003)
  • Phoques : les " dos bleus " pourraient être chassés de nouveau (28 novembre 2002)
  • Gestion de la chasse au phoque au Canada : nouveau rapport d’un groupe d’experts et maintien des quotas pour 2002 (20 décembre 2001)
  • De l’emploi pour les chasseurs de phoques (19 avril 2001)
  • La chasse aux phoques dans le golfe est compromise par la fonte hâtive de la banquise (31 mars 2000)
  • Pêches et Océans Canada se prononce : les phoques ralentissent le rétablissement des stocks de morues (28 janvier 2000)
  • Quotas 2000 pour la chasse aux phoques dans l’Atlantique et le Saint-Laurent (29 décembre 1999)
    Haut de la page Retour à la chasse au phoque

    23 août 2007

    Ottawa conteste la Belgique sur la chasse au phoque

    Après avoir reçu bon nombre de critiques sur la chasse au phoque qu'il pratique, le Canada décide maintenant de défendre sa position sur ce sujet controversé. Ottawa planifie de réclamer des consultations officielles à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), en vertu du processus de règlement des différends de ce dernier. L'argument utilisé par le Canada est que la Belgique contrevient à ses obligations en matière de commerce international dans le cadre de l'OMC. De plus, le gouvernement soutient que la chasse au phoque demeure à ce jour une activité de subsistance pour de nombreux Canadiens, notamment certaines communautés inuites ou autres communautés autochtones.

    L'opposition contre le Canada s'accentue

    La Belgique ne fait pas cavalier seul dans sa lutte contre la chasse au phoque du Canada. D'autres pays ont également exprimé leur désaccord face à cette pratique et songent même à imiter la Belgique dans ses restrictions économiques. Les États-Unis, par exemple, soutiennent que la chasse est cruelle, que les réglementations visant l'usage de méthodes humaines pour l'abattage ne sont pas bien respectées et qu'une certaine incertitude règne encore quant à l'efficacité de cette chasse sur le rétablissement des stocks de poissons de fonds. De plus, ils rappellent que des vétérinaires indépendants ont démontré que jusqu'à 42 % des phoques étudiés avaient probablement été écorchés alors qu'ils étaient encore vivants et conscients. L'Italie, les Pays-Bas, la France et l'Allemagne ont déjà, ou devraient adopter sous peu, des mesures similaires à celles de la Belgique.

    Une chasse hautement réglementée

    La chasse au phoque pratiquée au Canada est fortement réglementée et inclut de multiples mesures de gestion visant une exploitation durable de cette ressource. La chasse aux bébés phoques à capuchon et phoques du Groenland, appelés respectivement « dos bleus » et « blanchons », est interdite au Canada depuis 1987. De plus, les dépassements de quotas une année se traduisent par une réduction du même ordre des quotas l'année suivante, assurant un impact minimal sur les populations de phoques. En plus des phoques du Groenland et des phoques à capuchon, les phoques gris sont également chassés, mais le phoque commun, peu abondant et fortement contaminé, ne l'est pas. Les méthodes avec lesquelles les phoques sont capturés sont jugées acceptables par différentes entités telles la Commission royale sur les phoques et l'industrie de la chasse au phoque au Canada et certains vétérinaires indépendants. [Le Devoir, Institut de la fourrure du Canada, Pêches et Océans Canada, United States House of Representatives]

    Pour en savoir plus

    Sur le site de l'Institut de la fourrure du Canada:

    Une table ronde nationale applaudit la défense des principes d'utilisation durable par le Canada

    Sur le site du United States House of Representatives:

    H.Res. 427 — Urging the Government of Canada to end the commercial seal hunt (en anglais seulement)

    Sur le site de Pêches et Océans Canada:

    Phoques et la chasse au phoque

    Sur le site de Baleines en direct:

    La chasse au phoque

    Top of page


    27 avril 2007

    La chasse au phoque 2007 s'allonge en raison des conditions de glace et les quotas sont loin d'être dépassés

    Avant l'ouverture de la chasse dans les premiers jours d'avril, dans le sud du golfe du Saint-Laurent, la formation du couvert de glace a été affectée par des températures clémentes et un régime de vents défavorable. Ensuite, les plaques de glace ont été poussées vers l'Atlantique où elles se sont désintégrées en raison des fortes conditions de mer et de vent. Une mortalité de jeunes phoques supérieure à la moyenne (15% au lieu de 10) a été observée, trois semaines sur la banquise étant nécessaires à leur développement. Du côté des chasseurs, une centaine de bateaux à la mi-avril ont été pris par les glaces, nécessitant l'intervention de la garde côtière pour les évacuer ou les ravitailler. Une quarantaine de petits bateaux (d'une longueur inférieure à 35 pieds) sont encore prisonniers.

    Contrairement à la saison 2006, rapide et intense, où les quotas avaient été très vite atteints voire dépassés dans certaines zones et pour certaines espèces, la saison 2007 n'est pas encore terminée après quatre semaines. Pour l'instant, les meilleurs contingents du nombre de captures se situent à 70 % du quota et ont été réalisés dans le nord du golfe et sur le Front (Terre-Neuve et Labrador), où les conditions de glace ont été habituelles. En 2006, le prix moyen payé au chasseur pour une peau a été de 97 $ (en hausse de 77 % par rapport à 2005). Cette année, le prix moyen se situe autour de 50 $.

    Les quotas 2007 pour trois espèces de phoques chassées

    Des six espèces de phoques de l'Est du Canada, trois font l'objet d'une chasse commerciale: le phoque du Groenland dont la population a été estimée en 2004 à 5,8 millions d'individus (cette population a presque triplé depuis 1970), le phoque à capuchon (population estimée entre 547 000 et 603 000 individus en 2005) et le phoque gris (troupeau estimé à 250 000 animaux en 2004).

    Dans le plan de gestion 2006-2010, les quotas pour l'année 2007 ont été fixés pour:

  • les phoques du Groenland, quota de 270 000. En 2006, le quota de 335 000 a été dépassé (354 344 phoques ont été capturés). Le quota 2007 a été automatiquement diminué par MPO du nombre de captures ayant dépassé le quota de 2006.

  • les phoques à capuchon: un quota de 8 200 (10 000 en 2006). Depuis 1999, moins de 400 phoques à capuchon sont capturés chaque année au Canada.

  • les phoques gris: 2 000 dans le golfe du Saint-Laurent et 7 000 sur le plateau néo-écossais (quotas identiques à ceux de 2006). En 2006, 777 phoques gris ont été capturés.

    La peau des jeunes phoques

    La chasse est autorisée du 15 novembre au 15 mai dans le Canada Atlantique. Mais la majorité des captures est effectuée au printemps au moment où la chasse aux jeunes phoques est autorisée, leur peau étant la plus recherchée sur le marché. On peut les chasser à partir du moment où ces phoques sont sevrés, autonomes (ils peuvent quitter la banquise et nager) et qu'ils changent de pelage. Les phoques du Groenland perdent leur premier pelage blanc et duveteux entre le douzième et quatorzième jour et les phoques à capuchon leur pelage de «dos bleus » entre 15 et 16 mois.

    Et l'avenir ?

    Les conditions de glace sont variables selon les années et même les décennies, une tendance à la détérioration est tout de même observée dans l'Est du Canada. Si cette évolution se confirmait à long terme, elle pourrait affecter ces populations de phoques et influencer les futures saisons de chasse. D'autre part, une mobilisation européenne pour interdire l'importation des produits dérivés des phoques pourrait s'ajouter à la donne, après la récente décision de la Belgique. [MPO, Yahoo]

    Pour en savoir plus

    Sur le site de Pêches et Océans Canada :

    Foire aux questions sur la chasse au phoque au Canada

    Sur le site de Yahoo :

    Canadian seal hunters trapped by ice (en anglais seulement)

    Sur le site de Baleines en direct :

    La chasse au phoque

    Top of page


    15 mars 2007

    Chasse au phoque du Groenland : révision probable des quotas de chasse pour 2007

    La révision à la baisse de10 à 15 % du nombre de captures pour la saison de chasse 2007 et les prochaines années ainsi que diverses recommandations ont été formulées lors de la réunion annuelle du comité consultatif du phoque de l'Atlantique qui s'est déroulée en janvier dernier à Halifax. Ces recommandations, établies sur le principe de précaution de la gestion durable des populations et la prise en compte des conditions de chasse de l'an dernier, seront transmises au ministre de Pêches et Océans Canada qui fixera très prochainement les quotas, les modalités et la date d'ouverture de la chasse prévue pour la fin mars.

    En 2006, les quotas avaient été fixés à 325 000 captures de phoques du Groenland (sur une population recensée à près de six millions d'individus). Le Plan quinquennal 2006-2010 prévoit de pouvoir réviser à la hausse ou la baisse ce nombre chaque année selon l'état de la population, l'état du couvert de glace, les conditions du marché et les particularités régionales. En 2007, les quotas pourraient donc baisser à 290 000.

    Pêches et Océans planifie renforcer les contrôles de la chasse notamment dans le nord du golfe où le nombre autorisé de captures de phoques a été dépassé en 2006 (22 000 contre un quota de 7 000). D'autre part, les chasseurs demandent que 10 % des captures non effectuées pendant la saison puissent être ajouté aux quotas de l'année suivante. Selon ce processus, les chasseurs de Terre-Neuve, qui n'ont pas atteint leur quota en 2006, pourraient obtenir un nombre de captures supérieur aux autres régions en 2007.

    À l'ordre du jour figurait la formation obligatoire des chasseurs recommandée par un groupe de vétérinaires indépendants qui préconisent des nouvelles normes d'abattage et de vérification de la mort des phoques. Les vétérinaires suggèrent aussi d'instaurer un quota individuel pour chaque bateau afin d'éviter que la compétition incite les chasseurs à réduire le temps passé aux procédures d'abattage.

    Plusieurs facteurs rendent les conditions du marché moins favorables que l'an dernier: les stocks de peaux non vendues en 2006 sont importants et la demande pour les peaux et les produits dérivés de la chasse au phoque en diminution dans les pays européens et asiatiques. Les prix des peaux en 2006 avaient atteint un niveau record. Les projets de boycott de certains pays d'Europe et des États-Unis de plus en plus pressants s'ajoutent à la donne.

    Une révision de la réglementation concernant la distance entre les détenteurs de permis de chasse et d'observation a fait l'objet de discussions lors de la réunion du comité consultatif. Ces deux groupes aux intérêts divergents, régulièrement en conflit sur la banquise, pourraient être contraints de respecter entre eux une distance de 20 mètres (au lieu de 10). [Pêche Impact fév-mars 2007, Le Radar, Radio-Canada]

    Pour en savoir plus

    Sur le site du Radar :

    Saison du loup-marin. Va pour les touristes des glaces, mais les chasseurs… ?

    Sur le site de Radio-Canada :

    La chasse aux phoques expliquée aux Européens

    Sur le site de Baleines en direct :

    La chasse au phoque

    Top of page


    27 avril 2006

    Chasse au phoque : une saison 2006 courte nécessitera un ajustement des quotas

    Pêches et Océans Canada (MPO) a fixé les quotas pour la saison 2006 à 325 000 captures pour les régions du golfe et de la côte Atlantique, et l'ouverture de la chasse à la fin de la première semaine d'avril. La chasse dans le golfe, prévue pour durer une semaine, a été particulièrement intense dans la région de la Basse-Côte-Nord et a duré moins de deux jours. Alors que les quotas autorisaient 7 300 captures pour cette région, 20 000 animaux ont été tués. MPO a donc décidé la clôture de la chasse dès le lundi 10 avril.

    À l'inverse, les quotas alloués pour la région de Terre-Neuve n'ont pas été atteints. Aujourd'hui, le nombre d'animaux tués dans l'ensemble de ces régions se situe à environ 323 500. Il ne reste qu'un secteur de la côte Est de Terre-Neuve encore ouvert à la chasse. MPO estime que le quota total sera donc respecté ou très légèrement dépassé.

    Plusieurs facteurs ont provoqué la chasse intense et le dépassement des quotas sur la Basse-Côte-Nord: l'hiver très doux a réduit le couvert de glace en surface et en épaisseur, ce qui a favorisé la concentration des phoques sur les morceaux de banquise dispersés. Les voies de navigation rendues plus accessibles ont permis la sortie des bateaux plutôt que celle des engins motorisés ou des chasseurs à pied, et donc facilité l'approche et la capture des animaux. De plus, la motivation des chasseurs a été attisée par la demande et la valeur des peaux de phoques sur le marché. Cette année, une peau de phoque s'est vendue en moyenne 85 $ pour atteindre un seuil record de 105 $ contre 52 $ en 2005.

    Des conflits entre les chasseurs et les organisations de défense animale ont eu lieu dans les aires de chasse et la polémique fait l'actualité en Europe, au Canada et aux Etats-Unis.

    Dans le cadre du plan de gestion 2006-2010, les quotas 2007 devront certainement être ajustés de manière régionale, à la baisse pour les régions qui ont dépassé les quotas cette année et au profit des autres régions. Pendant la période de chasse proprement dite, un bilan quotidien des prises décidant du maintien de l'ouverture de la chasse, jour après jour, semblerait pertinente pour le respect des quotas. Les conditions environnementales dues aux modifications climatiques deviennent un facteur déterminant pour la gestion de la chasse au phoque [Radio-Canada, Matinternet, Canada National News, CBC News Online].

    Pour en savoir plus

    Sur le site de Radio-Canada:

    Chasse aux phoques: Pêches et Océans Canada révisera son plan de gestion

    Sur le site de Matinternet:

    Ottawa veut changer les règles de la chasse aux phoques

    On Canada National News–The Brooks Bulletin site:

    Fisheries officials consider rule changes after turbulent seal hunt (en anglais seulement)

    On CBC News Online:

    The Atlantic seal hunt – FAQs (en anglais seulement)

    Sur le site de Baleines en direct:

    La chasse au phoque

    Top of page


    23 mars 2006

    Chasse au phoque : le nouveau plan de gestion vient d'être adopté

    Pêches et Océans Canada (MPO) vient de reconduire le plan de gestion qui réglemente la chasse au phoque pour les cinq prochaines années et annonce les quotas pour 2006. Ce plan quinquennal diffère des plans précédents en ne déterminant pas à l'avance les quotas pour les années à venir. Les quotas seront plutôt fixés de manière annuelle afin de s'adapter à la variabilité des facteurs qui peuvent influencer cette chasse traditionnelle : les nouvelles conditions environnementales dues au réchauffement climatique, le couvert de glace et l'état de la population.

    L'ouverture de la chasse se fera le samedi 25 mars pour la zone du golfe du Saint-Laurent. Le nombre de prises reste équivalent à ceux des années précédentes : 325 000 phoques du Groenland pourront être abattus. Une allocation supplémentaire de 10 000 prises est accordée aux initiatives autochtones et en Arctique.

    Il est à rappeler que la chasse au bébé phoque du Groenland (blanchon) et au jeune phoque à capuchon (dos bleu) est interdite depuis 1987 par le gouvernement canadien.

    MPO poursuivra sa mission de surveillance sur les bateaux, les quais et la banquise afin que des conditions d'abattage non cruelles pour les animaux soient respectées [MPO, Radio-Canada].

    Pour en savoir plus

    Sur le site de Pêches et Océans Canada (MPO) :

    Le Ministre Hearn annonce le plan pluriannuel de gestion du phoque

    Sur le site de Radio-Canada.ca :

    Chasse aux phoques : Loyola Hearn maintient le statu quo

    Sur Baleines en direct :

    La chasse au phoque pourrait-elle être remise en cause ?

    Top of page


    9 mars 2006

    La chasse au phoque pourrait-elle être remise en cause ?

    À quelques semaines de l'ouverture de la chasse aux phoques sur les banquises du golfe du Saint-Laurent, les conditions de glace soulèvent des inquiétudes. En effet, depuis quelques années, la banquise a tendance à diminuer en surface et en épaisseur en raison du réchauffement de l'eau et des modifications climatiques observées sur le Saint-Laurent. Cette plate-forme rendue fragile et instable peut perturber la mise bas et l'allaitement des phoques du Groenland et à capuchon, pouvant entraîner une mortalité inhabituelle. En cette fin d'hiver 2006 et après quelques semaines d'incertitude pendant lesquelles des mises bas ont été observées sur la terre ferme, il semble que la venue au monde de ces phoques se soit déroulée normalement grâce à une période récente de refroidissement. Reste à savoir si le couvert de glace sera assez solide pour les chasseurs qui se déplacent à pied ou avec des engins motorisés sur la banquise.

    Pêches et Océans Canada doit reconduire d'ici peu le plan de gestion de la chasse au phoque, incluant les quotas pour la saison 2006. Ce plan devra probablement tenir compte des dernières évolutions concernant les conditions de glace et de l'impact possible sur les populations de phoques qui en dépendent.

    Cette chasse soulève les passions tant du côté des opposants, qui y voient un acte cruel et barbare, que du côté des chasseurs, qui y voient une activité importante pour leur survie. Pour en savoir plus sur ce débat, nous vous invitons à consulter notre dossier sur la chasse au phoque, ou les autres sources listées plus bas. [MPO, Radio-Canada, CBC.ca]

    Pour en savoir plus

    Sur le site de Pêches et Océans Canada :

    Chasse au phoque au Canada atlantique : mythes et réalités

    Sur Radio-Canada.ca :

    Chasse aux phoques : désastre écologique ou économique?

    Sur CBC.ca :

    No ice could mean no seal hunt (en anglais seulement)

    Top of page


    17 mars 2005

    Opposition à la chasse au phoque : les opposants sont-ils à bout de souffle?

    À l'aube de la plus importante session de chasse au phoque de l'année dans le golfe du Saint-Laurent, les opposants à cette activité commerciale s'activent. Le mardi 15 mars, quelques dizaines de personnes ont participé aux manifestations organisées dans une quarantaine de villes du monde. À l'opposé, les chasseurs de phoques du golfe, exaspérés par les propos des opposants qu'ils qualifient de révolus, se préparent à partir en mer pour une courte mais intense session de chasse qui commencera le 29 mars.

    Dans une entrevue accordée à la radio de Radio-Canada mardi dernier, Donald Leblanc, ancien président de l'Association des chasseurs de phoques des Îles-de-la-Madeleine, affirme que la chasse au phoque a évolué depuis le tollé de protestations internationales initié par l'actrice française Brigitte Bardot dans les années 1970, alors que les protestants en sont restés au même point. En effet, des images de blanchons sauvagement abattus à coup de bâtons sont encore diffusées partout dans le monde pour soulever l'indignation. Dans les faits, la chasse aux blanchons est interdite au Canada depuis 1987; seuls les animaux sevrés de plus de 14 jours (que l'on surnomme « beaters ») peuvent être chassés. Quant à la méthode, le gourdin ou l'hakapik (une genre de gaffe) est toujours utilisé. Bien que cette technique puisse sembler brutale, des vétérinaires indépendants spécialisés dans l'abattage d'animaux reconnaissent qu'elle est efficace et qu'elle assure une mort sans cruauté dans plus de 98% des cas. Aussi, Pêches et Océans Canada (MPO) avait apporté en 2003 d'importantes modifications au Règlement sur les mammifères marins concernant la chasse au phoque. Ces modifications visaient à favoriser la conservation, à améliorer la gestion et à encourager des pratiques sans cruauté. En outre, ces modifications imposaient une technique pour mieux déterminer si l'animal est vraiment mort avant de le saigner et de l'écorcher, rendaient illégal l'abattage pour le prélèvement de certaines parties du corps seulement (nageoires, organes), prévoyaient une période d'apprentissage avant l'obtention d'un permis de chasse professionnelle et augmentaient la surveillance sur les sites de chasse afin d'assurer le respect des règlements, particulièrement en ce qui a trait à la méthode de chasse. Malgré cela, certains groupes de protection des animaux soutiennent toujours que la chasse au phoque n'est pas une chasse responsable et remettent en question les études du MPO.

    Dans son plan triennal (2003 à 2005), le MPO augmentait aussi son quota de chasse au phoque du Groenland, principale espèce chassée. Il autorisait ainsi la chasse de 975 000 phoques du Groenland en trois ans sur une population qui compterait plus de 5,2 millions d'individus. De cette façon, les autorités espèrent freiner la croissance de la population et la ramener à un niveau moins susceptible de nuire au rétablissement des stocks de poissons, comme la morue. Le contrôle des populations de phoques dans le Saint-Laurent permettra-t-il vraiment d'augmenter le rendement des pêcheries? Malgré les décisions du MPO, cette question demeure hautement débattue par les scientifiques.

    Pour plusieurs villages isolés en hiver où les possibilités d'emplois sont réduites, la chasse au phoque constitue une source de revenu et d'alimentation. Elle peut aussi constituer un revenu d'appoint pour certains travailleurs saisonniers comme les pêcheurs. Roger Simon, coordonnateur de la chasse aux phoques dans le golfe du Saint-Laurent au MPO, estime que la valeur des produits de phoque en 2005 atteindra près de 100 millions de dollars. Bien qu'on exporte la viande, l'huile et la peau de phoque, ce dernier produit a la plus grande valeur sur le marché. Le potentiel de l'huile, riche en oméga-3, serait par ailleurs très grand. En outre, une équipe de Terre-Neuve travaille présentement à développer un produit dérivé du phoque qui pourrait être administré aux patients se remettant d'une chirurgie. [Radio-Canada, Baleines en direct]

    Du nouveau! (4 avril)

    La chasse commerciale au phoque dans le golfe du Saint-Laurent s’est officiellement terminée le samedi 2 avril dernier, le quota de 89 000 phoques pour cette zone ayant été atteint. La saison 2005 ne se termine toutefois pas sans tache; des affrontements entre chasseurs et opposants ont eu lieu sur les glaces du golfe, et une dizaine d’activistes auraient été arrêtés. Les agents de la gendarmerie royale du Canada enquêtent présentement sur un incident survenu vendredi dernier. Ils sont toujours à la recherche de témoins. Une deuxième période de chasse commerciale débutera le 12 avril à l’est de Terre-Neuve, dans une zone appelé le front, où 235 000 phoques pourraient être chassés. [Radio-Canada]

    Pour en savoir plus

    Sur le site de Radio-Canada

    Émission du 15 mars 2005 de « Maisonneuve en direct »

    Émission du 15 mars 2005 de « La part des choses » (15 mars 2005)

    La graisse de phoque comporte des propriétés médicinales

    Fin de la chasse au phoque au large des Îles

    Sur le site de Pêches et Océans Canada

    Commentaire de l'honorable Geoff Regan, ministre des Pêches et des Océans Canada : « La science derrière la chasse au phoque »

    Sur le site CTV.ca

    Worldwide protests target Canada's seal hunt

    Sur Baleines en direct :

    La chasse au phoque

    Le contrôle des populations de mammifères marins et les pêcheries

    Haut de la page


    6 février 2003

    Chasse au phoque : augmentation des quotas

    Pêches et Océans Canada a annoncé lundi dernier le plan de gestion 2003-2005 de la chasse au phoque du côté Atlantique du Canada, incluant le Saint-Laurent. Dans les trois prochaines années, un total de 975 000 phoques pourront être abattus. Le nombre annuel pourra aller jusqu'à 350 000 animaux pour deux de ces trois années. L'an dernier, les quotas étaient de 275 000 bêtes. Cette chasse concerne le phoque du Groenland, dont la population est passée de 1,8 million en 1970 à 5,2 millions. Selon les estimations du ministère, les quotas de chasse annoncés feront passer la population à 4,7 millions en 2006.

    Les représentants d'IFAW (International Fund for Animal Welfare) sont en désaccord avec ce plan de gestion. Ils considèrent que les nouveaux quotas auront un effet dévastateur sur la population de phoques.

    Les raisons invoquées en faveur de la chasse au phoque sont les retombées économiques favorables pour les gens du Canada atlantique (environ 12 000 chasseurs pour qui il s'agit d'un revenu substantiel) et le contrôle de la population de phoques dans le but d'aider à la reconstitution des stocks de morue. Cependant, beaucoup de scientifiques soulignent qu'il est difficile, voire impossible, d'être certain qu'une chasse accrue se traduira par une augmentation des stocks de poissons commerciaux. Certains modèles prévoient même l'inverse. C'est le constat que dressent, notamment, les scientifiques du Comité conseil au programme environnemental des Nations Unies. De plus, dans le cas du Saint-Laurent, la raison première de l'effondrement des stocks de morue est plutôt la surpêche.

    Récemment, une étude faisait surgir un autre facteur à considérer dans le cas de la population de phoques : la diminution du couvert de glace, qui pourrait nuire à leur reproduction. Ces conditions, jumelées à une chasse accrue, pourraient entraîner une baisse de la population de phoques du Groenland encore plus importante que prévu. [Pêches et Océans Canada, Reuters]

    Pour en savoir plus

    Site de Pêches et Océans Canada :

    Le ministre Thibault annonce des mesures de gestion pluriannuelles de la chasse au phoque dans l’Atlantique

    Site Environmental News Network :

    Canada expands seal cull as environmentalists fume (en anglais seulement)

    Le plan d'action Mammifères Marins du Programme des Nations Unies pour l'environnement :

    Protocol for the scientific evaluation of proposals to cull marine mammals (en anglais seulement)

    Site Baleines en direct :

    La diminution du couvert de glace menace-t-elle les phoques? (23 janvier 2003)

    Mike Hammill : Les phoques sont-ils responsables de l’effondrement des stocks de morues dans le golfe du Saint-Laurent?

    La chasse au phoque

    Haut de la page


    28 novembre 2002

    Phoques : les " dos bleus " pourraient être chassés de nouveau

    Le Canada pourrait permettre de nouveau la chasse aux jeunes phoques à capuchon, surnommés les " dos bleus ". Cette chasse avait été interdite dans les années 1980. Comme pour la chasse au blanchon (jeune phoque du Groenland), des images de chasseurs tuant les phoques à coup de massue avaient été diffusées en Europe et avaient soulevé un tollé de protestations.

    La chasse au phoque à capuchon est pratiquée principalement à Terre-Neuve. Les chasseurs voudraient regagner le droit de chasser les jeunes phoques avant qu’ils ne perdent leur fourrure, plus recherchée que celle des adultes. La mue a lieu entre l’âge de 14 mois et deux ans, et la belle fourrure gris bleuté devient tachetée. Chaque année, il est permis de chasser 10 000 phoques à capuchon. Cependant, seulement 150 ont été tués cette année, résultat de la faible valeur de la fourrure après la mue.

    La reprise de la chasse aux dos bleus sera une des propositions présentées au ministre des Pêches et des Océans Robert Thibault le mois prochain en vue de la préparation de la saison de chasse 2003. La population totale de phoques à capuchon dans l’Atlantique Nord-Ouest est de 650 000 individus.[ENS]

    Pour en savoir plus

    La chasse au phoque

    Documentaire La grande mouvée

    Haut de la page


    20 décembre 2001

    Gestion de la chasse au phoque au Canada : nouveau rapport d’un groupe d’experts et maintien des quotas pour 2002

    Le 12 décembre dernier, Herb Dhaliwal, ministre des Pêches et des Océans du Canada, a donné son aval au rapport final du Groupe d’experts sur la gestion du phoque au Canada atlantique. Le Comité permanent des pêches et des océans avait recommandé la formation d’un tel groupe d’experts indépendants dès novembre 1999 afin de jeter un regard neuf sur les questions délicates et controversées entourant la gestion des populations de phoques.

    Ce Groupe d’experts a été formé en avril 2000. Il a tenu des consultations publiques et a examiné les données scientifiques disponibles. Voici quelques-unes de ses constatations :

    • La population de phoque du Groenland serait stable à environ 5,2 millions d’individus.
    • Les prises de phoques du Groenland sont dictées principalement par les forces du marché, les conditions météorologiques et les subventions gouvernementales. Il arrive fréquemment que les captures n’atteignent pas les quotas fixés par Pêches et Océans Canada.
    • Les estimations des quantités de poissons mangées par les phoques sont importantes par rapport aux prises actuelles. Cependant, elles sont imprécises et pourraient être biaisées.
    • Le rôle de la prédation par les phoques dans l’échec du rétablissement de certains stocks de poisson n’est pas clair. Même si on éliminait totalement cette prédation, il est probable que les stocks de poissons prendraient beaucoup de temps pour atteindre à nouveau des niveaux exploitables.
    • D’importantes incertitudes sont associées à toute prédiction quant à la façon dont les stocks de poissons pourraient répondre à une réduction de la prédation par les phoques.

    Les experts ont formulé diverses recommandations pour orienter les priorités de recherche afin d’approfondir nos connaissances sur les phoques et les poissons de fond. Ils proposent également plusieurs scénarios de gestion, qui seront étudiés par le Ministère.

    Pour 2002, Dhaliwal a annoncé le maintien des mesures de gestion actuelle. Le Total admissible des captures (TAC) de phoque du Groenland est de 275 000 individus. Le TAC fixé pour le phoque à capuchon sera de 10 000 individus. Un nombre limité de phoques gris pourront être capturés, sauf sur l’île de Sable. Par ailleurs, les conditions de permis qui interdisent la chasse aux dos bleus et aux blanchons continueront de s’appliquer. [Pêches et Océans Canada]

    Pour en savoir plus

    Communiqués de presse de Pêches et Océans Canada:

    Haut de la page


    19 avril 2001

    De l’emploi pour les chasseurs de phoques

    La "Coopérative de solidarité multi-ressources les quatre mains", installée aux Escoumins, a reçu sa charte le 29 mai dernier et est entrée en opération à la mi-janvier 2001. Cette coopérative a entre autres objectifs de favoriser la commercialisation des produits du phoque et de mettre de l’avant l’artisanat relié à cet animal.

    Le phoque du Groenland adulte est la ressource visée par ces nouveaux efforts de développement durable. La Coopérative met tout en œuvre pour qu’aucune partie de la ressource ne soit gaspillée : la peau et les griffes serviront à la confection de produits artisanaux; les Oméga-3, ces substances qui possèdent des propriétés médicinales importantes entre autres dans la lutte contre les maladies cardio-vasculaires, seront extraits des graisses; les os seront réduits en poudre et utilisés à des fins thérapeutiques contre l’arthrite. Même les organes génitaux entreront dans la confection de produits pharmaceutiques favorisant la fécondité. Les clients, surtout asiatiques, désireux d’obtenir ces produits ont déjà demandé à la Coopérative 5000 phoques pour l’an 2002, et la commande doublera pour l’année suivante.

    Au Québec, le phoque du Groenland est également chassé sur la Basse-Côte-Nord et aux îles de la Madeleine.

    Pour en savoir plus

    Sur Baleines en direct: La chasse au phoque

    Haut de la page


    31 mars 2000

    La chasse aux phoques dans le golfe est compromise par la fonte hâtive de la banquise

    La chasse aux phoques dans le golfe est compromise par la fonte hâtive de la banquise Habituellement, à cette époque, les chasseurs se rendent sur la banquise au nord de l'île du Prince- Édouard où les phoques du Groenland adultes sont rassemblés par centaines de milliers. Cependant, la banquise s'est morcelée très tôt cette année, les phoques sont très dispersés, et les chasseurs ne pourront donc pas faire une chasse rentable. L'état de la banquise a également écourté les activités écotouristiques d'observation de blanchons sur la banquise des îles de la Madeleine. La fonte hâtive de la banquise a aussi eu un impact sur la survie des jeunes phoques cette année, puisque les blanchons ont été séparés de leur mère trop tôt. La population du phoque du Groenland se chiffre à environ cinq millions d'individus dans le golfe du Saint-Laurent. Le quota de chasse au Canada pour le Saint-Laurent et l'Atlantique a été fixé cette année, comme l'année dernière, à 275 000 individus. Seule la chasse aux phoques adultes est autorisée. [The Edmonton Journal, CRS sur MARMAM]

    Haut de la page


    28 janvier 2000

    Pêches et Océans Canada se prononce : les phoques ralentissent le rétablissement des stocks de morues

    Les phoques gris et les phoques du Groenland seraient responsables de la mortalité d’environ le tiers des morues du nord du golfe du Saint-Laurent. C’est ce qu’ont révélé les plus récents résultats d’analyses conduites par Alain Fréchet, biologiste à l’Institut Maurice-Lamontagne, de Pêches et Océans Canada. Ce sont 80 millions de morues de petite taille qu’il estime être la proie des phoques, sur une population de 232 millions de morues. Ces révélations viennent appuyer les dires des pêcheurs du golfe qui soutiennent, ainsi que le Conseil pour la conservation des ressources halieutiques, qu’il faut réduire de moitié la taille des populations de phoques dans certains secteurs où il se fait de la pêche à la morue. Les stocks de morue, qui se sont écroulés suite à la surpêche, avaient fait l’objet d’un moratoire de 1994 à 1996, et ils tardent à se rétablir. La chasse aux phoques ne vise pas pour l’instant la réduction de la taille des troupeaux. Les groupes environnementaux s’y oppose, arguant que les données scientifiques montrent un réseau trophique complexe et que la réduction du nombre de phoques ne garantirait en rien le rétablissement des stocks de morues. Par exemple, Alain Fréchet, dans une entrevue à Radio-Canada, expliquait que les phoques se nourrissent aussi de harengs, qui sont des prédateurs d’oeufs et de larves de morues. Une réduction de la population de phoques entraînerait une augmentation des stocks de harengs, avec un impact possiblement négatif sur les stocks de morues. Le plan de gestion pour la chasse aux phoques dans l’Atlantique et le Saint-Laurent ayant déjà été déposé pour l’année 2000, il faudra attendre pour voir les effets de ces nouvelles informations sur la politique canadienne en matière de chasse aux phoques. [Radio-Canada, Pêches et Océans Canada]

    Pour en savoir plus:

    Quotas 2000 pour la chasse aux phoques dans l’Atlantique et le Saint-Laurent (29 décembre 1999)

    Surveillez la question du mois en mars 2000, où Mike Hammill répondra à la question: " Les phoques sont-ils responsables de l’effondrement des stocks de morues dans le golfe du Saint-Laurent? "

    Rapport sur l'état des stocks pour la morue du nord du golfe du Saint-Laurent, MPO, mars 1999.

    Haut de la page


    29 décembre 1999

    Quotas 2000 pour la chasse aux phoques dans l’Atlantique et le Saint-Laurent

    Le ministre Dhaliwal de Pêches et Océans Canada a annoncé le 21 décembre dernier que le quota pour la chasse aux phoques du Groenland resterait en 2000 au niveau de 1999, soit 275 000 individus. Le quota pour le phoque à capuchon restera également au niveau de 1999, soit 10 000 individus. De plus, quelques centaines de phoques gris pourront être chassés ailleurs que dans le secteur de l’île de Sable, où ils sont protégés. Le ministre a précisé que rien ne justifiait pour l’instant de changer le quota pour le phoque du Groenland. Cependant, plusieurs démarches en cours visent à clarifier l’information disponible. Par exemple, les résultats du recensement de 1999 seront connus au printemps 2000. De nouvelles études sur le nombre de phoques touchés mais non capturés ainsi que sur l’abondance, la répartition et l’impact potentiel du phoque du Groenland sur les stocks de poissons viendront compléter cette information. Par ailleurs, le ministre s’est engagé a formé au début de l’an 2000 un comité indépendant composé de personnalités éminentes, dont la mission sera de proposer une stratégie à long terme pour la gestion des populations de phoques. Une révision du Règlement sur les mammifères marins découlera de ces initiatives et des consultations qui ont déjà eu lieu auprès de plus de 80 groupes concernés.

    Plusieurs groupes environnementaux et 22 scientifiques canadiens ont toutefois demandé au gouvernement de réduire le quota de la chasse au phoque du Groenland. Ils jugent que la chasse ne peut se maintenir au niveau actuel sans impact négatif sur la population de phoque, surtout en considérant que la même population est également chassée par les Groenlandais. Cependant, les pêcheurs du golfe du Saint-Laurent s’inquiètent de l’effet des phoques sur les stocks de poissons, et ont demandé d’augmenter les quotas pour la chasse aux phoques. [Pêches et Océans Canada, The Ottawa Citizen]

    Pour en savoir plus

    Communiqué de presse de Pêches et Océans Canada

    Lettre de protestation d’un groupe de scientifiques

    Rapport sur les phoques du comité permanent des Pêches et des Océans du Canada, juin 1999

    Portrait de Mike Hammill, un scientifique de Pêches et Océans Canada qui étudie les phoques du Saint-Laurent.

    Haut de la page