La pollution sonore

Suivi des actualités

  • Le cabotage soutenu par le Sénat du Canada (24 juillet 2008)
  • Échouages multiples de baleines en Écosse et en Irlande (1 mai 2008)
  • Projet Cros-Cacouna: deux ans de retard et une nouvelle méthode de construction (4 octobre 2007)
  • Cacouna autorisé; les bélugas seront-ils protégés? (12 juillet 2007)
  • Un rorqual à bosse mythique qui a du pouvoir (5 juillet 2007)
  • Cacouna : les bélugas ne pèsent pas lourd dans le rapport du BAPE (14 décembre 2006)
  • Le GREMM se prononce : le projet d'Énergie Cacouna menacerait les bélugas (12 octobre 2006)
  • La pollution sonore sous-marine dans le Pacifique en forte augmentation (21 septembre 2006)
  • Essais de sonars militaires près de l'archipel hawaïen: un compromis entre militaires et environnementalistes (20 juillet 2006)
  • Essais de sonars militaires près de l'archipel hawaïen: un compromis entre militaires et environnementalistes (20 juillet 2006)
  • Le bruit causé par la construction des ports et des plate-formes marines perturbent la vie des dauphins (11 mai 2006)
  • Sonars militaires : une agence fédérale se range du côté des environnementalistes (23 février 2006)
  • Sonars militaires : une coalition poursuit la marine américaine (27 octobre 2005)
  • Sonars : Le NRDC poursuit le gouvernement américain pour obtenir des documents (9 juin 2005)
  • Échouage massif de dauphins en Floride : les sonars sont-ils en cause? (10 mars 2005)
  • L’Europe dit non aux sonars à haute intensité (4 novembre 2004)
  • Oceans of Noise : un rapport de la WDCS sur la pollution sonore des océans (30 septembre 2004)
  • Utilisation de sonars : la cour fédérale américaine tranche en faveur de l’industrie (15 janvier 2004)
  • Le Sénat américain exempte le Département de la défense de deux lois environnementales (20 novembre 2003)
  • Sonars de la marine américaine : leur utilisation sera-t-elle limitée ? (16 octobre 2003)
  • Sonar de la marine américaine : jugement de la cour fédérale (11 septembre 2003)
  • Exercices militaires de la marine américaine en eaux canadiennes (29 mai 2003)
  • Les projets pétroliers de l'île Sakhalin menacent les baleines grises (30 janvier 2003)
  • Sonar de la marine américaine : injonction de la cour fédérale (7 novembre 2002)
  • Opposition aux sonars tactiques du U.S. Navy (10 mai 2001)
  • Échouages de baleines aux Bahamas : un an plus tard (15 mars 2001)
  • Échouages de cétacés aux Bahamas : conséquence de manoeuvres militaires américaines? (24 mars 2000)
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    24 juillet 2008

    Le cabotage soutenu par le Sénat du Canada

    Le transport maritime sur courte distance (TMCD, aussi appelé cabotage) consiste à utiliser des navires pour transporter des marchandises entre deux ports canadiens au lieu du transport terrestre. Ce secteur d'activité ne se développe pas, et les armateurs s'impatientent. Pourtant, Québec offre deux programmes d'aide totalisant 80 millions $ aux compagnies qui souhaitent utiliser le transport maritime. Celui-ci implique une réduction des gaz à effet de serre associés au transport. De plus, la diminution du camionnage qu'il entraîne procure des avantages pour la sécurité et l'état des routes.

    Une réglementation lourde et des frais élevés

    Le frein : la réglementation canadienne et les frais élevés imposés par la Garde côtière aux armateurs, qui cumulent annuellement une facture de 40 millions $ couvrant le déglaçage, les écluses, les bouées, l'aide à la navigation, le dragage, etc. Les camionneurs n'ont pas à assumer de coût similaire pour les services qu'ils reçoivent.

    À cet effet, le comité sénatorial canadien chargé des transports et des communications vient de déposer un rapport en juin. Il recommande l'élimination des frais maritimes pour les caboteurs. Le gouvernement a 150 jours pour répondre à ce document. Une étude portant sur les impacts et bénéfices sociaux et environnementaux du cabotage est également en cours. [Cyberpresse]

    Pour en savoir plus

    Pour en savoir plus

    Sur le site du Sénat du Canada :

    Vers une nouvelle vision nationale

    Les occasions et les restrictions du Canada face au transport mondial des marchandises

    Rapport du Comité sénatorial permanent des transports et des communications, Juin 2008

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    1 mai 2008

    Échouages multiples de baleines en Écosse et en Irlande

    Une quarantaine de baleines se sont échouées sur les côtes écossaises et irlandaises depuis le début février. Ce nombre inhabituel représente une forte augmentation par rapport à la moyenne annuelle des échouages pour ces espèces dans ces régions. Ces échouages pourraient être liés à l'utilisation de sonars militaires lors d'exercices qui ont eu lieu pendant cette période. Ils surviennent à la veille d'un exercice militaire des forces britanniques et de l'OTAN (Joint Warrior 081) qui devait démarrer le 19 avril dans une zone marine sensible constituant l'habitat de plusieurs espèces de baleines et de dauphins.

    Les carcasses de 11 baleines à bec de Cuvier, 10 globicéphales noirs et 3 baleines à bec de Sowerby se sont échouées en état de composition sur les côtes Ouest de l'Écosse, révélant que ces cétacés sont bien morts en mer. La porte-parole de l'agence britannique de la Whale and Dolphin Conservation Society souligne que d'autres cétacés auraient très bien pu mourir et dériver en mer, ou s'échouer sans être repérés, sachant que la côte Ouest de l'Écosse comporte des centaines de plages, de criques rocheuses et d'îles inaccessibles. Sur les côtes Ouest de l'Irlande, cinq baleines à bec et douze globicéphales se sont échoués pendant la même période.

    Les sonars militaires en cause?.. comme ailleurs dans le monde

    Les organismes de conservation des mammifères marins de cette partie de l'Atlantique Nord demandent au ministère de la Défense britannique de procéder à une enquête pour établir si un lien existe entre ces échouages et l'utilisation des sonars militaires. Ils font pression également pour qu'il prenne un engagement à long terme pour prévenir ces mortalités et réclament des fonds pour mener des études indépendantes sur la fréquentation des cétacés de cette région tout au long de l'année. Ils veulent que des mesures concrètes soient mises en place pour réduire l'impact des émissions sonores des sonars. Même s'il s'agit d'une première au Royaume-Uni, ailleurs dans le monde, les preuves d'un lien direct entre l'utilisation des sonars militaires et des échouages massifs de diverses espèces de baleines se multiplient.

    Ces trois espèces de cétacés sont mal connues des scientifiques - surtout les baleines à bec qui vivent dans les grandes profondeurs - qui veulent les dénombrer et comprendre leur mode de vie pour mieux assurer leur protection. Les baleines à bec sont particulièrement sensibles aux fréquences des sonars qui peuvent les forcer à remonter trop vite à la surface et leur occasionner des lésions internes. Au même moment aux États-Unis pour un dossier similaire, une décision de justice fédérale implique la réduction des émissions des sonars militaires en Californie ainsi que l'interdiction de les utiliser à moins de 12 milles marins d'une côte ou d'une zone d'habitat de mammifères marins. [Stornoway Gazette, Whale and Dolphin Conservation Society, Independent.ie, Irish Whale and Dolphin Group, NRDC]

    Pour en savoir plus

    Sur le site de Stornoway Gazette:

    Further exercises despite possible links to whale deaths (en anglais seulement)

    Sur le site de Whale and Dolphin Conservation Society:

    Navy Plans Further Exercises, Despite Possible Links To Whale Deaths (en anglais seulement)

    Sur le site de Independent.ie:

    'Baffling' rise in beached whales (en anglais seulement)

    Sur le site de Irish Whale and Dolphin Group:

    Unprecedented whale strandings in Ireland & UK(en anglais seulement)

    Sur le site de NRDC:

    Protecting Whales from Dangerous Sonar (en anglais seulement)

    Sur le site de Baleines en direct:

    La pollution sonore

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    4 octobre 2007

    Projet Cros-Cacouna: deux ans de retard et une nouvelle méthode de construction

    Un retard de deux ans dans le projet de construction du port méthanier à Gros-Cacouna vient d'être annoncé en raison de la hausse des prix dans la construction faisant passer le coût du projet de 660 millions à un milliard de dollars et parce qu'aucun accord n'a été encore signé avec Gazprom, la société russe, principal fournisseur de gaz naturel mondial.

    L'inflation des coûts de construction....

    L'augmentation de ce budget est due à l'inflation des matériaux, notamment des métaux, sur le marché international et à celle de la main d'œuvre. La construction devrait débuter fin 2008 et la mise en exploitation en 2012, au lieu de 2010. Le promoteur Énergie Cacouna envisage une autre méthode de construction pour la partie marine de l'infrastructure qui pourrait, selon lui, minimiser les impacts sur l'environnement et les mammifères marins en même temps que réduire les coûts. Cette construction serait réalisée sur la terre ferme et l'ensemble transporté et installé ensuite dans l'eau. Les résultats de ces nouvelles études seront connus au début de l'année 2008.

    ... à la rescousse des bélugas?

    Ce projet avait reçu l'appui des gouvernements fédéral et provincial le 27 juin dernier, préalablement approuvé par la commission d'examen conjoint (fédéral) et le Bureau des audiences publiques sur l'environnement (BAPE) au niveau provincial. Robert Michaud du Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins (GREMM) s'inquiétait des impacts de la construction en mer sur la population de bélugas qui réside à l'année dans le Saint-Laurent et dont le statut est menacé, soulignant que ce secteur est assidûment fréquenté par une communauté de femelles accompagnées de jeunes. Ce type de construction sous-marine génère des niveaux de bruit pouvant entraîner des changements de comportements, du stress ou même des blessures chez les bélugas. Le système auditif est essentiel pour la localisation, la recherche de nourriture, la communication et l'organisation sociale de cette espèce déjà fragilisée par des décennies de chasse (jusqu'en 1979) et une contamination chimique liée aux rejets des activités humaines dans le fleuve. Une recommandation avait été communiquée par Robert Michaud au promoteur et au BAPE portant sur l'interdiction des travaux en mer de la mi-juin à la mi-septembre afin de garantir la sécurité des femelles et des nouveaux-nés. Cette recommandation n'avait pas été retenue. [Cyberpresse, Canoë]

    Pour en savoir plus

    Sur le site de Cyberpresse:

    Gros-Cacouna retardé: le coût passe de 660 M$ à 1 G$

    Sur le site de Canoë Infos:

    Projet retardé

    Sur le site de Baleines en direct:

    Le béluga du Saint-Laurent (Fiche Science et Conservation)

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    12 juillet 2007

    Cacouna autorisé; les bélugas seront-ils protégés?

    Les gouvernements provincial et fédéral ont donné leur appui, le 27 juin dernier, au projet de port méthanier à Gros-Cacouna, dans le Bas-Saint-Laurent. Le projet de plus de 500 millions de dollars avait préalablement été approuvé par la commission du BAPE (provincial) et la commission d'examen conjoint (fédéral). La construction du terminal pourrait être la source de retombées économiques importantes ainsi que d'un nombre considérable d'emplois dans la région de Rivière-du-Loup, mais génère également beaucoup d'inquiétudes au niveau environnemental. Le Conseil régional de l'environnement du Bas-Saint-Laurent (CREBSL) a d'ailleurs émis un communiqué de presse à cet effet. Le même type de préoccupations a été soulevé pour un second projet de port méthanier au Québec, le projet Rabaska à Lévis, qui vient de recevoir une évaluation positive dans un rapport conjoint produit par le BAPE et la commission d'examen conjoint.

    Une problématique unique au projet de Cacouna est le fait que le secteur est une pouponnière pour le béluga du Saint-Laurent, une population menacée.

    Le projet en bref Le terminal servirait au transbordement et au stockage de gaz naturel liquéfié transporté par bateau en provenance de la Russie et de l'Algérie et desservirait le Québec, l'Ontario ainsi que le nord-est des États-Unis. Pour ce qui est du gazoduc qui doit transporter le gaz à sa destination finale à partir de Cacouna, le feu vert n'a pas encore été donné. Le terminal devrait entrer en service en 2010 après trois ans de construction. Énergie Cacouna, le promoteur, est constitué de TransCanada, responsable du port méthanier et du gazoduc, et de Pétro-Canada, en charge de l'approvisionnement en gaz et de son transport maritime.

    Une menace pour le béluga Robert Michaud, du Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins (GREMM), poursuit depuis 1989 un programme de recherche à long terme sur le béluga du Saint-Laurent. Dans son mémoire présenté au BAPE et à la commission d'examen conjoint lors de l'évaluation du projet de Cacouna, il soulignait que le secteur est fréquenté assidûment par une communauté de femelles accompagnées de jeunes, le segment le plus sensible de cette population menacée. Il s'inquiétait particulièrement des travaux de construction en mer, qui généreront des niveaux de bruit dommageables pour les bélugas, pouvant entraîner des changements de comportement, du stress, ou même des blessures. Le GREMM recommandait donc que les travaux de construction en mer soient interdits pendant la période la plus sensible, soit la période des naissances et des soins aux nouveaux-nés, qui s'étend de la mi-juin au mois d'octobre. Cette recommandation a été formulée au promoteur directement, qui consultait le GREMM sur cette question, mais n'a pas été retenue. Elle a été réitérée au BAPE et à la commission d'examen conjoint, mais n'a pas été retenue.

    Pêches et Océans protégera-t-il les bélugas? Le secteur est situé à l'intérieur de la future Zone de protection marine Estuaire du Saint-Laurent et en bordure du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent. De plus, le béluga du Saint-Laurent et ses habitats essentiels sont protégés par la Loi sur les espèces en péril. Le GREMM espérait que l'ensemble de ces statuts seraient suffisants pour garantir la sécurité des bélugas aux abords de Cacouna.

    De surcroît, des spécialistes de Pêches et Océans Canada ont récemment déposé un avis sur le projet de Cacouna, dans le cadre du processus spécial de réponse des Sciences au Secrétariat canadien de consultation scientifique (SCCS). Ils recommandaient aussi l'interdiction des travaux en mer de la mi-juin à la mi-septembre afin de protéger adéquatement les bélugas femelles et leurs nouveaux-nés.

    Le projet est aujourd'hui approuvé par les gouvernements, sans aucune précision quant à la protection du béluga. Toutes les étapes franchies jusqu'à présent n'ont donc pas permis de garantir la sécurité des femelles et des jeunes sur le site de construction prévue pour le terminal méthanier de Cacouna. La responsabilité d'encadrer les travaux de construction en milieu marin revient à Pêches et Océans Canada (MPO). Le pouvoir de protéger les bélugas d'une menace bien documentée, autant par les scientifiques indépendants que par les scientifiques de Pêches et Océans Canada, repose donc maintenant entièrement sur les gestionnaires de ce ministère. [Le Devoir, The Montreal Gazette, GREMM, SCCS]

    Pour en savoir plus

    Avis déposés par Robert Michaud du GREMM aux audiences publiques tenues par le BAPE et la commission d'examen conjoint en 2006 :

    - Mémoire du GREMM sur le projet d'implantation d'un port méthanier à Cacouna (Télécharger le PDF).

    - Commentaire du GREMM — Projet d'implantation d'un port méthanier à Cacouna, modifications Août 2006 (Télécharger le document Word)

    Sur le site du Secrétariat canadien de consultation scientifique:

    Impacts de la construction d'un port méthanier à Gros-Cacouna sur les mammifères marins, rapport 2007/010

    Sur le site de Baleines en direct:

    Le béluga du Saint-Laurent; Fiche Science et Conservation

    www.baleinesendirect.net/2/2-6-1.html

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    5 juillet 2007

    Un rorqual à bosse mythique qui a du pouvoir

    Les baleines sont des animaux qui ont longtemps fasciné les humains. Certaines d'entre elles, cependant, ont un charisme tout particulier. C'est le cas d'un rorqual à bosse fréquentant les côtes australiennes dans la région de Queensland en Australie. Ce rorqual à bosse, nommé Migaloo, est tout blanc, contrastant avec ses congénères qui, eux, sont principalement noirs.

    Migaloo a fait la manchette dernièrement parce qu'il pourrait influencer l'Australian Defence Force (ADF) à déplacer les exercices militaires entrepris dans la Shoalwater Bay, Queensland. La raison de ce déplacement éventuel est la crainte que les sonars utilisés par l'ADF puissent causer nuisance aux cétacés du secteur, spécialement Migaloo. Le commandant Peter Lockwood assure que des précautions spéciales sont prises pour assurer la sécurité des mammifères marins mais que d'autres sites sont considérés pour des essais futurs.

    La blancheur de Migaloo reste un mystère pour les chercheurs de l'University of Queensland qui étudient les déplacements de la population de rorquals à bosse dont fait parti Migaloo. Il pourrait s'agir d'un individu albinos ou, plus probablement, d'un individu à la pigmentation complètement blanche. À partir d'analyses génétiques, les chercheurs ont pu déterminer le sexe de Migaloo qui s'est révélé être un mâle. Selon le Dr Mike Noad, directeur scientifique de l' University of Queensland, la baleine blanche fait parti d'une population de rorquals à bosse qui « se porte extraordinairement bien ». L'équipe du Dr Noad a dénombré quelque 10 000 rorquals à bosse lors de leur migration annuelle vers la grande barrière de corail.

    Les craintes face aux essais militaires sont principalement dues aux bruits de grande intensité générés par certains des équipements utilisés par l'ADF. Les effets de la pollution sonore sur les baleines dépendent de l'intensité et de la distance de la source de bruit. Si le son est puissant et les animaux tout près, il pourra entraîner des dommages permanents aux oreilles, des blessures internes et même la mort. Des sons moins puissants peuvent tout de même entraîner des surdités temporaires. Puisque les baleines utilisent les sons pour effectuer la plupart de leurs activités quotidiennes (manger, s'orienter, communiquer, etc.), un problème d'audition pourrait se révéler néfaste ou même fatal pour elles. [University of Queensland, ABC News, Sydney Morning Herald]

    Pour en savoir plus

    Sur le site de l'Université de Queensland:

    Migaloo and his growing herd move north (en anglais seulement)

    Sur le site d'ABC News:

    White whale prompts ADF to consider training site move (en anglais seulement)

    Sur le site du Sydney Morning Herald:

    Rare white whale seen (en anglais seulement)

    Sur le site de Baleines en direct:

    www.baleinesendirect.net/2/2-3-3.html

    La pollution sonore

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    14 décembre 2006

    Cacouna : les bélugas ne pèsent pas lourd dans le rapport du BAPE

    Le rapport conjoint produit par la commission du BAPE (provincial) et la commission d'examen conjoint (fédéral) et portant sur le projet d'Énergie Cacouna a été rendu public le 12 décembre. Il conclut que le projet de construction d'un terminal méthanier à Cacouna devrait être conditionnel à l'approbation du projet de gazoduc dont il dépendrait. Celui-ci n'a pas fait l'objet d'un examen environnemental public encore et il suscite déjà des inquiétudes parmi les groupes et individus qui se sont prononcés lors de la commission sur le projet d'Énergie Cacouna.

    La commission conclut aussi qu'il subsiste des incertitudes en ce qui a trait à l'efficacité des mesures proposées pour atténuer le bruit lors de la phase de construction de ce projet. Or, selon Robert Michaud du Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins (GREMM), le bruit pendant la construction pourrait avoir des effets très graves sur les bélugas, forçant une communauté de femelles gestantes et leurs jeunes à abandonner un habitat essentiel et entraînant des risques de blessures. C'est pourquoi le GREMM recommandait d'interdire les travaux de construction marine entre juin et octobre. Cette recommandation n'a pas été retenue dans le rapport de la commission.

    Le béluga du Saint-Laurent est une espèce en péril. La population ne montre aucun signe d'accroissement depuis l'arrêt de la chasse, bien que rien ne semble indiquer un taux de mortalité anormalement élevé. Il semble donc qu'elle soit plutôt aux prises avec des problèmes de reproduction, et que la contamination, le stress ou la perte d'habitat pourraient être en cause. Les abords de Cacouna sont le territoire d'une des trois communautés de femelles du Saint-Laurent. Elles y reviennent entre juin et octobre, pour donner naissance à leur jeune et les élever pendant les premiers mois de leur vie.

    L'absence de recommandations fermes pour protéger les femelles bélugas et leurs jeunes pendant les travaux de construction inquiètent le GREMM. Si le projet va de l'avant, la responsabilité d'encadrer les travaux de construction en milieu marin reviendra à Pêches et Océans Canada (MPO), qui pourra alors choisir d'imposer des mesures pour protéger les bélugas dans cet habitat critique. Avant d'en arriver là, Québec et Ottawa devront analyser le rapport de la commission et faire connaître leur décision sur la réalisation du projet. [BAPE, GREMM]

    Pour en savoir plus

    Sur le site du BAPE :

    Communiqué : Le rapport de la commission est maintenant public

    Le rapport conjoint produit par la commission du BAPE et la commission d'examen conjoint

    Sur Baleines en direct :

    Fiche Science et conservation du béluga

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    12 octobre 2006

    Le GREMM se prononce : le projet d'Énergie Cacouna menacerait les bélugas

    La commission du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) portant sur le projet d'Énergie Cacouna recevait aujourd'hui les dernières observations du public concernant les changements au projet apportés par le promoteur. Le 8 juin dernier, 93 mémoires avaient été déposés par le public pour réagir à la proposition de construire un terminal d'importation de gaz naturel liquéfié à Cacouna, dans le Bas-Saint-Laurent. Le BAPE déposera son rapport et ses recommandations le 10 novembre prochain.

    Trop de bruit dans la pouponnière des bélugas Selon le Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins (GREMM) la phase de construction de ce projet, qui doit s'étirer sur trois ans, comporte des risques inacceptables pour le béluga du Saint-Laurent, une population menacée. En effet, les femelles et les jeunes utilisent assidûment le secteur visé par le projet pendant la période de mise bas et d'élevage. Le bruit intense associé à la construction pourrait forcer les femelles en gestation de même que des mères et des nouveaux-nés à abandonner cet habitat essentiel. De plus, les modifications au projet proposées par le promoteur en août dernier sont susceptibles, toujours selon le GREMM, d'accroître les risques de blessure pour ces animaux.

    Le GREMM recommande donc d'interdire les travaux de construction maritime proposés par Énergie Cacouna entre les mois de juin et octobre. Le promoteur avait consulté le GREMM avant de déposer son projet et avait choisi de ne pas tenir compte de cette recommandation. Robert Michaud, président et directeur scientifique du GREMM, souligne que le secteur est situé en bordure du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent et dans les limites de la future Zone de protection marine (ZPM) Estuaire du Saint-Laurent, et qu'il constitue un habitat critique pour une population menacée et reconnue comme telle par la Loi sur les espèces en péril au Canada. M. Michaud conclut ainsi ses recommandations au BAPE : « Si l'ensemble des statuts d'espèce menacée de disparition, d'habitat critique, de parc marin et de zone de protection marine, tous formellement enchâssés dans des cadres législatifs, sont insuffisants pour protéger adéquatement les bélugas d'une menace bien réelle, à quoi bon? »

    Deux autres projets de port méthanier au Québec Deux autres projets de port méthanier sont sur la table, l'un à Lévis, près de Québec, par le consortium Rabaska, et l'autre à Grande-Anse, dans le Saguenay, par le groupe Énergie Grande-Anse. Le BAPE annonçait cette semaine qu'il tiendra des séances d'information sur le projet Rabaska. Les séances auront lieu le 24 octobre à Lévis et le 25 octobre à Saint-Pierre-de-l'Île-d'Orléans. Le GREMM déplorait également dans son mémoire au BAPE que les projets de développement et d'approvisionnement énergétique du Québec soient malheureusement toujours examinés à la pièce. Dans ces conditions, il est difficile voire impossible d'évaluer le mérite de chaque projet. [BAPE, GREMM]

    Pour en savoir plus

    Sur le site du BAPE

    Le projet d'Énergie Cacouna, au Bas-Saint-Laurent

    Le projet de Rabaska, à Lévis

    Sur le site d'Énergie Grande-Anse

    Le projet d'Énergie Grande-Anse, au Saguenay

    Sur le site de Baleines en direct

    Le béluga du Saint-Laurent; Fiche Science et Conservation

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    21 septembre 2006

    La pollution sonore sous-marine dans le Pacifique en forte augmentation

    Les résultats de cette recherche menée au sein de l'Université de Californie (Scripps Institution of Oceanography) viennent d'être publiés dans le Journal of the Acoustical Society of America (JASA). Les relevés acoustiques ont été effectués en 2003-2004 dans un secteur situé à 160 milles marins à l'ouest de San Diego et comparés à ceux de l'U.S. Navy réalisés de 1964 à 1966. Le niveau sonore a été multiplié par dix, soit en moyenne trois décibels par décade.

    Cette augmentation de la pollution sonore est due à l'augmentation globale du trafic maritime commercial mais aussi au fait que les bateaux sont plus gros, plus rapides et possèdent une plus grande force propulsive. La flotte commerciale a plus que doublé dans les 38 dernières années (d'environ 41000 en 1965 à 89000 en 2003). Ces chercheurs estiment que les sons proviennent de tout le Pacifique Nord et sont représentatifs de tout l'océan.

    John Hildebrand, Professeur chargé de cette recherche, pointe le besoin d'études successives sur des sites multiples pour comprendre l'impact de ces nuisances sonores sur les mammifères marins ou les autres espèces marines en précisant que les effets sur les mammifères marins sont encore mal connus. Il s'interroge sur ce qui pourrait être fait pour protéger les mammifères marins et propose, à titre d'exemple, d'éloigner les corridors de navigation des zones de concentration de mammifères marins. Selon lui, l'impact de la pollution sonore peut être minimisé en diminuant le bruit à la source ou en séparant le bruit de ce qui lui est sensible. Il tente de comprendre pourquoi les bateaux modernes sont devenus, individuellement, plus bruyants.[AquaNews, Scripps]

    Pour en savoir plus

    Sur le site de AquaNews:

    U.S. : Study Documents Increase in Ocean Noise (en anglais seulement)

    Sur le site de Scripps:

    Ocean Noise Has Increased Considerably Since 1960s, According to New Scripps Analysis (en anglais seulement)

    Sur le site de Baleines en direct :

    La pollution sonore

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    20 juillet 2006

    Essais de sonars militaires près de l'archipel hawaïen: un compromis entre militaires et environnementalistes

    Le 18 juillet, face à la justice fédérale, les groupes environnementaux et le U.S. Navy s'entendent sur l'utilisation de sonars « actifs » de moyenne fréquence dans une zone de réserve marine nouvellement créée par le gouvernement. Cette zone, située près de l'archipel de Hawaï dans le Pacifique, est une aire de répartition des baleines et des dauphins.

    En octobre 2005, une plainte avait été déposée par ces groupes demandant de surseoir à ces essais. Ils considèrent que ce type de sonar menace la vie des mammifères marins et que l'armée commet une infraction à la loi américaine sur le fait qu'elle doit requérir une évaluation avant toute action pouvant avoir un impact sur l'environnement et les espèces menacées. Le 4 juillet, la juge fédérale de Los Angeles avait interdit temporairement à l'U.S. Navy d'utiliser ces sonars jugeant que les plaignants s'appuyaient sur des données scientifiques indéniables.

    Pour effectuer ces essais, les militaires devront donc se tenir à 25 milles marins de cette zone. Avant toute utilisation de ces sonars, ils devront également procéder au survol et à des relevés acoustiques afin de s'assurer que des mammifères marins ne sont pas proches de leurs bateaux.

    Ces sonars sont utilisés pour détecter les nouvelles générations de sous-marins silencieux. Ils propagent dans l'eau des sons explosifs très forts (environ 215 décibels) pouvant entraîner chez les mammifères marins des perturbations importantes de leur système d'écholocation et des lésions graves de leurs organes internes pouvant entraîner la mort. [Universal Press Agency, Chicago Sun-Times]

    Pour en savoir plus

    Sur le site de Universal Press Agency:

    Les écologistes et la Marine américaine trouvent un accord sur l'utilisation des sonars

    Sur le site de Chicago Sun-Times:

    Deep-six this idea of protecting whales from Navy sonar (en anglais seulement)

    Sur le site de Baleines en direct:

    La pollution sonore: suivi des actualités

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    20 juillet 2006

    Essais de sonars militaires près de l'archipel hawaïen: un compromis entre militaires et environnementalistes

    Le 18 juillet, face à la justice fédérale, les groupes environnementaux et le U.S. Navy s'entendent sur l'utilisation de sonars « actifs » de moyenne fréquence dans une zone de réserve marine nouvellement créée par le gouvernement. Cette zone, située près de l'archipel de Hawaï dans le Pacifique, est une aire de répartition des baleines et des dauphins.

    En octobre 2005, une plainte avait été déposée par ces groupes demandant de surseoir à ces essais. Ils considèrent que ce type de sonar menace la vie des mammifères marins et que l'armée commet une infraction à la loi américaine sur le fait qu'elle doit requérir une évaluation avant toute action pouvant avoir un impact sur l'environnement et les espèces menacées. Le 4 juillet, la juge fédérale de Los Angeles avait interdit temporairement à l'U.S. Navy d'utiliser ces sonars jugeant que les plaignants s'appuyaient sur des données scientifiques indéniables.

    Pour effectuer ces essais, les militaires devront donc se tenir à 25 milles marins de cette zone. Avant toute utilisation de ces sonars, ils devront également procéder au survol et à des relevés acoustiques afin de s'assurer que des mammifères marins ne sont pas proches de leurs bateaux.

    Ces sonars sont utilisés pour détecter les nouvelles générations de sous-marins silencieux. Ils propagent dans l'eau des sons explosifs très forts (environ 215 décibels) pouvant entraîner chez les mammifères marins des perturbations importantes de leur système d'écholocation et des lésions graves de leurs organes internes pouvant entraîner la mort. [Universal Press Agency, Chicago Sun-Times]

    Pour en savoir plus

    Sur le site de Universal Press Agency:

    Les écologistes et la Marine américaine trouvent un accord sur l'utilisation des sonars

    Sur le site de Chicago Sun-Times:

    Deep-six this idea of protecting whales from Navy sonar (en anglais seulement)

    Sur le site de Baleines en direct:

    La pollution sonore: suivi des actualités

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    11 mai 2006

    Le bruit causé par la construction des ports et des plate-formes marines perturbent la vie des dauphins

    Un chercheur britannique, J.A. DAVID, vient de publier une étude sur des grands dauphins souffrant de nuisance sonore sur la côte Ouest de la Grande Bretagne. Bien que ces dauphins vivent dans des zones spéciales de conservation, ils présentent le risque important d'être affectés par le bruit provenant de machines servant à la construction d'aménagements portuaires ou d'installations industrielles installées près des côtes.

    Ces machines enfonce-pieux produisent des détonations à répétition qui se propagent dans un rayon de 40 km. Ces bruits couvrent les vocalises des dauphins qui communiquent entre eux et perturbent leur système d'écholocation. Grâce à ce système, ces animaux émettent et reçoivent des sons, ce qui leur permet de se déplacer, de repérer leurs proies et d'échapper à leurs prédateurs. L'étude précise que les femelles et leurs petits sont particulièrement vulnérables car, après avoir été soumis à ce type de bruit, ils présentent des signes de diminution de leurs capacités auditives et ont été amenés à changer temporairement d'habitat.

    La pollution sonore augmente … La construction traditionnelle des ponts ainsi que des quais et des digues des zones portuaires requiert ce genre de machines qui percutent et perforent le sol sous-marin pour introduire des pieux nécessaires aux fondations. Il en est de même de l'installation plus récente des plates-formes pétrolières et des plates-formes côtières où sont installées des éoliennes génératrices d'électricité dont le nombre augmente depuis quelques années dans plusieurs pays.

    mais les dégâts peuvent être limités

    Cette étude mentionne également qu'il est possible d'aménager l'utilisation de ces machines pour que les effets nocifs du bruit puisse être atténués. La création d'un rideau de bulles autour de l'aire des travaux permet à la fois de tenir les animaux à l'écart et de diminuer la propagation du bruit causé par les machines. D'autres mesures susceptibles de diminuer le dérangement sont d'interrompre les opérations en présence de cétacés, de n'utiliser les enfonce-pieux que pendant la marée basse et de suspendre toutes ces activités pendant la période de mise bas. Ces mesures, testées ces dernières années lors d'un programme de recherche aux États-Unis et sur plusieurs terrains de construction dans le monde, sont à préconiser, surtout dans des zones sensibles d'habitat ou de passage migratoire des mammifères marins. [Environment News Service, Edie News Centre, Matinternet]

    Pour en savoir plus

    Sur le site de Environment News Service :

    Underwater pile driving harmful to dolphins (en anglais seulement)

    Sur le site de Edie News Centre :

    Offshore wind farm construction threatens dolphins (en anglais seulement)

    Sur le site de Matinternet :

    Le bruit humain perturbe la vie dans les océans

    Sur le site de Baleines en direct :

    La pollution sonore

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    23 février 2006

    Sonars militaires : une agence fédérale se range du côté des environnementalistes

    Dans une lettre technique, le National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) a exprimé ses réticences et ses inquiétudes face au réseau de sonars que la marine américaine veut installer dans l'Atlantique Nord, au large de la Caroline du Nord. Le NOAA est l'agence fédérale spécialiste sur les questions concernant l'environnement marin. Selon les lois environnementales américaines, la marine doit obtenir l'approbation du NOAA pour mettre en œuvre un projet qui peut potentiellement déranger ou même tuer des mammifères marins.

    Le réseau proposé, composé de sonars à fréquences intermédiaires, aurait une portée de 1730 km2 (661 miles2). Il servirait à entraîner les marins à détecter des sous-marins étrangers. Dans leur étude d'impacts environnementaux, la marine prévoyait que ces sonars pourraient déranger des mammifères marins sans toutefois les tuer. Le NOAA critique cette conclusion et affirme que la marine néglige les rapports récents qui établissent un lien entre des échouages mortels de baleines et l'utilisation de sonars à fréquences intermédiaires. L'agence remet aussi en question l'affirmation de la marine comme quoi les sons générés à près de 80 km (50 miles) au large de la côte ne dérangeront pas les baleines noires de l'Atlantique Nord, une espèce en voie de disparition. En effet, certains individus voyageraient beaucoup plus près de la zone d'entraînement que la marine le croit. Enfin, les sons utilisés seraient de 10 à 100 fois plus forts que ce qui est recommandé par le NOAA.

    Cette action du NOAA a été applaudie par les groupes environnementaux qui tentent de faire interdire ou abandonner le projet de la marine américaine. En 2000, un entraînement de la marine américaine aux Bahamas avait provoqué la mort de plusieurs baleines de différentes espèces. En 2002, plusieurs baleines à bec sont mortes échouées aux îles Canaris, résultat d'exercices militaires par l'OTAN. Plusieurs autres évènements d'échouages de baleines, dont un survenu en janvier 2005 alors que 37 cétacés s'échouaient sur les plages de la Caroline du Nord, sont soupçonnés d'être liés à l'utilisation de sonars militaires.

    Pour en savoir plus

    Sur le site MyrtleBeachOnline.com:

    Federal agency says whales could die in Navy sonar range

    Sur le site Indystar.com:

    Navy sonar plan threatens whales, agency warns

    Sur le site Whale and Dolphin Conservation Society (WDCS):

    US Navy sonar range challenged

    Sur Baleines en direct:

    Suivi des actualités : la pollution sonore

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    27 octobre 2005

    Sonars militaires : une coalition poursuit la marine américaine

    Une coalition de groupes environnementaux, représentée par le National Resources Defense Council (NRDC), dépose devant la cour fédérale de Los Angeles une nouvelle poursuite contre la marine américaine. L'objectif de cette poursuite est de forcer la marine américaine à revoir son utilisation de sonars à moyenne fréquence.

    Il y a deux ans, un juge de la cour fédérale avait donné raison à une coalition représentée par le NRDC dans une poursuite visant à interdire l'utilisation de sonars à basse fréquence. Le jugement interdisait le déploiement à grande échelle de ce système et limitait son utilisation à des fins d'essai et d'entraînement à une zone du Pacifique Nord-Ouest. Les allégations des plaignants dans cette nouvelle poursuite sont les mêmes que celles de la poursuite précédente : l'utilisation de sonars à moyenne fréquence contrevient à la politique nationale sur l'Environnement (National Environmental Policy Act), à la loi sur la protection des mammifères marins (Marine Mammal Protection Act) et à la loi sur les espèces menacées (Endangered Species Act).

    En juin 2004, le NRDC avait soumis une lettre formelle au secrétaire de la marine américaine, l'invitant à discuter de mesures possibles pour atténuer les effets de l'utilisation des sonars, lettre à laquelle la marine n'a jamais répondu. En amenant leur cause devant la cour fédérale, les plaignants espèrent ainsi forcer la marine américaine à développer un plan d'atténuation visant à réduire les impacts de leurs activités sur les mammifères marins. Les mesures souhaitées vont de l'exclusion de zones d'importance pour les mammifères marins à l'arrêt de l'utilisation des sonars en présence de mammifères marins, en passant par l'utilisation de sonars passifs pour les détecter avant une séance d'entraînement.

    Les sonars à moyenne fréquence constituent la technologie la plus utilisée actuellement par la marine américaine pour détecter des sous-marins et d'autres objets. Ils peuvent émettre des sons de plus de 235 décibels. Il est reconnu scientifiquement que les sons puissants peuvent déranger, blesser et même tuer des mammifères marins. Plusieurs échouages massifs ont été associés à l'utilisation de sonars à moyenne fréquence. Le cas le mieux documenté est sans doute celui des Bahamas en 2002, où 16 baleines de trois espèces différentes s'étaient échouées sur les côtes lors d'une séance d'entraînement militaire. En janvier dernier, à la suite d'exercices de la marine américaine, 37 cétacés de trois espèces différentes se sont échouées sur les côtes de la Caroline du Nord. Des nécropsies ont été conduites sur les animaux échoués pour déterminer la cause de la mort, mais la marine américaine refuse de rendre publics les résultats, et ce malgré une poursuite du NRDC. [NRDC]

    Pour en savoir plus

    Site du NRDC :

    Navy sued over harm to whales from mid-frequency sonar (en anglais seulement)

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    9 juin 2005

    Sonars : Le NRDC poursuit le gouvernement américain pour obtenir des documents

    Le mercredi 1er juin dernier, le Natural Resource Defence Council (NRDC) a enclenché des poursuites judiciaires contre le gouvernement américain. Il l'accuse de retenir des informations d'intérêt public concernant les échouages massifs de mammifères marins et le rôle des sonars de la marine américaine. Cette poursuite a été présentée devant la cour fédérale de New York en vertu de la loi sur la liberté d'accès à l'information.

    Le NRDC enquête sur ce dossier depuis plusieurs années. Il y a plus d'un an, l'organisation avait demandé au National Marine Fisheries Service (NMFS) et au U.S. Department of Commerce des documents reliés aux échouages massifs et à l'utilisation de sonars. Des milliers de pages attendues par les responsables, seuls 12 documents représentant 25 pages leur ont été remis jusqu'à maintenant. Certains de ces documents concernent l'échouage massif fortement médiatisé qui avait eu lieu en janvier dernier en Caroline du Nord et qui avait causé la mort de 35 baleines de trois espèces différentes.

    Michael Jasny, consultant senior du NRDC, accuse le gouvernement américain de " s'asseoir sur des boîtes remplies de documents qui démontrent les effets dévastateurs des sonars sur les mammifères marins ". Lors de leur réunion annuelle de l'année dernière, les membres du Comité scientifique de la Commission baleinière internationale (CBI) s'étaient penchés sur la menace potentielle que représentent les sonars et avaient déclaré que le bruit généré dans les océans par les sonars militaires et par l'exploration et l'exploitation gazière et pétrolière est la cause d'un nombre croissant de mortalités de cétacés.

    Le NMFS a jusqu'à maintenant investigué plusieurs évènements d'échouages massifs possiblement liés à l'utilisation de sonars, mais encore très peu de rapports ont été rendus public. Le NRDC demande donc à la cour d'ordonner que le gouvernement américain leur remettent ces rapports. [NRDC]

    Pour en savoir plus

    Sur le site du National Resource Defense Council (NRDC) :

    Communiqué de presse : Evidence showing harm to whales whitheld by Bush administration (1 juin 2005) (en anglais seulement)

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    Suivi des actualités : La pollution sonore


    10 mars 2005

    Échouage massif de dauphins en Floride : les sonars sont-ils en cause?

    Entre 70 et 110 sténos, une espèce de dauphin qui fréquente les eaux profondes du plateau continental, se sont échoués vivants sur les battures de Marathon, dans l'archipel de l'extrémité sud de la Floride, le mercredi 2 mars dernier. De ceux-ci, une quinzaine ont regagné d'eux-mêmes le large, plus d'une trentaine ont succombé ou ont été euthanasiés par des spécialistes, et 26 ont été transportés à un centre de réhabilitation de Key Lago, le Marine Mammal Conservancy. Des nécropsies sont présentement pratiquées sur des animaux morts pour tenter de déterminer la cause de cet échouage massif. Pour le moment, deux hypothèses sont mises de l'avant : une marée rouge, une cause peu probable puisque les dauphins nécropsiés avaient l'estomac vide, et les sonars de la marine américaine.

    Vingt-quatre heures avant l'échouage, un sous-marin de la marine américaine, le USS Philadelphia, s'exerçait à un peu plus de 70 kilomètres au large de Marathon. Bien que la marine affirme investiguer la situation, elle a toutefois refusé jusqu'à maintenant de confirmer si les exercices impliquaient l'utilisation de sonars. Parallèlement, un autre échouage massif, qui avait eu lieu en janvier dernier en Caroline du Nord et qui avait causé la mort de 35 baleines de trois espèces différentes, est sous investigation pour les mêmes raisons. Plusieurs épisodes d'échouages massifs ont été liés à l'utilisation de sonars à basse fréquence. Entre autres en 2002, quatorze baleines à bec s'échouaient sur les plages des îles Canaris suite à des essais militaires de l'OTAN.

    L'utilisation de sonars à basse fréquence est un dossier très controversé dans plusieurs pays, particulièrement aux États-Unis. En novembre 2002, des groupes environnementaux avaient eu gain de cause devant la cour fédérale des États-Unis, alors que la juge avait ordonné à la marine de limiter l'utilisation des sonars à basse fréquence. Un an plus tard, l'administration Bush avait fait adopté un projet de loi par le Sénat qui compromettait ce jugement : les membres avaient voté en faveur de l'exemption du Département de la défense américaine de deux lois environnementales, le Marine Mammal Protection Act (MMPA) et le Endangered Species Act (ESA), lui permettant ainsi d'utiliser ses sonars à peu près partout. À l'opposé, en octobre 2004, les 25 États membres de l'Union européenne avaient accepté de mettre en place des moratoires sur l'utilisation des sonars à haute intensité (incluant les activités liées à l'OTAN) dans les eaux de leur juridiction. [ENS, Reuters, CNN, Baleines en direct]

    Pour en savoir plus

    Sur le site CNN.com :

    Probe into possible sonar link to dolphin beaching (en anglais seulement)

    Sur le site Reuters :

    Few Clues on Dolphin Deaths in Florida Keys (en anglais seulement)

    Sur le site Environment News Service (ENS) :

    Sonar Suspected in Florida Keys Dolphin Stranding (en anglais seulement)

    Site du Marine Mammal Conservancy :

    Rescue & Rehab (en anglais seulement)

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    Suivi des actualité : la pollution sonore

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    4 novembre 2004

    L’Europe dit non aux sonars à haute intensité

    À la fin du mois d’octobre dernier, lors d’une réunion à Strasbourg en France, les 25 États membres de l’Union européenne ont adopté une résolution concernant l’utilisation de puissants sonars. Dans un vote à 441 pour, 15 contre et 14 abstentions, les parlementaires ont accepté de mettre en place des moratoires sur l’utilisation des sonars à haute intensité (incluant les activités liées à l’OTAN) dans les eaux de leur juridiction. Grâce à cette résolution, les États membres s’engagent aussi à étudier les échouages massifs et les mortalités associés à l’émission de puissants sons sous-marins. Parallèlement, la Commission européenne s’engage à étudier les impacts potentiels de l’utilisation de sonars à haute intensité sur le milieu marin. Enfin, la Commission et les États membres travailleront à développer des accords internationaux qui viseront à limiter le niveau de pollution sonore dans les océans.

    Dans l’adoption de cette résolution, le Parlement européen reconnaît que plusieurs évènements d’échouages et de mortalités massifs ont été associés à l’utilisation de sonars à haute intensité. Il rappelle entre autres les évènements survenus en Grèce en 1996, aux Virgin Islands des États-Unis en 1998 et 1999, aux îles Canaries en 1985, 1986, 1989 et 2002 et aux Bahamas en 2000. Le Parlement et ses États membres reconnaissent aussi que les puissants sons sous-marins représentent une menace significative pour la faune marine, incluant les cétacés et les poissons.

    L’adoption de cette résolution fait suite à de fortes pressions de la part de plusieurs groupes de conservation et de scientifiques. L’utilisation de sons puissants à des fins militaires, scientifiques ou commerciales soulève la controverse dans plusieurs pays du monde. Aux États-Unis, il y a un an, le Sénat américain exemptait la Défense nationale de deux lois environnementales, permettant ainsi l’utilisation de tels sonars pratiquement partout. Au Québec, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a reconnu « que les sources d’émission de forte pression sonore provoquent chez plusieurs espèces un changement de comportement, peuvent causer des dommages physiologiques et peuvent tuer les organismes situés près d’elles » et estime « qu’une approche de précaution s’impose face aux levés sismiques effectués dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent ». [Parlement européen, Baleines en direct]

    Du nouveau (12 novembre 2004)

    L’adoption de cette résolution fait suite à de fortes pressions de la part de plusieurs groupes de conservation et de scientifiques. L’utilisation de sons puissants à des fins militaires, scientifiques ou commerciales soulève la controverse dans plusieurs pays du monde. Aux États-Unis, il y a un an, le Sénat américain exemptait la Défense nationale de deux lois environnementales, permettant ainsi l’utilisation de tels sonars pratiquement partout. Au Québec, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) a reconnu « que les sources d’émission de forte pression sonore provoquent chez plusieurs espèces un changement de comportement, peuvent causer des dommages physiologiques et peuvent tuer les organismes situés près d’elles » et estime « qu’une approche de précaution s’impose face aux levés sismiques effectués dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent ». [Parlement européen, Baleines en direct]

    Pour en savoir plus

    Sur le site du Parlement européen :

    Résolution du Parlement européen sur les incidences environnementales des sonars navals actifs à haute intensité

    Sur Baleines en direct :

    La pollution sonore

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    30 septembre 2004

    Oceans of Noise : un rapport de la WDCS sur la pollution sonore des océans

    Au terme de plusieurs années de travail, l’équipe scientifique du Whale and Dolphin Conservation Society (WDCS) vient de publier un rapport, intitulé Oceans of Noise. Ce rapport fait le point sur les connaissances actuelles des effets de la pollution sonore en milieu marin sur les cétacés.

    Les auteurs, Sarah Dolman, Daniel Owen, E.C.M. (Chris) Parsons, Mark P. Simmonds, René Swift et Lindy Weilgart, avaient déjà publié une première version du rapport en mai 2003 et l’avaient déposé à la réunion annuelle de la Commission baleinière internationale (CBI) de cette année-là. En septembre 2004, Oceans of Noise a été réédité afin d’inclure les conclusions dégagées par le Comité scientifique de la CBI sur les impacts du bruit d’origine humaine sur les cétacés, lors de leur réunion en juillet 2004.

    Les sources de bruit en milieu marin sont multiples, des sources naturelles, comme le vent et les vagues, aux sonars puissants utilisés par les forces militaires. Quant aux effets relevés et soupçonnés sur les mammifères marins, ils sont nombreux et sérieux, pouvant même provoquer la mort. En effet, plusieurs épisodes d’échouages massifs ont été liés à l’utilisation de sonars à basse fréquence, et il a été suggéré que la mort des animaux puisse être causée par le " mal des caissons ".

    Dans ce rapport, les auteurs présentent aussi un plan d’action pour contrer la menace que représente la pollution sonore en milieu marin et pour diminuer ses effets potentiels sur les mammifères marins. Ils suggèrent entre autres que des lois internationales soient développées et adoptées afin de réguler la pollution sonore dans les océans de la planète; que la marine évite l’utilisation de sonars puissants, particulièrement ceux utilisant les basses fréquences, et réduise ses activités qui génèrent d’importants bruits sous-marins; que les projets de développement en milieu marin, tant industriel que militaire, fassent l’objet d’une évaluation publique et incluent un engagement public à réduire au maximum la pollution sonore; que les zones de conservation nationales et internationales tiennent compte des sources de pollution sonore à l’extérieur des limites de la zone et établissent des zones tampons. Les auteurs soulignent qu'il faudra obtenir une collaboration au niveau international si l'on souhaite s'attaquer à cette menace croissante pour le milieu marin. [WDCS]

    Pour en savoir plus

    Sur le site de la WDCS :

    Sound Affects (en anglais seulement)

    Sur Baleines en direct :

    La pollution sonore

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    15 janvier 2004

    Utilisation de sonars : la cour fédérale américaine tranche en faveur de l’industrie

    L’utilisation de sonars soulève encore la controverse aux États-Unis. Cette fois-ci, c’est un système de détection des baleines par les sons développé par la compagnie Scientific Solutions Inc., une compagnie de développement technologique, qui est la source du conflit.

    Il y a plus d’un an, la compagnie faisait les premiers essais de son système au large de la côte californienne. Des groupes environnementaux amenaient alors la compagnie devant la justice, soutenant que les impacts environnementaux de ce projet n’avaient pas été évalués avant de faire des essais. Le juge avait rendu une décision en faveur des groupes environnementaux, mettant temporairement un frein au projet et ordonnant à Scientific Solutions Inc. de faire une étude d’impacts avant de demander un nouveau permis au National Marine Fisheries Service (NMFS).

    Le 24 décembre dernier, la compagnie scientifique obtenait ce permis et les essais des sonars reprenaient au début janvier. Scientific Solutions Inc. estime que le système est sécuritaire et qu’il aidera à protéger les baleines de certains dangers comme les collisions avec les navires et les explosions sous-marines liées à l’exploration pétrolière.

    La journée suivant la reprise des essais, les groupes environnementaux revenaient à la cour, demandant encore une fois au juge d’ordonner l’abandon des essais. Ils soutiennent que l’étude d’impact réalisée par la compagnie est inadéquate et que les sons utilisés pourraient désorienter les baleines, les éloigner de leurs sites d’alimentation et séparer les femelles de leurs baleineaux. Cette fois-ci le juge a estimé que les groupes environnementaux n’ont pu fournir les preuves nécessaires pour justifier l’arrêt du projet. Il a cependant acquiescé à leur demande pour une audience sur la poursuite de cette étude; elle aura lieu jeudi prochain. [ENN, The Olympian]

    Du nouveau : Le juge de la cour fédérale a rendu son jugement le vendredi 16 janvier : les chercheurs de Scientific Solutions Inc. pourront continuer de tester leur système de sonars sur les baleines grises en migration dans l’océan Pacifique. Ils affirment qu’aucune baleine n’a été blessée depuis la reprise des essais le 6 janvier dernier. Les groupes environnementaux maintiennent leur position et ajoutent que la compagnie et le NMFS n’ont pas considéré les effets sur les marsouins communs, une espèce particulièrement sensible au bruit. [CNN]

    Pour en savoir plus

    Sur le site Environmental News Network :

    Judge Allows Use of Controversial Whale-Seeking Sonar (en anglais seulement)

    Sur le site The Olympian :

    Judge Denies Environmentalists’ Call to Stop Testing of Whale Sonar (en anglais seulement)

    Sur le site CNN :

    Judge Allows Sonar Whale Tests Despite Protests (en anglais seulement)

    Sur Baleines en direct :

    Suivi des actualités : La pollution sonore

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    20 novembre 2003

    Le Sénat américain exempte le Département de la défense de deux lois environnementales

    L’administration Bush aura finalement eu gain de cause. Le Sénat a autorisé l’exemption du Département de la défense américaine de deux lois environnementales : le Marine Mammal Protection Act (MMPA) et le Endangered Species Act (ESA). Le MMPA est la loi américaine qui protège les mammifères marins en eaux américaines et internationales de toute activité qui pourrait leur nuire.

    Cette décision survient un an jour pour jour après que la cour fédérale des États-Unis ait émis une injonction pour stopper le déploiement d’un système de sonars à basses fréquences (low frequency active sonars, LFA) de la marine américaine dans les océans du monde. La juge en question avait reconnu les dommages que pouvait causer un tel système aux mammifères marins. En août dernier, la même juge avait ordonné à la marine américaine de négocier l’utilisation de ces sonars avec les groupes environnementaux. Un mois et demi plus tard, les deux partis s’étaient entendus pour limiter leur utilisation aux eaux de la côte Est de l’Asie.

    Mais voilà que cette entente est compromise par la décision du Sénat. Le nouveau projet de loi accepté par le Sénat permettra à la marine américaine de tester et d’utiliser, en territoire américain et dans les océans de la planète, la technologie que le secrétaire de la Défense, Donald Rumsfeld, juge nécessaire à l’entraînement des troupes américaines. Ceci inclut les sonars à basses fréquences. Ainsi, l’exemption de la marine américaine du MMPA leur permettrait l’utilisation de sonars pratiquement partout. Cette décision survient un mois après la publication dans la revue Nature d’une étude qui lie plusieurs échouages massifs de cétacés à l’utilisation de sonars à basses fréquences.

    Un des principaux plaignants dans la controverse sur l’utilisation de ces sonars, le Natural Resources Defense Council (NRDC), déplore la décision du Sénat et affirme qu’elle compromet la protection dont jouissent les mammifères marins et les espèces menacées aux États-Unis grâce à ces deux lois. Cet affaiblissement des lois environnementales facilitera aussi l’autorisation de certaines études scientifiques, comme les études océanographiques utilisant des appareils qui déploient des sons puissants. Ces études servent notamment à l’exploration pétrolière et gazière en milieu marin. [Seattle Post-Intelligencer, Nature]

    Pour en savoir plus

    Sur le site Seattle Post-Intelligencer :

    Wider Use of Navy Sonar Approved by House (en anglais seulement)

    Sur le site Nature :

    Defence bill erodes marine protection (en anglais seulement)

    Scientists split over regulations on sonar use (en anglais seulement)

    Sur le site du NRDC :

    Senate Exempts Department of Defense from Key Environmental Laws, Threatening Wildlife (en anglais seulement)

    Sur Baleines en direct :

    Sonars de la marine américaine : leur utilisation sera-t-elle limitée ? (16 octobre 2003)

    Sonar de la marine américaine : jugement de la cour fédérale (11 septembre 2003)

    Sonar de la marine américaine : injonction de la cour fédérale (7 novembre 2002)

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    16 octobre 2003

    Sonars de la marine américaine : leur utilisation sera-t-elle limitée ?

    Suite à un jugement de la cour en faveur de groupes environnementaux, la marine américaine s’est finalement entendu avec ces groupes pour limiter son utilisation des sonars à basse fréquence (low frequency active sonars, LFA) aux eaux de la côte Est de l’Asie. Ces instruments, conçus pour détecter les sous-marins modernes, devaient être déployés dans plus de 75 % des océans du monde. En plus de cette zone restreinte, la marine devra respecter une exclusion côtière de 30 à 60 milles nautiques et une limite saisonnière pour protéger certaines espèces lors de leur migration.

    Cette entente a été rendue publique alors que le Pentagon fait des pressions sur le Congrès pour faire passer des exemptions à certains articles du Marine Mammal Protection Act et du Endangered Species Act. Ces exemptions permettraient à la marine américaine d’utiliser ses sonars à basse fréquence pratiquement partout. De plus, elles pourraient permettre un usage élargi des relevés sismiques, un système d’acquisition de données géophysiques basé sur l’émission de sons puissants et utilisé entre autres pour l’exploration pétrolière et gazière. Parallèlement, les Républicains travaillent sur une législation qui remplacerait le moratoire fédéral empêchant le développement pétrolier et gazier dans les eaux côtières américaines.

    Plusieurs épisodes d’échouages massifs ont été liés à l’utilisation de sonars à basse fréquence. Entre autres en 2002, quatorze baleines à bec s’échouaient sur les plages des îles Canaris au cours d’essais militaires internationaux dans ce même secteur. Une équipe dirigée par Paul Jepson de l’Institute of Zoology à Londres révélait le 9 octobre dernier dans la revue Nature que la mort de ces cétacés avait probablement été causée par le " mal des caissons ". Il s’agit d’une condition où des bulles de gaz se forment dans les tissus, entraînant des dommages sérieux pouvant conduire à la mort. Le bruit des sonars pourrait affoler les cétacés et les pousser à remonter rapidement à la surface, ce qui pourrait expliquer la formation des bulles. La formation des bulles pourrait aussi être le résultat de l’effet physique des sons puissants sur les noyaux gazeux présents dans les tissus des baleines se trouvant en profondeur.

    L’utilisation de sons puissants en milieu marin soulève aussi un important débat au Canada alors que de fortes pressions sont exercées pour réaliser des relevés sismiques visant à explorer le potentiel en hydrocarbures le long de la côte Pacifique, dans le golfe du Saint-Laurent et le long de la côte Atlantique. Un regroupement d’organismes québécois publie cette semaine un communiqué de presse demandant au Premier ministre du Québec de suspendre les activités d’exploration pétrolière et gazière dans le golfe du Saint-Laurent. [Nature, ENN, Yahoo, Baleines en direct]

    Pour en savoir plus

    Sur le site ENN :

    Navy Agrees to Limit Global Sonar Deployment (en anglais seulement)

    House GOP proposal would open coastal waters to oil and gas drilling if states go along (en anglais seulement)

    Sur le site Nature :

    Scientists Split Over Regulations on Sonar Use (en anglais seulement)

    Sur Baleines en direct :

    Sonar de la marine américaine : jugement de la cour fédérale (11 septembre 2003)

    Les pressions pour le développement pétrolier en milieu marin s’intensifient au Canada (13 mars 2003)

    Échouages de baleines aux îles Canaris (3 octobre 2002)

    Communiqué de presse : Le Saint-Laurent fait face à de nouvelles perturbations: moratoire demandé sur le programme d’exploration gazière et pétrolière d’Hydro-Québec (15 octobre 2003)

    La pollution sonore

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    11 septembre 2003

    Sonar de la marine américaine : jugement de la cour fédérale

    La cour fédérale des États-Unis a rendu son jugement final, le 26 août dernier, concernant le déploiement d’un système de sonar de la marine américaine. En octobre dernier, la juge Elizabeth Laporte avait émis une injonction pour arrêter le déploiement du Surveillance Towed Array Sensor System Low Frequency Active Sonar (SURTASS LFA). Cette fois-ci, elle a ordonné à la marine américaine de réduire les dommages potentiels que peut causer le système aux mammifères marins et aux poissons en négociant les limites d’utilisation (où, quand et comment) avec les groupes de conservation. Dans son jugement, elle a aussi déterminé que le permis émis à la marine américaine par le National Marine Fisheries Service pour déployer ce système allait à l’encontre de plusieurs textes de lois dont le Marine Mammal Protection Act (MMPA), le Endangered Species Act (ESA) et le National Environmental Policy Act (NEPA).

    La marine américaine prévoyait installer ce système dans 75 % des océans du monde. Les sons puissants et à basse fréquence émis par les sonars utilisés peuvent voyager sur des milliers de kilomètres carrés, balayant ainsi les océans pour y détecter des sous-marins. Ces sons peuvent atteindre des niveaux de 240 dB à la source et de 150 à 160 dB à près de 200 km plus loin. La marine américaine a elle-même affirmé que ces niveaux de bruit peuvent causer des dommages aux mammifères marins.

    Rappelons qu’en mars 2000 plusieurs espèces de baleines s’étaient échouées aux Bahamas. Une enquête avait conclu que l’utilisation de sonars à fréquence moyenne par la marine américaine dans le secteur était la cause de cet événement. En septembre 2002, plusieurs baleines à bec sont mortes échouées aux Îles Canaris, résultat d’exercices militaires par l’OTAN. Plus récemment, en mai dernier, d’autres exercices de la marine américaine effectués près de l’île de Vancouver sont vraisemblablement responsables de la mort d’une douzaine de marsouins communs et de comportements erratiques chez des épaulards.

    Les plaignants, dirigé par le National Resources Defence Council (NRDC), se réjouissent de la décision de la juge. La marine américaine révisera le jugement, mais déclare pour l’instant être inquiète de ses répercussions sur la sécurité nationale. L’administration Bush s’attaque vigoureusement aux restrictions environnementales qui, selon elle, compromettent la sécurité nationale. Plusieurs propositions pour affaiblir des lois environnementales, dont le MMPA, ont été déposées au Congress.

    Pour en savoir plus

    Communiqué de presse du NRDC (en anglais seulement) :

    Federal Court Restricts Global Deployment of Navy Sonar

    Dans le Washington Post (en anglais seulement) :

    Judge Stops Deployment of Navy Sonar

    Sur Baleines en direct :

    Sonar de la marine américaine : injonction de la cour fédérale (7 novembre 2002)

    La pollution sonore

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    29 mai 2003

    Exercices militaires de la marine américaine en eaux canadiennes

    Un destroyer de la marine américaine, le USS Shoup, est à la base de toute une controverse au sein des médias, des biologistes et des environnementalistes de la côte Ouest canadienne et américaine. Alors qu’ils se dirigeaient vers le Centre d'expérimentation et d'essais maritimes des Forces canadiennes de Nanoose Bay, l’équipage du destroyer a fait des exercices de détection et d’évitement de sous-marins à l’aide d’un sonar utilisant des sons de moyenne fréquence (3 KHz), mais très puissant (plus de 200 dB) pendant 5 heures dans un secteur où se trouvaient plusieurs cétacés.

    Les gens des compagnies d’observation et des chercheurs qui se trouvaient dans le même secteur (détroit de Haro et détroit de San Juan près de l’île de Vancouver) ont entendu ces puissants sons à l’aide d’hydrophones et même à la surface de l’eau, sans aucun équipement. Une vingtaine d’épaulards qui font partie d’une population résidante en voie de disparition, ainsi que des centaines de marsouins et un petit rorqual se trouvaient dans le secteur. Selon les observateurs, ces cétacés auraient fortement réagi à la source de bruit. Les épaulards se sont d’abord regroupés en nageant près de la côte, puis se sont séparés changeant de direction à plusieurs reprises et présentant des comportements de plongée inhabituels. Quant aux marsouins et au petit rorqual, ceux-ci auraient fui le secteur à vive allure.

    Une semaine après les évènements, quelques marsouins ont été retrouvés morts dans le même secteur. On craint que l’utilisation du sonar en soit la cause. Des examens des carcasses seront faits pour déterminer la cause de la mort de ces animaux. Rappelons que plusieurs évènements semblables se sont produits dans le passé, entre autres dans les eaux des Bahamas en mars 2000. La marine américaine avait reconnu que les sonars tactiques qu’elles testaient alors auraient pu être la cause des dix-sept cétacés retrouvés échoués.

    Aucun règlement n’empêche l’utilisation de sonar dans ce secteur, bien que la coutume de la marine canadienne sur le site de Nanoose Bay soit d’éteindre les sonars en présence de mammifères marins. Du côté américain, le Pentagon cherche à exempter le Secrétaire de la Défense de plusieurs lois environnementales afin de permettre à la marine américaine de faire l’essai de sonars à basse fréquence (LFA SONAR). Pour le moment, la marine américaine a un permis de la National Marine Fisheries Service (NMFS) qui lui permet de harceler, blesser ou tuer des mammifères marins.[CBC, Aquarium de Vancouver]

    Du nouveau : Le 11 février 2004, les scientifiques chargés d’examiner les 14 marsouins communs retrouvés morts à Puget Sound à l’été 2003 ont annoncé les résultats des nécropsies. Étant donné l’état de décomposition avancé des carcasses, la cause de la mort n’a pu être déterminée que pour cinq d’entre elles. Trois de ces marsouins sont probablement morts à la suite d’une collision avec un navire ou avec un autre animal et les deux autres d’une infection bactérienne et d’une pneumonie. Même s’ils ont trouvé des signes de maladies et de blessures dans les oreilles de quelques uns des marsouins, ils n’ont pu déterminer si elles ont été causées par les sonars ou par d’autres agents, comme la décomposition. [Aquarium de Vancouver]

    Pour en savoir plus

    Sur le site de CBC :

    U.S. navy sonar blamed for whales’ odd behaviour (en anglais seulement)

    Sur le site de l’Aquarium de Vancouver :

    US: No Definitive Evidence that Navy Sonar Testing Killed Puget Sound Porpoises (en anglais seulement)

    BC: Military SONAR Disrupts Whales in Haro Strait (en anglais seulement)

    BC: Sonar Incident Still Under Investigation (en anglais seulement)

    Sur Baleines en direct :

    Sonar de la marine américaine : injonction de la cour fédérale (7 novembre 2002)

    Échouages de baleines aux îles Canaris (3 octobre 2002)

    Opposition aux sonars tactiques du U.S. Navy (10 mai 2001)

    Échouages de baleines aux Bahamas : un an plus tard (15 mars 2001)

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    30 janvier 2003

    Les projets pétroliers de l'île Sakhalin menacent les baleines grises

    Les projets de développement pétrolier et gazier au large de l'île de Sakhalin en mer d'Okhotsk (Est de la Russie) soulèvent la controverse depuis un certain temps déjà en Russie. Dernièrement, une cinquantaine de groupes environnementaux se sont adressé aux compagnies Shell et Exxon-Mobil, responsables des projets. Ils leur ont fait des demandes concernant entre autres le respect minimum des lois environnementales russes et des standards environnementaux prévalant ailleurs dans le monde. La demande a aussi été envoyée aux agences gouvernementales. Le gouvernement russe a en effet été critiqué pour son inaction dans ce dossier.

    Selon des études scientifiques, la phase d'exploration des projets a déjà nui à la population de baleines grises de l'Ouest du Pacifique. Celle-ci est estimée à une centaine d'individus seulement, dont quelque 20 femelles reproductives. Ces baleines passent près de six mois par an à se nourrir dans le secteur de Sakhalin. On a observé des changements suite aux travaux d'exploration sismique qui se déroulaient en plein dans leur aire d'alimentation. Les baleines se sont déplacées vers le sud, et une grande proportion des individus sont maintenant très maigres.

    En plus de l'exploration sismique, on craint aussi la phase de l'exploitation (plates-formes de forage, construction d'un pipeline,…) et la pollution par les hydrocarbures qui en découlera.

    Les pêcheries sont également menacées par ce projet. Deux tiers de toutes les prises de poissons de la Russie proviennent de la mer d'Okhotsk.[Pacific Environment]

    Pour en savoir plus

    50 Environmental Organizations Demand that Shell and Exxon-Mobil End the Global Double Standard on Russia’s Sakhalin Island (en anglais)

    Site Pacific Environment (en anglais)

    Le Wall Street Journal a monté un dossier sur ce sujet : Oil Producers Flock to Island In Russia With Fragile Ecology (en anglais)

    Sur Baleines en direct :

    La pollution sonore : Quel est le danger pour les baleines?

    L’exploration pétrolière au Québec menacerait les baleines

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    7 novembre 2002

    Sonar de la marine américaine : injonction de la cour fédérale

    Le 31 octobre, la cour fédérale des États-Unis a émis une injonction pour stopper le déploiement du nouveau système de sonar de la marine américaine. Ce système de sonar est connu sous le nom de SURTASS LFA pour Surveillance Towed Array Sensor System Low Frequency Active sonar. La marine prévoit le déployer dans 75 % des océans du monde. Il utilise des sons très forts de basses fréquences pour détecter les sous-marins, devenus très silencieux, à de grandes distances. La portée de ces sonars irait jusqu’à 140 décibels à 480 km de la source.

    Or, les mammifères marins dépendent des sons pour leurs activités essentielles (recherche de nourriture, communication entre les individus, etc.). Le système de sonar représenterait une nuisance et même un harcèlement pour les cétacés, dont plusieurs espèces sont déjà menacées. De plus, on croit que des sons d’une grande puissance peuvent entraîner leur mort. En mars 2000, aux Bahamas, des baleines ont été retrouvées échouées suite à des tests de sonars de la marine américaine. En septembre dernier, un échouage massif a eu lieu aux îles Canaris lors d’exercices militaires en mer de l’OTAN, exercices impliquant des tests acoustiques. Récemment, la mort de deux baleines à bec dans le golfe de Californie a été reliée à une étude géophysique acoustique de la National Science Foundation.

    Pour le projet SURTASS LFA, la marine américaine avait obtenu un permis du National Marine Fisheries Service (NMFS). Il s’agissait d’un permis autorisant à harceler, blesser ou tuer des mammifères marins. La juge Elizabeth LaPorte a toutefois accédé à la requête des cinq groupes environnementaux ayant intenté la poursuite, le Natural Resources Defense Council (NRDC), la Humane Society, la League for Coastal Protection, la Cetacean Society International, et la Ocean Futures Society. Elle a déclaré que ce permis va effectivement à l’encontre de plusieurs textes de lois, soit le Marine Mammal Protection Act (MMPA), le Endangered Species Act (ESA), le National Environmental Policy Act (NEPA) et le Administrative Procedure Act (APA). L’injonction met en suspens le déploiement du système d’ici la fin du procès.[ENS]

    Pour en savoir plus

    Site Environment News Service:

    U.S. Navy Sonar System Blocked by Federal Court (en anglais)

    Judge Halts Baja Research After Two Whale Deaths (en anglais)

    Site Baleines en direct :

    Opposition aux sonars tactiques du U.S. Navy (10 mai 2001)

    Communication : De la musique pour vivre dans l’eau

    Échouages de baleines aux Bahamas : un an plus tard (15 mars 2001)

    Échouages de baleines aux îles Canaris (3 octobre 2002)

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    10 mai 2001

    Opposition aux sonars tactiques du U.S. Navy

    Le 3 mai 2001 se tenait la dernière d'une série de trois audiences publiques organisées par l'agence américaine s'occupant de la gestion des ressources marines, le NMFS, suite à une demande de permis déposée par le U.S. Navy (marine américaine). Le U.S. Navy planifie de déployer ses sonars tactiques à basses fréquences dans 80 pourcent des océans du monde au cours d'un projet de 5 ans. Ces sonars tactiques sont conçus pour détecter des sous-marins silencieux. Le projet soulève de vives opposition de la part du public, de scientifiques indépendants et de groupes environnementaux. Ceux-ci font valoir que les sonars tactiques à basses fréquences nuisent aux mammifères marins et auraient même été la cause d'échouages massifs de baleines. L'objet de ces audiences publiques est d'ailleurs l'obtention d'un permis autorisant à harceler, blesser ou tuer des mammifères marins.

    L'audience publique avait lieu à Silver Spring, Maryland. Le public a jusqu'au 18 mai 2001 pour faire parvenir ses commentaires au NMFS au sujet du projet de déploiement de sonars tactiques par le U.S. Navy. [Environment News Service, NRDC]

    Pour en savoir plus

    Sur Baleines en direct: Échouages de baleines aux Bahamas : un an plus tard (15 mars 2001)

    Sur Environment News Service: U.S. Navy's Loud Ocean Sonar Draws Intense Objections

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    15 mars 2001

    Échouages de baleines aux Bahamas : un an plus tard

    Il y a un an, plusieurs baleines appartenant à des espèces différentes, surtout des baleines à bec, s’échouaient en masse sur les plages des îles du nord des Bahamas. Au même moment, dans le même secteur, la Marine américaine testait de nouveaux sonars émettant des sons très puissants. Depuis, NOAA Fisheries, un organisme gouvernemental américain s’occupant des ressources marines, a effectué des analyses sur six carcasses de baleines récupérées lors des échouages. La Marine américaine collabore à ces études en analysant les données acoustiques, océanographiques et environnementales se rapportant à l’événement. Les premiers résultats de ces analyses montrent que les baleines avaient des blessures résultant d’une exposition à des sons très puissants. Les scientifiques de NOAA Fisheries et de la Marine américaine concluent pour l’instant que ces blessures ont désorienté les baleines, qui sont ensuite mortes de s’être échouées sur une plage. La Marine américaine reconnaît que les sonars tactiques qu’elles testaient alors pourraient être la cause des blessures. Cependant, un scientifique indépendant, Ken Balcomb, qui travaille depuis des années sur les baleines à bec des Bahamas, croit que le lien entre les sonars et la mort des baleines à bec est beaucoup plus direct. Les analyses de M. Balcomb suggèrent que les blessures observées sur les baleines à bec ont été causées par un phénomène de résonance dans les sinus crâniens. Ce phénomène est indépendant de la puissance des sons émis et dépend plutôt des caractéristiques des sinus crâniens et des fréquences sonores émises. Ken Balcomb croit aussi que le phénomène a tué un grand nombre sinon toutes les baleines à bec de la région, et que celles qui se sont échouées n’étaient que des survivantes temporaires. La Marine américaine effectue des essais de ces sonars tactiques partout dans le monde. Le rapport final de la Marine américaine et de NOAA Fisheries devrait être déposé d’ici l’été. [NOAA Fisheries, Ken Balcomb, The Sun of Bremerton, U.S. Navy, Defense Environment Alert]

    Pour en savoir plus

    Lettre de Ken Balcomb aux responsables de l’étude sur l’échouage aux Bahamas (23 février 2001)

    Communiqué de presse de la Marine américaine (15 novembre 2000)

    Article du NOOA Fisheries "  Update on the mass stranding in the Bahamas ", publié dans le MMPA Bulletin 2nd/3rd Quarter 2000, disponible en pdf.

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    24 Mars 2000

    Échouages de cétacés aux Bahamas : conséquence de manoeuvres militaires américaines?

    Au cours de la journée du 15 mars, dix-sept cétacés se sont échoués sur les plages des îles du nord des Bahamas. Le grand nombre d'échouages simultanés et le fait que ces cétacés appartenaient à au moins quatre espèces différentes en font un événement très inhabituel. On compte deux espèces de baleines à bec, probablement deux espèces de rorquals et une espèce de dauphin. Neuf de ces cétacés sont morts, et des scientifiques ont pu examiner six d'entre eux. Également le 15 mars dans le même secteur, la Marine américaine débutait un programme d'essais de nouvelles technologies incluant des éléments acoustiques. Ces échouages rappellent deux autres événements impliquant des échouages de cétacés suite à des essais acoustiques effectués par l'armée, l'un au tournant des années 1990 dans les îles Canaries, et l'autre en 1996 en Grèce. Les sons puissants pourraient désorienter les mammifères marins. Des scientifiques étudiant les cétacés aux Bahamas depuis 1991 soulignent qu'il n'y a habituellement que un ou deux échouages par année dans cette région, et que les échouages de baleines à bec sont particulièrement rares. La Marine américaine refuse d'admettre un lien de cause à effet entre les récentes activités militaires et les échouages de cétacés aux Bahamas. [Bahamas Marine Mammal Survey, Hal Whitehead, CRS sur MARMAM]

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