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Les archives 2004

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9 décembre 2004

Saint-Laurent : Le crabe chinois à mitaine fait son apparition, l’anguille d’Amérique file vers l’extinction

Crabe chinois à mitaine : une menace pour l’écosystème du Saint-Laurent

Le 2 septembre dernier, un pêcheur attitré du Parc Aquarium du Québec a relevé une nouvelle espèce de crustacé dans ses filets à la hauteur de Saint-Romuald (près de Lévis), dans le Saint-Laurent. Il s’agit du crabe chinois à mitaine, et il n’est pas bien accueilli des scientifiques. Cette espèce figure parmi les 100 espèces les plus envahissantes dans le monde.

Le crabe chinois à mitaine, originaire de la mer Jaune située entre la Chine et la Corée, a déjà envahi plusieurs cours d’eau en Europe. On craint que sa voracité (il se nourrit d’insectes, de larves et de déchets dans les sédiments) fasse compétition à d’autres espèces indigènes du Saint-Laurent, et que son habitude de creuser des tunnels accélère le processus d’érosion des berges. Yves de Lafontaine, spécialiste des espèces exotiques envahissantes au Centre Saint-Laurent d’Environnement Canada, doute que ce spécimen soit l’unique habitant du Saint-Laurent. Il croit plutôt qu’il fait partie d’une petite population qui s’y est déjà établie. Il affirme que la présence de cette espèce représente un risque environnemental important pour le Saint-Laurent. La portion salée du Saint-Laurent, milieu de reproduction pour le crabe chinois à mitaine, permettrait à la population de s’accroître et de coloniser les tributaires d’eau douce du Saint-Laurent, y compris le Saguenay, où il pourrait s’établir dans les systèmes d’irrigation et de drainage.

Il s’agit de la première mention dans le Saint-Laurent. Sa présence avait déjà été signalée dans les Grands Lacs dans les années 1970, mais on ne craignait pas à une invasion puisqu’il ne peut se reproduire en eau douce. Le spécimen retrouvé à Saint-Romuald aurait pu migrer des Grands Lacs ou aurait pu être largué par un navire en provenance de l’Europe ou l’Asie. Il s’agit d’une femelle adulte d’un an et demi qui pesait 40 grammes. Sa carapace mesurait 4,6 centimètres. À la suite de sa capture, elle a été emmenée dans les laboratoires du Parc Aquarium du Québec : " Dès son arrivée, il fut placé dans un bassin isolé dans le secteur de la quarantaine pour subir quelques examens et débuter sa période d’acclimatation. […] Le crabe est présenté au grand public au Lab’eau du Parc Aquarium du Québec depuis le 1er décembre 2004. ". Les scientifiques suivront de très près l’évolution de cette espèce dans le Saint-Laurent.

Anguille d’Amérique : déclin inquiétant

Une étude réalisée par le Centre Saint-Laurent d’Environnement Canada et le Parc Aquarium du Québec, en collaboration avec un pêcheur d’anguilles du Saint-Laurent, révèlent une baisse drastique de cette espèce : de 70 % à 98 % selon les secteurs. Aussi, ce ne sont pratiquement que des femelles qui se prennent dans les filets de pêche à fascines lors de la dévalaison, c’est-à-dire lorsqu’elles partent des eaux douces en amont du Saint-Laurent pour aller se reproduire en mer. Le chercheur Yves de Lafontaine s’inquiète de ce déclin et craint que l’espèce, autrefois si abondante, ne disparaisse du Saint-Laurent.

Plusieurs hypothèses sont mises de l’avant pour expliquer ce déclin. D’abord, les forts taux de contaminants chimiques puissants, comme le DDT, les BPC et le Mirex, mesurés chez les anguilles pourraient affecter leur système reproducteur, diminuant ainsi leur succès reproducteur. Ensuite, les barrages hydroélectriques comme celui de Beauharnois et Moses Sanders (à la frontière Ontario-New York) pourraient couper la dévalaison des adultes ou la montaison des jeunes anguilles, qui partent de la mer pour aller s’engraisser plusieurs années en eau douce. Les changements climatiques sont aussi mis en cause dans ce dossier puisque des déclins importants d’autres populations en Amérique ainsi qu’en Europe sont mesurés. Ces changements pourraient affecter les courants océaniques responsables de transporter les jeunes anguilles près des côtes. Enfin, la surpêche est une autre hypothèse considérée. Depuis 1999, moins de 200 tonnes d’anguilles sont pêchées annuellement au Québec, alors qu’on en pêchait entre 300 et 600 tonnes dans les années 1960 et 1970. [SPSNQ, Le Devoir]

Pour en savoir plus

Sur le site de la Société des parcs des sciences naturelles du Québec (SPSNQ) :

Communiqué : Un nouveau pensionnaire au Parc Aquarium du Québec (2 décembre 2004)

Sur le site Le Devoir :

Saint-Laurent : les anguilles sont en train de disparaître 

Alerte dans le fleuve ! — Le crabe chinois à mitaines se pointe dans le Saint-Laurent

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25 novembre 2004

Des tonnes de pétrole à la mer au large de Terre-Neuve

Le plus grand déversement de pétrole que le Canada ait jamais connu est survenu dimanche dernier, sur le site de forage de Terra Nova. Selon John Downton, directeur des communications à Petro-Canada, un bris mécanique dans le processus de séparation du pétrole et de l’eau serait à l’origine de la catastrophe. Selon la compagnie, jusqu’à 170 000 litres de pétrole se sont ainsi retrouvées à la mer, représentant une nappe de 6,1 km sur 5,4 km. Les équipes d’urgence de la compagnie ont été immédiatement mobilisées pour tenter de nettoyer le dégât. Cependant, les mauvaises conditions météorologiques, forts vents et vagues de presque cinq mètres, compliquent le travail. Des suivis par bateau, aériens et à l’aide de bouées satellite permettent de suivre les déplacements de la nappe de pétro le; le 23 novembre, elle était située à 40 km au sud-sud-est du site Terra Nova. Selon Petro-Canada, trois oiseaux de mer ont été récupérés et ramenés sur la côte afin d’être soignés au Oiled Seabird Cleaning Centre de Petro-Canada à St. John’s, alors que des navires et des avions poursuivent les recherches afin de trouver d’autres animaux qui pourraient être touchés par le déversement.

Terra Nova est situé à 350 kilomètres au large de St. John’s, Terre-Neuve. Ce site de forage, en exploitation depuis 2002, est le deuxième en importance au Canada; on estime sa réserve à 370 millions de barils. Petro-Canada y possède 34 % des intérêts. Le site Hibernia, situé dans le même secteur que Terra Nova, est le plus important site de forage au large de Terre-Neuve; sa réserve estimée à 750 millions de barils est en exploitation depuis 1997.

Au Québec, plusieurs sites ont fait l’objet de projets d’exploration pétrolière et gazière au cours des dernières décennies. Plus de 350 sites ont été forés dans les bassins des Basses-Terres du Saint-Laurent et dans celui de l’est de la Gaspésie. Au cours des années 1990, ce type d’activité a connu une recrudescence et plusieurs permis d’exploration ont été émis dans le Nord et le Sud du golfe du Saint-Laurent, entre autres près des îles de la Madeleine. À ce jour, trois gisements importants ont été identifiés au Québec : celui de Saint-Flavien, à environ 50 kilomètres à l’est de la ville de Québec, celui de Pointe-du-Lac, à l’ouest de Trois-Rivières, et celui de Galt, près de Gaspé. En 2002, Hydro-Québec annonçait son plan d’exploitation pétrolière et gazière dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent. Un des premier site qui pourrait être exploré sous peu par forage par la société d’état est le secteur Old Harry, situé à l’est des îles de la Madeleine, à la frontière du Québec et de Terre-Neuve.

Les impacts environnementaux liés à l’exploitation pétrolière inquiètent les groupes environnementaux, la communauté scientifique, et les industries de la pêche et du tourisme. De l’exploration par levés sismiques à l’exploitation des gisements, chaque étape liée aux activités gazière et pétrolière comporte des risques pour l’environnement marin et côtier. La catastrophe de Terra-Nova illustre bien ces risques, qui auraient été bien plus lourds de conséquences dans un milieu semi-fermé comme le golfe et l’estuaire du Saint-Laurent, habitat critique pour de nombreuses espèces en péril et ressources marines de première importance pour les populations de cinq provinces canadiennes. [Radio-Canada, Petro-Canada, MRNFP]

Du nouveau (30 novembre 2004)

Des centaines d’oiseaux enduits d’hydrocarbures, morts ou sur le point de mourir, ont été transportés par la mer sur les côtes de Terre-Neuve. Mais ces hydrocarbures ne viennent pas du déversement de Terra Nova ; il semble qu’ils viennent de déversements illégaux d’huiles usées qui s’accumulent dans le fond des cales des navires. Ainsi, certains navires auraient pu profiter du déversement de Terra Nova pour dissimuler leur action illégale, évitant ainsi les coûts liés à la vidange des huiles usées une fois à quai. L’International Fund for Animal Welfare (IFAW) considère que la surveillance canadienne pour ce genre d’action est très sporadique et que les pénalités sont trop légères : l’amande la plus sévère au Canada pour ce genre d’action a été de 125 000$. À ce sujet, les parlementaires examineront cette semaine une proposition de loi rendre plus sévères les pénalités imposées pour la vidange des huiles en mer.

Pour en savoir plus

Sur le site Radio-Canada :

Terra Nova : important déversement de pétrole

Sur le site Petro-Canada :

Petro-Canada fait une mise à jour sur l’incident de Terra Nova (23 novembre 2004)

Petro-Canada fait une mise à jour sur l’incident de Terra Nova (22 novembre 2004)

Petro-Canada s’occupe d’un déversement à Terra Nova

Sur le site du ministère des Ressources naturelles faune et parcs du Québec :

Exploration gazière et pétrolière au Québec

Sur le site International Fund for Animal Welfare (IFAW) :

Les oiseaux mazoutés échouent en masse sur les plages de Terre-Neuve

Sur Baleines en direct :

Dossier de l’heure : Exploration pétrolière et gazière du Saint-Laurent

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11 novembre 2004

Une partie des Grands Lacs désignée « réserve de biosphère » par l’UNESCO

La treizième réserve de biosphère canadienne du réseau mondial de l’UNESCO a été désignée le 29 octobre dernier. Il s’agit du littoral de la baie Georgienne en Ontario. Cette réserve inclut la partie Est du lac Huron, un des cinq Grands Lacs et un tributaire important du fleuve Saint-Laurent.

Il a été reconnu par le Conseil international de coordination du Programme l’Homme et la biosphère (Man and the Biosphere, MAB) de l’UNESCO que cette réserve englobe « l’un des plus grands archipels d’eau douce au monde » et qu’elle « incarne une vision commune du développement durable et de la conservation de l’environnement et de la culture ». En effet, chaque réserve de biosphère doit remplir trois grandes fonctions : elle doit contribuer à la conservation de biodiversité du milieu, au développement durable des activités humaines et économiques et à la logistique pour les activités de recherche, de gestion et d’éducation.

La réserve de biosphère du littoral de la baie Georgienne couvre un territoire de 3 470 km2 et inclut le Parc national des Îles-de-la-Baie-Georgienne ainsi que trois parcs provinciaux et deux réserves naturelles provinciales. Le ministre fédéral de l’Environnement, Stéphane Dion, s’est dit ravi de cette décision et a tenu à féliciter les communautés et les organisations locales qui ont contribué à cette désignation honorable.

Depuis le début des années 1970, 459 réserves de biosphère ont été désignées dans 97 pays différents. La première réserve canadienne à être désignée a été le Mont Saint-Hilaire au Québec en 1978. Les deux autres réserves en territoire québécois sont la région de Charlevoix (1988) et le lac Saint-Pierre (2000). [UNESCO, Gouvernement du Canada]

Pour en savoir plus

Sur le site de l’UNESCO

19 nouvelles réserves de biosphère rejoignent le réseau l’homme et la biosphère (MAB) de l’UNESCO

Sur le site du Gouvernement du Canada

Projet de zone de protection marine : Estuaire du Saint-Laurent

Sur Baleines en direct :

Lac Saint-Pierre : nouveau membre du réseau mondial de réserves de biosphère de l’UNESCO (7 décembre 2000)

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28 octobre 2004

Consultations publiques sur la création d’une ZPM dans l’estuaire du Saint-Laurent

Le 19 octobre dernier, le ministère des Pêches et Océans Canada (MPO) a annoncé la tenue de consultations publiques sur la création d’une zone de protection marine (ZPM) dans l’estuaire du Saint-Laurent. Du 28 octobre au 18 novembre, des consultations se tiendront à Rimouski, les 3 et 4 novembre, à La Malbaie, du 8 au 10 novembre, à Rivière-du-Loup, du 22 au 24 novembre, à Forestville, et du 30 novembre au 2 décembre, à Québec. Différents groupes et intervenants ont été invités à participer aux consultations. Le public pourra assister aux discussions et participer à la consultation en transmettant ses commentaires au MPO, au plus tard le 31 décembre 2004.

Le but premier de la création d’une ZPM dans cette partie du Saint-Laurent est d’ « assurer […] la conservation et la protection à long terme des mammifères marins qui y vivent toute l’année ou y transitent, de leurs habitats et de leurs ressources alimentaires ». En 1998, lors de la désignation de l’estuaire du Saint-Laurent comme site d’intérêt pour une ZPM, le MPO avait alors reconnu l’importance écologique de cette zone et l’accroissement des pressions humaines exercées sur elles. Depuis ce temps, plusieurs ateliers de travail ont été complétés par des scientifiques et des gestionnaires du MPO, ainsi que des experts invités, afin d’identifier et d’évaluer les menaces qui pèsent sur les mammifères marins qui fréquentent cette zone et d’élaborer des mesures pour réduire ces menaces. Parmi celles-ci, le MPO a identifié les collisions avec les navires, l’exposition aux bruits, le dérangement associé aux activités humaines, la pollution chimique et les prises accidentelles dans les engins de pêche.

Le territoire à l’étude pour la création d’une ZPM correspond à l’aire de distribution estivale du béluga du Saint-Laurent, une espèce résidante classée menacée, à d’importants sites d’alimentation pour les rorquals bleus, une espèce migratrice classée en voie de disparition, et à la majorité des sites fréquentés par le phoque commun, une espèce résidante jugée fragile. La ZPM de l’estuaire du Saint-Laurent s’étendrait de Baie-Saint-Paul dans la région de Charlevoix à Betsiamites sur la Côte-Nord, et de Saint-Roch-des-Aulnaies à Métis-sur-Mer sur la rive Sud. Elle n’inclurait pas le territoire du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, mais des mesures de gestion visant à harmoniser les actions de conservation de la ZPM et du parc marin seront proposées.

Les consultations publiques visent à recueillir l’avis des représentants des communautés autochtones, des gestionnaires du territoire, du public et des divers groupes du secteur privé sur « les enjeux liés à la survie des mammifères marins ainsi que sur les mesures de gestions proposées pour assurer leur protection ». Selon le MPO, le projet de ZPM est conçu pour protéger les mammifères marins dans l’estuaire à long terme tout en maintenant les activités économiques durables. [MPO]

Pour en savoir plus

Sur le site de Pêches Océans Canada :

Pêches et Océans Canada annonce une consultation publique sur le projet de zone de protection marine estuaire du Saint-Laurent.

Projet de zone de protection marine : Estuaire du Saint-Laurent

Sur Baleines en direct :

Les aires marines protégées

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21 octobre 2004

Un plan d’action pour protéger le phoque commun

Un regroupement de 11 organismes sans but lucratif et institutions gouvernementales présentait le 20 octobre à Rivière-du Loup le Plan d’action sur le phoque commun de l’estuaire du Saint-Laurent.

Le phoque commun et le béluga sont les seuls mammifères marins résidant à l’année dans le Saint-Laurent. Mais, alors que le béluga est une espèce désignée " menacée " par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), le phoque commun ne jouit d’aucun statut particulier, par manque d’information sur sa biologie. Malgré tout, les organismes membres de la Table de concertation sur le phoque commun de l’estuaire du Saint-Laurent préfèrent ne pas attendre avant de mettre en oeuvre des mesures de protection, car déjà plusieurs études menées entre autres par Pêches et Océans Canada démontrent que le phoque commun de l’estuaire du Saint-Laurent est en difficulté.

La Table de concertation est une initiative du Réseau d’observation de mammifères marins (ROMM). Elle est composée des principaux intervenants de l’estuaire du Saint-Laurent préoccupés par la situation du phoque commun et impliqués directement dans sa protection et sa mise en valeur. Leurs principales préoccupations sont le manque de connaissances sur cette population, les prélèvements accidentels et intentionnels, le dérangement, les collisions avec les bateaux et la dégradation de l’habitat. Le Plan d’action présente diverses recommandations pour orienter les efforts de recherche scientifique et de sensibilisation du public. L’une des stratégies proposées est de maintenir et consolider les liens entre les organismes membres de la Table de concertation afin de favoriser l’échange de connaissances et l’harmonisation des efforts de conservation.

Parallèlement au Plan d’action, le ROMM a entamé des démarches pour que le phoque commun de l’estuaire du Saint-Laurent obtienne un statut de protection au fédéral et au provincial. L’obtention d’un statut faciliterait le financement des mesures recommandées par la Table de concertation. [ROMM]

Pour en savoir plus

Site du ROMM

Plan d’action sur le phoque commun de l’estuaire du Saint-Laurent (Télécharger la version PDF)

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23 septembre 2004

Le Saint-Laurent accueille le plus grand des géants : le Queen Mary 2 est de passage pour sa croisière " Splendeurs de l’automne "

Le Queen Mary 2 au Québec

Le Queen Mary 2, paquebot champion de la démesure, n’a pu accoster comme prévu à Sydney, en Nouvelle-Écosse ni à Corner Brook, Terre-Neuve, en raison des fortes vagues et des vents violents. Son passage dans l’estuaire et le fleuve Saint-Laurent a donc été devancé d’une journée et la capitale est devenue la première ville canadienne où le prestigieux navire a mouillé.

C’est à 9 h précises le mardi 21 septembre que les deux pilotes, dont Simon Pelletier, président de la Corporation des pilotes du Bas Saint-Laurent, ont grimpé à bord du paquebot tant attendu à la hauteur des Escoumins. Ils étaient accompagnés de plusieurs représentants des médias et d’une naturaliste du GREMM (Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins). Tout le monde était au rendez-vous : sur les berges, visiteurs, résidants et autobus scolaires étaient présents; sur les eaux, de multiples petites embarcations; et dans les airs, un hydravion. Les mammifères marins foisonnaient : s’étaient-ils passé le mot? Après avoir fait retentir son criard sourd (dont un des deux cornets provient du Queen Mary, mis à l’eau en 1934), le Queen Mary 2 a repris sa vitesse de croisière, remontant l’estuaire, sobre et digne, dissimulant la rive d’en face.

Le Queen Mary 2 a accosté mardi soir vers 18 h au port de Québec, acclamé par plusieurs milliers de personnes. Il ne pourra se rendre plus haut sur le fleuve, car ni le pont de Trois-Rivières, ni les ponts de Montréal ne sont assez hauts pour lui laisser le passage.

Une propriété de Cunard

Le paquebot Queen Mary 2 a été construit en France, dans le chantier de Saint-Nazaire, où une quinzaine de personnes ont péri lors de la chute d’une passerelle sur le chantier. Il aura fallu deux ans et 800 millions de dollars pour le construire. Il est la propriété de la compagnie anglaise Cunard, qui en a pris possession le 26 décembre 2003, et a été baptisé pas Sa Majesté la reine d’Angleterre lors d’une cérémonie historique le 8 janvier 2004. Son port d’attache est Southampton en Grande-Bretagne. C’est Samuel Cunard, un canadien natif d’Halifax et homme d’affaire reconnu, qui fonda en 1839 la British and North American Royal Mail Steam Packet Company, renommée Cunard Line, avec le support de quatre autres hommes d’affaire. Le Queen Mary 2 s’inscrit donc dans la tradition des croisières luxueuses que la compagnie Cunard a instaurée.

Un géant des mer

Le Queen Mary 2 est le plus gros (151 400 tonnes), le plus long (345 mètres), le plus haut (72 mètres), le plus large (41 mètres) et le plus cher navire de tous les temps. Il peut atteindre des pointes de 30 nœuds. Les 2 620 passagers du voyage en eaux québécoises (sur une capacité de 2 700) ont accès à des salles de bal, à une dizaine de restaurants, des amphithéâtres, à cinq piscines et un spa, et même au seul planétarium flottant. L’équipage se compose de 1 253 personnes, soit un membre d’équipage par couple. La technologie de navigation innovatrice de ce géant lui confère une manœuvrabilité remarquable pour sa taille. Par exemple, il a pu effectuer un virage à 180° dans l’étroit port de Québec.

En 2004, l’illustre paquebot traversera l’Atlantique 14 fois et voguera dans les fjords de la Norvège, sur la Méditerranée et le long des côtes de la Nouvelle-Angleterre et du Canada. Un retour est prévu bientôt dans l’estuaire pour ce colosse, soit le 4 octobre prochain, et il semble qu’il pourra se faire admirer à nouveau à Québec en 2005. Pourra-t-on jamais se lasser de voir cette reine des mers fendre les eaux du Saint-Laurent? [Cunard, Radio-Canada]

Pour en savoir plus

Site de la compagnie Cunard (en anglais seulement)

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9 septembre 2004

Consultation publique sur la gestion des eaux du bassin des Grands Lacs

Les 14 et 16 septembre prochains, la population québécoise est appelée à donner son opinion à Montréal et à Trois-Rivières sur l’Annexe 2001 de la Charte des Grands Lacs, annexe qui devrait être renégociée en 2005. Cette entente, signée en juin 2001 par les gouverneurs des États limitrophes des Grands Lacs et les Premiers ministres de l’Ontario et du Québec, balise les conditions d’autorisation des projets d’utilisation massive de l’eau des Grands Lacs.

Le ministre de l’Environnement, Thomas Mulcair, espère que les Québécoises et les Québécois seront nombreux à se prononcer sur le dossier. Dans une entrevue accordée au journal Le Devoir, M. Mulcair a affirmé que des pressions de plus en plus fortes pour détourner une partie des eaux des Grands Lacs proviennent des États du Sud et de l’Ouest qui sont aux prises, depuis quelques années, avec de sérieuses sécheresses. Pour le moment, les États limitrophes ont droit de veto sur toutes décisions prises par le Congrès américain concernant l’utilisation de l’eau des Grands Lacs. Le Water Resources Development Act (WARDA), une loi fédérale, leur donne ce droit en plus de régir les propositions d’exportation et de dérivation des eaux des Grands Lacs. Or, cette loi pourrait être bientôt révisée par le Congrès, où les États du Sud et de l’Ouest ont une influence grandissante.

À eux seuls, les Grands Lacs contiennent 20 % de l’eau douce du monde, et seulement 1 % de cette eau est renouvelée annuellement. L’entente dans sa forme actuelle prévoit que toute eau de dérivation doit être retournée aux Grands Lacs ou au fleuve Saint-Laurent, et que les prélèvements ne doivent avoir aucun impact significatif sur la quantité et la qualité des eaux du bassin des Grands Lacs. Aussi, tout projet de dérivation et de prélèvement doit être accompagné de mesures de conservation des eaux et des ressources naturelles du bassin des Grands Lacs. Il est évident que des projets de dérivation vers les États du Sud et de l’Ouest ne remplissent pas les conditions de l’entente signée en 2001.

En plus des consultations publiques organisées à Montréal et à Trois-Rivières, plusieurs autres séances sont planifiées en Ontario et dans les états limitrophes que sont l’Illinois, l’Indiana, le Michigan, le Minessota, New York, l’Ohio, la Pennsylvanie et le Wisconsin. Une fois les consultations publiques complétées, un rapport sera remis au groupe de travail sur l’eau du Conseil des gouverneurs. Puis, les négociations entre les États et les provinces seront entamées. [Le Devoir, Baleines en direct].

Pour en savoir plus

Sur le site du ministère de l’Environnement du Québec :

Consultation publique : entente sur les ressources durables en eaux du bassin des Grands Lacs

Sur Baleines en direct :

Faut-il exporter l’eau des Grands Lacs? (9 août 2001)

Perrier veut embouteiller l’eau des Grands Lacs (5 juillet 2001)

L’Annexe 2001 signée pour protéger l’eau des Grands Lacs (21 juin 2001)

Les groupes environnementaux s’inquiètent pour la gestion des Grands Lacs (8 mars 2001)

Les eaux des Grands Lacs bientôt mieux protégées? (22 février 2001)

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19 août 2004

Un nouveau contaminant à la hausse chez les bélugas du Saint-Laurent

Une nouvelle étude sur la contamination des bélugas du Saint-Laurent vient d’être publié dans la revue Environmental Science and Technology. Cette étude, réalisée à l’Institut Maurice-Lamontagne et à l’Université du Québec à Rimouski par Michel Lebeuf, Bruno Gouteux, Lena Measures et Steve Trottier, révèle que les diphényléthers polybromés (PBDE) sont en augmentation chez les bélugas.

Les PBDE sont des produits relativement nouveaux en Amérique du Nord (en utilisation depuis les années 1980) qui ont remplacé d’autres produits ignifuges toxiques maintenant bannis au Canada, dont les BPC. Ils sont utilisés dans une vaste gamme de produits comme les ordinateurs, les meubles, les automobiles, etc. Ils sont émis dans l’environnement tant au cours de la production, de l’utilisation et du recyclage que par l’intermédiaire des déchets domestiques, des sites d’enfouissement et des sites d’incinération.

Le gras de cinquante-quatre bélugas, 28 femelles et 26 mâles, retrouvés morts échoués sur les rives du Saint-Laurent entre 1988 et 1999 a été analysé. Ces analyses ont permis de mesurer des concentrations moyennes en PBDE de 430 à 540 nanogrammes par gramme de poids corporel (ng/g). Comme plusieurs autres contaminants déjà examinés, ces concentrations sont beaucoup plus élevées (de 10 à 25 fois) que celles mesurées chez quelques bélugas échantillonnés dans l’Arctique. Cette différence est attribuée à l’habitat du béluga du Saint-Laurent qui est situé à proximité d’une zone fortement industrialisée.

Pour l’instant, ces concentrations sont inférieures à celles mesurées chez d’autres mammifères marins, dont le marsouin commun de l’Angleterre et du pays de Galles et le phoque commun de la baie de San Francisco qui présentent des concentrations respectives de 2500 ng/g et de 5000 ng/g. Comme les bélugas, ceux-ci vivent près d’endroits industrialisés. Les chercheurs craignent toutefois que les bélugas du Saint-Laurent atteignent un jour le sommet de l’échelle de contamination par les PBDE. En effet, leur taux d’accumulation est très élevé : les concentrations en PBDE augmentent de façon exponentielle, doublant tous les trois ans. De plus, la demande canadienne pour ces produits est grandissante et il n’existe encore aucune règle et aucun contrôle sur leur utilisation en Amérique du Nord. Enfin, d’autres études ont démontré que les PBDE sont en augmentation au Canada, entre autres dans le lait humain et le poisson.

Comme d’autres contaminants décelés chez les bélugas du Saint-Laurent, les PBDE pourraient nuire au rétablissement de cette population menacée. Il a été démontré, par un nombre limité d’études, que ces produits pourraient causer des troubles hormonaux et neurologiques, et possiblement des cancers. [Environmental Science and Technology]

Pour en savoir plus

Levels and temporal trends (1988-1999) of polybrominated diphenyl ethers in beluga whales (Delphinapterus leucas) from the St. Lawrence Estuary, Canada (en anglais seulement) télécharger le pdf

Sur Baleines en direct :

Le béluga du Saint-Laurent

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12 août 2004

Vigilance pour la baleine en difficulté dans la région de Charlevoix

Depuis lundi dernier, le 9 août, un petit rorqual a été aperçu à quelques reprises au large de Saint-Siméon (parc marin du Saguenay—Saint-Laurent), traînant dans son sillage un filet de pêche. La dernière observation (mercredi 11 août) transmise par le capitaine Frédéric Thibault des Croisières Charlevoix indique que l’animal nage normalement et plonge à intervalles réguliers pour des périodes allant jusqu’à quatre minutes, ce qui est habituel pour l’espèce. Les photographies rapportées par le capitaine Thibault montre un filet maillant accroché au rostre de l’animal et couvrant une partie de sa tête. En plus de la fatigue et des cicatrices qu’entraîne inévitablement ce fardeau, on craint que le filet soit pris dans la bouche de l’animal, ce qui pourrait l’empêcher de se nourrir normalement.

Un suivi vient d’être mis sur pied par le Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins pour tenter de venir en aide au petit rorqual. Une première sortie réalisée le 9 août par des équipes du parc marin du Saguenay—Saint-Laurent et du GREMM (Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins) n’a pas permis de localiser l’animal. Tant que l’animal est vigoureux, il est risqué pour les intervenants et l’animal de tenter une intervention. Il a été décidé de suivre l’évolution de la situation et d’attendre des signes de fatigue évidents avant de tenter un sauvetage.

Le petit rorqual est une baleine à fanons mesurant environ 7 mètres de long pour un poids de 7 tonnes. Cette espèce fréquente les eaux du Saint-Laurent du printemps à tard en automne. Il s’agit d’une baleine côtière. Le Centre ORÈS études côtières, basées aux Bergeronnes, a documenté que beaucoup de petits rorquals de l’estuaire étaient fidèles à des territoires d’alimentation de quelques kilomètres carrés.

Chaque été, de nombreux cas de petits rorquals pris dans des engins de pêche sont documentés dans le Saint-Laurent. Plus tôt cet été, des agents des pêches de Sept-Îles, associés au Réseau, ont réussi à dépiéger un petit rorqual pris dans un cable retenu par un poids. L’animal ne se déplaçait plus, et pouvait tout juste revenir en surface pour respirer. Ce type d’incident est beaucoup moins complexe pour les intervenants. Les dépiégeages sont la priorité d’action du Réseau. Chaque libération permet de sauver un animal en difficulté et d’aider un pêcheur à récupérer du matériel de pêche.

Le cas d’une baleine empêtrée dans un engin de pêche mais nageant librement, comme le cas du petit rorqual en difficulté dans le parc marin, est beaucoup plus délicat. Le Réseau demande aux gens de la mer d’être aux aguets, d’éviter d’approcher ce petit rorqual et de rapporter rapidement toute observation de l’animal au 1-877-7baleine (1-877-722-5346). L’équipe spécialisée dans le désempêtrement des baleines, le MICS (Station de recherche des îles Mingan), se tient prête à intervenir si la situation le permet.[Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins]

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22 juillet 2004

Place au requin du Groenland

Le 17 juillet dernier, un requin s’est échoué vivant à 300 mètres à l’ouest de la pointe Saint-Gilles à Baie-Comeau. C’était un requin du Groenland, aussi appelé laimargue du Groenland. Le 18 juillet, il était mort. Une seconde carcasse a été retrouvée le 21 juillet, toujours dans le secteur de Baie-Comeau, dans la baie des Anglais. Les deux carcasses ont fait l’objet de prélèvements pour fins d’analyses par le GEERG (Groupe d’étude sur les élasmobranches et le requin du Groenland).

Ces observations ne représentent que la pointe de l’iceberg. Plusieurs requins du Groenland sillonneraient le secteur. Dès juin 2003, des plongeurs ont rencontré des requins lors d’une plongée récréative à Baie-Comeau. Les spécialistes du GEERG s’étaient rendus sur place. Ils avaient plongé avec au moins quatre requins du Groenland de trois à quatre mètres de long. De nombreuses images vidéo avaient été prises. C’était la première fois qu’on filmait ce requin vivant dans le Saint-Laurent. Auparavant, sa présence dans le Saint-Laurent et même le Saguenay avait été documentée surtout grâce à la pêche commerciale et sportive.

Cette découverte a motivé le GEERG à démarrer un nouveau projet en 2004, en collaboration avec l’Université Dalhousie (Halifax) et le Musée du fjord. Depuis la fin juin, cette équipe de chercheurs et d’observateurs a plongé plusieurs fois avec des requins dans les environs de Baie-Comeau. Du 15 au 18 juillet, on a cumulé une vingtaine de rencontres. Le nombre maximum d’individus observés en même temps est de quatre. Le nombre total d’individus est difficile à évaluer. Les observations ont été faites dans la baie Saint-Pancrace, la baie des Anglais et la baie du Garde-feu. Le requin du Groenland est un carnassier mais il n’attaque pas l’humain. Le GEERG recommande toutefois aux plongeurs de se comporter avec respect et prudence; un code d’éthique est disponible sur leur site Internet (www.geerg.ca).

La présence de ces requins à Baie-Comeau semble être un événement nouveau. Pourtant, en fouillant dans les archives, on découvre qu’il y a eu beaucoup d’observations par le passé dans ce secteur, mais de façon sporadique. Est-ce un site d’alimentation saisonnier, un site de reproduction, de mise bas? Dans les prochains jours, les membres du GEERG tenteront, à partir d’une cage à requins, d’installer des émetteurs sur deux requins afin de suivre leurs déplacements. Ils espèrent en apprendre plus sur cette espèce et sa fréquentation du Saint-Laurent et du Saguenay.

Pour en savoir plus

Communiqué de presse du GEERG

Site du GEERG :

http://www.geerg.ca

Sur Baleines en direct :

Observation exceptionnelle : des requins du Groenland à Baie-Comeau! (12 juin 2003)

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8 juillet 2004

Le Sedna IV en mission sur le Saint-Laurent

Le 29 juin dernier, le Sedna IV quittait le Vieux-Port de Montréal pour une mission sur les eaux du Saint-Laurent. Pendant deux mois, ce trois mâts bleu et blanc de 51 mètres de longueur sillonnera les eaux du Saint-Laurent afin de capter des images mémorables.

L’objectif de cette mission est cinématographique. Les maisons de production " Thalie " et " Les productions Vic Pelletier " s’associent pour produire une grande collection documentaire sur le Saint-Laurent baptisée " Vu du large ". En tout, six documentaires de chacun une heure permettront de mettre en valeur la relation privilégiée entre le Saint-Laurent et ses habitants. Ils seront diffusés sur les ondes du Réseau de l’Information (RDI) et de Radio-Canada en 2005. Des sujets comme l’état du fleuve Saint-Laurent, la recherche, les changements climatiques, la navigation, les milieux humides et les ressources alimentaires seront présentés. Une quarantaine d’intervenants locaux (écrivains, peintres, poètes, scientifiques, pêcheurs, pilotes) contribueront au tournage de " Vu du large " en apportant leur propre vision.

Construit en 1957, le Sedna IV était autrefois un chalutier allemand conçu pour pêcher dans les mers du Nord. En 1992, il a été entièrement refait par un richissime Allemand qui l’a transformé en voilier. En 2001, le cinéaste Jean Lemire et huit autres actionnaires ont acquis le voilier et l’ont transformé en studio maritime. Le nom Sedna évoque une déesse de la mer de la mythologie inuit.

Au printemps 2002, l’équipage du Sedna IV avait entrepris une ambitieuse mission : la traversée de l’Arctique par le légendaire passage du Nord-Ouest sans l’aide de brise-glaces. Au terme de ce voyage de six mois, l’équipe est revenue avec des milliers de photographies, des centaines d’heures d’images et des données du réchauffement climatique. Cinq documentaires sur l’impact des changements climatiques dans l’Arctique ont été produits et diffusés sur les ondes de Télé-Québec, France 2, France 5 et CBC. À la suite de " Mission Arctique ", l’équipage a complété la circumnavigation complète de l’Amérique du Nord puis a entrepris, en 2003, une expédition au large de l’Islande et du Groenland. En 2005, c’est vers l’Antarctique que Jean Lemire et ses collègues prévoient se diriger pour une mission d’une durée de 51 semaines.

Au cours de sa mission sur le Saint-Laurent, le Sedna IV fera plusieurs escales dans des ports du Québec, moment idéal pour admirer ce superbe vaisseau : Tadoussac les 8, 9 et 10 juillet, Chicoutimi le 11 juillet, Les Escoumins les 12 et 13 juillet, Rimouski les 14, 15, 16 et 17 juillet, Matane le 18 juillet, Rivière-au-Renard les 19 et 20 juillet, Percé les 21, 22, 23 et 24 juillet, Carleton les 25, 26, 27 et 28 juillet et Cap-aux-Meules (îles de la Madeleine) les 30, 31 juillet et 1er août. [ONF, CNW]

Pour en savoir plus

Sur le site de l’ONF

Sedna IV

Sur le site CNW Telbec

Vu du large, une collection documentaire sur le fleuve Saint-Laurent

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24 juin 2004

Le ministre de l’Environnement du Québec en faveur de l’exportation de l’eau en vrac

Lors d’une conférence organisée par le Centre international Unisféra de Montréal, le ministre de l’Environnement du Québec, M. Thomas Mulcair, a déclaré vouloir relancer le débat sur l’exportation de l’eau en vrac du Québec. Selon lui, il est temps de repenser aux intérêts économiques du Québec en matière d’exportation de l’eau.

Il y a cinq ans, un débat public et une commission d’enquête sur la question avaient eu lieu. Après avoir revu 400 mémoires, le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) avait conclu qu’il valait mieux interdire l’exportation de l’eau en vrac. En 2001, l’Assemblée nationale avait adopté une loi interdisant l’exportation massive par camion, trains, navires et pipelines. De cette façon, l’eau en vrac n’était pas considérée comme une marchandise selon l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), n’obligeant pas le Québec à partager cette ressource avec les intérêts étrangers.

Or, le ministre Mulcair est convaincu que cette loi prive le Québec de millions de dollars de revenus : " tant qu’on n’a rien à perdre sur le plan environnemental, si j’ai des milliards à aller chercher avec de l’eau, sans affecter les écosystèmes aquatiques, pourquoi je nous priverais, par dogme, de la possibilité d’avoir une activité économique importante? " a-t-il déclaré. Il affirme aussi que les craintes à l’égard de l’ALENA ne sont pas fondées et que les exportations en vrac de l’eau permettraient de créer de l’emploi en région. Par ailleurs, il a ajouté que jamais il ne mettrait le Québec dans une position où la ressource se trouverait menacée.

Cette déclaration du ministre soulève le désaccord d’une grande partie de la population, des groupes environnementaux et du parti de l’opposition. On craint toujours que les prélèvements massifs d’eau nuisent à la capacité de résister à des perturbations comme celles que pourraient entraîner les changements climatiques, affectent la navigation, rendent impossible l’approvisionnement en eau de certaines municipalités et, enfin, modifient considérablement les écosystèmes aquatiques et riverains. [Le Devoir, Baleines en direct]

Pour en savoir plus

Sur le site du Devoir :

Mulcair rouvre la porte aux exportations d’eau

Sur Baleines en direct :

La commission sur la gestion de l’eau au Québec : un rapport audacieux (15 mai 2000)

Le Québec adoptera une loi pour contrer l'exportation massive de son eau (29 novembre 2001)

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10 juin 2004

Étude sur la Voie maritime du Saint-Laurent : l’élargissement ne sera pas une option

Lors de la consultation des intervenants sur la nouvelle étude des Grands Lacs et de la Voie maritime du Saint-Laurent (étude GLVMSL), organisée par la Société de développement économique du Saint-Laurent (SODES) à Montréal le 3 juin dernier, les autorités américaines et canadiennes ont affirmé que l’étude actuelle ne comprend aucun volet sur le creusage et l’élargissement de la Voie maritime. Jusqu’à maintenant, ce point demeurait flou et les groupes environnementaux n’arrivaient pas à obtenir de réponse claire à savoir si cette option était considérée.

C’est en février 2003 que des inquiétudes étaient nées à la suite d’un rapport publié par le US Army Corps of Engineers (USACE) des États-Unis. À l’été 1999, le USACE avait obtenu le mandat du gouvernement des États-Unis d’" étudier la faisabilité de modifier les structures reliées à la navigation dans les Grands Lacs et le Saint-Laurent comme moyen d’augmenter l’efficacité de la navigation dans cette zone ". Dans leur rapport, le USACE y présentait sept alternatives, dont une proposait l’élargissement des écluses et l’approfondissement de la Voie maritime du Saint-Laurent. Ces changements permettraient à de plus gros bateaux de voyager jusqu’aux Grands Lacs. Le rapport soulevait aussi que de tels projets auraient des conséquences sur l’environnement, destruction d’habitats et introduction d’espèces exotiques, mais que le transport maritime est plus efficace sur le plan de la consommation de carburant que le transport routier.

En octobre 2003, le ministre des Transports du Canada, monsieur David Colenette, annonçait que le Canada participerait à l’étude GLVMSL et que son ministère investirait 500 000$ dans ce projet. Bien que questionné par des journalistes et des groupes environnementaux inquiets, la position du gouvernement fédéral quant à un éventuel agrandissement de la Voie maritime restait floue.

C’est donc huit mois plus tard que les autorités annoncent qu’ils ne considèrent pas creuser et agrandir les écluses et le chenal fluvial. Selon Wayne Schloop, porte-parole du USACE, le rapport de 2003 ne tenait pas assez compte des impacts environnementaux et de l’opinion des citoyens, des groupes environnementaux et du Canada. L’étude actuelle porterait donc sur les améliorations de la Voie maritime et sur les moyens d’optimiser la navigation fluviale, entre autres par l’intégration des différents modes de transport. Selon eux, seulement 15 % de la flotte mondiale (en termes de masse) peut utiliser la Voie maritime dans son état actuel.

Les groupes intéressés ont jusqu’au début septembre pour faire connaître leur opinion et leurs inquiétudes sur ce dossier par le dépôt de mémoires auprès de la SODES. [Le Devoir, SSL]

Pour en savoir plus

Sur le site de l’étude GLVMSL

Étude GLVMSL

Sur Baleines en direct :

Élargissement de la Voie maritime : le Canada se range du côté des États-Unis (8 janvier 2004)

 

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27 mai 2004

Loi sur les espèces en péril : consultations publiques pour l’ajout du rorqual bleu

Du 21 mai au 14 juin, Pêches et Océans Canada (MPO) recueille les avis du public sur l’ajout du rorqual bleu de l’Atlantique sur la Liste des espèces en péril. En 2002, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a attribué le statut d’" espèce en voie de disparition " au rorqual bleu, considérant que la population de l’Atlantique compte moins de 250 individus matures. Avec l’adoption de la Loi sur les espèces en péril (LEP) en 2002, le ministre du MPO se doit d’examiner cette désignation et de soumettre ses recommandations au gouverneur en conseil quant à l’inscription de l’espèce sur la Liste des espèces en péril.

Pour formuler ses recommandations, le ministre se base sur la situation biologique de l’espèce (présentée dans le rapport du COSEPAC) et sur les impacts sociaux et économiques, positifs ou négatifs, d’une éventuelle inscription à la Liste. Pour évaluer l’importance de ces impacts, le ministère du MPO désire consulter la population canadienne afin de connaître son point de vue et ses préoccupations. En effet, l’ajout du rorqual bleu sur la Liste des espèces en péril pourrait avoir des conséquences sur différentes activités puisque des mesures visant à protéger et à favoriser le rétablissement de l’espèce seraient adoptées. Entre autres, l’industrie d’observation pourrait se voir limiter l’approche des rorquals bleus, le trafic maritime pourrait être dévié et l’exploration et l’exploitation gazière et pétrolière pourrait être limitée, voire interdite en certains endroits.

Pour faire parvenir ses commentaires au MPO, on peut se procurer les informations nécessaires et le questionnaire sur le site du Registre public de la LEP. [Registre public de la LEP]

Pour en savoir plus

Sur le site du Gouvernement du Canada:

Registre public de la Loi sur les espèces en péril 

Sur Baleines en direct :

La Loi sur les espèces en péril (1er mai 2003)

Un nouveau statut pour le rorqual bleu : en voie de disparition (9 mai 2002)

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20 mai 2004

Nouveau statut pour le béluga du Saint-Laurent

Lors de sa dernière réunion, le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a évalué la situation de 36 espèces animales et végétales. Parmi ces espèces figuraient les sept populations de bélugas du Canada, dont la population du Saint-Laurent. En étudiant un rapport de situation préparé par un expert, les membres du COSEPAC attribuent un statut à chaque espèce évaluée. Lors de la dernière réunion, le béluga du Saint-Laurent est passé du statut " en voie de disparition " à " menacé ".

Mais ce n’est pas l’acquisition de nouvelles données et ce n’est pas non plus une amélioration de la situation et de la condition du béluga du Saint-Laurent qui sont à l’origine de cette nouvelle désignation. Le COSEPAC reconnaît que la population de bélugas du Saint-Laurent a été grandement réduite par la chasse, qu’une forte contamination a pu contribuer au déclin de la population et que leur habitat continue d’être menacé par les contaminants, le trafic maritime et l’industrialisation. Il reconnaît aussi que " les relevés ariens effectués depuis 1979 laissent croire que le déclin a cessé, mais ils ne fournissent pas de preuves claires d’une augmentation importante des effectifs ".

Pourquoi alors ce changement de statut? C’est qu’en 2003 le COSEPAC a adopté de nouveaux critères quantitatifs de classification, afin de les harmoniser avec ceux d’autres organismes, dont l’Union mondiale pour la nature (UICN). Le statut du béluga du Saint-Laurent a donc été ajusté en fonction de ces nouveaux critères quantitatifs. C’est surtout la taille de la population, d’environ 1000 individus, qui justifie la désignation d’espèce " menacée ".

Le béluga du Saint-Laurent doit donc maintenant être présenté au gouvernement du Canada pour une évaluation en vue d’une désignation d’espèce en péril, désignation qui procure une protection légale à l’espèce et qui prévoit des mesures de conservation. Le même niveau de protection est accordé aux espèces menacées et aux espèces en voie de disparition. Par exemple, dans les limites du parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, les bateaux doivent maintenir une distance d’au moins 400 m avec les mammifères marins menacés ou en voie de disparition.

Quant aux six autres populations canadiennes de bélugas, celle de l’Est de la baie d’Hudson et celle de baie d’Ungava ont été désignées " en voie de disparition ", celle de la baie Cumberland " menacée ", celle de l’Ouest de la baie d’Hudson et celle de l’Est du haut Arctique et de la baie de Baffin " préoccupante " et enfin celle de l’Est de la mer de Beaufort " non en péril ". [COSEPAC]

Pour en savoir plus

Sur le site du COSEPAC :

Communiqué de presse (7 mai 2004)

Sur Baleines en direct :

Le béluga du Saint-Laurent

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada

La Loi sur les espèces en péril au Canada

Projet de recherche : Combien y a-t-il de bélugas?

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6 mai 2004

Réouverture partielle de la pêche à la morue dans le golfe du Saint-Laurent

Le 4 mai dernier, le ministre de Pêches et Océans Canada, M. Geoff Regan, a annoncé une mince réouverture de la pêche à la morue dans les secteurs Nord et Sud du golfe du Saint-Laurent. Des totaux admissibles de captures (TAC) de 3500 tonnes et 3000 tonnes seront alloués pour le Nord et le Sud du golfe respectivement. En plus des prises commerciales, ces TAC comprennent les prises accidentelles dans d’autres engins de pêche ainsi que des prélèvements effectués dans le cadre de relevés scientifiques et de pêches indicatrices.

Cette réouverture fait suite aux recommandations du Conseil canadien des ressources halieutiques (CCRH). Ce comité consultatif indépendant du gouvernement canadien a conclu qu’il serait avantageux de rouvrir partiellement la pêche à la morue dans le golfe du Saint-Laurent tout en assurant une intendance partagée de la ressource. Cela signifie que l’industrie de la pêche devra participer à la prise de décision dans la gestion de la ressource et au développement de plans d’exploitation axés sur la conservation, et qu’elle s’engage à respecter rigoureusement les limites de captures établies.

Il y a un an, presque jour pour jour, le gouvernement canadien annonçait un deuxième moratoire sur la pêche à la morue. Depuis l’annonce du premier moratoire en 1992, certains TAC avaient été alloués. En 2000 par exemple, un TAC de 20 000 tonnes avait été alloué pour le golfe du Saint-Laurent et la côte Est de Terre-Neuve et la côte Sud du Labrador. Par comparaison, les débarquements de morue atteignaient deux millions de tonnes dans les années 1960. Or, en 2003, la pêche à la morue était de nouveau fermée. Malgré la réouverture partielle de la pêche à la morue dans le golfe pour la saison 2004-2005, le TAC pour les stocks de Terre-Neuve-et-Labrador restera de zéro. Cette population, qui a été classée parmi les espèces en voie de disparition par le COSEPAC, aurait subi un déclin de 97 % au cours des 30 dernières années. Quant aux populations du Nord et du Sud du golfe Saint-Laurent, elles ont respectivement été classées parmi les espèces menacées et préoccupantes.

Les populations de morue du Canada atlantique ne faisaient toutefois pas partie des 79 espèces en péril présentées par le ministre de l’Environnement au gouverneur en conseil à la fin du mois d’avril dernier. Selon lui, la protection de la morue en vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) aurait d’importantes répercussions sur les pêcheries, voire la fermeture à long terme de la pêche à la morue et d’autres espèces. Tout comme la baleine à bec commune et le marsouin commun, la morue du Canada atlantique fera donc l’objet d’un processus d’inscription prolongée. [Pêches et Océans Canada]

Pour en savoir plus

Sur le site de Pêches et Océans Canada :

Le ministre Regan annonce des décisions concernant la morue du golfe du Saint-Laurent pour la saison de pêche 2004-2005

Histoire récente de la pêche à la morue dans le Canada atlantique

Sur Baleines en direct :

Inscription reportée de la baleine à bec commune et du marsouin commun sur la liste des espèces en péril (29 avril 2004)

Un nouveau moratoire sur la pêche à la morue (1er mai 2003)

Nouveaux statuts pour le rorqual à bosse et le marsouin commun du Nord-Ouest de l’Atlantique (8 mai 2003)

La Loi sur les espèces en péril

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29 avril 2004

Inscription reportée de la baleine à bec commune et du marsouin commun sur la liste des espèces en péril

Le 23 avril dernier, 79 des 91 espèces jugées en péril par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) ont été présentées au gouverneur en conseil par le ministre fédéral de l’Environnement, M. David Anderson. Cette démarche vise leur inscription à la liste légale des espèces en péril au Canada. Des 12 espèces qui n’ont pas été retenues par le ministre Anderson, deux sont des cétacés du Canada Atlantique : le marsouin commun et la baleine à bec commune du plateau néo-écossais.

Ces 12 espèces feront l’objet d’un processus d’inscription prolongé puisque, selon le ministre, elles " présentent une importance particulière pour les pêcheurs autochtones, commerciaux et sportifs, les éleveurs et d’autres intervenants ". Ces personnes doivent donc être informées des répercussions probables de l’inscription de ces espèces sur la liste des espèces en péril afin qu’elles puissent être en mesure d’exprimer leur point de vue au gouvernement canadien.

La population de baleine à bec commune du plateau néo-écossais a obtenu, en 2002, le statut du COSEPAC le plus inquiétant : en danger de disparition. On estime que cette population ne compterait que 130 individus et qu’elle serait isolée des baleines à bec de la côte du Labrador. Selon le ministre, " l’inscription de la baleine à bec commune sur la liste des espèces en voie de disparition pourrait avoir des répercussions […] entre autres sur l’exploration et l’exploitation pétrolière et gazière, le transport maritime et la pêche ". Le ministre affirme aussi que les menaces qui pèsent sur les baleines sont encore mal connues et que le gouvernement a besoin de plus de temps pour consulter les intervenants.

Quant au marsouin commun, qui figure depuis 2003 parmi les espèces " préoccupantes ", le ministre considère que son inscription pourrait avoir d’importantes répercussions sur les activités de pêche puisque les prises accidentelles représentent la principale menace pour cette espèce.

L’inscription d’une espèce sur la liste légale de la Loi sur les espèces en péril (LEP), confère à ces espèces et leur habitat un niveau de protection élevé. Les stratégies de conservation identifiées dans les plans de rétablissement ou dans les plans de gestion de ces espèces peuvent interférer avec certaines activités économiques du Canada. À partir de maintenant, le gouvernement canadien a neuf mois pour décider s’il inscrit ou non les espèces présentées par le ministre Anderson à la liste des espèces en péril. [Gouvernement du Canada]

Pour en savoir plus

Sur le site du Gouvernement du Canada :

Le ministre Anderson présente au gouverneur en conseil des évaluations scientifiques d’espèces en péril

Processus d’inscription prolongée pour 12 espèces aquatiques, Loi sur les espèces en péril (LEP)

Sur Baleines en direct :

La Loi sur les espèces en péril

La baleine à bec commune

Le marsouin commun

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8 avril 2004

Cueillette de mollusques : nouvelle réglementation

La période de Pâques est une période de grand achalandage pour la cueillette des mollusques. Les grandes marées d'avril sont particulièrement favorables à cette activité et les rivages se libèrent des glaces. Une nouvelle réglementation est en vigueur depuis le 8 octobre 2003 dans tous les secteurs du Québec pour la cueillette récréative et commerciale des mollusques. Les espèces visées sont la mye commune, la moule bleue, la mactre de l'Atlantique, l'huître américaine et le couteau de l'Atlantique.

La cueillette des mollusques a connu un essor important au cours des dernières années. L'absence de réglementation pourrait mener à une surexploitation et mettre en péril cette activité traditionnelle des communautés riveraines ainsi qu'une industrie croissante. Pêches et Océans Canada a donc décidé d'améliorer le cadre réglementaire de la cueillette récréative et commerciale. Le cueilleur récréatif récolte pour son plaisir et sa consommation personnelle. Il n'a pas besoin de permis mais doit respecter une limite quotidienne et récolter manuellement. Le cueilleur commercial peut récolter plus de mollusques et les vendre mais il doit posséder un permis et en respecter les conditions. Selon les nouvelles dispositions du règlement, le ministère pourra aussi modifier les contingents et la longueur minimale des différentes espèces, et instaurer des périodes de fermeture pour certaines zones.

Il est à noter que le Programme canadien de contrôle de la salubrité des mollusques demeure en vigueur. Ce programme permet l'ouverture ou la fermeture des secteurs coquilliers selon la qualité de l'eau ou celle des mollusques. [Pêches et Océans Canada]

Pour en savoir plus

Dépliant de Pêches et Océans Canada Cueillette des mollusques au Québec, Nouvelles règles
Disponible à la Direction des communications au (418) 648-7747

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25 mars 2004

Aire marine nationale de conservation : Parcs Canada considère l’archipel des Îles de la Madeleine

Le gouvernement du Canada étudie présentement la possibilité d’établir une aire marine nationale de conservation (AMNC) dans l’archipel des îles de la Madeleine. C’est au cours d’une conférence de presse tenue à Cap-aux-Meules le 18 mars dernier que Parcs Canada (agence responsable de créer et de gérer les AMNC) a dévoilé certains détails de cette AMNC potentielle.

Le secteur à l’étude représente 5000 km2 de l’archipel des Îles de la Madeleine où la profondeur maximale atteint 50 mètres. En plus du milieu marin proprement dit, il pourra aussi inclure des terres humides, des îles et d’autres zones côtières. L’intérêt de créer une AMNC dans ce secteur est d’assurer la protection et l’utilisation viable de cet écosystème marin ainsi que de préserver une partie du patrimoine marin exceptionnel du Canada. Une étude de faisabilité de ce genre prend généralement deux à trois ans à être réalisée étant donné la complexité du milieu marin.

L’éventuelle création de cette AMNC empêcherait-elle les activités imminentes d’exploration et d’exploitation gazière et pétrolière prévues dans le secteur des îles de la Madeleine? Il est évident que de telles activités sont incompatibles avec la création d’une AMNC, mais les limites exactes de la zone protégée ne sont pas encore déterminées. Il ne semble toutefois pas que Old Harry, un secteur situé à 80 km de la côte et où l’on envisage l’exploitation des hydrocarbures, soit inclus dans la zone.

Il existe deux AMNC au Canada : le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent et le parc marin national Fathom Five dans la baie Georgienne en Ontario. D’ici 2008, le gouvernement du Canada prévoit la création de cinq nouvelles AMNC. Une AMNC sera éventuellement créée dans chacune des 29 régions marines identifiées dans les océans Pacifique, Arctique et Atlantique ainsi que dans les Grands Lacs. L’AMNC de l’archipel des îles de la Madeleine représentera la région des Bancs de la Madeleine. [Parcs Canada]

Pour en savoir plus

Sur le site de Parcs Canada :

Le gouvernement du Canada annonce la tenue d’une étude de faisabilité pour la création d’une aire marine nationale de conservation aux Îles de la Madeleine

Étude de faisabilité pour l’établissement d’une aire marine nationale de conservation aux Îles de la Madeleine

Sur Baleines en direct :

Les aires marines protégées

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11 mars 2004

Le bris des glaces dans le Saguenay met fin aux activités de pêche blanche

C’est dans les prochains jours que la Garde côtière canadienne commencera ses opérations " brise-glace " dans le fjord du Saguenay. Le 13 mars, les opérations seront effectuées entre l’Anse Saint-Jean et Saint-Basile-de-Tableau et le 16 mars entre Saint-Basile-de-Tableau, La Baie et Saint-Fulgence. Le but de ces travaux annuels est de déloger les glaces du Saguenay et de l’embouchure de certains tributaires pour prévenir les embâcles et les inondations qui peuvent êtres causés par la débâcle printanière.

Le déglaçage du Saguenay mettra fin aux activités de pêche blanche. L’an dernier, on dénombrait 1664 cabanes à pêche blanche sur les glaces du Saguenay, dont près de 1400 dans la Baie des Ha! Ha!. Au cours de l’hiver 2002-2003, 1,6 millions d’éperlans arc-en-ciel, 9000 morues (morue franche et ogac), 60 000 sébastes et 500 flétans du Groenland ont été pêchés. En 2004, la réglementation provinciale autorise la possession de 120 éperlans arc-en-ciel et de 15 truites de mer (omble de fontaine anadrome) par pêcheur. Quant aux poissons de fond, ils relèvent de la réglementation fédérale : les pêcheurs peuvent avoir en leur possession un maximum de cinq poissons de fond (morue franche, ogac, sébaste et flétan du Groenland) et la remise à l’eau du flétan atlantique est obligatoire. Le Saguenay est le seul endroit au Québec où la pêche récréative aux poissons de fond est permise.

La pêche blanche, une activité qui fait partie des mœurs locales, constitue l’un des moteurs du tourisme hivernal au Saguenay et attire l’intérêt des chercheurs. En 1995, un programme de suivi de la pêche blanche a été initié. Les partenaires de ce programme, dont le parc marin du Saguenay–Saint-Laurent (PMSSL) et le comité ZIP Saguenay, essaient de comprendre les fluctuations des prises et de mieux connaître les populations exploitées. Depuis le début du suivi en 1995, on constate que les prises de poissons de fond ont diminué, particulièrement celles de morue (morue franche et ogac). Quant aux prises d’éperlans, elles sont relativement constantes. Cette année, le PMSSL et ses partenaires se sont particulièrement intéressés à la morue franche et au flétan du Groenland. Grâce à la collaboration volontaire des pêcheurs, les chercheurs espèrent mieux comprendre la situation de ces espèces qui se font de plus en plus rares dans le Saguenay. [MPO, parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, ZIP Saguenay]

Pour en savoir plus

Sur le site de Pêches et Océans Canada :
Avis d’intérêt public : Déglaçage printanier sur la rivière Saguenay

Carnet du pêcheur et guide des bonnes pratiques : Pêche blanche sur le fjord du Saguenay (Hiver 2004)
Disponible au parc marin du Saguenay–Saint-Laurent (418-235-4703)

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26 février 2004

L’OMI adopte une nouvelle convention pour prévenir l’introduction d’espèces envahissantes par les eaux de ballast

C’est lors d’une conférence internationale tenue à Londres du 9 au 13 février dernier que l’Organisation maritime internationale (OMI) a finalement adopté une nouvelle convention internationale sur les eaux de ballast. Cette convention vise à prévenir, minimiser et éventuellement éliminer l’introduction d’espèces envahissantes par les eaux de ballast des navires.

La Commission mixte internationale (CMI), un organisme binational qui a pour mandat d’aider à prévenir et à résoudre les conflits entre le Canada et les États-Unis concernant la conservation et la gestion des eaux transfrontalières, applaudit cette nouvelle et félicite les représentants canadiens et américains pour les nombreuses années de travail et d’effort investies dans ce dossier. Quelques jours avant la conférence de l’OMI, la Commission des pêcheries des Grands Lacs (CPGL) s’était jointe à la CMI pour recommander aux 160 pays membres de l’OMI l’adoption d’une convention internationale plus stricte sur les eaux de ballast. La CMI considérait que les règles en vigueur étaient inefficaces.

La nouvelle convention exige que tous les navires adoptent un plan de gestion des eaux de ballast et des sédiments qu’elles contiennent, qu’ils tiennent un livre de bord sur la vidange et le changement des eaux de ballast et qu’ils les traitent selon des normes préétablies. Les officiers de port seront autorisés à inspecter les livres de bord des eaux de ballast, à échantillonner les eaux de ballast et à conduire une inspection plus détaillée s’il y a lieu. Les navires doivent autant que possible faire la vidange de leurs eaux de ballast à 200 milles marins de la côte et dans des eaux de plus de 200 mètres de profondeur. Une des clauses de la convention prévoit aussi que certains pays peuvent imposer des mesures additionnelles plus strictes que celles adoptées par les autres membres de l’OMI. Le président de la Section américaine de la CMI, M. Dennis Schornack, espère que le Canada et les États-Unis profiteront de cette clause pour contrer le problème des espèces envahissantes dans les Grands Lacs.

Les espèces envahissantes qui arrivent clandestinement dans les eaux de ballast constituent une importante menace pour la biodiversité des Grands Lacs et du Saint-Laurent. L’exemple le plus connu : la moule zébrée. Chaque année, des millions de dollars sont dépensés pour tenter de contrôler l’invasion des Grands Lacs par cette espèce qui, en plus de faire compétition aux espèces indigènes, cause des dommages considérables aux structures et aux canalisations d’eau. [CMI, OMI]

Pour en savoir plus

Site de la Commission mixte internationale :

La CMI félicite l’OMI pour l’obtention d’une convention mondiale sur les eaux de ballast et souligne son importance pour la protection des Grands Lacs (18 février 2004)

Il est temps de prendre des mesures pour protéger les Grands Lacs de l’invasion. La CMI et le CPGL insistent sur l’adoption d’une convention stricte sur les eaux de ballast (10 février 2004)

Site de l’Organisation maritime internationale :

Alien invaders in ballast water — new Convention adopted at IMO (en anglais seulement)

Sur Baleines en direct :

Les Grands Lacs plus que jamais menacés par les espèces exotiques envahissantes (20 février 2003)

Les espèces exotiques s’entraident pour envahir les Grands Lacs (7 septembre 2000)

Annonce de financement pour la qualité de l’eau des Grands Lacs (28 juillet 2000)

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12 février 2004

Fermeture des cuves Söderberg à Saguenay : une bonne nouvelle pour le béluga

Le 22 janvier dernier, la compagnie Alcan annonçait la fermeture des cuves Söderberg de l’usine d’Arvida (Saguenay). La compagnie s’était déjà engagée à fermer l’ensemble de ses cuves Söderberg avant 2015. Cette technologie dépassée, énergivore et polluante sera remplacée par les cuves à anodes précuites, un procédé beaucoup plus efficace et d’autant moins polluant.

Plus de 500 employés sont affectés par cette annonce, mais Alcan assure qu’il n’y a pas de mises à pied prévues. Malgré cette promesse, la nouvelle a fait l’effet d’une bombe dans la région du Saguenay, fortement touchée par les pertes d’emplois et l’exode des jeunes.

La fermeture des cuves Söderberg permettra d’accélérer la réduction des rejets de HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) dans le Saguenay et le Saint-Laurent amorcée dans les années 1980. En ce sens, elle suit les recommandations formulées par l’équipe de travail du Plan de rétablissement du béluga du Saint-Laurent, publié en 1995. Les HAP, produit en quantité importante dans la technologie Söderberg, ont un potentiel carcinogène reconnu. Des études ont démontré une incidence plus élevée de cancers du poumon et de la vessie chez les travailleurs des alumineries. Les HAP ont aussi été mis en cause dans la formation de cancers intestinaux chez les bélugas du Saint-Laurent, une population en voie de disparition.

Alcan a mis fin à ses rejets liquides de HAP au début des années 1980. La construction de l’usine de Laterrière dans les années 1990 avait permis le remplacement de 10 de ses 23 séries de cuves Söderberg et 3 autres se sont éteintes avec la fermeture de l’usine de l’Isle Maligne en 2000. Avec les mesures de réduction des émissions atmosphériques de HAP mises en place dans les années 1990, Alcan était parvenu en 2001 à une réduction globale de ses émissions de 88 %. Après la fermeture des cuves d’Arvida, il ne restera que trois usines au Québec utilisant la technologie Söderberg, dont deux appartenant à Alcan. Quant aux cuves à anodes précuites utilisées dans les nouvelles usines, elles ne produisent presque pas de HAP. Outre les alumineries, les sources de HAP sont le chauffage résidentiel au bois, les feux de forêt, les moteurs fonctionnant aux hydrocarbures, les usines de pâtes et papiers, les stations d’épuration des eaux usées et certaines installations traitées au créosote. [Alcan, La Presse, Radio-Canada, Rapport de mise en œuvre du plan de rétablissement du Béluga du Saint-Laurent]

Pour en savoir plus

Sur le site d’Alcan :

Actions durables : Réduction des émission d’hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)

Communiqué de presse : L’usine d’électrolyse Jonquière d’Alcan au Québec, vieille de 60 ans et de technologie Söderberg, cessera sa production

Sur le site de Radio-Canada :

Alcan ferme son usine à Saguenay

Sur Baleines en direct :

Les bélugas sont-ils victimes des HAP?

Le cancer chez les bélugas du Saint-Laurent (28 février 2002)

Le plan de rétablissement du béluga du Saint-Laurent

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29 janvier 2004

La coalition Québec-Vert-Kyoto questionne l’avenir énergétique du Québec

En réaction aux récentes décisions de la société d’état Hydro-Québec et du gouvernement Charest en matière d’énergie, une coalition a été mise sur pied par l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN), le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ), l’Association québécoise de lutte à la pollution atmosphérique (AQLPA) avec l’aide de militants du Parti vert du Québec. Se sont aussi joints à la coalition le Bloc Québécois, les Amies de la Terre, la Fondation Rivières et plusieurs autres organismes et citoyens.

La coalition Québec-Vert-Kyoto veut forcer une profonde réflexion sur les enjeux énergétiques québécois. Dans son plan 2004-2008, Hydro-Québec prévoit le développement de la filière de production thermique d’électricité ainsi que de l’exploration et l’exploitation gazière et pétrolière. Un virage proposé qui " modifie tellement en profondeur l’avenir énergétique québécois qu’il importe d’y accorder une attention particulière " selon les membres de la coalition. Si Hydro-Québec estime qu’il y a une urgence de construire de nouvelles centrales pour répondre aux demandes grandissantes en énergie d’un Québec en croissance économique, la coalition croit qu’il y a plutôt " urgence de changer de cap vers les économies d’énergie et les productions vertes comme l’éolien ". Québec-Vert-Kyoto invite d’ailleurs la population à manifester publiquement son opposition aux nouvelles orientations que veulent prendre Hydro-Québec et le gouvernement du Québec, lors d’une marche organisée dimanche prochain, le 1ier février, à Montréal.

Pour le moment, c’est le dossier Suroît qui occupe la coalition, c’est-à-dire la construction imminente d’une centrale au gaz naturel à Beauharnois. Ce projet, qui avait reçu un avis défavorable du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) l’an dernier, a tout de même obtenu l’aval des ministres québécois des Ressources naturelles et de l’Environnement (MM. Hamad et Mulcair). La coalition estime que Suroît va à l’encontre des engagements du Canada face au protocole de Kyoto. La centrale émettrait 2,2 millions de tonnes de gaz à effet de serre (GES) annuellement, l’équivalent des émissions de 600 000 voitures, ce qui augmenterait les émissions de GES du Québec de 2,5 %. En signant le Protocole, le Canada s’engageait à réduire de 6 % sous les niveaux de 1990 ses émissions de GES.

Avant les Fêtes, un Front commun, dont font partie certains organismes de Québec-Vert-Kyoto, a aussi mené une bataille pour obtenir un moratoire sur les projets d’exploration et d’exploitation pétrolière dans le golfe du Saint-Laurent. Les réclamations de ce Front commun incluaient une révision de la politique nationale de l’énergie au Québec. [Québec-Vert-Kyoto, RNCREQ, Le Devoir]

Pour en savoir plus

Site de Québec-Vert-Kyoto

Sur Baleines en direct :

Dossier sur l’exploration pétrolière et gazière du Saint-Laurent

Communiqué de la coalition : Le plan stratégique 2004-2008 d’Hydro-Québec offre-t-il l’espoir d’un avenir énergétique socialement responsable? Télécharger le document pdf

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8 janvier 2004

Élargissement de la voie maritime : le Canada se range du côté des États-Unis

Depuis le mois de mai, le Canada participe, conjointement avec le US Corps of Engineers à une étude de 20 millions $ sur la faisabilité d'un projet d'élargissement de la voie maritime du Saint-Laurent. Les États-Unis montrent un intérêt soutenu pour ces travaux depuis quelques années. Pour des raisons économiques, les Américains aimeraient bien voir de plus gros cargos atteindre les ports des Grands Lacs. Rappelons que seulement 13 % de la flotte marchande internationale et 5 % de la flotte de porte-conteneurs peuvent emprunter les écluses séparant la voie maritime du Saint-Laurent des Grands Lacs.

Au début de l'année 2003, le Canada n'était pas favorable à l'élargissement de la voie maritime, mais voilà qu'à l'automne le ministre fédéral des Transports s'est déclaré en accord avec ce projet. Les administrateurs de la voie maritime et des écluses soulignent que " la voie maritime est une ressource formidable et sous-utilisée qui a le potentiel de stimuler la croissance économique, d'améliorer la protection de l'environnement en réduisant notamment le nombre de camions sur les routes et de rehausser la sécurité des transports ".

Par ailleurs, du côté du Québec, le ministre l'Environnement, M. Thomas Mulcair, ainsi que d’autres politiciens et groupes environnementaux, voient d'un mauvais œil l'éventualité de ces travaux. On craint les impacts environnementaux non-négligeables sur l'écosystème fluvial : remise en circulation de sédiments toxiques par le dragage, érosion des berges, baisse des niveaux d'eau dans l'ensemble du fleuve, perte d'habitats, diminution de la qualité de l'eau, etc. On s'inquiète aussi des impacts sur l'économie québécoise, puisque des cargos pourront filer directement aux ports des Grands Lacs plutôt que de s'arrêter aux ports de Québec ou Montréal. D'ailleurs, 2003 aura été une année record pour les ports de Québec et de Montréal pour le tonnage manutentionné et le trafic maritime. Pas moins de 8,5 millions de tonnes de marchandise (excluant le pétrole) ont transité par le port de Québec, une augmentation de 40 % par rapport à 2002. Du côté de Montréal, le port a connu une augmentation de 10 % de son trafic maritime; 1,1 million de conteneurs y ont transité pour un volume de 20,8 millions de tonnes.

Sur l'initiative de Bernard Bigras, porte-parole du Bloc Québécois en matière d'environnement, une coalition qui s'oppose à l'élargissement de la voie maritime s'est formée. Cette coalition est composée de plusieurs groupes environnementaux, tels Stratégie Saint-Laurent, le comité Zone d’intervention prioritaire (ZIP) de Ville-Marie, le Conseil régional de l'environnement pour Montréal, le Conseil régional de l'environnement de la Montérégie, la Fondation Rivières, l'Union Saint-Laurent/Grands Lacs et l'Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN). Les membres de la coalition demandent au gouvernement fédéral de se retirer de ce projet. Ils suggèrent plutôt d'investir dans un système de transport intermodal qui impliquerait le développement du système ferroviaire. Du coup, ceci favoriserait les ports de Montréal, de Québec et des régions. [Le Soleil, La Seigneurie, Le Devoir]

Du nouveau : Le 21 janvier, la sénatrice de l’État de New York, Mme Hillary Clinton, se prononçait contre tout projet d’élargissement de la voie maritime du Saint-Laurent. Elle demande au président Bush de mettre fin à l’étude menée par l’armée américaine (conjointement avec le Canada). Ce n’est pas la première fois que Mme Clinton se porte à la défense du Saint-Laurent; elle le considère comme « un environnement naturel, une communauté dynamique et une industrie touristique florissante ». [La Presse]

Pour en savoir plus

Site Le Devoir.com :

En bref : Rangez les pelles

Site du Bloc Québécois :

Une coalition de groupes environnementaux s’oppose au projet d’élargissement de la voie maritime du Saint-Laurent

Élargissement de la voie maritime du Saint-Laurent : " Au mépris de l’environnement, le fédéral se range du côté des américains "

Sur Baleines en direct :

Agrandissement de la voie maritime du Saint-Laurent et des Grands Lacs (26 septembre 2002)

Stratégies Saint-Laurent: Élargissement de la voix maritime du Saint-Laurent (Télécharger le document pdf)

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