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Les archives 2001

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13 décembre 2001

Baleine noire de l’Atlantique Nord : les mères meurent trop jeunes

D'après une récente étude publiée dans la revue scientifique Nature, l'une des baleines les plus menacées de la planète a atteint un taux de reproduction si faible qu'à ce rythme la baleine noire de l’Atlantique Nord est vouée à l'extinction au cours des deux prochains siècles. Cette baisse drastique serait due à une importante réduction de l'espérance de vie des femelles, qui est passée de 52 ans en 1980, à 15 ans seulement en 1995. Ces baleines, qui se reproduisait habituellement six fois au cours de leur vie, ne le font plus qu'une ou deux fois en moyenne avant de trépasser.

La baleine noire de l’Atlantique Nord, aussi appelée baleine franche, compte environ 300 individus. Selon des biologistes du Woods Hole Oceanographic Institution (WHOI), cette espèce, qui se concentre entre le nord de la Floride et la baie de Fundy, aurait un mince espoir de survie si l'on réussissait à réduire le nombre de décès ne serait-ce que de quelques individus par an. En ce sens, des efforts de conservation aux Etats-Unis et au Canada tendent à réduire les mortalités dues aux collisions avec des navires et aux captures accidentelles dans les filets de pêche. [Environment News Service]

Pour en savoir plus

Sur Baleines en direct : Plan canadien de rétablissement de la baleine noire de l'Atlantique Nord

Publication originale :
Fujiwara, Masami and Hal Caswell. 2001. Demography of the endangered North Atlantic right whale (Eubalaena glacialis). Nature 414 (6863): 537-541.

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6 décembre 2001

Une nouvelle assiette pour la baleine franche du Pacifique

Des scientifiques ont découvert un groupe de cinq à sept baleines franches du Pacifique occupant un habitat différent des habitats traditionnels pour cette espèce. Il passe les mois d’été dans le sud-est de la mer de Béring, s'alimentant en eau peu profonde (de 50 à 80 m) d’une espèce de zooplancton qui ne figurait pas jadis à son menu.

La baleine franche du Pacifique est la grande baleine la plus menacée au monde. La population du nord-est compterait quelques dizaines d’individus seulement. La dernière observation d'un jeune de cette espèce remonte à plus de 10 ans. Son déclin est dû à une chasse excessive, qui a pris fin dans les années 1960.

Ce nouveau site d'alimentation est le seul endroit où l'on peut être sûr de voir des baleines franches du Pacifique durant la période estivale. Au moins cinq baleines franches y ont été vues en même temps, ce qui constitue le plus grand groupe observé depuis le milieu du XXe siècle. Mais la survie de ces baleines est incertaine, car cet écosystème est sujet à de grandes variations liées au climat. On ignore où elles se rendent pour l’hiver, et si la population compte à la fois des mâles et des femelles aptes à se reproduire. [Associated Press, Tynan et al.]

Pour en savoir plus

Tynan, C. T. et al. 2001. Endangered Right Whales on the Southeastern Bering Sea Shelf. Science. 294:1894.

Sur baleines en direct: Fiche signalétique d'une espèce cousine, elle aussi en danger de disparition: la baleine noire de l'Atlantique Nord

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22 novembre 2001

Conférence internationale sur la biologie des mammifères marins

Des scientifiques des quatre coins du monde se rassembleront à Vancouver du 28 novembre au 3 décembre prochain pour la 14e Conférence biennale sur la biologie des mammifères marins. Au programme: les plus récents développements de la recherche sur les mammifères marins (phoques, otaries, baleines, dauphins, lamantins, loutre de mer et ours polaire), portant sur leur biologie, leur écologie, leur gestion et leur conservation. On y présentera aussi de nouvelles technologies pour l'étude des mammifères marins. Professeurs, étudiants, chercheurs gouvernementaux et autonomes présenteront plus de 320 conférences, des centaines d'affiches résumant leurs projets et 5 symposiums. Il y aura aussi 8 ateliers organisés par des participants à la conférence. Le grand public pourra assister à des présentations spéciales à partir de 19h30 le 29 novembre, au Vancouver Conference and Exhibition Centre (http://www.vanconex.com/). Cette conférence est commanditée par la Society for Marine Mammalogy, avec le support d'Environnement Canada et de Pêches et Océans Canada, et reçue par le centre de recherche de l'Aquarium de Vancouver. [Society for Marine Mammalogy]

Pour en savoir plus

Le site de la 14e Conférence biennale sur la biologie des mammifères marins

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8 novembre 2001

Chasse à la baleine: les Japonais s'embarquent pour l'Antarctique

Une flotte de cinq baleiniers japonais a quitté le 6 novembre dernier le port de Shimonoseki dans le sud du Japon à destination des eaux de l'Antarctique. C'était l'ouverture de leur programme annuel de chasse scientifique, qui s'étalera sur six mois. Une récolte de 400 petits rorquals est prévue. Ce programme, qui se plie aux conditions de la Commission baleinière internationale, soulève un tollé, autant de la part de pays anti-chasse à la baleine comme la Nouvelle-Zélande, l'Australie, et les États-Unis, que de la part de groupes environnementaux comme Greenpeace. La seconde partie du programme de chasse scientifique mené par le Japon a lieu en mai et juin dans le Pacifique Nord-Ouest, et vise la récolte de 100 petits rorquals, 50 rorquals de Bryde et 8 cachalots. [Associated Press]

Pour en savoir plus

Sur Baleines en direct

Qu'en est-il au juste de la chasse à la baleine?

Les archives des Baleines d'ici et d'ailleurs:
Chasse à la baleine: 53e rencontre de la CBI, pas encore d’entente (2 août 2001)

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25 octobre 2001

De nouvelles mesures pour protéger les baleines noires

Jusqu'au 31 octobre, le NMFS, département américain s'occupant de la gestion et de la protection des ressources marines, attend les commentaires du public sur ses propositions de changements au plan visant à réduire les prises accidentelles de baleines noires dans les engins de pêche le long de la côte Est des États-Unis. Ces nouvelles mesures aideraient aussi les trois autres espèces visées par ce plan, soit le rorqual à bosse, le rorqual commun et le petit rorqual.

La première série de changements visent les types d'équipements de pêche permis et les restrictions quant à leur utilisation. La deuxième proposition découle des récentes analyses d'observations de baleines noires. Ces analyses ont permis de déterminer des critères pour délimiter dans le temps et l'espace des zones d'alimentation pour les baleines noires. Ces zones, qui changent avec les déplacements des animaux, feront l'objet de mesures de protection particulières. Une fois mise en place, ces zones seront valides pour 15 jours.

La baleine noire de l'Atlantique Nord, aussi appelée baleine franche, est en danger de disparition. Un tiers des mortalités annuelles est attribuable aux prises accidentelles dans des engins de pêche et aux collisions avec des navires. [NMFS]

Pour en savoir plus

Sur Baleines en direct: Fiche signalétique de la baleine noire

Site du NMFS: Atlantic Large Whale Take Reduction Plan

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11 octobre 2001

Japon : ouverture de la chasse aux petits cétacés

La chasse aux dauphins, aux marsouins et à d’autres petits cétacés s’ouvre en octobre ou en novembre le long des côtes du Japon. Les pêcheurs récoltent ainsi 20 000 animaux par année, dont une grande majorité sont des marsouins de Dall. Le principal produit de cette chasse commerciale est la viande pour la consommation humaine. La demande pour la viande de dauphin au Japon a augmenté suite au moratoire international sur la chasse commerciale à la baleine décrété par la Commission baleinière internationale (CBI) en 1986.

Cette chasse ne serait pas pratiquée de façon durable pour plusieurs populations de petits cétacés. Par exemple, le marsouin de Dall montre des signes de surexploitation. Le dauphin bleu et blanc a lui aussi été surexploité le long des côtes du Japon entre les années 1940 et 1980. Au cours de ces années, jusqu’à 22 000 de ces dauphins pouvaient être chassés annuellement. Aujourd’hui, le quota annuel est de 725 dauphins bleu et blanc, et il n’est jamais atteint malgré la forte demande pour ce produit. Ceci indique une forte diminution de la population.

La CBI, lors de sa plus récente rencontre annuelle en juillet dernier, avait formulé une résolution encourageant fortement le Japon à arrêter sa chasse aux dauphins dans les eaux côtières. Le Japon avait formulé une objection à cette résolution, mais acceptait de fournir des données au comité scientifique de la CBI afin d’ajouter de la transparence à ses activités.

La chasse aux petits cétacés soulève aussi des inquiétudes pour la santé humaine, la viande étant très contaminée par des polluants comme le mercure, les BPC et le DDT. En fait, une étude toxicologique a révélé que 52 % de la viande de cétacés disponible sur le marché japonais était impropre à la consommation humaine en raison des concentrations de contaminants qu’elle contenait.

Les méthodes de chasse sont aussi critiquées car elles impliquent souvent une mort lente et douloureuse pour les animaux.

L’autorité de la CBI pour la gestion de la chasse aux petits cétacés est contestée par plusieurs de ses membres. Il n’existe aucune organisation internationale supervisant les enjeux de conservation et de gestion pour les petits cétacés, que ce soit la chasse, les prises accidentelles par les pêcheurs ou la détérioration d’habitat. [Perrin, W. L., Selected examples of small cetaceans at risk, in Conservation and Management of Marine Mammals, edited by Twiss and Reeves; Associated Press; IKAN; WDCS; EIA]

Pour en savoir plus

Sur Baleines en direct: La chasse à la baleine

Sur le site de la Whales and Dolphins Conservation Society (WDCS) : Small cetacean hunt— Dall’s porpoise

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27 septembre 2001

Churchill aurait succombé à ses blessures

Churchill, la baleine franche noire qui a fait la manchette cet été, serait peut-être mort. En effet, les chercheurs du Center for Coastal Studies ont perdu le 16 septembre à 14h18 le signal télémétrique qui permettait de suivre l’animal empêtré dans un câble de pêche depuis plus de trois mois. Ce pourrait être à cause d'une difficulté technique, ou encore parce que l'appareil est submergé, ce qui laisse croire que Churchill est mort et a coulé. Cela concorde avec la dernière observation faite de l'animal, à la fin de semaine de la Fête du travail: son état de santé s'était détérioré. Il était émacié, et sa peau, couverte de parasites par endroits, avait perdu sa couleur normale. La dernière position enregistrée pour Churchill était à 400 milles marins à l'est du New Jersey. À cet endroit, la profondeur est d'environ 4 500 mètres, et il y a donc peu de chance de retrouver la baleine sans signal télémétrique.

Churchill avait été vu empêtré dans un engin de pêche pour la première fois le 8 juin dernier près de Cape Cod, Massachusetts. On l'avait identifié comme étant un mâle adulte de 50 tonnes et on craignait les conséquences mortelles si le câble qui enserrait sa mâchoire supérieure n'était pas enlevé. Le 9 juin, une bouée télémétrique avait été accrochée au câble qu'il traînait. On a pu suivre ses déplacements sur près de 5 000 milles marins, alors qu'il a voyagé jusqu'au nord des îles de la Madeleine dans le golfe du Saint-Laurent. Il s'agit de la plus longue période pendant laquelle on a suivi une baleine franche noire à l'aide de la télémétrie. Cinq tentatives ont été faites pour libérer la baleine, lorsque sa position et les conditions météorologiques le permettaient. On a réussi à lui administrer une médication et des sédatifs avec succès, mais l'enlèvement du câble, qui tenait de la chirurgie, n'a pas été possible. L’équipe de sauvetage était composée d’experts affiliés à des organisations gouvernementales américaines, des groupes de recherche et des laboratoires privés, des universités et des aquariums. Cet événement a permis de développer une expertise qui servira à aider d'autres baleines blessées à l’avenir. [Center for Coastal Studies, Environment News Service]

Pour en savoir plus

Sur Baleines en direct

À la rescousse d’une baleine noire (28 juin 2001)

Communiqué de presse du Center for Coastal Studies: Scientists lose track of Churchill

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20 septembre 2001

Plan de conservation de l'Arctique

Le WWF (Fonds mondial pour la nature) se mobilise pour protéger les écosystèmes fragiles de l'Arctique. Les 6 et 7 septembre derniers, à Toronto, les représentants du WWF de huit pays se sont réunis pour discuter d'un plan de conservation de l'Arctique. Ces pays sont le Canada, le Danemark, la Finlande, l'Islande, la Norvège, la Russie, la Suède et les États-Unis. Ils ont entrepris de réaliser plusieurs actions concrètes d'ici 2010.

Ils visent entre autres à créer des aires marines de conservation pour protéger les espèces marines comme les morses et différentes espèces de baleines. Des aires protégées terrestres et en eau douce seront aussi créées. Les autres animaux à protéger sont principalement les grands mammifères terrestres (ours polaires, ours bruns, loups, rennes, caribous, boeufs musqués, carcajous) et les oiseaux migrateurs.

Les écosystèmes de l'Arctique sont menacés entre autres par l'exploration minière et pétrolière, par les projets d'infrastructures (routes, ports, pipelines) et l'industrialisation pouvant en découler, par la pollution et par les changements climatiques et l'amincissement de la glace. [Environment News Service]

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6 septembre 2001

Keiko : pas encore prêt pour la liberté

Après trois ans de réhabilitation en Islande, Keiko, l'épaulard célèbre pour sa prestation dans le film " Free Willy ", n’est toujours pas prêt à vivre avec ses pairs à l’état sauvage. L’épaulard a passé l’été à socialisser avec des groupes d'épaulards, mais ces animaux entament maitenant leur migration annuelle, et Keiko retournera dans une baie protégée des rigueurs de l’hiver. D’après les responsables de sa réhabilitation, Keiko a fait des progrès cette année. Il s'est séparé du bateau de réhabilitation de sa propre initiative et à plusieurs occasions. Il a aussi réussi à localiser par lui-même des épaulards sauvages, avec lesquels il a interragi. Toutefois, il revenait toujours au bateau et ne parvenait pas à se nourrir seul de façon à subvenir à ses besoins.

Keiko, nom qui signifie " le chanceux " en japonais, a maintenant 23 ans. Il avait été capturé dans les eaux islandaises il y a plus de 20 ans à l'âge de deux ans. Il a vécu dans plusieurs parcs aquatiques en Islande et en Amérique du Nord, avant de faire du cinéma. Le programme de réhabilitation est mené depuis 1996 par la Ocean Futures Society, un organisme sans but lucratif. Cette tentative est une première, et nul ne connaît les chances de réussite de cette opération coûteuse. [Ocean Futures, Reuters]

Pour en savoir plus

Le site de Ocean Futures, pour des nouvelles de Keiko.

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23 août 2001

Qu’est-ce qui se cache derrière le thon "Dolphin Safe"?

Un jugement de la cour d’appel forcerait les États-Unis à maintenir l’interdiction d’encercler les dauphins pour capturer des thons vendus sous l’appellation "Dolphin Safe".

Depuis 1959, les pêcheurs de thons dans le Pacifique tropical de l’Est profitent de l’association thons-dauphins: ils entourent les groupes de dauphins et capturent les thons se trouvant en-dessous. Au cours des années 1970, cette technique a soulevé beaucoup d’inquiétudes parce qu’elle entraînait d’importantes mortalités de dauphins.

Une organisation internationale a donc instauré en 1979 un système de sensiblisation des pêcheurs afin de développer des méthodes pour éviter les mortalités de dauphins liées à la pêche au thon. En 1990, les États-Unis instaurèrent l’étiquette "Dolphin Safe", qui indiquait que le thon pêché l’avait été sans poursuivre et capturer les dauphins. Grâces à ces initiatives, les mortalités de dauphins liées à la pêche au thon ont chuté de 98% dans le Pacifique tropical de l’Est depuis 1990.

Entre 1988 et 1994, les États-Unis ont aussi imposés des embargos envers différents pays pêcheurs de thon. Ces embargos ont été déclarés contraires au GATT. Autre problème, les techniques alternatives à l’encerclement des dauphins, utilisées par la flotte américaine à partir de 1992, se sont révélées avoir des impacts très négatifs sur diverses espèces marines, dont les thons juvéniles, les requins et les tortues marines. Suite à des ententes internationales, les États-Unis se sont donc engagés à lever les embargos et à changer la définition de "Dolphin Safe" : l’encerclement des dauphins serait permis et le thon qualifé de "Dolphin Safe" si aucun dauphin n’avait été tué ou gravement blessé au cours de la pêche au thon.

Cette nouvelle définition devait entrer en vigueur automatiquement en 1999, à moins que le gouvernement américain ne prouve que la technique d’encerclement avait un impact négatif sur les populations de dauphins touchées. Le Secrétaire du Commerce des États-Unis, William Daley, a conclu, sur la base des données disponibles, que la poursuite et la capture des dauphins dans le cadre de la pêche aux thons n’avaient aucun impact négatif sur les dauphins. Suite à cette déclaration, un regroupement d’organisations environnementales a poursuivi en justice M. Daley. La cour d’appel vient de prononcer un jugement en faveur des groupes environnementaux, ce qui forcerait les États-Unis à maintenir la définition "Dolphin Safe" en vigueur depuis 1990. L’administration Bush n’a pas encore déterminé la nouvelle position qu’elle adoptera. [NMFS, Environment News Service]

Pour en savoir plus
Rubrique du NMFS sur le dossier dauphin-thon

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16 août 2001

WWF supporte l’ouverture d’une chasse à la baleine contrôlée

Le Fond mondial pour la nature (WWF) a signalé la semaine dernière sa déception suite aux résultats de la réunion que la CBI (Commission baleinière internationale) a tenue à la fin du mois de juillet à Londres. En effet, la WWF déplore l’incapacité de la CBI à mettre en place des mesures pour un contrôle international des activités de chasse à la baleine.

Selon le groupe environnemental, les nations anti-chasse devraient proposer un compromis acceptable aux nations pro-chasse. Le premier pas est de s’entendre sur le contenu du plan de gestion révisée. Ce plan ouvrirait la porte à une chasse à la baleine limitée.

Par ailleurs, TRAFFIC, un programme du WWF et de l'UICN (Union mondiale pour la nature) assurant le monitorage du commerce des espèces sauvages, vient de publier un rapport soulignant les progrès faits par la Norvège dans son programme de surveillance du commerce des produits de baleine. Ce programme comprend entre autres le catalogage génétique de toutes les baleines chassées légalement par la Norvège, une mesure qui vise à faire le suivi de la viande de baleine qu’on retrouve dans le commerce. La Norvège avait annoncé en janvier dernier son intention de reprendre le commerce international de produits de baleines. Le catalogage génétique devait être complété avant que les échanges commerciaux ne reprennent avec le Japon. [WWF, TRAFFIC, High North Alliance]

Pour en savoir plus

Sur Baleines en direct:
Qu’en est-il au juste de la chasse à la baleine?

Sur WWF (États-Unis):
World Wildlife Fund Disappointed With International Whaling Commission's Failure To Protect Whales

Sur le site de TRAFFIC:
Statement to the 53rd Annual Meeting of the International Whaling Commission

Sur le site de High North Alliance:
Conservationists find Norway's whale trade scheme satisfactory

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2 août 2001

Chasse à la baleine: 53e rencontre de la CBI, pas encore d’entente

Du 23 au 27 juillet, la Commission baleinière internationale (CBI) a tenu sa 53e rencontre à Londres. Les discussions sont de plus en plus ardues et la tension monte. D’abord, le moratoire n’a pas encore été levé. Celui-ci avait été voté en 1982 et mis en place en 1985-1986, afin de permettre au Comité scientifique de la CBI d’évaluer les stocks de baleines pour éventuellement établir des quotas de chasse. Ensuite, l’adoption du plan de gestion (Revised Management Scheme) a aussi été reportée. Ce plan comprend entre autres un système d’inspection et d’observation permettant de s’assurer que les quotas de chasse soient respectés, et il est une condition sine qua non de la levée du moratoire. Les pays membres devaient examiner les recommandations concernant ce plan de gestion révisé pour la chasse commerciale à la baleine issues d’une réunion spéciale tenue à Monaco en février dernier.

Le nombre de pays membres de la CBI qui souhaitent la levée du moratoire augmente d’année en année. Certains d’entre eux démontrent un intérêt à pratiquer la chasse commerciale, soutenant que certains stocks de baleines peuvent supporter un prélèvement. D’autres pays qui ne chassent pas la baleine croient que la légalisation d’une chasse commerciale limitée représente le seul moyen efficace de contrôler cette activité.

Des pays membres ont soutenu au cours de la réunion que le Japon aurait acheté les votes de pays pauvres, comme certains états des Caraïbes, et qu’il continuerait ce recrutement dans le but d’atteindre les 75 % de voix nécessaires pour obtenir la levée du moratoire dans une prochaine réunion. Les représentants du Japon affirment que ces allégations ne sont pas fondées et qu’il est normal que des pays vivant des ressources marines soient en faveur de la chasse commerciale à la baleine.

D’autres points importants ont aussi été discutés, notamment l’estimation des stocks mondiaux de baleines et les sanctuaires pour les baleines. Il est à noter que la CBI doit sous peu modifier son estimation du stock de petits rorquals de l’Antarctique, population chassée par les Japonnais. Leur nombre, estimé à 760 000 l’an dernier, est actuellement en révision par le Comité scientifique de la CBI. Aussi, deux motions proposant l’établissement de sanctuaires de baleines, l’un dans le sud de l’océan Pacifique, proposé par l’Australie et la Nouvelle-Zélande, et l’autre dans le sud de l’Atlantique, proposé par le Brésil, ont été rejetées.

Le Japon a formulé une objection à une résolution de la CBI, encourageant fortement le Japon à arrêter sa chasse aux dauphins dans les eaux côtières. Ce pays a cependant accepté de fournir des données sur cette chasse afin d’ajouter de la transparence à leurs activités.

La réunion annuelle de 2002 se tiendra à Shimonoseki au Japon. [ Kyodo Japan, The Associated Press, Ananova, Asia Times]

Pour en savoir plus

Sur Kyodo Japan :

IWC meeting ends with no accord on commercial whaling

Int'l whaling commission votes to protect dolphins

Sur The Associated Press :

Whaling Conference Closes Without Vote

Sur Ananova :

Whaling ban remains in place for now

Minke whale numbers may be lower than thought

Whaling commission rejects Pacific sanctuary

Sur Asia times :

Japan plays it tough in whale debate

Sur le site de la American Society of International Law:

Les résolutions adoptées par la CBI lors de sa 53e rencontre (texte en anglais)

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19 juillet 2001

La chasse aux baleines grises par les Makah: des critères plus souples

Les Makah, une tribu de nord-ouest de l’état de Washington, ont vu les conditions rattachées à leur permis de chasse aux baleines grises s’assouplir suite à une nouvelle évaluation environnementale réalisée par le National Marine Fisheries Service (NMFS).

Cette tribu américaine avait obtenu en 1997 un quota de chasse de cinq baleines grises annuellement, quota approuvé par la Commission baleinière internationale (CBI) dans le cadre des permis autochtones pour la chasse de subsistance. Les termes du quota ne permettaient cependant de chasser que les baleines migratrices; les Makah ne pouvaient donc pas chasser les baleines grises résidant dans le détroit de Juan de Fuca.

Une étude récente effectuée par le NMFS démontre que la chasse faite par les Makah n’a aucun effet sur la population de baleine grise, n’endommage pas l’habitat, ne menace pas d’autres espèces et que la viande ne présente aucun danger pour la consommation humaine. Elle souligne aussi qu’il n’y a pas lieu de faire une distinction entre les baleines grises migratrices et celles qui résident dans le détroit de Juan de Fuca puisqu’elles s’associent et se reproduisent ensemble. C’est pourquoi les Makah auront dorénavant le droit de chasser les individus résidants comme les migrateurs et ce, tout au long de l’année.

Les Makah se réclame d’un droit de chasse pour des raisons culturelles et sociales. Ils ont chassé la baleine grise pendant plusieurs siècles, mais avaient cessé pendant 75 ans à cause du déclin de la population suite à la chasse intensive qu’en faisaient les flottes baleinières non-autochtones. En 1998, ils ont repris la chasse et n’ont réussi à tuer qu’un seul animal depuis. Cet événement soulève bien des controverses au sein des environnementalistes. La Sea Shepherd Conservation Society examine le dossier et prévoit engager des poursuites contre le gouvernement américain. [Environment News Service, NMFS]

Pour en savoir plus

Sur le site du NMFS: Makah whaling

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28 juin 2001

À la rescousse d’une baleine noire

Une équipe comptant entre autres des experts de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) prépare actuellement une expédition pour aller à la rescousse d’une baleine noire de l’Atlantique Nord empêtrée dans des engins de pêche au large de Cape Cod au Massachusetts. La baleine se déplace en effet avec une lourde ligne de pêche autour de la bouche et de la tête, et l’on craint que cette situation cause éventuellement la mort de l’animal.

Un émetteur satellite a déjà été fixé sur la baleine et permet de suivre sa position. L’équipe de sauvetage passera à l’action dès que la localisation de l’animal et les conditions météorologiques le permettront.

Les prises accidentelles dans les engins de pêche sont une cause majeure de blessures et de mortalités chez cette espèce. Dans le cas présent, la sévérité de l’empêtrement est telle que l’intervention nécessite des mesures exceptionnelles. On prévoit utiliser des bouées, des sédatifs et des lames spéciales pour couper les cordages.

Malgré le fait que cette intervention représente un stress pour l’animal et un certain danger pour les sauveteurs, tout sera mise en œuvre pour libérer la baleine, car on ne peut se permettre de perdre un individu de cette espèce très rare. La baleine noire de l’Atlantique Nord est en danger d’extinction et ne compte qu’un peu plus de 300 individus. [Environment News Service]

Pour en savoir plus

Nouveau

Sur Environment News Service: ENTANGLED RIGHT WHALE IS PARTIALLY FREED

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14 juin 2001

Nouvelles normes environnementales pour les compagnies de croisière

Le Conseil international des compagnies de croisières (International Council Cruise Lines — ICCL) a adopté de nouvelles normes environnementales obligatoires s’appliquant aux bateaux de croisière dans le but de mieux protéger l’environnement marin.

L’ICCL est une association représentant plus de 70 fournisseurs de l’industrie des croisières et 16 compagnies de bateaux de passagers exploitant le marché des croisières en Amérique du Nord. Sa mission est de participer au développement de politiques et de réglementations et de promouvoir des mesures pour un environnement sain et sécuritaire sur les bateaux de croisière. Chaque année, les membres de l’ICCL transportent plus de 7 millions de passagers sur plus de 90 navires.

Les nouvelles normes visent les points suivants:

  • Améliorer la conception et la construction des navires pour mieux protéger l’environnement
  • Utiliser la nouvelle technologie plus performante au point de vue de l’environnement
  • Se soumettre entièrement aux lois internationales et américaines environnementales
  • Mettre en place des programmes de surveillance
  • Diminuer la production de déchets et disposer correctement de ceux-ci (eaux usées, eaux de cale, produits chimiques de toutes sortes, batteries usagées, tubes fluorescents et lampes au mercure usagés, cartouches de photocopieuses et d’imprimantes usagées, récupération de verre, carton, aluminium, métal, etc.)

Pour en savoir plus

Communiqué de presse du ICCL: New Mandatory Environmental Standards for Cruise Ships

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10 mai 2001

Opposition aux sonars tactiques du U.S. Navy

Le 3 mai 2001 se tenait la dernière d'une série de trois audiences publiques organisées par l'agence américaine s'occupant de la gestion des ressources marines, le NMFS, suite à une demande de permis déposée par le U.S. Navy (marine américaine). Le U.S. Navy planifie de déployer ses sonars tactiques à basses fréquences dans 80 pourcent des océans du monde au cours d'un projet de 5 ans. Ces sonars tactiques sont conçus pour détecter des sous-marins silencieux. Le projet soulève de vives opposition de la part du public, de scientifiques indépendants et de groupes environnementaux. Ceux-ci font valoir que les sonars tactiques à basses fréquences nuisent aux mammifères marins et auraient même été la cause d'échouages massifs de baleines. L'objet de ces audiences publiques est d'ailleurs l'obtention d'un permis autorisant à harceler, blesser ou tuer des mammifères marins.

L'audience publique avait lieu à Silver Spring, Maryland. Le public a jusqu'au 18 mai 2001 pour faire parvenir ses commentaires au NMFS au sujet du projet de déploiement de sonars tactiques par le U.S. Navy. [Environment News Service, NRDC]

Pour en savoir plus

Sur Baleines en direct

Échouages de baleines aux Bahamas : un an plus tard (15 mars 2001)

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26 avril 2001

Chasse à la baleine : le Japon revient de l’Antarctique avec 440 petits rorquals

Une flotte de bateaux japonais a récolté en Antarctique 440 petits rorquals entre novembre et avril. Cette chasse soulève la controverse car la Commission baleinière internationale (CBI) a décrété un moratoire international sur la chasse à la baleine en 1986. Le Japon, pays membre de la CBI, continue de chasser malgré ce moratoire grâce à un permis de chasse scientifique, une disposition prévue par la CBI.

Les eaux dans lesquelles chassent les Japonais sont des eaux internationales qui sont considérées comme un sanctuaire pour la protection des baleines. Le Japon maintient que son programme de chasse permet de récolter des données importantes sur les populations de baleines et leurs rôles écologiques. La viande de baleine est vendue sur le marché japonais pour couvrir une partie des frais de ces programmes de recherche, d’autre part subventionnés par le gouvernement.

Malgré l’opposition de nombreux pays membres de la CBI et de groupes environnementaux comme Greenpeace et IFAW, une coalition menée par le Japon et la Norvège pousse pour lever le moratoire sur la chasse commerciale à la baleine. La CBI étudie un nouveau système de gestion et de contrôle de la chasse à la baleine. Les membres se prononceront sur la reprise de la chasse commerciale lors de la prochaine réunion de la CBI, qui se tiendra à Londres en juillet 2001. [Environment News Service]

Pour en savoir plus

Sur Baleines en direct

La chasse à la baleine

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5 avril 2001

Statut d’espèce en péril pour la baleine grise de Californie?

Le 29 mars dernier, deux groupes environnementaux (Australians for Animals et The Fund for Animals) ont soumis une pétition à Washington demandant que la baleine grise de la Californie (ou du Pacifique Nord-Est) soit replacée sur la liste des espèces en péril, protégées par le Endangered Species Act (ESA). La baleine grise a frôlé l’extinction vers 1880. Cette population de baleines fut placée sous la protection du ESA en 1970 puis, retirée de la liste en 1994.

L’exploitation pétrolière en mer, le chalutage de fond, la contamination des sédiments par des produits toxiques, le réchauffement planétaire et des événements découlant d’El Nino provoquent des changements drastiques dans la mer de Béring et la mer des Tchouktches, deux aires d’alimentation importantes pour la baleine grise de Californie. Parmi ces changements, on remarque que la quantité d’amphipodes benthiques, qui sont la source principale de nourriture des baleines grises, a diminué.

Le nombre d’échouages, qui représentait 250 baleines pour l’ensemble des années 1990 à 1998, est passé à 274 et 291 respectivement pour les années 1999 et 2000. Il est soutenu par certains scientifiques que cet accroissement des mortalités ainsi que la diminution du nombre de naissances, qui était de 1520 en 1997 et seulement de 282 en 2000, sont le résultat du manque de nourriture pour ces baleines. Enfin, la chasse traditionnelle par des peuples autochtones des États-Unis et de la Russie est aussi considérée comme une menace potentielle.

Selon la pétition de ces groupes environnementaux, la baleine grise de Californie remplit trois des cinq critères pour figurer sur la liste du ESA : 1) leur habitat est modifié ou détruit, 2) des menaces humaines ou naturelles remettent en cause son avenir et 3) il n’y a pas de réglementation adéquate pour protéger la population. Le gouvernement américain est tenu de mettre en place des mesures pour protéger les espèces figurant sur la liste du ESA. [Fund for animals, Journal of cetacean research and management]

Pour en savoir plus

Sur Baleines en direct

Est-ce que les baleines grises meurent de faim ? (14 décembre 2000)

Communiqué de presse du Fund for Animals : Gray Whales Need Protection: Groups Ask Government To Re-List Population Under the Endangered Species Act

Publication scientifique, non disponible sur Internet :

Le Bœuf, B.J.; H. Perez-Cortez, M.; J. Urban R.; B.R. Mate and F. Ollervides U. 2000. High gray whale mortality and low recruitment in 1999 : potential causes and implications. THE JOURNAL OF CETACEAN RESEARCH AND MANAGEMENT 2(2) :85-99.

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15 mars 2001

Échouages de baleines aux Bahamas : un an plus tard

Il y a un an, plusieurs baleines appartenant à des espèces différentes, surtout des baleines à bec, s’échouaient en masse sur les plages des îles du nord des Bahamas. Au même moment, dans le même secteur, la Marine américaine testait de nouveaux sonars émettant des sons très puissants. Depuis, NOAA Fisheries, un organisme gouvernemental américain s’occupant des ressources marines, a effectué des analyses sur six carcasses de baleines récupérées lors des échouages. La Marine américaine collabore à ces études en analysant les données acoustiques, océanographiques et environnementales se rapportant à l’événement. Les premiers résultats de ces analyses montrent que les baleines avaient des blessures résultant d’une exposition à des sons très puissants. Les scientifiques de NOAA Fisheries et de la Marine américaine concluent pour l’instant que ces blessures ont désorienté les baleines, qui sont ensuite mortes de s’être échouées sur une plage. La Marine américaine reconnaît que les sonars tactiques qu’elles testaient alors pourraient être la cause des blessures. Cependant, un scientifique indépendant, Ken Balcomb, qui travaille depuis des années sur les baleines à bec des Bahamas, croit que le lien entre les sonars et la mort des baleines à bec est beaucoup plus direct. Les analyses de M. Balcomb suggèrent que les blessures observées sur les baleines à bec ont été causées par un phénomène de résonance dans les sinus crâniens. Ce phénomène est indépendant de la puissance des sons émis et dépend plutôt des caractéristiques des sinus crâniens et des fréquences sonores émises. Ken Balcomb croit aussi que le phénomène a tué un grand nombre sinon toutes les baleines à bec de la région, et que celles qui se sont échouées n’étaient que des survivantes temporaires. La Marine américaine effectue des essais de ces sonars tactiques partout dans le monde. Le rapport final de la Marine américaine et de NOAA Fisheries devrait être déposé d’ici l’été. [NOAA Fisheries, Ken Balcomb, The Sun of Bremerton, U.S. Navy, Defense Environment Alert]

Pour en savoir plus

Lettre de Ken Balcomb aux responsables de l’étude sur l’échouage aux Bahamas (23 février 2001)

Communiqué de presse de la Marine américaine (15 novembre 2000)

Article du NOOA Fisheries "  Update on the mass stranding in the Bahamas ", publié dans le MMPA Bulletin 2nd/3rd Quarter 2000, disponible en pdf.

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1er mars 2001

Baja California : soutien financier pour des projets de développement durable

Le 9 février dernier, deux groupes environnementaux, le International Fund for Animal Welfare (IFAW) et le Natural Resources Defence Council (NRDC), ont annoncé qu’ils mettaient sur pied un fond de 1 millions de pesos (100 000 $ US) à l’usage des communautés de Laguna San Ignacio, Baja California. Ces communautés avaient appuyé les deux groupes lors de leur opposition à un projet conjoint de Mitsubishi et du gouvernement mexicain. Ceux-ci planifiaient de mettre sur pied une usine d’extraction de sel à Laguna San Ignacio, l’un des derniers sites de mise bas et d’accouplement pour la baleine grise du Pacifique Est. Laguna San Ignacio figure depuis 1993 parmi les sites du Patrimoine mondial de l’UNESCO. Il abrite de nombreuses espèces de faune et de flore en péril. Le gouvernement mexicain et Mitsubishi avaient annoncé le 2 mars 2000 que le projet était annulé suite aux conclusions de l’étude d’impact environnemental menée par une équipe de l’UNESCO.

Le fonds mis sur pied par IFAW et NRDC vise à aider les communautés de Laguna San Ignacio à créer des projets de développement durable et à améliorer la santé et l’éducation. Le fonds vise aussi à identifier les besoins d’investissement dans ces communautés. En effet, ces communautés attendent encore que le gouvernement mexicain remplisse ses promesses de soutien financier pour des projets de développement durable à Laguna San Ignacio. [Environment News Service]

Pour en savoir plus

Sur Environnement News Service : BAJA TOWNS STRUGGLE AFTER SAVING WHALE SANCTUARY

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15 février 2001

Chasse à la baleine : sommes-nous à la veille de la levée du moratoire?

À Monaco, du 6 au 8 février dernier, la Commission baleinière internationale (CBI) tenait une réunion spéciale à laquelle participaient des représentants des 40 nations membres. L’objectif de cette réunion était de discuter du plan de gestion révisé pour la chasse commerciale à la baleine. Le comité scientifique de la CBI a complété la procédure de calcul des quotas de chasse. Cette procédure permet, avec des données limitées, de proposer des quotas de chasse prudents pour certaines populations de baleines quand elles sont abondantes, tout en tenant compte entre autres de l’incertitude des données, de la dégradation de l’environnement et de la méconnaissance des dynamiques de population. Les nations membres doivent maintenant s’entendre sur les autres aspects du plan de gestion, soit la supervision internationale des activités de chasse, le contrôle des méthodes de chasse, le suivi génétique de chaque baleine chassée et le financement du plan de gestion. Les recommandations issues de cette réunion spéciale devront être approuvées lors de la réunion annuelle de la CBI en juillet 2001, à Londres, avant de décider de la levée du moratoire international sur la chasse commerciale à la baleine. Cependant, les nations membres semblent encore loin d’un accord sur tous les aspects du plan de gestion révisé. [Commission baleinière internationale, Environment News Service]

Pour en savoir plus

Qu'en est-il au juste de la chasse à la baleine?

Sur Environment News Service : IWC Considers Resuming Commercial Whale Hunt

Le site de la CBI : Intersessional Meeting of the Working Group on the Revised Management Scheme

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1er février 2001

Baleine noire de l’Atlantique Nord : beaucoup de naissances

Au cours des deux derniers mois, les chercheurs qui étudient les baleines noires dans leur aire de reproduction et de mise bas, le long des côtes de la Floride et de la Géorgie, ont recensé au moins 14 naissances. C’est plus que ce qui avait été observé au cours des trois dernières années réunies. On estime à environ 300 le nombre de baleines noires dans l’Atlantique Nord. De ce nombre, 70 seraient des femelles en âge de se reproduire. En moyenne, les chercheurs comptent 11 naissances par année. L’année dernière, une seule naissance avait été recensée, alors qu’en 1996, les chercheurs avaient répertorié 21 naissances. Il semble que le faible recrutement des trois dernières années ait été lié au peu de zooplancton dans la baie de Cape Cod, une aire d’alimentation importante pour la baleine noire de l’Atlantique Nord. Cette espèce est la grande baleine la plus menacée du monde. Les principales causes de mortalité sont les collisions avec les navires et les prises accidentelles dans les engins de pêche. [Florida Times, Center for Coastal Studies]

Pour en savoir plus

Fiche signalétique de la baleine noire

Rapport du Center for Coastal Studies reliant l’abondance du zooplancton dans la baie de Cape Cod au nombre de naissances chez la baleine noire.

Communiqué de presse du Northeast Fisheries Science Center : Fourteen Right Whale Calves Sighted in Southern US Waters.

Vous avez une idée pour résoudre le problème de prises accidentelles pour la baleine noire? Soumettez-la au concours Eubalaena Award Competition: votre idée pourrait sauver une espèce… et vous pourriez remporter 5 000 $ américains!

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25 janvier 2001

La Norvège permettra l'exportation de viande et de lard de baleine

Le 16 janvier dernier, la Norvège a annoncé sa décision de permettre l'exportation de produits de baleine, pour la première fois depuis les années 1980. Les exportations visent surtout le Japon, mais aussi l'Islande et le Pérou. La Norvège avait repris la chasse commerciale au petit rorqual en 1993, après s'être opposée officiellement au moratoire international décrété par la Commission baleinière internationale (CBI). Une autre convention (CITES ou Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction) interdit le commerce international d'espèces en péril. La Norvège et les trois pays visés par les exportations ne sont pas tenus de respecter l'interdiction en ce qui concerne les baleines, car ils avaient tous déposé des objections au fait que certaines populations de baleines figurent à l'Annexe I de la Convention, qui interdit le commerce international. La Norvège avait jusqu'ici interdit l'exportation de produits de baleine par crainte de l'opinion publique internationale.

La chasse commerciale en Norvège depuis 1993 fournissait le marché domestique en viande de baleine. Six cents tonnes de lard, dédaigné par les Norvégiens mais très apprécié par les Japonais, sont entreposées dans des congélateurs en attendant de pouvoir être exportées. Les chasseurs de baleines Norvégiens exerçaient de fortes pressions sur leur gouvernement pour la reprise de l'exportation de produits de baleine. Le Conseil norvégien pour l'exportation des produits de la mer estime que les compagnies norvégiennes ont subi des pertes de 9,8 millions de couronnes (1,7 millions $ CAN) depuis la reprise de la chasse à la baleine en 1993 à cause de l'interdiction d'exporter.

Les chasseurs norvégiens se réjouissent de la décision de leur gouvernement. L'exportation des produits de baleine ne commencera qu'une fois complété le catalogue génétique qui comprend la "signature" de chacun des animaux ayant été chassés en Norvège ces dernières années, ce qui devrait prendre encore quelques semaines. Cette mesure vise à s'assurer de la provenance des produits de baleines qu'on retrouve sur le marché.

Plusieurs groupes environnementaux, dont Greenpeace, World Wildlife Fund et Sea Shepherd International, s'opposent fortement à la décision de la Norvège et réclament que des pays comme les États-Unis, l'Australie et l'Angleterre imposent des sanctions économiques. Ils craignent le braconnage et une hausse des quotas. Le quota de chasse pour la Norvège en 2001 est de 549 petits rorquals. Il s'agit d'une diminution par rapport à 2000 (655 petits rorquals) et 1999 (753 petits rorquals), et les chasseurs norvégiens protestaient contre cette baisse au début décembre. Les quotas n'ont pas été atteints ces dernières années; les chasseurs expliquent cette situation par le mauvais temps et le zonage strict que leur impose le gouvernement. [Environment News Service, Reuters, Associated Press]

Pour en savoir plus

Qu'en est-il au juste de la chasse à la baleine?

Sur Baleines en direct

CITES : non au commerce international de baleines (8 mai 2000)

Sur Environment News Service

Norway under fire for resuming whale trade

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18 janvier 2001

Dauphin rose menacé d'extinction à Hong Kong

La population de dauphin à bosse du Pacifique qui vit dans le delta de la rivière Pearl est sévèrement menacée de disparition. Dans les eaux de Hong Kong, il ne resterait que 180 dauphins, et la population pour l'ensemble du delta se chiffrerait à quelque 1000 individus. La pollution, le manque de nourriture engendré par la surpêche, la perte d'habitat et les collisions avec les bateaux sont les principales menaces qui pèsent sur cette population. La rivière Pearl draine un territoire occupé par un huitième de la population chinoise, où le DDT est toujours utilisé et où de nombreuses industries polluantes sont installées. Un sanctuaire pour les dauphins et des lois environnementales sévères n'ont pas suffi à protéger les dauphins car l'application de ces lois et règlements demeure problématique.

Ces dauphins appartiennent à l'espèce Sousa chinensis, une espèce côtière qu'on retrouve aussi en Afrique du Sud, en Australie et le long des côtes chinoises jusqu'à la rivière Yangtze. Les dauphins de Chine se distinguent des autres car les adultes sont de couleur rose. Lindsay Porter, du Swire Institute of Marine Science à l'université de Hong Kong, observe que la grande majorité des nouveau-nés de la population du delta de la rivière Pearl meurent des suites de l'exposition à la pollution. Selon la scientifique, ceci signifie que la population est en train de perdre une génération entière, ce qui devrait se traduire par une réduction majeure des effectifs dans une dizaine d'années.

Ce dauphin rose avait été choisi comme mascotte pour les cérémonies célébrant le retour de Hong Kong au sein de la Chine en 1997. Cette visibilité a aidé les environnementalistes à sensibiliser le public aux problèmes du dauphin dans les eaux de Hong Kong. Selon le Hong Kong Dolphinwatch, un groupe qui organise des excursions pour aller voir ces dauphins, beaucoup de gens à Hong Kong ignorent toujours que ce dauphin existe vraiment et que sa survie est menacée. [Reuters, Hong Kong Dolphinwatch]

Pour en savoir plus

Le site du Hong Kong Dolphinwatch

Fiche signalétique du dauphin à bosse du Pacifique

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