What's happening?

ST. LAWRENCE: WARNING FRAGILE!

  • Press Release: Oil exploration — Mulcair and Hamad settle the emergency, without submitting the complete programme to a public examination (8 December 2003)
  • Letter from the Coalition to MM. Mulcair and Hamad (8 December 2003)
  • Letter from the Coalition to M. David Anderson (8 December 2003)
  • Note from the Coalition to M. Paul Martin (8 December 2003)
  • Letter from the Coalition to the National Energy Board (27 November 2003)
  • Letter from the Coalition to Canadian Environment Minister David Anderson (27 November 2003)
  • Speach of Lucie d'Amours, biology teacher at Cégep des îles de la Madeleine, during an event held on 22 November in the Magdalen Islands (22 November 2003)
  • Letter from the Crabiers du Nord-Est (14 November 2003)
  • Letter from the group Attention FragÎles, Iles de la Madeleine (13 November 2003)
  • Letter from the Association des crabiers acadiens (13 November 2003)
  • Letter from the Fédération des pêcheurs semi-hauturiers du Québec (13 November 2003)
  • Letter to the Quebec Premier Jean Charest (13 November 2003)
  • A group of artists have stated their opposition to Hydro-Québec's oil exploration plan: Our St. Lawrence is what we are (27 October 2003)
  • Press Release from the Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ) (16 October 2003)
  • Letter from environmental groups to the Québec Premier Jean Charest (15 October 2003)
  • Letter from environmental groups to the ministre de l'Environnement and the ministre des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs of Québec (15 October 2003)
  • Press release from an affiliation of environmental groups, researchers, tour-boat operators, a tourist association and an Aboriginal community: The St. Lawrence is facing new threats; a moratorium is requested on Hydro-Québec’s oil and gas exploration programme (15 October 2003)
  • Reply by Jean Charest of the Liberal Party of Quebec to environmental groups' questionnaire (11 April 2003)
  • Questionnaire addressed to political parties (8 April 2003)
  • Oil and gas exploration and exploitation in the St. Lawrence: clarifications requested by four organizations (8 April 2003)
  • Minister of the Environment of Canada David Anderson answers to André Stainier, president of Les Amis de la vallée du Saint-Laurent (24 March 2003)
  • Letter from Le Québec maritime to Bernard Landry, Rita Dionne-Marsolais, André Boisclair and Richard Legendre (11 March 2003)
  • Coordinator for the Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites Jean-Marie Bélisle answers to Rita Dionne-Marsolais (7 March 2003)
  • Letter from Tourisme Bas-Saint-Laurent to Bernard Landry, Rita Dionne-Marsolais, André Boisclair and Richard Legendre (21 February 2003)
  • Letter from the Conseil régional de l'environnement du Bas-Saint-Laurent to Bernard Landry (19 February 2003)
  • Rita Dionne-Marsolais' answer to Jean-Marie Bélisle, coordinator for the Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites (14 February 2003)
  • Letter from the Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites, to Bernard Landry (6 February 2003)
  • Letter from the Conseil régional de l'environnement de la Côte-Nord to Bernard Landry (3 February 2003)
  • Letter from Greenpeace to Bernard Landry (23 January 2003)
  • Press release: L’UQCN demande une audience publique fédérale-provinciale sur le programme d’exploration gazière et pétrolière dans le fleuve et le golfe Saint-Laurent (17 January 2003)
  • Letter from the UQCN to the government of Québec (17 January 2003)
  • Letter from the UQCN to the Canadian government (15 January 2003)
  • Robert Michaud's answer to Rita Dionne-Marsolais' letter (17 January 2003)
  • Frédéric Back's answer to Rita Dionne-Marsolais' letter (15 January 2003)
  • E-mail from Jean-Marie Bélisle, coordinator for the Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites, to Rita Dionne-Marsolais (9 January 2003)
  • Rita Dionne-Marsolais' answer to letters from various groups and individuals (8 January 2003)
  • Letter from André Stainier, president of Les Amis de la vallée du Saint-Laurent, to Rita Dionne-Marsolais (27 December 2002)
  • Letter from Frédéric Back to Bernard Landry (27 December 2002)
  • Letter from Marc Hudon, president of Stratégies Saint-Laurent, to David Anderson, Minister of the Environment (20 December 2002)
  • Letter from Caroline Duchesne, coordinator of the Conseil Régional de l’Environnement de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, to Bernard Landry (19 December 2002)
  • Letter from Guy Lessard, president of the Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement du Québec, to Bernard Landry (19 December 2002)

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    8 December 2003

    Press Release: Oil exploration — Mulcair and Hamad settle the emergency, without submitting the complete programme to a public examination

    FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE ET
    GAZIÈRE DANS LE SAINT-LAURENT

    Adresse de correspondance: Harvey Mead. Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R 2V7
    Tél: 418-648-2104 Téléc: 418-648-0991 Courriel: conservation@uqcn.qc.ca

    Communiqué de presse

    Pour diffusion immédiate

    Exploration gazière – Mulcair et Hamad règlent l’urgence, sans soumettre l’ensemble du programme à un examen public

    Québec, 8 décembre 2003 Le ministre de l’Environnement, M. Thomas Mulcair, et le ministre des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs, M. Sam Hamad, ont annoncé le 3 décembre dernier leur réponse aux demandes formulées par le Front commun concernant l’exploration pétrolière et gazière de l’estuaire et du golfe Saint-Laurent. Un comité d’experts se penchera sur les enjeux environnementaux des levés sismiques dans le Saint-Laurent, et le BAPE (Bureau d’audiences publiques en environnement) permettra à la population et aux groupes d’intérêts, comme le Front commun, de faire connaître leur opinion. Par ailleurs, le 5 décembre, l’Office national de l’énergie du Canada annonçait qu’il demandait au ministre de l’Environnement du Canada de renvoyer à une commission d’examen l’évaluation du projet prévu par GSI cet automne dans l’ouest du golfe. Si ces annonces calment le sentiment d’urgence que suscitait le possible début de travaux sismiques dans le golfe cet automne, celle de MM. Mulcair et Hamad ne répond que partiellement aux préoccupations soulevées par le Front commun depuis un an.

    En effet, comme l’a souligné M. Hamad dans les médias, ce processus d’évaluation ne touche que les levés sismiques, un dossier qu’il juge complètement différent de l’exploration par forage ou de l’exploitation de gisements. Pour M. Hamad, il semble suffisant de soumettre les forages exploratoires et l’exploitation de gisements " aux processus d'approbation prévus aux législations appropriées ", et il ne promet pas de consultations publiques. Contrairement à M. Hamad, le Front commun juge primordial de considérer les répercussions de l’ensemble du Plan d’exploration du Saint-Laurent par Hydro-Québec, de mêmes que celles des étapes qui en découlent logiquement, soit l’exploitation des gisements jusqu’au démantèlement des plates-formes une fois la source tarie. Chacune de ces étapes comporte des risques documentés, dont l’ampleur reste à déterminer pour le Saint-Laurent, sa faune marine et les communautés riveraines qui en dépendent. Avant de procéder, il faut considérer l’ensemble des risques, du début à la fin, et les mettre en balance avec les bénéfices escomptés.

    L’annonce de MM. Hamad et Mulcair ne permet pas non plus de calmer les inquiétudes d’un regroupement de Madelinots, qui craint de voir commencer sous peu les forages exploratoires sur le Old Harry, à l’est des îles de la Madeleine.

    Inquiet de voir l’examen du Plan d’Hydro-Québec morcelé par étapes, inquiet à l’idée que les forages exploratoires soient examinés à la pièce plutôt que globalement, inquiet que le processus d’évaluation annoncé ne questionne pas la finalité de l’exploration, le Front commun continue de réclamer un moratoire sur toutes les activités liées à l’exploration des hydrocarbures du Saint-Laurent par le Québec et un examen public visant à évaluer l’acceptabilité environnementale, sociale et économique de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures des fonds marins du Saint-Laurent par le Québec.

    -30-

    Sources

    Charles-Antoine Drolet, UQCN, 418 648-2104
    Nicolas Roy, Stratégies Saint-Laurent, 418 648-8079
    Daniel Green, Sierra Club du Canada, 514 844-5477
    André Stainier, Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent, 418 522-8886

    Ce communiqué est disponible sur Baleines en direct (www.baleinesendirect.net/3/3-3-1.html)

    Ces signataires ont appuyé le Front commun

    Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    Stratégies Saint-Laurent (SSL)
    Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent (AVSL)
    Sierra Club du Canada
    Société pour vaincre la pollution (SVP)
    Greenpeace

    Mouvement Au Courant
    Union Paysanne
    Équiterre
    Fondation RivièreS
    Environnement Jeunesse (ENJEU)
    Corporation Saint-Laurent
    Les AmiEs de la Terre de Québec
    Investissements responsables Québec
    Mouvement MRG (Madelinots pour le
    respect du golfe)
    Comité de recherche et d'intervention du Grand-Portage (CRIE du Grand Portage)
    Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE)

    Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent (CREBSL)
    Conseil régional de l’environnement de Gaspésie et des Iles de la Madeleine (CREGÎM)
    Comité ZIP des îles de la Madeleine
    Comité ZIP Saguenay
    Comité ZIP rive nord de l'estuaire
    Comité ZIP Côte-Nord du Golfe
    Comité ZIP Sud-de-l'estuaire
    Comité ZIP Baie des Chaleurs
    Comité ZIP Jacque-Cartier
    Parc nature de Pointe-aux-Outardes
    Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites
    Conseil des Innus Essipit
    Éco-quartier St-Jacques/Association sportive et communautaire du Centre-Sud

    Richard Léveillé, chercheur, Centre GEOTOP-UQAM-McGill
    Chris Clark, Bioacoustic Lab, Cornell University
    Émilien Pelletier, titulaire Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie marine Université du Québec à Rimouski
    Richard Sears, chercheur Station de recherche des îles Mingan (MICS)
    Robert Michaud, Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM)
    Forum de l'ISE (Institut des sciences de l'environnement de l'UQÀM)
    Daniel Martineau, Professeur agrégé, Département de Pathologie et Microbiologie, Faculté de Médecine Vétérinaire, Université de Montréal

    Parti Vert du Québec

    Centrale syndicale du Québec

    Municipalité de Tadoussac

    Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie
    Associations des crabiers gaspésiens inc.
    Crabier Du Nord Est inc.

    Le Québec Maritime (Associations Touristiques Régionales (ATR) du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de Duplessis, de Manicouagan et des Îles de la Madeleine)
    Association des bateliers du Saguenay
    Croisières AML
    Croisières Essipit
    Groupe Dufour
    Club de la baie de Tadoussac

    Hugo Latulippe
    Laure Waridel
    Frédéric Back
    Ariane Moffatt
    Françoise David
    Chloé Sainte-Marie
    Gilles Carle
    Marie-Thérèse Forest
    Geneviève Saint-Hilaire
    Josée Kaltenback
    Florent Vollant
    André Montmorency
    Gilles Vigneault
    Jacques Languirand
    Alain Belhumeur
    Jean Lemire
    Lucie d’Amours

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    8 December 2003

    Letter from the Coalition to MM. Mulcair and Hamad

    FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE ET
    GAZIÈRE DANS LE SAINT-LAURENT

    Adresse de correspondance: Harvey Mead. Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R 2V7
    Tél: 418-648-2104 Téléc: 418-648-0991 Courriel: conservation@uqcn.qc.ca

    Monsieur Thomas Mulcair, Ministre
    Ministère de l’Environnement
    675, boul. René-Lévesque Est, 30e étage
    Québec, Qc G1R 5V7

    Monsieur Sam Hamad, Ministre
    Ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs
    Édifice de l’Atrium
    5700, 4e Avenue Ouest, bureau A 308
    Québec (Québec) G1H 6R1

    8 décembre 2003

    Messieurs les Ministres,

    Nous avons pris connaissance de votre communiqué de presse conjoint diffusé le 3 décembre dernier, concernant l’exploration pétrolière et gazière de l’estuaire et du golfe Saint-Laurent. Si cette annonce calme le sentiment d’urgence que suscitait le possible début de travaux sismiques dans le golfe cet automne, elle ne répond que partiellement aux préoccupations soulevées par le Front commun depuis un an.

    En effet, comme l’a souligné M. Hamad dans les médias, ce processus d’évaluation ne touche que les levés sismiques, un dossier qu’il juge complètement différent de l’exploration par forage ou de l’exploitation de gisements. Pour M. Hamad, il semble suffisant de soumettre les forages exploratoires et l’exploitation de gisements " aux processus d'approbation prévus aux législations appropriées ", et il ne promet pas de consultations publiques. Contrairement à M. Hamad, le Front commun juge primordial de considérer les répercussions de l’ensemble du Plan d’exploration du Saint-Laurent par Hydro-Québec, de mêmes que celles des étapes qui en découlent logiquement, soit l’exploitation des gisements jusqu’au démantèlement des plates-formes une fois la source tarie. Chacune de ces étapes comporte des risques documentés, dont l’ampleur reste à déterminer pour le Saint-Laurent, sa faune marine et les communautés riveraines qui en dépendent. Avant de procéder, il faut considérer l’ensemble des risques, du début à la fin, et les mettre en balance avec les bénéfices escomptés.

    Votre annonce ne permet pas non plus de calmer les inquiétudes d’un regroupement de Madelinots, qui craint de voir commencer sous peu les forages exploratoires sur le Old Harry, à l’est des îles de la Madeleine.

    Inquiet de voir l’examen du Plan d’Hydro-Québec morcelé par étapes, inquiet à l’idée que les forages exploratoires soient examinés à la pièce plutôt que globalement, inquiet que le processus d’évaluation annoncé ne questionne pas la finalité de l’exploration, le Front commun continue de réclamer un moratoire sur toutes les activités liées à l’exploration des hydrocarbures du Saint-Laurent par le Québec et un examen public visant à évaluer l’acceptabilité environnementale, sociale et économique de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures des fonds marins du Saint-Laurent par le Québec.

    Par ailleurs, puisque l’Agence canadienne d’évaluation environnementale s’apprête à se pencher sur un des projets qui fera partie de l’examen annoncé par le Québec, comme l’annonce un communiqué de presse de l’Office national de l’énergie daté du 5 décembre dernier, peut-être faudra-t-il envisager une procédure conjointe fédérale-provinciale.

    Nous vous prions d’agréer, Messieurs les Ministres, nos salutations les plus respectueuses,

    Charles-Antoine Drolet
    UQCN

    Nicolas Roy
    Stratégies Saint-Laurent

    Daniel Green
    Sierra Club du Canada

    André Stainier
    Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent

    c.c.
    Monsieur Jean Charest, premier ministre du Québec
    André Caillé, président d'Hydro-Québec
    Monsieur David Anderson, ministre de l’Environnement du Canada

    Ces signataires appuient le Front commun

    Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    Stratégies Saint-Laurent (SSL)
    Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent (AVSL)
    Sierra Club du Canada
    Société pour vaincre la pollution (SVP)
    Greenpeace

    Mouvement Au Courant
    Union Paysanne
    Équiterre
    Fondation RivièreS
    Environnement Jeunesse (ENJEU)
    Corporation Saint-Laurent
    Les AmiEs de la Terre de Québec
    Investissements responsables Québec
    Mouvement MRG (Madelinots pour le
    respect du golfe)
    Comité de recherche et d'intervention du Grand-Portage (CRIE du Grand Portage)
    Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE)

    Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent (CREBSL)
    Conseil régional de l’environnement de Gaspésie et des Iles de la Madeleine (CREGÎM)
    Comité ZIP des îles de la Madeleine
    Comité ZIP Saguenay
    Comité ZIP rive nord de l'estuaire
    Comité ZIP Côte-Nord du Golfe
    Comité ZIP Sud-de-l'estuaire
    Comité ZIP Baie des Chaleurs
    Comité ZIP Jacque-Cartier
    Parc nature de Pointe-aux-Outardes
    Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites
    Conseil des Innus Essipit
    Éco-quartier St-Jacques/Association sportive et communautaire du Centre-Sud

    Richard Léveillé, chercheur, Centre GEOTOP-UQAM-McGill
    Chris Clark, Bioacoustic Lab, Cornell University
    Émilien Pelletier, titulaire Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie marine Université du Québec à Rimouski
    Richard Sears, chercheur Station de recherche des îles Mingan (MICS)
    Robert Michaud, Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM)
    Forum de l'ISE (Institut des sciences de l'environnement de l'UQÀM)
    Daniel Martineau, Professeur agrégé, Département de Pathologie et Microbiologie, Faculté de Médecine Vétérinaire, Université de Montréal

    Parti Vert du Québec

    Centrale syndicale du Québec

    Municipalité de Tadoussac

    Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie
    Associations des crabiers gaspésiens inc.
    Crabier Du Nord Est inc.

    Le Québec Maritime (Associations Touristiques Régionales (ATR) du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de Duplessis, de Manicouagan et des Îles de la Madeleine)
    Association des bateliers du Saguenay
    Croisières AML
    Croisières Essipit
    Groupe Dufour
    Club de la baie de Tadoussac

    Hugo Latulippe
    Laure Waridel
    Frédéric Back
    Ariane Moffatt
    Françoise David
    Chloé Sainte-Marie
    Gilles Carle
    Marie-Thérèse Forest
    Geneviève Saint-Hilaire
    Josée Kaltenback
    Florent Vollant
    André Montmorency
    Gilles Vigneault
    Jacques Languirand
    Alain Belhumeur
    Jean Lemire
    Lucie d’Amours

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    8 December 2003

    Letter from the Coalition to M. David Anderson

    FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE ET
    GAZIÈRE DANS LE SAINT-LAURENT

    Adresse de correspondance: Harvey Mead. Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R 2V7
    Tél: 418-648-2104 Téléc: 418-648-0991 Courriel: conservation@uqcn.qc.ca

    Monsieur David Anderson
    Ministre de l'Environnement du Canada
    Les Terrasses de la Chaudière
    10, Rue Wellington, 28ième
    Hull (Québec), K1A 0H3
    (819) 953-3457 (fax)
    david.anderson@ec.gc.ca

    8 décembre 2003

    Monsieur le Ministre,

    Nous venons d’apprendre que l’Office national de l’énergie vous demandait de renvoyer à une commission d’enquête l’évaluation du projet de GSI qui prévoyait des levés sismiques cet automne dans l’ouest du golfe Saint-Laurent. Nous nous réjouissons de cette décision, qui tient compte des avis scientifiques et des inquiétudes soulevées par le Front commun.

    Par ailleurs, comme vous le savez, le Québec vient de décréter qu’il procèdera à un examen de l’ensemble des projets de levés sismiques prévus dans le cadre du Plan d’exploration gazière et pétrolière du Saint-Laurent par Hydro-Québec. Nous tenons à souligner qu’il nous apparaît primordial de considérer les répercussions de l’ensemble de ce Plan d’exploration (non seulement les levés sismiques mais aussi les forages exploratoires), de mêmes que celles des étapes qui en découlent logiquement, soit l’exploitation des gisements jusqu’au démantèlement des plates-formes une fois la source tarie. Chacune de ces étapes comporte des risques documentés, dont l’ampleur reste à déterminer pour le Saint-Laurent, sa faune marine et les communautés riveraines qui en dépendent. Avant de procéder, il faut considérer l’ensemble des risques, du début à la fin, et les mettre en balance avec les bénéfices escomptés.

    Puisque l’Agence canadienne d’évaluation environnementale s’apprête à se pencher sur un des projets qui fera partie de l’examen annoncé par le Québec, peut-être faudra-t-il envisager une procédure conjointe fédérale-provinciale. Par ailleurs, tous les projets d’exporation pétrolière et gazière dans le Saint-Laurent sont interreliés et ont des impacts cumulatifs sur une même mer intérieure. Or, comme ces projets tombent sous diverses juridictions (fédérale, Québec, Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve), ne faudrait-il pas envisager un processus conjoint qui permettent d’évaluer convenablement les risques encourus par le Saint-Laurent?

    Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, nos salutations les plus respectueuses,

    Charles-Antoine Drolet
    UQCN

    Nicolas Roy
    Stratégies Saint-Laurent

    Daniel Green
    Sierra Club du Canada

    André Stainier
    Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent

    c.c. :
    Monsieur Thomas Mulcair, ministre de l’Environnement du Québec
    Monsieur Sam Hamad, ministre des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs du Québec
    Monsieur Paul Martin, chef du parti libéral du Canada et futur premier ministre du Canada

    Ces signataires appuient le Front commun

    Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    Stratégies Saint-Laurent (SSL)
    Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent (AVSL)
    Sierra Club du Canada
    Société pour vaincre la pollution (SVP)
    Greenpeace

    Mouvement Au Courant
    Union Paysanne
    Équiterre
    Fondation RivièreS
    Environnement Jeunesse (ENJEU)
    Corporation Saint-Laurent
    Les AmiEs de la Terre de Québec
    Investissements responsables Québec
    Mouvement MRG (Madelinots pour le
    respect du golfe)
    Comité de recherche et d'intervention du Grand-Portage (CRIE du Grand Portage)
    Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE)

    Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent (CREBSL)
    Conseil régional de l’environnement de Gaspésie et des Iles de la Madeleine (CREGÎM)
    Comité ZIP des îles de la Madeleine
    Comité ZIP Saguenay
    Comité ZIP rive nord de l'estuaire
    Comité ZIP Côte-Nord du Golfe
    Comité ZIP Sud-de-l'estuaire
    Comité ZIP Baie des Chaleurs
    Comité ZIP Jacque-Cartier
    Parc nature de Pointe-aux-Outardes
    Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites
    Conseil des Innus Essipit
    Éco-quartier St-Jacques/Association sportive et communautaire du Centre-Sud

    Richard Léveillé, chercheur, Centre GEOTOP-UQAM-McGill
    Chris Clark, Bioacoustic Lab, Cornell University
    Émilien Pelletier, titulaire Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie marine Université du Québec à Rimouski
    Richard Sears, chercheur Station de recherche des îles Mingan (MICS)
    Robert Michaud, Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM)
    Forum de l'ISE (Institut des sciences de l'environnement de l'UQÀM)
    Daniel Martineau, Professeur agrégé, Département de Pathologie et Microbiologie, Faculté de Médecine Vétérinaire, Université de Montréal

    Parti Vert du Québec

    Centrale syndicale du Québec

    Municipalité de Tadoussac

    Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie
    Associations des crabiers gaspésiens inc.
    Crabier Du Nord Est inc.

    Le Québec Maritime (Associations Touristiques Régionales (ATR) du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de Duplessis, de Manicouagan et des Îles de la Madeleine)
    Association des bateliers du Saguenay
    Croisières AML
    Croisières Essipit
    Groupe Dufour
    Club de la baie de Tadoussac

    Hugo Latulippe
    Laure Waridel
    Frédéric Back
    Ariane Moffatt
    Françoise David
    Chloé Sainte-Marie
    Gilles Carle
    Marie-Thérèse Forest
    Geneviève Saint-Hilaire
    Josée Kaltenback
    Florent Vollant
    André Montmorency
    Gilles Vigneault
    Jacques Languirand
    Alain Belhumeur
    Jean Lemire
    Lucie d’Amours

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    8 December 2003

    Note from the Coalition to M. Paul Martin

    FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE ET
    GAZIÈRE DANS LE SAINT-LAURENT

    Adresse de correspondance: Harvey Mead. Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R 2V7
    Tél: 418-648-2104 Téléc: 418-648-0991 Courriel: conservation@uqcn.qc.ca

    Monsieur Paul Martin
    Chef du parti libéral du Canada et futur Premier Ministre du Canada
    La permanence nationale
    81, rue Metcalfe,
    Bureau 400
    Ottawa, Ontario KIP 6M8

    8 décembre 2003

    Monsieur Martin,

    À quelques jours de votre assermentation, nous tenons à porter à votre attention le dossier de l’exploration pétrolière et gazière dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent. Nous vous faisons donc parvenir en copie conforme la dernière lettre que nous adressons au ministre de l’Environnement du Canada, Monsieur David Anderson.

    Nous vous serions gré d’en prendre connaissance et d’assurer le suivi de ce dossier qui comporte des enjeux d’importance pour le Canada et ses provinces baignées par le Saint-Laurent.

    Nous vous prions d’accepter, Monsieur Martin, l’expression de nos sentiments les plus respectueux,

    Charles-Antoine Drolet
    UQCN

    Nicolas Roy
    Stratégies Saint-Laurent

    Daniel Green
    Sierra Club du Canada

    André Stainier
    Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent

    Ces signataires appuient le Front commun

    Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    Stratégies Saint-Laurent (SSL)
    Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent (AVSL)
    Sierra Club du Canada
    Société pour vaincre la pollution (SVP)
    Greenpeace

    Mouvement Au Courant
    Union Paysanne
    Équiterre
    Fondation RivièreS
    Environnement Jeunesse (ENJEU)
    Corporation Saint-Laurent
    Les AmiEs de la Terre de Québec
    Investissements responsables Québec
    Mouvement MRG (Madelinots pour le
    respect du golfe)
    Comité de recherche et d'intervention du Grand-Portage (CRIE du Grand Portage)
    Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE)

    Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent (CREBSL)
    Conseil régional de l’environnement de Gaspésie et des Iles de la Madeleine (CREGÎM)
    Comité ZIP des îles de la Madeleine
    Comité ZIP Saguenay
    Comité ZIP rive nord de l'estuaire
    Comité ZIP Côte-Nord du Golfe
    Comité ZIP Sud-de-l'estuaire
    Comité ZIP Baie des Chaleurs
    Comité ZIP Jacque-Cartier
    Parc nature de Pointe-aux-Outardes
    Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites
    Conseil des Innus Essipit
    Éco-quartier St-Jacques/Association sportive et communautaire du Centre-Sud

    Richard Léveillé, chercheur, Centre GEOTOP-UQAM-McGill
    Chris Clark, Bioacoustic Lab, Cornell University
    Émilien Pelletier, titulaire Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie marine Université du Québec à Rimouski
    Richard Sears, chercheur Station de recherche des îles Mingan (MICS)
    Robert Michaud, Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM)
    Forum de l'ISE (Institut des sciences de l'environnement de l'UQÀM)
    Daniel Martineau, Professeur agrégé, Département de Pathologie et Microbiologie, Faculté de Médecine Vétérinaire, Université de Montréal

    Parti Vert du Québec

    Centrale syndicale du Québec

    Municipalité de Tadoussac

    Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie
    Associations des crabiers gaspésiens inc.
    Crabier Du Nord Est inc.

    Le Québec Maritime (Associations Touristiques Régionales (ATR) du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de Duplessis, de Manicouagan et des Îles de la Madeleine)
    Association des bateliers du Saguenay
    Croisières AML
    Croisières Essipit
    Groupe Dufour
    Club de la baie de Tadoussac

    Hugo Latulippe
    Laure Waridel
    Frédéric Back
    Ariane Moffatt
    Françoise David
    Chloé Sainte-Marie
    Gilles Carle
    Marie-Thérèse Forest
    Geneviève Saint-Hilaire
    Josée Kaltenback
    Florent Vollant
    André Montmorency
    Gilles Vigneault
    Jacques Languirand
    Alain Belhumeur
    Jean Lemire
    Lucie d’Amours

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    27 November 2003

    Letter from the Coalition to the National Energy Board

    FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE ET
    GAZIÈRE DANS LE SAINT-LAURENT

    Adresse de correspondance: Harvey Mead. Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R 2V7
    Tél: 418-648-2104 Téléc: 418-648-0991 Courriel: conservation@uqcn.qc.ca

    Québec, 27 novembre 2003

    Monsieur Terry M. Baker
    Délégué à l’exploitation
    Office national de l’Énergie
    444, 7e avenue S.-O.
    Calgary (Alberta) T2P 0X8
    fax: (403) 292-5876

    Objet : GSI West Gulf of St. Lawrence, November 2003 deux nouveaux avis scientifiques jugent le projet trop risqué

    Monsieur Baker ,

    Vous êtes sur le point de rendre une décision importante relative à la demande de permis de GSI pour un projet d’exploration sismique dans le détroit d’Honguedo, dans le Nord-Ouest du golfe du Saint-Laurent pour l’automne 2003. À la lumière des avis scientifiques déposés par Pêches et Océans, Environnement Canada, le GREMM et le MICS en octobre 2003, et plus tôt cette semaine par Pêches et Océans et le GREMM, il est clair que la réalisation du projet de GSI, et ce malgré la somme des mesures d’atténuation proposées par le promoteur, est susceptible d’entraîner des effets environnementaux négatifs potentiellement importants. Nous voulons vous rappeler que, tel qu’il est prescrit dans les dispositions de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale, la demande de GSI devrait être refusée ou être soumise à une médiation ou une commission environnementale.

    Par ailleurs, nous tenons à vous rappeler l’ampleur des préoccupations exprimées par des membres de la communauté scientifique et des groupes environnementaux, des représentants de l’industrie de la pêche et de l’écotourisme, des membres des premières nations, des artistes et des citoyens (voir bref rappel des interventions depuis décembre 2002). Ces inquiétudes portent non seulement sur les impacts potentiels du projet de levés sismiques déposé par la firme GSI mais sur le nouveau Plan d’exploration pétrolière et gazière pour le golfe et l’estuaire du Saint-Laurent annoncé par Hydro-Québec en novembre 2002 et dont le projet de GSI n’est que la première étape. Il nous apparaît donc essentiel de reporter l’examen de tout autre demande de permis relié à ce programme jusqu’à ce que l’acceptabilité sociale, économique et environnementale de l’ensemble de ce programme soit soumise à une commission d’évaluation indépendante tel que nous le demandons aux ministres de l’environnement du Canada et du Québec.

    Veuillez recevoir, Monsieur Baker, nos salutations distinguées.

    Harvey Mead, UQCN
    Daniel Green, Sierra Club du Canada
    André Stainier, Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent
    Nicolas Roy, Stratégies Saint-Laurent

    Au nom du Front commun pour le moratoire sur les projets d’exploration gazière et pétrolière dans le Saint-Laurent

    Cc: Paul Einarsson, GSI
    Gordon Walsh, Pêches et Océans Canada
    Serge Lemieux, Environnement Canada
    Laurent Tremblay, Parcs Canada
    Michel Chenier, Ressources Naturelles Canada
    François Boulanger, Agence canadienne des évaluations environnementales

     

    p.j.: Liste des principales lettres et communiqués, Liste des membres du Front commun

     

    Liste des principales lettres et communiqués formulant des préoccupations et des demandes concernant le Plan d’exploration gazière et pétrolière d’Hydro-Québec entre décembre 2002 et novembre 2003

    Pour un accès au texte de ces lettres et communiqués: www.baleinesendirect.net/3/3-3-1.html

    • Lettre des Crabiers du Nord-Est (14 novembre 2003)
    • Lettre du groupe Attention FragÎles, Iles de la Madeleine (13 novembre 2003)
    • Lettre de l'Association des crabiers acadiens (13 novembre 2003)
    • Lettre de la Fédération des pêcheurs semi-hauturiers du Québec (13 novembre 2003)
    • Communiqué de presse du Front commun : La prospection pétrolière trop risquée, le Saint-Laurent trop fragile (13 novembre 2003)
    • Lettre du Front commun à David Anderson, ministre de l'Environnement du Canada (13 novembre 2003)
    • Lettre ouverte du Front commun à Jean Charest, Premier ministre du Québec (13 novembre 2003)
    • Sierra Club Canada demande à David Anderson, ministre de l'Environnement du Canada, et à Robert Thibault, ministre de Pêches et Océans Canada, un moratoire fédéral immédiat sur l'exploration et le développement pétroliers et gaziers dans le golfe du Saint-Laurent. (3 novembre 2003)
    • Un regroupement d'artistes se prononcent contre le Plan d'exploration d'Hydro-Québec : Our fleuve is what we are (27 octobre 2003)
    • Communiqué de presse du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ) (16 octobre 2003)
    • Communiqué de presse d’un regroupement d’organismes (groupes environnementaux, chercheurs, croisiéristes, association touristique, communauté autochtone): Le Saint-Laurent fait face à de nouvelles perturbations: moratoire demandé sur le programme d’exploration gazière et pétrolière d’Hydro-Québec (15 octobre 2003)
    • Lettre des groupes environnementaux au Premier ministre du Québec Jean Charest (15 octobre 2003)
    • Lettre des groupes environnementaux au ministre de l'Environnement et au ministre des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs du Québec (15 octobre 2003)
    • Réponse de Jean Charest du Parti libéral du Québec au questionnaire des groupes environnementaux (11 avril 2003)
    • Exploration et exploitation gazière et pétrolière dans le Saint-Laurent : Des clarifications demandées par quatre organismes (8 avril 2003)
    • Lettre du Québec maritime à Bernard Landry, Rita Dionne-Marsolais, André Boisclair et Richard Legendre (11 mars 2003)
    • Réponse de Jean-Marie Bélisle, coordonnateur pour le Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites, à Rita Dionne-Marsolais (7 mars 2003)
    • Lettre de Tourisme Bas-Saint-Laurent à Bernard Landry, Rita Dionne-Marsolais, André Boisclair et Richard Legendre (21 février 2003)
    • Lettre du Conseil régional de l'environnement du Bas-Saint-Laurent à Bernard Landry (19 février 2003)
    • Lettre du Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites, à Bernard Landry (6 février 2003)
    • Lettre du Conseil régional de l'environnement de la Côte-Nord à Bernard Landry (3 février 2003)
    • Lettre de Greenpeace à Bernard Landry (23 janvier 2003)
    • Communiqué de presse : L’UQCN demande une audience publique fédérale-provinciale sur le programme d’exploration gazière et pétrolière dans le fleuve et le golfe Saint-Laurent (17 janvier 2003)
    • Lettre de l'UQCN au gouvernement du Québec (17 janvier 2003)
    • Lettre de l'UQCN au gouvernement du Canada (15 janvier 2003)
    • Réponse de Robert Michaud à la lettre de Rita Dionne-Marsolais (17 janvier 2003)
    • Réponse de Frédéric Back à la lettre de Rita Dionne-Marsolais (15 janvier 2003)
    • Courriel de Jean-Marie Bélisle, coordonnateur pour le Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites, à Rita Dionne-Marsolais (9 janvier 2003)
    • Lettre de André Stainier, président des Amis de la vallée du Saint-Laurent, à Rita Dionne-Marsolais (27 décembre 2002)
    • Lettre de Frédéric Back à Bernard Landry (27 décembre 2002)
    • Lettre de Marc Hudon, président de Stratégies Saint-Laurent, à David Anderson (20 décembre 2002)
    • Lettre de Caroline Duchesne, coordonnatrice du Conseil Régional de l’Environnement de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, à Bernard Landry (19 décembre 2002)
    • Lettre de Guy Lessard, président du Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement du Québec, à Bernard Landry (19 décembre 2002)
    • Lettre de Robert Michaud à Bernard Landry, Rita Dionne-Marsolais et André Boisclair: Moratoire et consultations publiques pour l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures dans le Saint-Laurent (19 décembre 2002)
    • Projets d'exploration pétrolière dans le Saint-Laurent : les régions veulent conserver leurs acquis (16 décembre 2002)

     

    FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE ET
    GAZIÈRE DANS LE SAINT-LAURENT

    Adresse de correspondance: Harvey Mead. Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R 2V7
    Tél: 418-648-2104 Téléc: 418-648-0991 Courriel: conservation@uqcn.qc.ca

    Ce Front commun comprend des groupes environnementaux, des scientifiques, des artistes, des représentants des communautés autochtones, des membres de l’industrie de la pêche et de l’industrie de l’écotourisme. Ils demandent que le Plan d’exploration pétrolière et gazière d’Hydro-Québec, annoncé en novembre 2002, fassent l’objet d’un moratoire immédiat, le temps de compléter un processus d’évaluation public de l’ensemble de ce Plan.

    Voici la liste des signataires du Front commun, en date du 26 novembre 2003 :

    Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    Stratégies Saint-Laurent (SSL)
    Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent (AVSL)
    Sierra Club du Canada
    Société pour vaincre la pollution (SVP)
    Greenpeace

    Mouvement Au Courant
    Union Paysanne
    Équiterre
    Fondation Rivières
    Environnement Jeunesse (ENJEU)
    Corporation Saint-Laurent
    Les AmiEs de la Terre de Québec
    Investissements responsables Québec
    Mouvement MRG (Madelinots pour le
    respect du golfe)
    Attention Fragîles
    Comité de recherche et d'intervention du Grand-Portage (CRIE du Grand Portage)

    Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent
    Conseil régional de l’environnement de Gaspésie et des Iles de la Madeleine
    Comité ZIP Saguenay
    Comité ZIP rive nord de l'estuaire
    Comité ZIP Côte-Nord du Golfe
    Comité ZIP Sud-de-l'estuaire
    Comité ZIP Baie des Chaleurs
    Comité ZIP Jacque-Cartier
    Parc nature de Pointe-aux-Outardes
    Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites
    Conseil des Innus Essipit

    Richard Léveillé, chercheur, Centre GEOTOP-UQAM-McGill
    Chris Clark, Bioacoustic Lab, Cornell University
    Émilien Pelletier, titulaire Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie marine Université du Québec à Rimouski
    Pierre Béland, chercheur Institut national d’écotoxicologie du Saint-Laurent (INESL)
    Richard Sears, chercheur Station de recherche des îles Mingan (MICS)
    Robert Michaud, Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM)
    Forum de l'ISE (Institut des sciences de l'environnement de l'UQÀM)

    Parti Vert du Québec

    Centrale syndicale du Québec

    Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie
    Associations des crabiers gaspésiens inc.
    Crabier Du Nord Est inc.

    Le Québec Maritime (Associations Touristiques Régionales (ATR) du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de Duplessis, de Manicouagan et des Îles de la Madeleine)
    Association des bateliers du Saguenay
    Croisières AML
    Croisières Essipit
    Groupe Dufour

    Hugo Latulippe
    Laure Waridel
    Frédéric Back
    Ariane Moffatt
    Françoise David
    Chloé Sainte-Marie
    Gilles Carle
    Marie-Thérèse Forest
    Geneviève Saint-Hilaire
    Josée Kaltenback
    Florent Vollant
    André Montmorency
    Gilles Vigneault
    Jacques Languirand
    Alain Belhumeur
    Jean Lemire

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    27 November 2003

    Letter from the Coalition to Canadian Environment Minister David Anderson

    FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE ET
    GAZIÈRE DANS LE SAINT-LAURENT

    Adresse de correspondance: Harvey Mead. Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R 2V7
    Tél: 418-648-2104 Téléc: 418-648-0991 Courriel: conservation@uqcn.qc.ca

    Québec, 27 novembre 2003

    Monsieur David Anderson
    Ministre de l’Environnement du Canada
    Les Terrasses de la Chaudière
    10, Rue Wellington, 28ième
    Hull (Québec), K1A 0H3
    (819) 953-3457 (fax)
    david.anderson@ec.gc.ca

    Objet : GSI West Gulf of St. Lawrence,November 2003 deux nouveaux avis scientifiques jugent le projet trop risqué

    Monsieur le Ministre,

    Vous n’êtes pas sans savoir que l’Office national de l’énergie du Canada est sur le point de rendre une décision importante relative à la demande de permis de GSI pour un projet d’exploration sismique dans le détroit d’Honguedo, dans le Nord-Ouest du golfe du Saint-Laurent pour l’automne 2003. Or, à la lumière des deux nouveaux avis scientifiques déposés par Pêches et Océans Canada et le GREMM, qui vont dans le sens des premiers avis de Pêches et Océans Canada, Environnement Canada, le GREMM et le MICS déposé en octobre 2003, il est clair que la réalisation du projet de GSI, et ce malgré la somme des mesures d’atténuation proposées par le promoteur, est susceptible d’entraîner des effets environnementaux négatifs potentiellement importants.

    Nous nous tournons donc vers vous encore une fois pour vous demander, tel que prévu à l’article 28 de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale, de suspendre l’émission du permis de GSI et de référer à une commission environnementale l’examen de l’acceptabilité de l’utilisation des levés sismiques dans le golfe et l’estuaire du Saint-Laurent.

    Par ailleurs, nous tenons à vous rappeler l’ampleur des préoccupations exprimées par des membres de la communauté scientifique et des groupes environnementaux, des représentants de l’industrie de la pêche et de l’écotourisme, des membres des premières nations, des artistes et des citoyens (voir bref rappel des interventions depuis décembre 2002). Ces inquiétudes portent non seulement sur les impacts potentiels du projet de levés sismiques déposé par la firme GSI mais sur le nouveau Plan d’exploration pétrolière et gazière pour le golfe et l’estuaire du Saint-Laurent annoncé par Hydro-Québec en novembre 2002 et dont le projet de GSI n’est que la première étape. Nous demandons donc à ce que soit déclenché le plus rapidement possible un processus d’évaluation indépendant sur l’ensemble des projets d’exploration gazière et pétrolière dans le golfe et l’estuaire du Saint-Laurent.

    Étant donné que nous sommes au début du vaste Plan d’exploration de Hydro-Québec qui prévoit entreprendre sous peu des forages exploratoires sur le Old Harry, nous réitérons notre demande pour un moratoire immédiat sur toutes les activités liées à ce Plan, le temps d’en évaluer l’acceptabilité sociale, économique et environnementale, à long terme.

    Merci de la considération que vous apporterez à nos demandes.

    Veuillez recevoir l’expression de nos sentiments les plus respectueux.

    Harvey Mead, UQCN
    Daniel Green, Sierra Club du Canada
    André Stainier, Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent
    Nicolas Roy, Stratégies Saint-Laurent

    Au nom du Front commun pour le moratoire sur les projets d’exploration gazière et pétrolière dans le Saint-Laurent

    Cc: Thomas Mulcair, Ministre de l’Environnement du Québec
    Jean Charest, Premier Ministre du Québec
    Sam Hamad, Ministre des Ressources naturelles, de la faune et des parcs du Québec
    Paul Einarsson, GSI
    Gordon Walsh, Pêches et Océans Canada
    Serge Lemieux, Environnement Canada
    Laurent Tremblay, Parcs Canada
    Michel Chenier, Ressources Naturelles Canada
    François Boulanger, Agence canadienne des évaluations environnementales

     

    p.j.: Liste des principales lettres et communiqués, Liste des membres du Front commun

     

    Liste des principales lettres et communiqués formulant des préoccupations et des demandes concernant le Plan d’exploration gazière et pétrolière d’Hydro-Québec entre décembre 2002 et novembre 2003

    Pour un accès au texte de ces lettres et communiqués: www.baleinesendirect.net/3/3-3-1.html

    • Lettre des Crabiers du Nord-Est (14 novembre 2003)
    • Lettre du groupe Attention FragÎles, Iles de la Madeleine (13 novembre 2003)
    • Lettre de l'Association des crabiers acadiens (13 novembre 2003)
    • Lettre de la Fédération des pêcheurs semi-hauturiers du Québec (13 novembre 2003)
    • Communiqué de presse du Front commun : La prospection pétrolière trop risquée, le Saint-Laurent trop fragile (13 novembre 2003)
    • Lettre du Front commun à David Anderson, ministre de l'Environnement du Canada (13 novembre 2003)
    • Lettre ouverte du Front commun à Jean Charest, Premier ministre du Québec (13 novembre 2003)
    • Sierra Club Canada demande à David Anderson, ministre de l'Environnement du Canada, et à Robert Thibault, ministre de Pêches et Océans Canada, un moratoire fédéral immédiat sur l'exploration et le développement pétroliers et gaziers dans le golfe du Saint-Laurent. (3 novembre 2003)
    • Un regroupement d'artistes se prononcent contre le Plan d'exploration d'Hydro-Québec : Our fleuve is what we are (27 octobre 2003)
    • Communiqué de presse du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ) (16 octobre 2003)
    • Communiqué de presse d’un regroupement d’organismes (groupes environnementaux, chercheurs, croisiéristes, association touristique, communauté autochtone): Le Saint-Laurent fait face à de nouvelles perturbations: moratoire demandé sur le programme d’exploration gazière et pétrolière d’Hydro-Québec (15 octobre 2003)
    • Lettre des groupes environnementaux au Premier ministre du Québec Jean Charest (15 octobre 2003)
    • Lettre des groupes environnementaux au ministre de l'Environnement et au ministre des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs du Québec (15 octobre 2003)
    • Réponse de Jean Charest du Parti libéral du Québec au questionnaire des groupes environnementaux (11 avril 2003)
    • Exploration et exploitation gazière et pétrolière dans le Saint-Laurent : Des clarifications demandées par quatre organismes (8 avril 2003)
    • Lettre du Québec maritime à Bernard Landry, Rita Dionne-Marsolais, André Boisclair et Richard Legendre (11 mars 2003)
    • Réponse de Jean-Marie Bélisle, coordonnateur pour le Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites, à Rita Dionne-Marsolais (7 mars 2003)
    • Lettre de Tourisme Bas-Saint-Laurent à Bernard Landry, Rita Dionne-Marsolais, André Boisclair et Richard Legendre (21 février 2003)
    • Lettre du Conseil régional de l'environnement du Bas-Saint-Laurent à Bernard Landry (19 février 2003)
    • Lettre du Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites, à Bernard Landry (6 février 2003)
    • Lettre du Conseil régional de l'environnement de la Côte-Nord à Bernard Landry (3 février 2003)
    • Lettre de Greenpeace à Bernard Landry (23 janvier 2003)
    • Communiqué de presse : L’UQCN demande une audience publique fédérale-provinciale sur le programme d’exploration gazière et pétrolière dans le fleuve et le golfe Saint-Laurent (17 janvier 2003)
    • Lettre de l'UQCN au gouvernement du Québec (17 janvier 2003)
    • Lettre de l'UQCN au gouvernement du Canada (15 janvier 2003)
    • Réponse de Robert Michaud à la lettre de Rita Dionne-Marsolais (17 janvier 2003)
    • Réponse de Frédéric Back à la lettre de Rita Dionne-Marsolais (15 janvier 2003)
    • Courriel de Jean-Marie Bélisle, coordonnateur pour le Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites, à Rita Dionne-Marsolais (9 janvier 2003)
    • Lettre de André Stainier, président des Amis de la vallée du Saint-Laurent, à Rita Dionne-Marsolais (27 décembre 2002)
    • Lettre de Frédéric Back à Bernard Landry (27 décembre 2002)
    • Lettre de Marc Hudon, président de Stratégies Saint-Laurent, à David Anderson (20 décembre 2002)
    • Lettre de Caroline Duchesne, coordonnatrice du Conseil Régional de l’Environnement de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, à Bernard Landry (19 décembre 2002)
    • Lettre de Guy Lessard, président du Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement du Québec, à Bernard Landry (19 décembre 2002)
    • Lettre de Robert Michaud à Bernard Landry, Rita Dionne-Marsolais et André Boisclair: Moratoire et consultations publiques pour l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures dans le Saint-Laurent (19 décembre 2002)
    • Projets d'exploration pétrolière dans le Saint-Laurent : les régions veulent conserver leurs acquis (16 décembre 2002)

     

    FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE ET
    GAZIÈRE DANS LE SAINT-LAURENT

    Adresse de correspondance: Harvey Mead. Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R 2V7
    Tél: 418-648-2104 Téléc: 418-648-0991 Courriel: conservation@uqcn.qc.ca

    Ce Front commun comprend des groupes environnementaux, des scientifiques, des artistes, des représentants des communautés autochtones, des membres de l’industrie de la pêche et de l’industrie de l’écotourisme. Ils demandent que le Plan d’exploration pétrolière et gazière d’Hydro-Québec, annoncé en novembre 2002, fassent l’objet d’un moratoire immédiat, le temps de compléter un processus d’évaluation public de l’ensemble de ce Plan.

    Voici la liste des signataires du Front commun, en date du 26 novembre 2003 :

    Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    Stratégies Saint-Laurent (SSL)
    Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent (AVSL)
    Sierra Club du Canada
    Société pour vaincre la pollution (SVP)
    Greenpeace

    Mouvement Au Courant
    Union Paysanne
    Équiterre
    Fondation Rivières
    Environnement Jeunesse (ENJEU)
    Corporation Saint-Laurent
    Les AmiEs de la Terre de Québec
    Investissements responsables Québec
    Mouvement MRG (Madelinots pour le
    respect du golfe)
    Attention Fragîles
    Comité de recherche et d'intervention du Grand-Portage (CRIE du Grand Portage)

    Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent
    Conseil régional de l’environnement de Gaspésie et des Iles de la Madeleine
    Comité ZIP Saguenay
    Comité ZIP rive nord de l'estuaire
    Comité ZIP Côte-Nord du Golfe
    Comité ZIP Sud-de-l'estuaire
    Comité ZIP Baie des Chaleurs
    Comité ZIP Jacque-Cartier
    Parc nature de Pointe-aux-Outardes
    Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites
    Conseil des Innus Essipit

    Richard Léveillé, chercheur, Centre GEOTOP-UQAM-McGill
    Chris Clark, Bioacoustic Lab, Cornell University
    Émilien Pelletier, titulaire Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie marine Université du Québec à Rimouski
    Pierre Béland, chercheur Institut national d’écotoxicologie du Saint-Laurent (INESL)
    Richard Sears, chercheur Station de recherche des îles Mingan (MICS)
    Robert Michaud, Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM)
    Forum de l'ISE (Institut des sciences de l'environnement de l'UQÀM)

    Parti Vert du Québec

    Centrale syndicale du Québec

    Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie
    Associations des crabiers gaspésiens inc.
    Crabier Du Nord Est inc.

    Le Québec Maritime (Associations Touristiques Régionales (ATR) du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de Duplessis, de Manicouagan et des Îles de la Madeleine)
    Association des bateliers du Saguenay
    Croisières AML
    Croisières Essipit
    Groupe Dufour

    Hugo Latulippe
    Laure Waridel
    Frédéric Back
    Ariane Moffatt
    Françoise David
    Chloé Sainte-Marie
    Gilles Carle
    Marie-Thérèse Forest
    Geneviève Saint-Hilaire
    Josée Kaltenback
    Florent Vollant
    André Montmorency
    Gilles Vigneault
    Jacques Languirand
    Alain Belhumeur
    Jean Lemire

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    22 November 2003

    Speach of Lucie d'Amours, biology teacher at Cégep des îles de la Madeleine, during an event held on 22 November in the Magdalen Islands

    Je vous parle aujourd'hui en mon nom personnel, en tant que Lucie d'Amours, enseignante de biologie au Cégep des Îles et citoyenne du golfe comme vous. J'avais dit que je prenais un temps d'arrêt dans mes implications bénévoles au sein de causes de toute nature, mais celle-là est trop importante pour y rester indifférente et inactive. Permettez-moi de prendre quelques minutes de votre temps afin d'exposer certains faits.

    Hydro-Québec, dans un rapport sur le développement durable produit en 2002 disait: " Nous nous engageons à mettre en valeur et à explorer les richesses naturelles à des fins énergétiques de façon harmonieuse et durable avec l'appui des collectivités"

    Les deux paliers de gouvernement ont des lois qui garantissent un processus de gestion intégrée des activités afin d'assurer le développement durable des ressources du milieu marin et de notre Saint-Laurent: la stratégie sur les océans au Canada et la politique de l'eau au Québec. Ce processus de gestion intégrée implique la participation des communautés.

    En avril dernier, Jean Charest déclarait qu'il allait considérer avec sérieux les craintes exprimées par les différents secteurs d'activités dans ce dossier et qu'il allait procéder à des études d'impact indépendantes et en respecter les conclusions.

    À la même période, notre député, Maxime Arseneau disait que c'était un faux débat que d'invoquer de possibles répercussions environnementales à l'étape de l'exploration.

    Le Ministère des ressources naturelles garantit, à celui qui explore, de pouvoir par la suite exploiter sa découverte. L'exploration mène à des forages exploratoires puis à l'exploitation au besoin. Une fois embarqués dans cette voie, il est très difficile, voire impossible de faire marche arrière.

    L'exploration utilise des détonations de canons à air qui produisent des ondes de très forte intensité, comparables (selon plusieurs études) à celles produites lors de tremblements de terre. Ces décharges vont se faire environ aux 8 secondes, 24 heures sur 24, pendant plusieurs semaines., d'abord sur un secteur de 1600 Km, puis sur 17500 Km additionnels à partir de 2005 dans le golfe.

    Plusieurs études démontrent les impacts négatifs de ces méthodes sur nos ressources marines renouvelables: poissons, crustacés, mollusques et mammifères marins entre-autres. Il y a en ce moment une étude en cours qui analyse les effets de ces méthodes sur le crabe des neiges au Nouveau-Brunswick. Le secteur ciblé pour la prospection sismique dans le golfe est en plein dans les secteurs de pêche . Il serait intéressant d'en savoir plus sur ces impacts afin de pouvoir les minimiser au besoin.

    En Colombie-Britannique, le gouvernement (Ministère de l'énergie et des mines) a commandé , il y a quelques années, une étude dont les conclusions démontrent que les retombées en terme d'emplois sont minimes dans ces types de projets pour les régions. En phase de construction, il y a de la job de bras, mais pour l'exploitation, les compagnies arrivent avec leur expertise sous prétexte qu'il n'y a pas de main d'œuvre qualifiée dans les régions.

    Lorsqu'on lit un peu ce qui se passe ailleurs, on réalise que partout où ces grosses compagnies se sont installées, des catastrophes sociales et écologiques ont suivi, et ces compagnies s'en tirent la plupart du temps sans payer un sous pour réparer les dégâts.

    On croit à tort que le gaz est moins toxique que le pétrole en cas de "déversement"; or s' il est moins visible, il se solubilise dans l'eau, et on ne peut le récupérer comme on fait avec le pétrole. Le site de l'émission Découvertes de la SRC a un dossier complet sur l'extraction de gaz à l'Île de sable, lequel démontre une toxicité importante sur les ressources marines et une dégradation de la qualité de l'environnement du milieu d'accueil.

    Le présent projet d'exploration et d'exploitation de gaz naturel, et possiblement de pétrole, présente un risque élevé de perturber et de contaminer notre golfe et son estuaire dont dépendent notre économie actuelle, notre qualité de vie et notre développement à long terme et ce, à une période de grande incertitude face aux perturbations liées aux changements climatiques et pour lesquelles nous avons peu le contrôle. On fait de gros efforts pour permettre le rétablissement de certaines populations de poissons dans notre milieu. Il ne faudrait pas que ce soit vain.

    Il faut demander à nos gouvernements de revoir leurs politiques sur l'énergie en ce début de 3ème millénaire où l'éolien croit de 40% annuellement. Notre participation est très faible ici en cette matière, car on lui reproche son manque de fiabilité, ce qui est assez curieux compte-tenu du peu d'efforts investis à ce jour, dans un des endroits qui possède le plus important potentiel éolien en Amérique du Nord.

    Veut-on d'une croissance économique qui enrichit encore plus les riches et les milieux urbains au détriment des régions?

    On est en droit d'exiger d'Hydro-Québec et de nos gouvernements des choix plus conséquents à long terme et moins coûteux pour la collectivité et l'environnement.

    Ce n'est pas le temps de procéder à un nouveau type d'exploitation de notre milieu, à l'aveugle et dans un contexte aussi incertain . Nous venons, de plus, de nous engager dans le protocole de Kyoto, lequel vise à réduire notre consommation de gaz à effet de serre. Or le gaz et le pétrole sont deux types de ressources non renouvelables qui produisent de telles émanations à l'origine des changements climatiques particulièrement bouleversants pour nos communautés côtières.

    Il faut donc exiger de référer le tout à une commission publique indépendante qui se pencherait sur le développement énergétique au Québec, et plus spécifiquement dans le golfe avant d'autoriser quelque permis que ce soit dans ce projet. Après, on pourra faire des choix de société en toute connaissance de cause.

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    14 November 2003

    Letter from the Crabiers du Nord-Est

    Le 14 novembre 2003

    Monsieur Gordon Walsh
    Directeur , Gestion de l’habitant du poisson
    Pêches et Océans Canada
    Institut Maurice Lamontagne
    850, route de la Mer, C. P. 1000
    Mont-Joli ( Québec)
    G5H 3Z4

    Objet : Programme sismique marin de GSI pour l’ouest du golfe St-Laurent

    Monsieur Walsh,

    Suite à l’intention de l’Office nationale de l’énergie d’approuver le programme ci-haut mentionné, notre association " CRABIERS DU NORD-EST, INC " comptant 31 membres et pratiquant leur droit de pêche du crabe des neiges dans la zone 12 du golfe St-Laurent, sommes très inquiets des conséquences pouvant résulter de ces évaluations sismiques.

    Sachant que la Colombie-Britannique a six ans d’études environnementales prévues avant d’effectuer des programmes de recherche de ce genre, est-ce parce que le ministre de l’Environnement est originaire de cette région ?

    De plus, nous dénonçons le peu d’attention porté à l’espèce marine durant ces tests sismiques jusqu’à maintenant. N’ayant aucune preuve que les techniques utilisées ne sont pas dommageables sur le crabe des neiges et autres espèces, cela augmente notre scepticisme face à ces évaluations marines. Ces tests ne devraient pas avoir lieu avant que des informations plus pertinentes sont fournies par l’industrie gazière ou pétrolifère autres que simplement où et quand les bateaux de pêche sont situés dans cette zone et où les mammifères marins se localisent-ils durant cette période.

    Nous insistons donc pour qu’un moratoire soit institué dans les eaux du golfe St-Laurent jusqu’à ce qu’une recherche soit effectuée sur les effets de ces tests sismiques sur l’éco-système et les espèces marins ciblés et existants puis exploités dans le golfe et ses environs.

    Veuillez agréer, Monsieur Walsh, nos salutations distinguées.

    Peter Noel
    Représentant CRABIERS DU NORD-EST, INC

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    13 November 2003

    Letter from the group Attention FragÎles, Iles de la Madeleine

    Cap-aux-Meules, le 13 novembre 2003

    Monsieur T.M. Baker, délégué à l’exploitation,
    Office national de l’Énergie,
    444, 7ième avenue,S-O,
    Calgary, T2P 0X8

    Monsieur,

    Dans la mesure de nos compétences, nous avons pris connaissance de l’Évaluation environnementale en cours à propos des projets de relevés sismiques dans l’ouest du golfe du Saint-Laurent (projets GSI). Le registre public de l’Office national de l’Énergie (ONÉ), le site Web du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) ainsi que les journaux locaux et nationaux ont été nos principales sources d’information. De plus, nous avons rencontré en juillet dernier des représentants des firmes de consultants (Canning and Pitt, Robert Hamelin et associés) mandatés par Geophysical Service Incorporated (GSI) de consulter notre organisme. Enfin, nous avons été attentifs aux préoccupations de nos membres et de la population des Iles de la Madeleine, communauté maritime aux activités socio-économiques essentiellement dépendantes des ressources marines (pêche, aquaculture) et des paysages et traditions maritimes (tourisme).

    Nous constatons, au moment où les documents de demandes de permis sont réunis et soumis à votre approbation :

  • Que des incertitudes scientifiques majeures demeurent quant aux impacts des projets sur la faune marine, particulièrement sur les cycles de reproduction des poissons et des crustacés, sur les dérangements dans les aires d’alimentation et corridors de migration de la faune avienne et marine, sur les systèmes de communication des mammifères marins, etc.
  • Que l’atténuation de ces incertitudes ne peut se contenter de promesses d’efforts et de négociations une fois les permis délivrés. Des mesures de protection des espèces halieutiques et des autres espèces, déjà en difficultés ou en situation préoccupante ou en péril et toutes interdépendantes dans l’écosystème marin, doivent s’appuyer sur des connaissances qu’il y a lieu de réunir ou d’acquérir. Ces activités ou études nouvelles demandent du temps, comme il est fortement remarqué dans l’avis récent de Pêches et Océans-Sciences.
  • Que des inquiétudes demeurent chez les pêcheurs, qui souhaitent une approche de précaution, au sens du Cadre d’application de la précaution dans un processus décisionnel scientifique en gestion de risque, publié par le Conseil privé du gouvernement. Entre autres, le Banc Bradelle constitue une aire importante pour le crabe des neiges et ne semble pas recevoir l’attention nécessaire de la part de GSI.
  • Que la population locale est peu informée, voire désinformée sur les projets à l’étude, sur les procédures générales de tels projets, menant de l’exploration à l’exploitation, sur le portrait des responsabilités et des liens d’autorité qui encadrent l’évaluation environnementale et les décisions. Que la confusion dans l’information entretient à tout le moins des apparences de conflits d’intérêts, conflits entre intérêts politiques provinciaux et nationaux, entre intérêts politiques et intérêts des communautés maritimes, entre intérêts publics et intérêts corporatistes, entre intérêts de court terme et intérêts de long terme, etc.
  • Par ailleurs,

  • Les ressources en gaz et pétrole ne perdront pas de leur valeur ni ne se volatiliseront si les relevés sismiques attendent, même 15 ou 20 ans,
  • Les ressources halieutiques et l’ensemble de l’écosystème marin du Golfe ne peuvent que bénéficier d’une non-augmentation des stress anthropiques, à cette période-ci que nous pouvons qualifier "d’état de réhabilitation" étant donné les moratoires et efforts de rétablissement de divers stocks de poissons et d’espèces en péril, ou "d’état d’adaptation" étant donné les hypothèses de changements climatiques,
  • Les communautés maritimes ont droit d’être informées et de participer aux processus de décisions qui concernent le développement tant de leur communauté que du développement énergétique de la province et du pays.
  • L’équipe d’Attention FragÎles, partageant les ambitions d’un développement durable et viable, exprime le souhait que le programme de relevés sismiques soumis à l’ONÉ soit référé à une Commission indépendante, ce qui permettrait de donner le temps nécessaire à l’acquisition des connaissances pertinentes, à la diffusion d’une information transparente, claire et complète et à la participation des communautés et organismes préoccupés par la qualité de vie autour et dans le golfe du Saint-Laurent. Dans ce sens, nous suggérons également qu’un Comité de suivi soit institué regroupant promoteur, gouvernements, scientifiques et communautés maritimes concernées. Le Golfe est une mer unique et commune. Sa gestion et son exploitation demandent la coopération interdisciplinaire, interministérielle, interprovinciale mais aussi la participation des communautés maritimes. De l’exploration à l’exploitation, nous considérons qu’il n’y a qu’un seul projet, étalé dans le temps. Nous voulons, dès à présent et dans l’état actuel des connaissances, avoir le choix de futurs souhaitables, i.e. considérant les répercussions possibles, positives et négatives, de la phase première d’un tel projet sur l’environnement et sur la vie de nos communautés.

    Recevez, monsieur, avec nos remerciements, l’expression de mes sentiments les meilleurs,

    Hélène Chevrier, présidente, Attention FragÏles, Iles de la Madeleine

    c.c.
    Madame Lucie Longuépée, présidente. Comité ZIP des Iles de la Madeleine,
    Monsieur Claude Vigneau, maire. Municipalité des Iles de la Madeleine,
    Monsieur Maxime Arseneau, député provincial,
    Monsieur Georges Farrah, député fédéral,
    Monsieur Henri Lemay, président. Conseil régional de concertation et de développement de la Gaspésie et des Îles (CRCD),
    Monsieur Robert Michaud, président. GREMM

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    13 November 2003

    Letter from the Association des crabiers acadiens

    Le 13 novembre 2003

    Monsieur Gordon Walsh
    Directeur, Gestion de l'habitat du poisson
    Pêches et Océans Canada
    Institut Maurice Lamontagne
    850, route de la Mer
    C.P. 1000
    Mont-Joli (Québec)
    G5H 3Z4
    Télécopieur (418) 775-0658

    Objet : Programme sismique marin de GSI pour l’ouest du golfe Saint-Laurent

    Monsieur,

    La présente a pour objet de vous signifier notre total désaccord avec l’intention de l’Office national de l’énergie d’approuver le programme cité en rubrique sous prétexte que les préoccupations soulevées au sujet de ce projet auraient été adéquatement traitées par Geophysical Service Incorporated.

    L’association des crabiers acadiens regroupe 46 entreprises de pêches au crabe des neiges du sud du golfe Saint-Laurent et nous sommes très préoccupés par l’absence d’évaluations scientifiques sérieuses et crédibles sur les impacts potentiels de ces activités sismiques sur le crabe des neiges.

    L’empressement de l’Office national de l’énergie à vouloir autoriser ce programme nous inquiète au plus haut point. Surtout quand l'on sait que, dans un autre dossier, le Gouvernement du Canada prévoit 6 années d’études environnementales avant d'être en mesure d'autoriser des programmes de recherche du même genre le long des îles de la Reine Charlotte sur la côte pacifique.

    Selon nos sources, la seule étude effectuée dans le Golfe pour évaluer l’impact sismique sur le crabe des neiges (LGL study de Terre-Neuve) est défaillante et incomplète. La deuxième partie de l'étude ne serait toujours pas terminée.

    Au printemps 2000, le Conseil canadien des ressources halieutiques recommandait au ministre fédéral des Pêches que toute activité reliée au pétrole et au gas dans le golfe Saint-Laurent soit ajournée jusqu’à ce qu’une évaluation complète soit faite sur les impacts potentiels de ces activités sur la vie marine. La même recommandation a aussi été adoptée par le Comité permanent des pêches de la Chambre des communes à l’automne 2001.

    Dans les circonstances, nous insistons pour qu’un moratoire sur l’exploration et/ou le développement d’une industrie gazière ou pétrolifère soit institué dans les eaux du golfe Saint-Laurent jusqu’à ce qu’une évaluation environnementale soit effectuée dans le cadre de la Loi sur les Océans et de la Loi canadienne sur les évaluations environnementales.

    Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations distinguées

    Robert Haché
    Représentant

    cc T.M. Baker, délégué à l’exploitation, Office national de l’énergie, 403-292-5503

    Serge Lemieux, Environnement Canada, 418-649-6030

    Denis Veillette, Parcs Canada, 418-648-4847

    Laurent Tremblay, Parcs Canada, 418-648-5994

    Michel Chenier, Ressources naturelles Canada, 613-943-2274

    François Boulanger, Agence canadienne d’évaluation environnementale, 418-649-6443

    Robert Michaud, Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins, 418-522-5218

    Paul Einarston, Geophysical Service Incorporated, 403-215-2724

    Robert Pitt, Canning & Pitt Associates, 709-753-4471

    Marc Couture, Association des crabiers gaspésiens, 418-385-4997

    Daniel Desbois, Association des crabiers de la Baie, 418-396-2305

    Paul Boudreau, R.P.P.I.M., 418-986-6321

    Aurélien Haché, Crabiers du nord-est, 506-336-2391

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    13 November 2003

    Letter from the Fédération des pêcheurs semi-hauturiers du Québec

    Îles-de-la-Madeleine, le 13 novembre 2003

    Monsieur Terry M. Baker
    Délégué à l’exploitation
    Office national de l’énergie
    444, 7e avenue S.-O.
    Calgary (Alberta)
    T2P OX8

    Objet : Programme sismique marin pour l’ouest du golfe du Saint-Laurent / Projet de GSI

    Monsieur,

    La présente est pour vous faire part de nos inquiétudes à la suite de l’avis émis par le ministère des Pêches et des Océans en regard du projet cité en rubrique. Nos pêcheurs détiennent des permis de pêche au crabe des neiges, à la crevette et au poisson de fond. Au Québec, la valeur au débarquement des crustacés a atteint les 155 millions de dollars en 2002, auxquels s’ajoutent des retombées économiques directes et indirectes. L’importance de l’industrie de la pêche commerciale est incontestable.

    Le développement de ce secteur, qui constitue un des leviers économiques les plus importants pour les communautés maritimes du Québec, est tributaire des ressources marines. Conservation, exploitation rationnelle, utilisation durable des ressources, voilà l’approche que nous préconisons. Il nous apparaît donc primordial que toutes interventions autres que les activités de pêche comme telles, respectent ces mêmes principes.

    Nous avons pris connaissance de l’avis émis par le ministère des Pêches et des Océans concernant ce projet. Les experts de Pêches et Océans Canada estiment que la campagne projetée présente trop de risques pour certaines espèces marines. Outre les mammifères marins, le Ministère croit que " les projets proposés pourraient causer des effets importants sur le crabe des neiges, la crevette nordique, le homard (près de l’Île d’Anticosti) particulièrement en ce qui concerne les femelles portant des œufs." De plus, ils précisent que " les projets proposés pourraient causer des effets importants sur la reproduction du sébaste et la migration de la morue, espèces dont la pêche fait l’objet d’un moratoire ".

    Dans une lettre adressée au directeur de la Gestion de l’habitat à Pêches et Océans Canada, Monsieur Gordon Walsh, vous précisez que la firme GSI a répondu à ces préoccupations, en apportant des changements à son projet. Vous jugez et je cite : " …que nombre de préoccupations concernant le projet ont maintenant été traitées adéquatement par GSI ". À ce moment-ci, nous n’en sommes pas certains.

    Par ailleurs, selon nos informations, lors de tests réalisés au nord de la Norvège par l’Institute of Marine Research , des activités de pêche ont été réalisées avant, pendant, et après une série de tirs sismiques au canon pneumatique. Les résultats ont démontré une forte baisse des captures sur un secteur d’étude mesurant 40 milles marins. Le plus alarmant, c’est que cinq jours après la fin des tirs sismiques, la situation ne s’était pas encore rétablie. Quoique les résultats soient plus difficilement observables chez ces espèces, certains experts croient que les relevés sismiques pourraient avoir des effets sur les crustacés.

    Dans un tel contexte, nous croyons qu’il est nécessaire que l’ONE prenne le temps qu’il faut pour bien analyser la portée d’un tel projet. Nous croyons que l’ONE doit attendre d’avoir en main toutes les garanties nécessaires avant d’autoriser de telles opérations.

    • Considérant que la conservation des espèces marines doit être au cœur des préoccupations de tous et chacun;
    • Considérant les résultats de certaines études à l’effet que des impacts sont prévisibles sur certaines espèces, dont les crustacées;
    • Considérant la teneur de l’avis émis par les experts du ministère des Pêches et des Océans;
    • Considérant l’importance des pêches commerciales dans le développement des collectivités;
    • Considérant les risques liés à ce type d’activité;
    • Considérant la nécessité d’opter pour une approche dite de précaution;

    La Fédération des pêcheurs semi-hauturiers du Québec demande à l’ONE :

    • De ne pas autoriser la réalisation de relevés sismiques dans la partie ouest du golfe Saint-Laurent tant et aussi longtemps toutes les garanties suffisantes pour atténuer au maximum les effets du projet sur les ressources marines n’auront pas été obtenues;
    • De ne pas prendre de décision tant et aussi longtemps que le ministère des Pêches et des Océans n’aura pas donné son aval au projet ;
    • De ne pas permettre des activités qui pourraient nuire à court, moyen et long terme à la protection des ressources marines et de leur habitat.

    Enfin, nous pensons qu’il est nécessaire d’analyser un tel projet dans son ensemble avant de prendre des décisions qui risquent d’influencer le développement futur de nos pêcheries.

    Nous vous remercions de votre attention et vous prions d’agréer, Monsieur Baker, l’expression de nos sentiments les meilleurs.

    Gabrielle Landry, directrice générale

    c.c.

    Associations membres de la Fédération des pêcheurs semi-hauturiers du Québec,

    Gordon Walsh, directeur. Gestion de l’habitat, Institut Maurice-Lamontagne,

    Georges Farrah, député et secrétaire parlementaire aux pêches,

    Maxime Arseneau, député provincial,

    Robert Michaud, président, GREMM.

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    FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE
    DANS LE GOLFE DU SAINT-LAURENT

    Adresse de correspondance: Harvey Mead. Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R 2V7
    Tél: 418-648-2104 Téléc: 418-648-0991 Courriel: conservation@uqcn.qc.ca

     

    Lettre ouverte à Monsieur Jean Charest

    13 novembre 2003

    L’Exploitation pétrolière menace le Saint-laurent, ses habitants et les communautés qui en vivent

    Un front commun de groupes environnementaux appuyé par des citoyens, des artistes, des scientifiques, des associations et des membres de l’industrie de la pêche et de l’écotourisme exige un moratoire immédiat

    Doit-on rappeler que la démocratie n'est pas un état, mais un processus. L'ampleur des impacts d'un tel projet exige la tenue d'un débat public. La population est non seulement en droit de savoir, mais aussi en droit de se prononcer.

    Si rien n’est fait rapidement, le Saint-Laurent, notre Fleuve aux Grandes Eaux, sera soumis à un nouvel assaut, celui de l’exploitation pétrolière. Il y a 25 ans, a décelé la présence possible de gaz naturel ou de pétrole dans le Saint-Laurent. Aujourd’hui, alors que cette ressource non-renouvelable et responsable des pires maux de la terre se fait de plus en plus rare, l’industrie pétrolière s’associe à Hydro-Québec pour en tirer les profits.

    Si rien n’est fait rapidement, dès la semaine prochaine le navire GSI Admiral pourrait bombarder de sons puissants les fonds du Saint-Laurent, entre l’île d’Anticosti, Gaspé et les îles de la Madeleine, à la recherche de l’or noir. Les 1600 km de levés sismiques que GSI s’apprête à effectuer sont les premiers pas d’un ambitieux programme de prospection de 8 ans annoncé par Hydro-Québec en novembre 2002. L’industrie pétrolière prévoit effectuer 17 500 km de relevés sismiques d’ici 2005. Parallèlement, Hydro-Québec prévoit creuser des puits exploratoires aux endroits les plus prometteurs, notamment dans le Old Harry, tout près des îles de la Madeleine. Si la chance leur souriait le golfe et l’estuaire du Saint-Laurent pourraient bientôt se transformer en un véritable champ pétrolifère.

    Si rien n’est fait rapidement, on pourrait donc bientôt voir à partir des falaises du parc national de Forillon ou des îles de la Madeleine le flambeau caractéristique des plateformes de forage pétrolier. Loin de symboliser la richesse et la liberté, ses feux sont le symbole d’une aventure risquée dont les impacts sociaux, économiques et environnementaux pourraient s’avérer catastrophiques pour le Saint-Laurent, ses écosystèmes, ses populations de poissons et de baleines.

    Si rien n’est fait rapidement, le Québec tournera le dos à la modernité. Le Québec s’est taillé une place enviable parmi les pays industrialisés. Sans être irréprochable, notre bilan énergétique est enviable, et cette position nous la devons essentiellement à l’hydroélectricité, une ressource renouvelable. La suite logique de cette aventure ne serait-elle pas de miser sur la réduction de notre consommation énergétique et sur le développement des sources d’énergie renouvelable, comme l’énergie éolienne et solaire.

    Si rien n’est fait rapidement, le Québec manquera à son engagement récent mis de l’avant dans la Politique Nationale de l’eau. Ce projet est parfaitement incompatible avec " la vision de développement durable " dans laquelle la récente Politique nationale de l’eau vient d’être adoptée. Il est aussi incompatible avec l’engagement du gouvernement du Québec à " reconnaître un statut particulier au Saint-Laurent, milieu naturel remarquable avant d’être un élément clé de notre économie ". L’absence totale de consultation des principaux acteurs concernés dans cette aventure est elle aussi incompatible avec le principe de gestion intégrée qui devrait permettre à " toutes les communauté d’avoir prise sur les multiples décisions et actions qui touchent le Saint-Laurent".

    Si rien n’est fait rapidement, l’Office national de l’énergie du Canada pourrait, en dépit des avis défavorables des scientifiques de Pêches et Océans Canada, d’Environnement Canada, du MICS et du GREMM, autoriser le projet de GSI sans que le gouvernement du Québec ne se soit penché sur l’acceptabilité sociale, économique ou environnementale de ce projet et sans même que la population québécoise n’ait été consultée.

    Monsieur Charest, Parce que voulons particper aux choix qui affecteront notre société, nous, membres de la communauté scientifique et des groupes environnementaux, représentants de l’industrie de la pêche et de l’écotourisme, membres des premières nations, artistes et citoyens

    • exigeons que le gouvernement du Québec impose un moratoire immédiat au plan d’exploration gazière et pétrolière du Saint-Laurent annoncé par Hydro-Québec en novembre dernier;
    • réclamons , comme vous l’avez promis en avril dernier que " … l'acceptabilité environnementale et sociale de ce projet [soit évaluée] dans le cadre d'une enquête scientifique et indépendante sur le développement énergétique du Québec ".

    Signataires :

    Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)

    Stratégies Saint-Laurent (SSL)

    Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent (AVSL)

    Sierra Club Canada

    Société pour vaincre la pollution (SVP)

    Greenpeace

    Mouvement Au Courant

    Parti Vert du Québec

    Union Paysane

    Équiterre

    Fondation Rivières

    Environnement Jeunesse (ENJEU)

    Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent

    Conseil régional de l’environnement de Gaspésie et des Iles de la Madeleine

    Comité ZIP Saguenay

    Comité ZIP rive nord de l'estuaire

    Comité ZIP Côte-Nord du Golfe

    Comité ZIP Sud-de-l'estuaire

    Comité ZIP Baie des Chaleurs

    Parc nature de Pointe-aux-Outardes

    Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites

    Conseil des Innus Essipit

    Chris Clark, Bioacoustic Lab, Cornell University

    Émilien Pelletier, titulaire Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie marine Université du Québec à Rimouski

    Pierre Béland, chercheur Institut national d’écotoxicologie du Saint-Laurent (INESL)

    Richard Sears, chercheur Station de recherche des îles Mingan (MICS)

    Robert Michaud, Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM)

    Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie

    Associations des crabiers gaspésiens inc.

    Le Québec Maritime (Associations Touristiques Régionales (ATR) du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de Duplessis, de Manicouagan et des Îles de la Madeleine)

    Association des bateliers du Saguenay

    Croisières AML

    Croisières Essipit

    Groupe Dufour

    Hugo Latulippe

    Laure Waridel

    Frédéric Back

    Ariane Moffatt

    Françoise David

    Chloé Sainte-Marie

    Gilles Carle

    Marie-Thérèse Forest

    Geneviève Saint-Hilaire

    Josée Kaltenback

    Florent Vollant

    André Montmorency

    Gilles Vigneault

    Jacques Languirand

    Alain Belhumeur

    Jean Lemire

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    27 October 2003

    A group of artists have stated their opposition to Hydro-Québec's oil exploration plan: Our St. Lawrence is what we are

    Our fleuve is what we are

    Hugo Latulippe

    Laure Waridel

    Frédéric Back

    Ariane Moffatt

    Françoise David

    Chloé Sainte-Marie

    Gilles Carle

    Marie-Thérèse Forest

    Geneviève Saint-Hilaire

    Josée Kaltenback

    Florent Vollant

    André Montmorency

    Gilles Vigneault

    À l’heure du loup,

    une terre dans sa nuit chante (et hurle parfois)

    pour qu’un peu de sagesse pacifie ces montagnes de cruauté et nous donne à voir un début d’avenir.

    - Pierre Morency

    Nous avons eu vent que l’on voudrait forer sous la mer de notre estuaire. Et dans le Golfe aussi. Près des îles, près de la Gaspésie. Notre première réaction fut unanime : Oh! Non, c’est pas vrai! Pas ça?

    Il semble que c’est Hydro-Québec, notre société d’État, qui est l’initiatrice du projet, cette fois. Le site web dit qu’HQ élargit ses activités aux secteurs pétrolier et gazier et offre des occasions d’affaires nouvelles dans une industrie en croissance. En croissance? British Petroleum (BP) et Shell, deux des cinq plus grandes pétrolières du monde, ne disent-elle pas elles-mêmes, depuis une dizaine d’années déjà, que le marché du pétrole périclite et que ce sont les énergies renouvelables qui sont l’avenir énergétique de l’humanité ?

    Le marché de l’éolien connaît actuellement une croissance annuelle de 40% à l’échelle de la planète. C’est 20% pour le solaire. L’avenir est là, c’est clair. Autant d’un point de vue économique qu’écosystémique. Comment se fait-il que nos dirigeants soient aussi en retard dans leur conception de la modernité? Pourquoi faut-il sans cesse citer les Danois, les Allemands, les Hollandais, les Suédois pour s’orienter?

    Et ne vient-on pas de signer Kyoto, nous, en plus? Les Québécoises et Québécois n’étaient-ils pas POUR la ratification de ce traité à 89% et n’ont-ils pas fortement contribué à l’adhésion du Canada? (38% des gaz à effets de serre émis par les Québécois proviennent de la combustion du pétrole.)

    Qu’à cela ne tienne! Le nouveau vice-président d’Hydro-Pétro-Québec, Jean A. Gagné, se voit déjà émir et parle du plus grand projet d’exploration, toutes catégories confondues, de l’histoire du Québec. Comment se fait-il que nous ne sachions presque rien de ce projet?

    Les coûts environnementaux

    Suite à une petite recherche auprès de fonctionnaires -qui désirent garder l’anonymat-, nous avons compris que c’est une firme d’exploration nommée Geophysical Services Inc. (GSI), basée à Houston, Texas, qui a reçu le mandat de sonder le Saint-Laurent. Sur le web, Hydro parle de partenaires de classe mondiale, mais ne donne aucun nom. Ça ne vous rappelle pas une certaine époque de notre histoire, vous? Pensez aux forêts. Pensez aux mines. Pensez aux poissons. Pensez à toutes ces beautés disparues, marchandées.

    Il y a fort à parier qu’Hydro trouvera ses partenaires de classes mondiale dans les ligues majeures. Chacun sait que partout où il y a de l’or noir, il y a EssoExxonMobile, (le plus puissant et le plus actif lobby contre les accords de Kyoto soit dit en passant) ou alors il y a ChevronTexaco, TotalFina et autres partenaires officiels de la fin du monde. Chacun sait aussi que partout où ces compagnies font des affaires, les catastrophes sociales ou écologiques sont la norme. Vous vous rappelez de l’Exxon Valdez, du Prestige, du Erika? Savez-vous qu’il y a 120 naufrages de bateaux pétroliers chaque année dans le monde? Et que les marées noires qu’ils provoquent ne représentent en fait que 10% des fuites de fioul, huiles, gaz, pétroles, gazoles déversées dans les rivières, fleuves et mers par l’industrie pétrolière?

    Savez-vous qu’Exxon n’a toujours rien payé pour l’Alaska? Rien, sauf une batterie d’avocats. Savez-vous que 61% des 7030 navires pétroliers du monde sont immatriculés dans une quinzaine de micro états qui marchandent leur souveraineté en échange d’un système qui permet une complète impunité. Dans 99% des cas de sinistres, les compagnies déclarent faillites et disparaissent… pour réapparaître sous d’autres noms, d’autres pavillons, ailleurs.

    On a affaire à plus gros que nous. Que nous tous. Plus gros que les États, d’ailleurs. Beaucoup plus gros.

    Les coûts sociaux

    Fermez les yeux et pensez au fleuve une seconde. Imaginez cet éden bleu, l’un des plus formidables écosystèmes marins du monde, spolié. Pensez aux pêcheurs. Pensez à tous ces gens qui travaillent au tourisme tout au long de nos côtes. Sans compter que le fleuve Saint-Laurent, c’est toute notre histoire, c’est notre fil d’Ariane, c’est ce qui nous définit le mieux ; c’est notre corps et notre âme. Et depuis bien avant la France, c’est un peu notre lien à nous avec le sacré.

    Néanmoins, l’an dernier, la Chambre de commerce de la Gaspésie et des îles disait voir dans ce projet d’exploration pétrolière une occasion de sauver la Gaspésie. Quel drôle de calcul! Aux innombrables risques de catastrophes écologiques, " la chambre " d’alors choisissait d’opposer des jobs pour les Gaspésiennes et Gaspésiens. Rhétorique vieille comme le monde… qui ne pèse pas lourd dans la balance quand on considère tout ce qui est menacé par ce projet. Non. On ne marchande plus le pays. On voit loin et large. Les GaspésienNEs mesurent mieux que personne l’importance d’avoir un Saint-Laurent en santé devant eux. (Qu’a-t-elle fait au monde, la Gaspésie, pour attirer tous ces sauveurs mégalos qui prennent tant et donnent si peu?)

    Les faits : on parle de 50 à 100 emplois pour l’exploration… mais elle a été confiée à nos amis du Texas, comme nous l’avons déjà dit. 4000 à 5000 emplois durant la construction. Ça, c’est sûr, c’est pour nous autres. De la job de bras, de la job pour se tuer à l’ouvrage, pour quelques mois. Ensuite, 200-300 vrais emplois pour l’exploitation…. dont une partie pour nos hypothétiques intendants de Houston ou autre Arabie Saoudite.

    Mais est-ce que 200-300 emplois en Gaspésie suffisent à rembourser de potentielles marées noires ou encore la disparition d’une espèce de mammifère marin? (L’avis des scientifiques du GREMM de Tadoussac est sans équivoque ; la survie des baleines du Saint-Laurent est menacée, à court, moyen et long terme, par ce projet. Les chercheurs de Pêches et Océans Canada à Rimouski émettent eux aussi des craintes sérieuses.) Ces animaux pacifiques, qui, depuis la nuit des temps, migrent noblement dans nos eaux, envers et contre tout, malgré les risques d’extinction grandissant, ne se défendraient pas. Elles disparaitraient sans un mot.

    A-t-on seulement réfléchi à la menace que ferait peser un tel projet sur l’éco-tourisme ou la pêche? Il semble clair que " la chambre " ne s’est pas posée la question à savoir s’il y n’y aurait pas, par hasard, plus d’emplois à perdre qu’à gagner.

    De la cohérence svp

    Il nous semble que, sous la pression des accords de libres échanges qui s’additionnent, la planète ressemble de plus en plus à une cour à scrap ; des icebergs de 9 fois la dimension de Singapour se décrochent de l’Antarctique dû au réchauffement climatique ; le nombre annuel d’inondations et de cyclones a quintuplé sur la terre entre 1950 et aujourd’hui ; rien qu’au Québec, 4000 personnes meurent prématurément chaque année à cause de la pollution atmosphérique ; des scientifiques annoncent que dans une cinquantaine d’années, la moitié de toutes les espèces vivantes pourraient être disparues. Hubert Reeves, lui, envisage notre propre disparition pour 2100, si nous n’entamons pas le virage vers… le Vert.

    Il y a urgence depuis longtemps. À l’heure de Kyoto, il nous faut faire preuve de cohérence. Nous ne voulons plus de croissance économique " à l’ancienne ", celle qui menace la vie sur terre. Pourquoi ne subventionnerions-nous pas, par exemple, des emplois chez Bombardier afin de se construire des trains légers entre l’île de Montréal et la banlieue et puis des trains à grande vitesse de la Gaspésie à Montréal? Et puis nous voulons des champs d’éoliennes, des panneaux solaires sur tous les toits de la ville, nous voulons de nouvelles stations de métro, des tramways, des autobus branchés sur le 220. Nous voulons des voitures électriques à la portée de tous. Nous voulons de la modernité.

    Aussi, nous demandons au Premier ministre du Québec d’imposer un moratoire avant qu’un seul rafiot immatriculé à Houston-Texas n’effleure la frontière de notre mer intérieure. Parce que vous ne le savez peut-être pas non plus mais GSI est déjà dans le Golfe et projette d’utiliser ses canons à air dès les premiers jours de novembre. Cela malgré l’engagement électoral de Jean Charest, auprès de l’Union québécoise pour la conservation de la nature, de faire de ce projet un CHOIX de société.

    Courage collectif

    " Faudrait peut-être attendre de savoir si y a du pétrole là-dessous avant de s’énerver ! " nous entendrons-nous peut-être répliquer. Well, read our lips : On. Ne. Veut. Pas. Le. Savoir. On-ne-veut-pas-le-savoir.

    Nous croyons que le pays autour est notre premier système de santé ; tous les jours, les Québécois le boivent, le respirent, et le mangent. Nous SOMMES le pays que nous habitons. Nous ne voulons pas d’un État-gigolo dont la finalité serait de marchander le patrimoine collectif. Le fleuve EST notre richesse.

    Nous croyons que l’heure est venue d’avoir le courage collectif de remettre en cause la croissance économique perpétuelle comme projet de société.

    Un mot en états-unien, finalement, pour ceux qui pourraient tenter de capter ce message d’ailleurs dans le cosmos :

    WE WON’T LET YOU SCRAP OUR FLEUVE AGAIN.

    OUR FLEUVE IS PART OF OUR SOUL.

    OUR FLEUVE IS PART OF OUR BODY.

    OUR FLEUVE IS WHAT WE ARE.

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    16 October 2003

    Press Release from the Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ)

    Communiqué Pour diffusion immédiate

    Exploration gazière et pétrolière dans le Saint-Laurent

    Le RNCREQ demande au gouvernement de respecter ses engagements

    Montréal, le 16 octobre 2003 — Le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ) joint aujourd’hui sa voix à celle de plusieurs autres organisations afin d’exiger du gouvernement du Québec qu’il suspende les travaux d’exploration gazière et pétrolière dans le Saint-Laurent, et ce, jusqu’à ce qu’il y ait eu une analyse publique de la pertinence de ce projet basée sur une évaluation environnementale globale. Pour le directeur général du RNCREQ, Philippe Bourke, "il n’est pas normal qu’un projet de cette envergure, qui ébranle autant les fondements des politiques énergétiques et environnementales du Québec, et qui est associé à de si importantes incertitudes quant à sa rentabilité économique, puisse être lancé sans une évaluation en profondeur".

    Rappelons que le 27 novembre 2002, Hydro-Québec annonçait son intention d’investir plusieurs centaines de millions de dollars d’ici 2010 pour procéder à l’exploration pétrolière et gazière dans le Saint-Laurent. Or, en dépit des bénéfices économiques considérables qu’une éventuelle phase d’exploitation pourrait apporter, il faut être conscient des conséquences économiques, sociales et environnementales attribuables à l’exploration et à l’exploitation pétrolière et gazière, notamment à l’égard des activités économiques actuellement tributaires du Saint-Laurent (pêche, tourisme, navigation, etc.).

    Selon les informations que nous avons obtenues auprès du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM), la prospection sismique de cette nature peut avoir des effets sérieux sur la faune marine, particulièrement sur les mammifères marins. Or, jusqu’à 19 espèces de mammifères marins fréquentent l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent et 6 d’entre elles sont en péril, notamment le béluga et la baleine bleue. Ces espèces représentent un patrimoine collectif mondialement reconnu et l’industrie touristique florissante des régions côtières est largement dépendante de la présence de ces baleines. Qui plus est, d’autres ressources marines comme les poissons de fond et les crustacés sont susceptibles d’être affectées par les activités d’exploration, avec les conséquences importantes que cela entraîne sur l’industrie de la pêche et ses artisans.

    Plus fondamentalement, ce projet est susceptible de fragiliser les ressources naturelles du Saint-Laurent au moment où le gouvernement du Québec travaille à la mise en œuvre d’une politique de l’eau qui place la gestion intégrée de ce grand fleuve au cœur des enjeux, avec l’objectif d’assurer la protection et la restauration des habitats et la protection des espèces et de la biodiversité.

    Enfin, sur le plan strictement énergétique, le projet d’Hydro-Québec met clairement en lumière les lacunes de la société d’État en matière de planification du développement. En effet, ce projet majeur n’est pas traité de manière explicite dans le plus récent Plan stratégique d’Hydro-Québec (2002-2006), lequel constitue pourtant le seul instrument public de planification du secteur de l’énergie. Qui plus est, l’intérêt pour le pétrole et le gaz, des filières énergétiques non-propres et non-renouvelables, apparaît clairement incompatible avec les orientations gouvernementales en faveur de la réduction des gaz à effet de serre, notamment.

    Dans cet esprit, le RNCREQ invite donc le gouvernement à mettre rapidement de l’avant son engagement électoral visant à "élaborer et à mettre en œuvre dans les plus brefs délais une nouvelle politique énergétique fondée sur la sécurité, la fiabilité, l’accessibilité, l’acceptabilité et l’efficacité. " Philippe Bourke ajoute que "c’est à ce moment-ci, et non en 2006, que cet examen en profondeur doit être réalisé. Autrement, on risque fort de faire des choix qui auront des conséquences environnementales, sociales et économiques irréversibles".

    Au cours des prochaines semaines, le RNCREQ et les CRE situés en territoire côtier (Gaspésie / Îles de la Madeleine, Bas St-Laurent, Côte-Nord, Saguenay / Lac St-Jean), de concert avec les autres organismes préoccupés par ce projet, poursuivront leurs efforts auprès des décideurs locaux, régionaux et nationaux afin de faire respecter le principe de précaution.

    - 30 -

    Pour informations :

    Philippe Bourke, RNCREQ , Tél : 1-514-861-7022

    Luce Balthazar, CRE Bas St-Laurent , Tél : 1-418-721-5711

    Caroline Duchesne, CRE Gaspésie / les Îles , Tél : 1-418-534-4498

    Marie-Pierre Ouellon, CRE Côte-Nord , Tél : 1-418-962-6362

    Daniel Groleau, CRE Sag. / Lac St-Jean , Tél : 1-418-662-9347

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    15 October 2003

    Letter from environmental groups to the Québec Premier Jean Charest

    Le 15 octobre 2003

    Monsieur Jean Charest, Premier Ministre
    Édifice Honoré-Mercier
    835, boul. René-Lévesque Est, 3e étage
    Québec (Québec) G1A 1B4

    Monsieur le Premier Ministre,

    La présente vous fait part de préoccupations et de demandes d’un groupe d’organismes qui interviennent auprès de vous et de vos ministres concernant le programme d’exploration gazière et pétrolière dans le golfe du Saint-Laurent. Vous avez été contacté à ce sujet pendant la campagne électorale et vous avez transmis vos engagements à cet égard par écrit. Vous trouverez ci-joint un communiqué émis aujourd’hui. Ce communiqué, ainsi que des lettres adressées aux ministres Hamad et Mulcair sur ce même sujet, sont basés en partie sur vos engagements écrits.

    Nous vous demandons d’assurer un suivi dans ce dossier dans le sens de vos engagements. En particulier, pour en assurer la cohérence et l’efficacité, nous vous demandons de décréter un moratoire sur le programme, le temps que les études et les audiences promises soient faites. Il nous paraîtrait tout à fait incohérent, en tenant compte de votre analyse du dossier, de permettre que l’exploration débute et de ne faire se pencher le gouvernement sur la question que plus tard, par exemple lors de l’enquête sur l’énergie que vous avez promise, ultérieurement à l’intérieur du présent mandat. Ce moratoire nous paraît d’autant plus pressant qu’une composante du programme d’Hydro-Québec semble à la veille d’être autorisée (ou peut-être aussi, bien sûr, refusée) par l’Office national de l’énergie.

    Nous vous remercions de l’attention que vous donnerez à cette lettre, pour laquelle nous espérons des réponses dans le sens de nos demandes, et cela très rapidement.

    Signataires :

    Harvey Mead Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)

    Nicolas Roy Stratégies Saint-Laurent (SSL)

    Robert Michaud Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM)

    André Stainier Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent

    p.j. : communiqué

    lettre aux ministres Hamad et Mulcair

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    15 October 2003

    Letter from environmental groups to the ministre de l'Environnement and the ministre des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs of Québec

    Le 15 octobre 2003

    Monsieur Thomas Mulcair, Ministre
    Ministère de l’Environnement
    675, boul. René-Lévesque Est, 30e étage
    Québec, Qc G1R 5V7

    Monsieur Sam Hamad, Ministre
    Ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs
    Édifice de l’Atrium
    5700, 4e Avenue Ouest, bureau A 308
    Québec (Québec) G1H 6R1

    Objet :

    Exploration gazière et pétrolière dans l’estuaire et le golfe Saint-Laurent

    Demande de moratoire sur toute activité prévue à court et moyen termes

    Demande d’une audience publique du BAPE sur le programme

    Messieurs les Ministres,

    Le 17 janvier dernier, l’UQCN a acheminé au ministre de l’environnement du Québec une demande formelle concernant le programme d’exploration gazière et pétrolière projeté par Hydro-Québec et ses partenaires dans l’estuaire et le golfe Saint-Laurent. Nous avons plus précisément demandé un moratoire sur le projet, une étude d’impact indépendante, et une consultation publique avant d’autoriser la poursuite de toute nouvelle activité dans ce dossier. Nous n’avons reçu jusqu’à présent aucune réponse à cette requête. Depuis ce temps, nous avons poursuivi nos travaux visant à mieux comprendre les implications de ce projet.

    Entre-temps, nous avons contacté pendant la dernière campagne électorale M. Jean Charest, chef du parti Libéral, qui a bien voulu répondre à notre demande d’information quant à la position de votre Parti sur ce sujet. Ses engagements de l’époque nous ont paru très encourageants. L’actuel Premier ministre monsieur Charest a insisté, entre autres,

      • sur le fait que "les trois phases [du projet dans son ensemble, soient l’exploration sismique, les forages exploratoires et l’exploitation] doivent être considérées globalement";
      • sur son intention de s’assurer, "que ce soit dans le cadre d'une procédure conjointe avec le fédéral ou de son propre chef, un gouvernement libéral procédera à la tenue d'études d'impact sur l'ensemble du projet d'exploration et d'exploitation pétrolière du golfe Saint-Laurent et respectera les conclusions de ces études. De plus, nous rendrons publics les résultats de ces recherches et les paramètres ayant présidé à leur élaboration."
      • que "dans le cadre d'une enquête scientifique et indépendante sur le développement énergétique du Québec, nous évaluerons, d'autre part, l'acceptabilité environnementale et sociale de ce projet."

    Nous sommes actuellement en train d’analyser la seconde étude d’impact préparée par le promoteur, suite à une intervention du ministère des Pêches et des Océans du Canada face aux lacunes importantes de la première étude. Le représentant scientifique auprès des signataires de cette lettre, M. Robert Michaud, a déjà émis de sérieux doutes quant à la façon dont l’étude répond à nos interrogations.

    Rappelons que dans le processus normal d’évaluation environnementale du ministère de l’Environnement pour des projets assujettis à des audiences publiques, et de façon générale, une étude d’impact doit en premier lieu être jugée recevable. Par la suite, une audience publique permet à la population de se pencher sur les différents éléments du dossier. À cet effet, l’engagement de monsieur Charest inclut une consultation publique sur la question de l’exploration gazière et pétrolière, mais le fait dans le cadre d’une enquête sur le développement énergétique du Québec dont le calendrier actuel ne prévoit un rapport qu’en 2006, alors que le début des travaux de l’actuel programme d’exploration est prévu pour novembre 2003.

    Nous aimerions souligner la pertinence et la nécessité d’une intervention immédiate de la part de votre gouvernement, en faisant référence à d’autres aspects des engagements de l’actuel Premier ministre, qui nous répondait en avril dernier que :

      • "l’exploration pétrolière dans le golfe Saint-Laurent relève d’un choix de société", ce qui sous-tend une implication du public dans la prise de décision;
      • "les travaux projetés pourraient avoir un impact significatif sur les populations de poissons, de crustacés et de mollusques, déjà fragilisées par des pêches intensives, une augmentation constante du transport maritime ainsi que la pollution des eaux par des rejets toxiques", et que
      • "l'ajout de telles perturbations risque d'affecter encore les populations de poissons et de crustacés et de porter le coup de grâce à l'industrie de l'observation des cétacés à Tadoussac qui repose sur moins de 100 individus".

    Ces deux dernier constats soulignent le caractère critique du dossier et l’importance d’impliquer la population, de même que les différents groupes concernés par les impacts possibles de ce programme, dans le processus décisionnel.

    Or il se trouve que le programme d’exploration gazière et pétrolière qu’Hydro-Québec et le gouvernement du Québec tentent de mettre en œuvre actuellement comporte un investissement initial de 330 M$ réparti sur 8 ans, visant à explorer de très grandes parties du golfe et de l’estuaire du Saint-Laurent pour vérifier le potentiel gazier et pétrolier qui s’y trouve, et dont les premiers travaux sont prévus pour le mois de novembre.

    Les signataires de cette lettre vous demandent donc :

      • de décréter un moratoire sur toute activité d’exploration gazière et pétrolière dans l’estuaire et le golfe Saint-Laurent;.
      • de convoquer une audience publique sur le programme d’Hydro-Québec (et de toute autre intervention connexe pouvant tomber sous la juridiction du Québec) visant l’exploration et éventuellement l’exploitation gazières et pétrolières du Saint-Laurent, que cela soit dans l’estuaire ou dans le golfe.

    De tels gestes nous semblent correspondre parfaitement aux engagements précités du Premier ministre actuel et pourraient constituer une démonstration convaincante des orientations de votre gouvernement en matière de développement durable. Comme il s’agit ici d’un tout nouveau domaine d’intervention de l’État québécois, nous recommandons d’appliquer dans ce dossier le principe de prudence mis de l’avant par M. Charest lui-même pendant la campagne électorale, en réponse notamment aux allégations de la ministre Rita Dionne-Marsolais à l’effet que "les facteurs environnementaux ne doivent pas freiner le développement économique". Or il s’agit ici d’un dossier ou les conséquences écologiques pourraient avoir des répercussions économiques considérables. Dans ce contexte, le moratoire et la consultation publique nous apparaissent amplement justifiés.

    Les interventions demandées fourniront également à l’actuel gouvernement une opportunité d’établir un lien avec la nouvelle Politique nationale de l’eau, qui vise une gestion intégrée du Saint-Laurent et associe cette intention à une reconnaissance du Saint-Laurent comme "milieu naturel remarquable [et] élément clé de notre économie". Finalement, une intervention opportune et conséquente du gouvernement provincial dans le dossier arriverait à point nommé alors que votre gouvernement négocie un important renouvellement du plan d’action fédéral-provincial Saint-Laurent Vision 2000.

    La présente requête vous est adressée conjointement par l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN), le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM), les Amis de la vallée du Saint-Laurent (AVSL) et Stratégies Saint-Laurent (SSL). Notre démarche est également soutenue par de multiples autres intervenants des milieux, concernés par les conséquences économiques, environnementales et sociales d’un éventuel programme d’exploitation pétrolière et gazière dans le Saint-Laurent.

    Les signataires

    Harvey Mead Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)

    Nicolas Roy Stratégies Saint-Laurent (SSL)

    Robert Michaud Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM)

    André Stainier Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent (AVSL)

    p.j

    communiqué

    lettre au Premier ministre Charest

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    15 October 2003

    Press release from an affiliation of environmental groups, researchers, tour-boat operators, a tourist association and an Aboriginal community: The St. Lawrence is facing new threats; a moratorium is requested on Hydro-Québec’s oil and gas exploration programme

    LE SAINT-LAURENT fait face à de nouvelles perturbations

    MORATOIRE DEMANDÉ SUR LE PROGRAMME D’EXPLORATION GAZIÈRE ET PÉTROLIÈRE D’HYDRO-QUÉBEC

    Québec, le 15 octobre 2003. Le programme d’Hydro-Québec visant l’exploration pétrolière et gazière dans le golfe du Saint-Laurent comporte des risques significatifs et doit être suspendu dès maintenant. Telle est la demande envoyée aujourd’hui au Premier ministre Jean Charest par un regroupement d’organismes très préoccupés par l’imminence des premiers travaux d’exploration. Ce programme d’Hydro-Québec, rendu public en novembre 2002 par le ministère des Ressources naturelles, prévoit des investissements de 300 millions de dollars d’ici 2010 pour l’exploration sismique et le forage du golfe et de l’estuaire du Saint-Laurent.

    Geophysical Service Incorporated (GSI), un promoteur de Calgary chargé de faire des relevés sismiques pour Hydro-Québec, s’était retiré du golfe l’hiver dernier, sa présence ayant soulevé beaucoup d’inquiétudes, de questions et de demandes de la part des groupes environnementaux, de la communauté scientifique, et des industries de la pêche et du tourisme.  En avril dernier, Monsieur Jean Charest reconnaissait lui-même les risques associés au Plan d’exploration d’Hydro-Québec : " l’ajout de telles perturbations risque d’affecter encore plus les populations de poissons et de crustacés et de porter le coup de grâce à l’industrie de l’observation des cétacés à Tadoussac ". Toutes ces inquiétudes refont surface cet automne, alors que GSI est à nouveau sur le point d’entamer des travaux d’exploration dans le golfe.

    Les groupes demandent au Premier ministre le respect de ses engagements électoraux à cet égard. Dans une lettre écrite en avril dernier dans le cadre de sa campagne électorale, Monsieur Charest a affirmé que " l’exploration pétrolière dans le golfe Saint-Laurent relève d’un choix de société " et que, en conséquence, " un gouvernement libéral procédera à la tenue d'études d'impact sur l'ensemble du projet d'exploration et d'exploitation pétrolière du golfe Saint-Laurent […] respectera les conclusions de ces études […] et rendra publics les résultats de ces recherches et les paramètres ayant présidé à leur élaboration." Le Premier ministre a également annoncé que "dans le cadre d'une enquête scientifique et indépendante sur le développement énergétique du Québec, [un gouvernement libéral] évaluera l'acceptabilité environnementale et sociale de ce projet."

    Selon M. Harvey Mead, l’un des porte-paroles du regroupement, " il est temps que le gouvernement assume et rende cohérent l’ensemble de ces engagements ". Toujours selon monsieur Mead, " pour l’instant, rien ne laisse transparaître au sein du gouvernement une telle orientation. Plutôt, le site web du ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs maintient une sollicitation auprès des investisseurs, dont un incitatif spécifique pour la recherche de pétrole et de gaz naturel en milieu marin ".

    Devant l’inertie du Gouvernement du Québec, les groupes ont écrit à M. Sam Hamad, ministre des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs, et à M. Thomas Mulcair, ministre de l’Environnement, pour souligner les mesures nécessaires pour assurer cette cohérence : mise en place d’un moratoire sur tout projet d’exploration ou d’exploitation gazière ou pétrolière dans le Saint-Laurent; tenue d’une enquête publique portant sur l’ensemble du programme d’Hydro-Québec; et mise en œuvre d’un programme pouvant assurer une intégration de ce nouveau développement dans les milieux socio-économiques existant dans le couloir de l’estuaire et du golfe, et ce dans le respect du maintien de la biodiversité et des activités qui en dépendent.

    " Nous demandons que la situation soit gérée suivant le principe de précaution, insiste M. Robert Michaud, porte-parole scientifique du regroupement. " Déjà la morue franche, le béluga du Saint-Laurent et le rorqual bleu sont sur la liste des espèces en voie de disparition." Le Premier ministre Jean Charest a lui même reconnu en avril dernier que "  les travaux projetés pourraient avoir un impact significatif sur les populations de poissons, de crustacés et de mollusques, déjà fragilisées par des pêches intensives, une augmentation constante du transport maritime ainsi que la pollution des eaux par des rejets toxiques ".

    Pour M. André Stainier, du groupe Les Amis de la vallée du Saint-Laurent, il est temps de mettre en place une approche qui tienne compte non seulement des engagements de M. Charest, mais aussi des engagements mis de l’avant dans la Politique nationale de l’eau rendue publique en novembre 2002. " Dans cette politique, que M. Thomas Mulcair a endossée, le gouvernement du Québec s’engage à " mettre en œuvre la gestion intégrée du Saint-Laurent [et à] traduire, par une reconnaissance officielle, sa vision du Saint-Laurent comme un patrimoine national à protéger, à développer et à mettre en valeur". M. Stainier ajoute qu’ " il faut tenir compte des erreurs commises dans le passé en matière de développement des ressources, développement fait souvent dans l’ignorance de ce qu’il entraînait. Dans le domaine du développement pétrolier et gazier en milieu marin, la connaissance des impacts possibles sur le plan environnemental et socio-économique demeurent très limitée. Il ne faut pas prendre trop de risques avec notre Saint-Laurent cet héritage de la population mérite qu’on le traite différemment ".

    Pour souligner leur détermination à ce que le gouvernement du Québec, qui vise d’ailleurs le dépôt d’un " plan vert ", fasse de ce dossier un modèle de développement durable, les groupes ont annoncé leur intention de faire campagne dans toutes les régions touchées par le programme d’Hydro-Québec. Ils développeront également un réseau d’appuis et d’échanges d’informations avec les organismes ayant déjà été confrontés à de tels développements dans les provinces maritimes.

    - 30 -

    Sources :

    Harvey Mead Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN) 648-2104

    Nicolas Roy Stratégies Saint-Laurent (SSL) 648-8079

    Robert Michaud Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) 235-4701

    André Stainier Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent (AVSL) 521-1534

     

    Co-Signataires

    Greenpeace

    Mouvement Au Courant

    Société pour Vaincre la Pollution

    Sierra Club Canada

    Conseil régional de l’environnement de la Côte-Nord

    Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent

    Comité ZIP Saguenay

    Comité ZIP rive nord de l'estuaire

    Comité ZIP Côte-Nord du Golfe

    Comité ZIP Sud-de-l'estuaire

    Comité ZIP Baie des Chaleurs

    Parc nature de Pointe-aux-Outardes

    Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites

    Conseil des Innus Essipit

    Émilien Pelletier, titulaire
    Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie marine
    Université du Québec à Rimouski

    Pierre Béland, chercheur
    Institut national d’écotoxicologie du Saint-Laurent (INESL)

    Richard Sears, chercheur
    Station de recherche des îles Mingan (MICS)

    Le Québec Maritime

    Association des bateliers du Saguenay

    Croisières AML

    Croisières Essipit

    Groupe Dufour

     

    Pour plus d’informations, vous pouvez consulter les sites suivants :

    www.baleinesendirect.net

    www.strategiessl.qc.ca

    http://uqcn.qc.ca

     

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    11 April 2003

    Reply by Jean Charest of the Liberal Party of Quebec to environmental groups' questionnaire

    Montréal, 11 avril 2003

    M. Alexandre Archer
    Union québécoise pour la conservation de la nature
    1085, ave. De Salaberry, bureau 300
    Québec (Québec)
    G1R 2V7

    Monsieur,

    Pour le Parti libéral du Québec, l’exploration pétrolière dans le golfe Saint-Laurent relève d’un choix de société. Le plan d'exploration pétrolière et gazière 2002-2010 d'Hydro-Québec, rendu public le 27 novembre 2002, fait état de vastes projets d'exploration dans le golfe Saint-Laurent. Ces projets visent notamment l'exploitation des gisements pétrolifères potentiellement contenus dans la structure Old Harry, située à la frontière des eaux territoriales du Québec et de Terre-Neuve.

    Emportée la ministre de l'Énergie, Rita Dionne-Marsolais déclarait ainsi le 8 janvier dernier que "les facteurs environnementaux ne doivent pas freiner le développement économique." Or, ces "facteurs environnementaux", que balaie du revers de la main la ministre, constituent la pierre d'assise de deux secteurs majeurs de l'économie régionale en aval de Rivière-du-Loup : les pêches et l'écotourisme.

    DES CRAINTES JUSTIFIÉES

    Avec plus de 9 000 personnes y occupant un emploi saisonnier, l'industrie des pêches représente 44% de l'emploi total en Basse-Côte-Nord ainsi que 19% en Gaspésie et aux Iles-de-la-Madeleine. Sur le plan écotouristique, une étude publiée en 2002 par le Groupe de recherche et d'éducation sur les mammifères marins (GREMM) conclut que, sur une base annuelle, l'observation des cétacés dans le parc marin Saguenay-Saint-Laurent génère à elle seule 12 millions de dollars et crée 750 emplois directs et indirects.

    Les interventions récentes des associations touristiques régionales, des groupes de pêcheurs et des scientifiques concernés, ont mis en lumière la fragilité des écosystèmes pélagiques du golfe Saint-Laurent, un milieu privilégié pour la reproduction de la faune. Les travaux projetés pourraient avoir un impact significatif sur les populations de poissons, de crustacés et de mollusques, déjà fragilisées par des pêches intensives, une augmentation constante du transport maritime ainsi que la pollution des eaux par des rejets toxiques.

    UN PROJET DE VASTE AMPLITUDE

    Pour le Parti libéral du Québec, l'ensemble du projet est plus qu'une simple exploration, il se présente en fait en trois phases qui doivent être considérées globalement : l'exploration proprement dite, d'une durée de sept ou huit ans, impliquant l'utilisation de canons produisant des ondes à basses fréquences dirigées vers les fonds marins, puis l'exploitation, avec la mise en place de plates-formes de forage et l'installation de stations de pompage du pétrole. Chacune de ces trois phases est en soi susceptible d'affecter directement le cycle vital de la faune aquatique. Alors que les biologistes de Pêches et Océans Canada laissent planer l'imminence d'un second moratoire sur la pêche à la morue et qu'un récent rapport de l'Institut Maurice-Lamontagne recommande la fermeture de la zone de pêche au crabe englobant une partie de la Basse Côte-Nord et de Terre-Neuve, l'ajout de telles perturbations risque d'affecter encore les populations de poissons et de crustacés et de porter le coup de grâce à l'industrie de l'observation des cétacés à Tadoussac qui repose sur moins de 100 individus.

    Dans l'éventualité où les quotas de pêche ne seraient pas affectés, une perte de confiance dans l'opinion publique pourrait également s'avérer significative au plan économique. La simple crainte que la chair des animaux puisse être contaminée et impropres à la consommation suffirait à réduire à néant le marché des poissons, crustacés et mollusques des régions maritimes du Québec. La question de la contamination de la nappe phréatique des Îles-de-la-Madeleine, jamais abordée, mérite d'autre part d'être considérée de façon approfondie.

    UNE VISION GLOBALE

    Un gouvernement libéral considérera avec sérieux les craintes exprimées par l'industrie touristique, les associations de pêcheurs, les scientifiques et les groupes environnementaux. Le fait que d'autres projets d'exploration pétrolière aient déjà été mis en branle dans le golfe, devrait inciter le gouvernement péquiste à plus de prudence et de pondération et non pas l'amener à présenter le débat comme un de ces sempiternels conflits fédéral-provincial.

    Que ce soit dans le cadre d'une procédure conjointe avec le fédéral ou de son propre chef, un gouvernement libéral procédera à la tenue d'études d'impact sur l'ensemble du projet d'exploration et d'exploitation pétrolière du golfe Saint-Laurent et respectera les conclusions de ces études. De plus, nous rendrons publics les résultats de ces recherches et les paramètres ayant présidé à leur élaboration. Dans le cadre d'une enquête scientifique et indépendante sur le développement énergétique du Québec, nous évaluerons, d'autre part, l'acceptabilité environnementale et sociale de ce projet.

    Pour un gouvernement libéral, déterminer si ce type de projet est compatible avec un objectif de développement durable et n'entre pas en conflit avec les activités économiques déjà en place relève avant tout d'un choix de société. Enfin, soyez assuré de notre appui dans votre recherche du mieux-être de nos concitoyennes et de nos concitoyens.

    Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs

    Jean Charest
    Chef du Parti libéral du Québec

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    8 April 2003

    Questionnaire addressed to political parties

    À moins d’une semaine des élections, quatre groupes environnementaux préoccupés par l’avenir du Saint-Laurent et par le développement de projet d’exploration et d’exploitation gazière et pétrolière dans le Golfe demandent aux partis en lice des précisions quant à certains enjeux à ce sujet. Les Amis de la vallée du Saint-Laurent, le Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent (CRE-BSL), Stratégies Saint-Laurent et l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN) veulent des clarifications quant à la portée de tels projets sur le Saint-Laurent.

    Les quatre groupes demandent que les partis se prononcent publiquement en répondant aux questions suivantes.

    Le prochain gouvernement s’engage-t-il à produire une étude d’impacts des activités d’exploration et d’exploitation gazière et pétrolière dans le Saint-Laurent portant, notamment, sur les milieux naturels et humains susceptibles d’être affectés par les projets?

    Si oui, le prochain gouvernement s’engage-t-il à :

    Rendre public, en toute transparence, les résultats de ces recherches et des paramètres ayant présidé à leur élaboration?

    De plus, le prochain gouvernement s’engage-t-il à mettre sur pied une consultation publique portant sur l’acceptabilité sociale et environnementale des projets d’exploration et d’exploitation gazière et pétrolière dans le Saint-Laurent ?

    Aussi, jusqu’aux conclusions de la consultation publique, le prochain gouvernement s’engage-t-il à édicter un moratoire sur tout projet d’exploration et d’exploitation gazière et pétrolière dans le Saint-Laurent ?

    Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous faire parvenir les réponses de votre parti au plus tard vendredi prochain, soit le 11 avril 2003. Nous vous remercions à l’avance de votre collaboration.

    Alexandre Archer, conseiller en relation publique
    Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    1085, ave De Salaberry, bureau 300
    Québec (Qc) G1R 2V7
    Tél.: (418) 648-2104
    Téléc.: (418) 648-0991
    Courriel : programme@uqcn.qc.ca
    Site Internet: http://uqcn.qc.ca

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    8 April 2003

    Oil and gas exploration and exploitation in the St. Lawrence: clarifications requested by four organizations

    Devant l’absence de presque tout commentaire en campagne électorale sur un dossier d’une importance majeure, quatre organismes préoccupés par le fleuve Saint-Laurent demandent aux partis en lice des précisions quant à certains enjeux touchant de nouveaux développements possibles dans le Saint-Laurent. Les Amis de la vallée du Saint-Laurent, le Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent (CRE-BSL), Stratégie Saint-Laurent et l’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN) veulent des clarifications quant aux intentions des partis pouvant former le prochain gouvernement par rapport à l’exploration et à l’exploitation gazière et pétrolière visant l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent.

    La perspective de ces interventions dans le Saint-Laurent est nouvelle au Québec. Ce serait vraisemblablement très important économiquement, socialement, politiquement et écologiquement, vu leur ampleur probable et l’extrême sensibilité, sous divers angles, du milieu touché : le secteur marin du Saint-Laurent, dans ses aspects physique, aquatique, hydrodynamique, biologique (faune et flore) et géographique (côtes, îles, paysages, usages humains).

    Les groupes demandent donc aux partis en lice de se prononcer sur les aspects suivants :

    • les connaissances nécessaires à une évaluation de l’intérêt d’une telle exploitation dans ce milieu particulier;
    • les moyens à prendre pour que la société québécoise soit en mesure de donner son avis sur une telle exploitation;
    • les critères pour juger s’il est acceptable, du point de vue global, qu’il y ait de l’exploitation gazière et pétrolière dans le Saint-Laurent, avant de discuter de projets particuliers, incluant l’exploration.

    Les groupes demandent des réponses sur les engagements suivants :

    • la mise en œuvre de recherches complètes, approfondies et indépendantes sur les impacts possibles d’activités d’exploration et d’exploitation gazière et pétrolière dans le Saint-Laurent sur les milieux naturels et humains impliqués;
    • la communication publique, en toute transparence, des résultats de ces recherches et des paramètres ayant présidé à leur élaboration;
    • la consultation publique de la population sur l’acceptabilité, du point de vue de l’intérêt public, de l’exploitation gazière et pétrolière dans le Saint-Laurent considérée comme possibilité globale, générale et à long terme, antérieurement à la considération de tout projet particulier;
    • la mise en place d'un moratoire sur tous les projets particuliers, y compris les projets d’exploration, jusqu'aux conclusions de la consultation publique.

    Les groupes ont soumis cette série de questions aux chefs de trois partis et attendent une réponse d’ici à vendredi le 11 avril prochain. Les partis suivants ont été interpellés : l’Action démocratique du Québec, le Parti libéral du Québec, le Parti québécois.

    Contacts :
    Amis de la vallée du Saint-Laurent: 
    André Stainier (418) 531-1534
    Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent:
    Luce Balthasar (418) 721-5711
    Stratégies Saint-Laurent:
    Marc Hudon (418) 648-8079
    Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN):
    Harvey Mead (418) 652-7572

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    24 March 2003

    Minister of the Environment of Canada David Anderson answers to André Stainier, president of Les Amis de la vallée du Saint-Laurent

    Monsieur André Stainier
    Président
    Les amis de la vallée du Saint-Laurent
    1085, avenue De Salaberrry, bureau 312
    Québec QC
    G1R 2V7

    Monsieur,

    Je vous remercie de votre lettre du 27 décembre 2002 au sujet des activités d’exploration gazière et pétrolière dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent. J’ai pris bonne note de vos préoccupations et je vous assure que les considérations environnementales sont essentielles à la prise de décision du gouvernement fédéral en ce qui concerne les projets d’exploration gazière et pétrolière extracôtiers.

    En vertu de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale, les autorités doivent s’assurer qu’une évaluation environnementale est effectuée avant de prendre des décisions qui permettraient la mise en œuvre de tels projets. Dans les zones extracôtières sous contrôle fédéral, l’autorisation de l’Office national de l’énergie est nécessaire avant qu’un promoteur ne puisse entreprendre des activités d’exploration pétrolière et gazière.

    Plus particulièrement, le premier projet de forage exploratoire dans une zone réglementaire extracôtière nécessite une étude approfondie en vertu de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale. Les activités d’exploration subséquentes, dans la même région, seraient assujetties à un examen préalable. Dans le même ordre d’idées, les prospections sismiques requerraient également un examen préalable. Si l’autorité responsable détermine qu’un projet proposé nécessite une évaluation plus poussée, le ministre responsable peut me demander de renvoyer le projet à une commission ou à un médiateur.

    Je comprends qu’un examen préalable d’un projet d’étude sismique proposé dans la partie ouest du golfe du Saint-Laurent est présentement en cours. L’Office national de l’énergie est l'autorité responsable principale de l’évaluation. Pêches et Océans contribue à l’évaluation en fournissant des renseignements pertinents concernant les pêcheries locales et les populations de mammifères marins.

    L’Office national de l’énergie a encouragé le promoteur à consulter le public sur le travail proposé. L’Office, en tant qu’autorité responsable, peut solliciter les commentaires du public sur le rapport d’examen préalable provisoire en vertu du paragraphe 18(3) de la Loi s’il estime que la participation du public est justifiée.

    À titre d’information, j’ai fait parvenir une copie de notre correspondance à l’honorable Herb Dhaliwal, ministre des Ressources naturelles et à l’honorable Robert G. Thibault, ministre des Pêches et des Océans, pour leur faire part de vos préoccupations. J’ai également transmis une copie de notre correspondance à monsieur Kenneth Vollman, président de l’Office national de l’énergie, pour sa gouverne.

    J’apprécie le dévouement continu de votre organisme dans la gestion administrative du Saint-Laurent et j’espère que mes commentaires vous seront utiles.

    Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

    David Anderson, c.p., député

    c.c. :
    L’honorable Herb Dhaliwal
    L’honorable Robert G. Thibault
    Monsieur Kenneth Vollman, président Office national de l’énergie

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    11 March 2003

    Letter from Le Québec maritime to Bernard Landry, Rita Dionne-Marsolais, André Boisclair and Richard Legendre

    Rimouski, 11 mars 2003

    Monsieur Bernard Landry
    Premier ministre du Québec
    Cabinet du premier ministre
    835, boul. René Lévesque Est, 3e étage
    Québec (Québec) G1A 1B4

    Madame Rita Dionne-Marsolais
    Ministre déléguée à l'Énergie
    5700, 4e Avenue Ouest, Local A 308
    Charlesbourg (Québec) G1H 6R1

    Monsieur André Boisclair
    Ministre d’État aux Affaires municipales et à la Métropole, à l’Environnement et à l’Eau
    Édifice Marie-Guyart
    675, boulevard René-Lévesque Est, 30e étage
    Québec (Québec) G1R 5V7

    Monsieur Richard Legendre
    Ministre délégué au Tourisme, Loisir, Sport, Jeunesse et Faune et Parcs
    1010, rue Sainte-Catherine Ouest #400
    Montréal (Québec) H3B 1G2

    Objet : Lettre d’appui à l’adoption d’un moratoire sur le programme d’exploration gazière et pétrolière dans le Saint-Laurent

    Monsieur le Premier Ministre,

    Madame la Ministre,

    Messieurs les Ministres,

    C’est avec grand intérêt que les administrateurs du Québec maritime, lors de leur rencontre du 23 janvier 2003 à Rimouski, ont analysé le dossier cité en rubrique et ils ont démontré unanimement leur intérêt et leurs inquiétudes face aux impacts de ce projet sur notre industrie touristique.

    La mission de notre organisme se définit essentiellement par un positionnement de produits touristiques, dont l’écotourisme, qui s’articule autour de la thématique maritime auprès des clientèles hors Québec. Nous sommes donc inquiets des répercussions de ce projet sur l’avenir de ces produits reliés au fleuve Saint-Laurent pour lesquels nous assurons la promotion, en collaboration avec Tourisme Québec et nos partenaires, depuis près de dix ans.

    Ce qui est à notre avis plus préoccupant, c’est que pour l’instant ce projet n’a pas été soumis à l’analyse environnementale habituellement nécessaire dans ce genre de dossier. Nous nous interrogons plus précisément sur :

    • Quels seront les impacts du projet sur les populations des différentes espèces de mammifères marins dont certaines sont sur la liste nationale des espèces en péril?
    • Quels seront les impacts sur les populations de poissons, crustacés, etc. qui souffrent déjà de conditions dramatiques dont la transformation est en relation avec notre industrie?
    • Quels seront les impacts sur l’ensemble de l’industrie touristique axée vers le maritime et sur l’image grande nature présentée à nos clientèles?

    Il nous semble que ces questionnements sont d’une importance primordiale lors d’éventuelles études d’impact environnemental qui devront précéder l’implantation de ce projet et ceci, afin de s’assurer de préserver ce patrimoine unique du Québec que représente le fleuve Saint-Laurent.

    Pour l’ensemble de ces raisons, nous réclamons :

    un moratoire sur le programme d’exploration gazière et pétrolière dans le SAINT-LAURENT et

    des audiences publiques sur les impacts environnementaux reliés à ce projet.

    Ce n’est qu’après de telles analyses que nous pourrons mesurer les avantages économiques et sociaux d’un tel projet.

    Veuillez accepter l’expression de nos sentiments les plus distingués.

    Le président du Conseil d’administration,
    Guy Rousset

    c.c. :
    ATR membres de Le Québec maritime

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    7 March 2003

    Coordinator for the Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites Jean-Marie Bélisle answers to Rita Dionne-Marsolais

    Les Escoumins, le 7 mars 20033

    Madame Rita Dionne-Marsolais, ministre déléguée à l’Énergie
    Ministère des Ressources Naturelles
    C5700, 4e Avenue Ouest, bureau A-308
    Charlesbourg (Québec) G1H 6R1

    Madame,

    Je vous remercie, par votre directrice de cabinet dans sa correspondance datée du 14 février 2003, d’avoir répondu à notre courriel concernant les projets de recherche d’hydrocarbures dans le golfe et l’estuaire du St-Laurent. Je veux bien croire que tous les travaux d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures ont été faits dans le respect des lois actuelles, mais nos inquiétudes viennent justement du fait qu’il nous semble que ces activités ne sont peut-être pas assez encadrées.

    Nous croyons savoir que les travaux d’exploration ne sont pas soumis à une évaluation des impacts, alors que nous sommes convaincus que ceux-ci en auront. L’environnement marin est facilement perturbé par des niveaux sonores excessifs et nous croyons que plusieurs espèces déjà en difficulté risquent d’être affectées par l’exploration sismique et les travaux de forage.

    Vos propos se veulent rassurants mais lorsque que l’on dit que l’on ne mettra pas en danger les industries de la pêche et du tourisme, il faudrait peut-être expliquer quelles mesures seront appliquées pour ne pas les affecter. Les animaux marins sont très vulnérables aux détonations et il est reconnu que les boues de forage causent de graves problèmes environnementaux. Le golfe et l’estuaire ne sont pas la haute mer et nous craignons que des effets plus marqués soient ressentis.

    Pourquoi ne pas prendre le temps de réaliser une étude d’impact sérieuse qui pourrait rassurer les groupes qui s’inquiètent de ces impacts potentiels ? Le respect des lois est une chose, mais il n’y a pas si longtemps il était légal d’utiliser toutes sortes de produits et méthodes de travail qui se sont avérés néfastes pour l’environnement et les populations de sorte qu’ils sont maintenant bannis.

    Tout récemment, le gouvernement a décidé de mettre fin au programme des mini-centrales, non pas en raison du non-respect des lois, mais bien en raison des craintes manifestées par la population. Le moratoire sur la production porcine a également été décrété pour se donner collectivement le temps de bien peser le pour et le contre d’un tel développement, malgré le fait que la plupart des producteurs porcins respectent les lois actuellement en vigueur.

    Nous aimerions simplement que la même logique soit appliquée afin de respecter les craintes de la population et ne pas mettre inutilement en danger des espèces dont la survie est déjà précaire et sur lesquelles de très nombreux emplois dépendent.

    Pourquoi ne pas prendre le temps de faire des études qui nous assureront de ne pas faire de gaffes avec un milieu et des espèces qui sont déjà fortement affectés par des interventions humaines mal pensées depuis des années ? Qu’est-ce qui presse tant ?

    En espérant que vous accepterez nos arguments, qu’un moratoire soit décrété et que des études soient réalisées avant qu’il ne soit trop tard, nous vous prions de recevoir, Madame Dionne-Marsolais, l’expression de nos meilleurs sentiments.

    Jean-Marie Bélisle
    coordonnateur pour le Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites

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    21 February 2003

    Letter from Tourisme Bas-Saint-Laurent to Bernard Landry, Rita Dionne-Marsolais, André Boisclair and Richard Legendre

    Rivière-du-Loup, 21 février 2003

    Monsieur Bernard Landry
    Premier ministre du Québec
    Cabinet du premier ministre
    835, boul. René Lévesque Est, 3e étage
    Québec (Québec) G1A 1B4

    Madame Rita Dionne-Marsolais
    Ministre déléguée à l'Énergie
    5700, 4e Avenue Ouest, Local A 308
    Charlesbourg (Québec) G1H 6R1

    Monsieur André Boisclair
    Ministre d’État aux Affaires municipales et à la Métropole, à l’Environnement et à l’Eau
    Édifice Marie-Guyart
    675, boulevard René-Lévesque Est, 30e étage
    Québec (Québec) G1R 5V7

    Monsieur Richard Legendre
    Ministre délégué au Tourisme, Loisir, Sport, Jeunesse et Faune et Parcs
    1010, rue Sainte-Catherine Ouest #400
    Montréal (Québec) H3B 1G2

    Objet : Lettre d'appui à l'adoption d'un moratoire sur le programme d'exploration gazière et pétrolière dans le Saint-Laurent

    Monsieur le Premier Ministre,

    Madame la Ministre,

    Messieurs les Ministres,

    C'est avec grand intérêt que les administrateurs de Tourisme Bas-Saint-Laurent, réunis en assemblée régulière le 11 février 2003 à Rivière-du-Loup, ont analysé le dossier cité en rubrique.

    Ils ont démontré unanimement leur intérêt et leurs inquiétudes face aux impacts de ce projet sur notre industrie touristique. Notre positionnement, étant axé prioritairement sur le maritime, tant au Québec qu'à l'international par le biais du regroupement Le Québec maritime, nous sommes étonnés de constater que ce dossier n'a pas été soumis à l'analyse environnementale habituellement nécessaire dans ce genre de projet. À cet effet, Tourisme Bas-Saint-Laurent s'interroge sur:

    • Quels seront les impacts du projet sur les populations des différentes espèces de mammifères marins dont certaines sont sur la liste nationale des espèces en péril?
    • Quels seront les impacts sur les populations de poissons, crustacés, etc. qui souffrent déjà de conditions dramatiques dont la transformation est en relation avec notre industrie?
    • Quels seront les impacts sur l'ensemble de l'industrie touristique axée vers le maritime et sur l'image grande nature présentée à nos clientèles?

    Il nous semble que ces questionnements sont d'une importance primordiale lors d'éventuelles études d'impact environnemental avant l'implantation de ce projet et ceci, afin de s'assurer de préserver ce patrimoine unique du Québec que représente le fleuve Saint-Laurent.

    C'est pourquoi les administrateurs de Tourisme Bas-Saint-Laurent souhaitent la mise en place d'un moratoire et éventuellement, d'audiences publiques sur les impacts environnementaux concernant le projet d'exploration et d'exploitation pétrolière et gazière dans le Saint-Laurent. Nous croyons que ce n'est qu'après de telles analyses que l'on peut reconnaître les avantages économiques et sociaux d'un tel projet.

    Vous remerciant de l'attention que vous porterez à la présente, recevez l'expression de nos salutations distinguées.

    Le président du conseil d'administration,
    Gilles Lortie

    c.c. :
    Patrice Corbeil, GREMM
    Louise Nadeau, Le Québec maritime
    ATR membres de Le Québec maritime

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    19 February 2003

    Lettre from the Conseil régional de l'environnement du Bas-Saint-Laurent to Bernard Landry

    Rimouski, le 19 février 2003

    Monsieur Bernard Landry
    Premier ministre du Québec
    Conseil exécutif
    Édifice Honoré-Mercier
    835, boul. René-Lévesque Est, 3e étage
    Québec (Québec)
    G1A 1B4

    Objet : Exploration gazière et pétrolière dans le golfe et l’estuaire du Saint-Laurent

    Monsieur le Premier Ministre,

    Par la présente, le Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent (CRE BSL) tient à appuyer la lettre du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RNCREQ) datée du 19 décembre 2002 qui vous demande de procéder à un moratoire et à une évaluation environnementale publique indépendante relativement au projet de prospection pétrolière et gazière dans le Saint-Laurent marin.

    Le CRE BSL est un organisme sans but lucratif de concertation en environnement et développement durable. Son territoire jouxte le Saint-Laurent marin, de La Pocatière à Matane. Le Saint-Laurent fait partie des priorités de notre organisme de longue date, ce qui nous a amenés à mettre sur pied la ZIP du Sud-de-l’Estuaire en 2000 et à nous impliquer dans de nombreux dossiers touchant notre environnement marin.

    Aussi, nous avons été fort surpris du lancement par Hydro-Québec, le 27 novembre dernier, d’un projet d’exploration de 330 millions de dollars devant s’étendre jusqu’en 2010 et sur de grandes superficies du golfe et de l’estuaire du Saint-Laurent, sans aucune consultation des acteurs concernés dans les secteurs des pêches, du tourisme, de l’environnement, des autochtones ou de la recherche marine. Nous avons été tout aussi surpris de voir que la prospection pouvait débuter sans requérir d’autorisation du ministère de l’Environnement. L’environnement fragile que constituent le golfe et l’estuaire du Saint-Laurent, la présence d’industries porteuses d’emplois et tributaires d’un environnement sain telles que les pêches et l’observation des mammifères marins, de même que la présence de quinze espèces de mammifères marins dont six espèces en péril devraient suffire à justifier un temps d’arrêt, de consultations et d’évaluations.

    D’autre part nous constatons que l’approche empruntée actuellement va à l’encontre des principes de bonne gouvernance du Saint-Laurent tels que soutenus par la récente politique de l’eau du gouvernement du Québec : "…il apparaît essentiel d’appliquer à l’ensemble du Saint-Laurent le principe d’une gouvernance éclairée, prévoyante, concertée et intégrée".

    Nous partageons donc entièrement les inquiétudes du RNCREQ et nous souhaitons la suspension des activités en cours et une évaluation environnementale publique et indépendante mixte (impliquant les deux paliers de gouvernement) sur tout le projet de développement pétrolier et gazier dans le Saint-Laurent.

    Vous remerciant d’avance de la considération que vous apporterez à notre demande, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier Ministre, l’expression de nos sentiments distingués.

    La Présidente,
    Josée Martineau

    c.c. :
    Madame Rita Dionne-Marsolais, ministre déléguée à l’Énergie, Ministère des Ressources naturelles Québec

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    14 February 2003

    Rita Dionne-Marsolais' answer to Jean-Marie Bélisle, coordinator for the Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites

    Charlesbourg, le 14 février 20033

    Monsieur Jean-Marie Bélisle
    Coordonnateur
    Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites
    459, route 138, bureau 200
    Les Escoumins (Québec)
    G0T 1K0

    Monsieur,

    Il m’apparaît nécessaire d’apporter certaines précisions à la suite des commentaires que vous avez formulés dans le courriel que vous avez adressé le 9 janvier 2003 à Mme Rita Dionne-Marsolais, ministre déléguée à l’Énergie du ministère des Ressources naturelles. Permettez-moi, en premier lieu, de mentionner en son nom que les propos dont vous lui tenez rigueur ne sont pas tirés de l’émission La tribune du Québec de la station CBF (FM 95.1), à laquelle elle a participé le 8 janvier 2003 et dont vous faites référence dans votre courriel, mais plutôt de l’article de M. Charles Côté paru le même jour dans le quotidien La Presse. Cet article intitulé : Pétrole dans le golfe : Québec confierait une étude au BAPE, a été rédigé suite à la conférence de presse donnée par Mme Rita Dionne-Marsolais le 7 janvier 2003 alors qu’elle avait le plaisir de présenter les résultats obtenus par l’Agence de l’efficacité énergétique du Québec depuis sa création en 1997.

    L’article de M. Côté laisse libre cours à certaines interprétations. Rétablissons donc les faits. Sachez que tous les travaux d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures réalisés sur le territoire québécois jusqu’à ce jour en milieu terrestre ont été effectués dans le respect des lois qui régissent ces activités, notamment celles de nature environnementale. Soyez assuré qu’il en sera de même pour les travaux de validation et d’exploration à venir, le cas échéant, dans le golfe du Saint-Laurent et dans son estuaire.

    La réalisation de projets de recherche d’hydrocarbures revêt une grande importance sur le plan économique pour le Québec, comme en témoigne le gouvernement dans sa politique énergétique : L’énergie au service du Québec. En effet, il est mentionné dans ce document que la " disponibilité du pétrole et du gaz naturel à un coût compétitif est indispensable au bon déroulement de l’activité économique ". Dans ce contexte, la découverte de réserves de pétrole et de gaz naturel en quantité importante dans le golfe du Saint-Laurent renforcerait la sécurité de nos approvisionnements pétroliers et gaziers.

    Pour le moment, le ministère des Ressources naturelles souhaite valider le potentiel en hydrocarbures du golfe du Saint-Laurent, le tout dans le respect de l’environnement et sans mettre en danger les industries de la pêche et du tourisme. Ce travail d’exploration relève des entreprises détentrices de permis de recherche d’hydrocarbures, lesquelles sont tenues de respecter toutes les lois qui régissent ce genre d’activité. La responsabilité de la ministre déléguée à l’Énergie est de favoriser la mise en valeur de ce potentiel énergétique dans le respect de toutes les lois.

    Vous soulevez également dans votre courriel certains impacts environnementaux qui pourraient découler de la mise en valeur de l’important potentiel d’énergie éolienne dont dispose le Québec. Comme vous le savez sans doute, tout projet menant à un parc éolien de 10MW et plus doit faire l’objet d’une évaluation environnementale. De telles études ont déjà été réalisées dans deux parcs éoliens de la Gaspésie. Il s’agit d’études de suivi étalées sur trois ans et ponctuées de trois rapports annuels. Les conclusions de ces rapports seraient certainement utiles aux éventuelles évaluations environnementales qui seront menées.

    Je vous remercie de votre intérêt au développement énergétique des Québécois et soyez assuré que vos commentaires seront pris en considération.

    Je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs.

    La directrice,
    Chantale Bertrand

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    6 February 2003

    Letter from the Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites, to Bernard Landry

    Les Escoumins, le 6 février 2003

    Monsieur Bernard Landry
    Le Premier ministre
    Édifice Honoré-Mercier, 3e étage
    835, boulevard René-Lévesque Est
    Québec (Québec) G1A 1B4

    Objet : Projet d’exploration gazière et pétrolière dans le golfe et l’estuaire du St-Laurent

    Monsieur le Premier ministre,

    Le comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites est un organisme sans but lucratif qui fait figure de pionnier au Canada. Depuis 1996, nous effectuons la promotion et encourageons la gestion intégrée de la zone côtière dans une perspective de développement durable, tout en favorisant la participation du milieu à la gestion intégrée. Nos treize administrateurs proviennent de l’ensemble des municipalités de notre territoire d’affectation et représentent la MRC, la SADC et le CLD, le comité ZIP, des entreprises privés, des utilisateurs, des municipalités et la communauté innue d’Essipit.

    Notre organisme, comme plusieurs autres, s’inquiète de l’annonce faite en novembre dernier concernant le projet mentionnée en rubrique. Nous aussi croyons qu’un moratoire devrait permettre de fournir le temps nécessaire à une évaluation des impacts d’un tel projet, mais nous ne désirons pas reprendre l’ensemble des arguments déjà avancés par tous ceux qui se sont manifestés à ce jour.

    Les possibilités de mettre en péril les emplois reliés à la pêche et au tourisme sur le St-Laurent, face à des découvertes potentielles de gaz et de pétrole ainsi qu’à la création de nouveaux emplois devraient inciter à la prudence. Comme le dit l’adage " un tien vaut mieux que deux tu l’auras ". D’autant plus que le pétrole et le gaz qui risquent d’être présents resteront bien en place et ne pourront que prendre de la valeur avec les années.

    C’est du moins la position retenue par les administrateurs du comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites. Les promoteurs, à l’occurrence le gouvernement du Québec et sa société d’état, Hydro-Québec, devraient sentir l’obligation de répondre aux craintes exprimées entre autres par des chercheurs reconnus, l’industrie touristique, les associations de pêcheurs et les groupes environnementaux avant d’investir dans l’exploration sismique et les forages, au lieu de rejeter leurs craintes du revers de la main.

    Bien sûr, la réglementation actuelle n’oblige pas les promoteurs à entreprendre d’études d’impacts pour les projets d’exploration minière. Toutefois en raison du caractère particulier de l’exploration en mer, de la présence d’espèces en voie de disparition ou menacées, de la précarité ou de la méconnaissance de plusieurs ressources, nous croyons qu’une étude d’impact est amplement justifiée.

    Il s’agit d’une occasion unique d’approfondir nos connaissances sur l’ensemble de l’écosystème du St-Laurent et de mettre de l’avant les principes du développement durable. Cette approche de précaution serait tout à fait cohérente avec la nouvelle politique de l’eau, qui prône la gestion intégrée par bassin versant et serait une manifestation claire de la volonté du gouvernement du Québec de s’engager dans cette voie malgré les " retards " qu’une telle approche engendre.

    Vous priant de recevoir, Monsieur le Premier ministre, l’expression de notre volonté réelle de collaborer à la gestion intégrée du St-Laurent.

    Pierre Léonard, vice-président

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    3 February 2003

    Lettre from the Conseil régional de l'environnement de la Côte-Nord to Bernard Landry

    Sept-Îles, 3 février 2003

    Monsieur Bernard Landry
    Premier ministre du Québec
    Édifice Honoré-Mercier
    835, boul. René-Lévesque Est
    3e étage
    Québec (Québec) G1A 1B4

    Objet : Prospection pétrolière et gazière dans l’estuaire et le Golfe Saint-Laurent

    Monsieur le Premier Ministre,

    Le Conseil régional de l’environnement de la Côte-Nord (CRECN) souhaite vous transmettre ses inquiétudes quant aux possibles conséquences économiques, sociales et environnementales attribuables aux activités de prospection pétrolière et gazière dans l’estuaire et le Golfe Saint-Laurent. À notre avis, ces impacts seraient suffisamment importants pour justifier la suspension des travaux en cours et la tenue d’une étude complète publique et indépendante sur les impacts du projet et de tous les projets à venir.

    Selon les informations recueillies, la prospection sismique de cette nature nécessite l’utilisation de canons à air comprimé qui peuvent avoir des effets sérieux sur la faune marine et plus particulièrement sur les mammifères marins.

    Or les mammifères marins fréquente l’estuaire du Saint-Laurent et l’industrie touristique de la Côte-Nord est axée principalement sur ce produit d’appel. De plus, d’autres ressources marines comme les poissons de fond et les crustacés sont susceptibles d’être affectées par les activités d’exploration avec les conséquences importantes que cela entraîne sur l’industrie de la pêche.

    Comme plusieurs autres acteurs concernés par le développement durable des ressources naturelles, le CRECN considère qu’en raison des conséquences environnementales, sociales et économiques que peuvent entraîner les activités d’exploration gazière et pétrolière dans le golfe et l’estuaire Saint-Laurent, le gouvernement du Québec doit suspendre immédiatement ce projet de prospection afin de faire une analyse publique de la pertinence d’une telle aventure et pour procéder à une étude complète et indépendante des impacts du projet et de tous les projets à venir.

    Il n’est pas normal qu’un projet d’une telle envergure, qui ébranle autant les fondements des politiques énergétiques et environnementales du Québec, et qui est associé à de si important incertitudes quant à la rentabilité économique, puisse être lancé sans une étude en profondeur. Un choix énergétique durable doit se faire de façon prudente sur la base d’une évaluation publique des bénéfices collectifs réels de ce choix, et ce, sur une longue période de temps.

    Espérant que vous acceptez de revoir la position du gouvernement du Québec, je vous prie d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de nos salutations distinguées.

    Claudette Villeneuve, présidente du CRECN

    c.c. :
    Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ)

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    23 January 2003

    Letter from Greenpeace to Bernard Landry

    Le 23 janvier 2003

    Monsieur Bernard Landry
    Premier ministre du Québec
    Conseil exécutif
    Édifice Honoré-Mercier
    835, boul. René-Lévesque Est, 3e étage
    Québec (Québec)
    G1A 1B4

    Objet : Projet d’exploration gazière et pétrolière dans le golfe du Saint-Laurent

    Monsieur le Premier ministre,

    Greenpeace se joint aux groupes d’opposition au projet d’exploration gazière et pétrolière dans le golfe du Saint-Laurent. Nous réclamons un moratoire et des audiences publiques pour évaluer la pertinence et les impacts d’un tel projet.

    Nous sommes sensibles aux arguments soulevés par les spécialistes concernant les impacts sur la faune et les écosystèmes aquatiques. Notamment, le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) qui possède une expertise reconnue dans ce domaine.

    Nous souhaitons vous rappeler qu’un projet comme celui-ci va à l’encontre du développement durable et nous éloigne des objectifs de réduction de gaz à effet de serre à atteindre dans le cadre du Protcole de Kyoto. La performance enviable du Québec dans ce dossier au cours des dix dernières années ne peut constituer une excuse pour augmenter nos émissions dans les années à venir, bien au contraire puisque nous devrons, nous aussi, réduire nos émissions d’ici 2012.

    Permettez-moi également de vous rappeler que les fameux crédits de carbone dont Hydro-Québec aime tant parler ne s’appliqueront pas aux États-Unis puisque ces derniers refusent toujours de ratifier le Protocole de Kyoto.

    Dans ce contexte de réduction, nous sommes sidérés par le peu de volonté de la part d’Hydro-Québec d’investir dans les énergies renouvelables émergentes telles l’éolien, le solaire (photovoltaïque ou thermique) ou encore l’hydrogène. Selon l’Agence internationale de l’énergie, la part du gaz naturel dans la production d’électricité mondiale va demeurer stable d’ici à 2020 alors que les énergies renouvelables émergentes passeront de 0,5 % en 2000 à 10,6 % en 2020.

    Hydro-Québec affirme que l’énergie éolienne n’est pas une source d’énergie fiable. Pourtant au début de 2002, 35 000 MW de capacité éolienne étaient déjà installés à travers le monde fournissant suffisamment d’électricité à 14 millions de ménages ou 35 millions de personnes, soit plus que la population canadienne. Le secteur éolien connaît la plus forte croissance de l’ensemble du secteur énergétique, soit 40 % annuellement, comparable à celui de la téléphonie cellulaire ! Il est tout de même curieux que ce soit les pays où l’on utilise peu l’éolien qui condamnent son manque de fiabilité. Alors que, l’année dernière seulement 6 824 MW d’énergie éolienne ont été installés au Danemark, en Allemagne et en Espagne.

    Il est d’autant plus difficile de comprendre la position d’Hydro-Québec puisque nous possédons l’un des plus importants potentiels éoliens en Amérique du Nord ! Le Québec pourrait être à l’avant-garde en explorant le secteur des énergies renouvelables émergentes. Sauvegarder notre Fleuve aux grandes eaux est un choix de société et nous devons en débattre collectivement.

    Écologiquement vôtre,

    Steven Guilbeault
    Directeur, Greenpeace au Québec

    c.c. :
    Madame Rita Dionne-Marsolais, ministre déléguée à l’Énergie
    Robert Michaud, directeur scientifique du GREMM
    Sophie Vaillancourt, Réseau québécois des groupes écologistes
    Médias

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    17 January 2003

    Press release: L’UQCN demande une audience publique fédérale-provinciale sur le programme d’exploration gazière et pétrolière dans le fleuve et le golfe Saint-Laurent

    Québec, le 17 janvier 2003

    L’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN) a pris connaissance avant les Fêtes du programme d’exploration gazière et pétrolière qu’Hydro-Québec et le gouvernement du Québec tentent de mettre en œuvre actuellement. Elle vient d’envoyer des lettres aux ministres provinciaux et fédéraux pour demander qu’ils convoquent, en vertu de l’entente fédérale-provinciale définissant les modalités d’une évaluation environnementale conjointe, une audience publique sur l’ensemble du programme d’exploration et éventuellement d’exploitation gazières et pétrolières du Saint-Laurent, que cela soit dans l’estuaire ou dans le golfe. "Un projet d’une telle envergure et comportant de toutes nouvelles facettes du développement économique du Québec nécessite d’emblée l’application des modalités d’évaluation environnementale bien reconnues par les deux juridictions depuis des années", souligne Charles-Antoine Drolet, co-responsable du dossier à l’UQCN.

    Ce programme, comportant un investissement initial de 330 M$ réparti sur 8 ans, vise à explorer de très grandes parties du Saint-Laurent pour vérifier le potentiel gazier et pétrolier qui s’y trouve. L’UQCN note que déjà, et très tardivement, la société est en train de découvrir et prendre acte des impacts sur les habitats et les écosystèmes marins, dus entre autres à la pêche industrielle pratiquée sans discernement depuis des décennies. Elle note aussi les impacts tout aussi sérieux du développement déficient des ressources en cause sur les communautés qui en dépendent. "Il n’est certainement pas le temps, selon nous, de procéder de façon imprudente dans l’ouverture d’un nouveau type d’exploitation des milieux marins sans une analyse approfondie au préalable", ajoute pour sa part Éric Duchemin, également responsable du dossier au sein de l’organisme.

    Un tel geste exigerait au préalable la préparation et la diffusion d’études d’impacts qui ne peuvent être qu’importantes, devant les enjeux en cause. L’UQCN insiste aussi sur l’établissement d’un moratoire par rapport aux activités de ce programme le temps de procéder à des études et à des consultations qui caractérisent les processus d’évaluation environnementale depuis plus de vingt ans.

    En faisant cette demande, l’UQCN se réfère au départ à des sources du milieu, dont deux affiliés, le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) et le Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent (CRE-BSL), sachant que plusieurs autres intervenants se sont également manifestés. Ces organismes témoignent des importantes préoccupations dans le milieu. Elle prend bonne note aussi du fait que la Loi de la qualité de l’environnement du Québec prévoit l’exclusion d’une telle consultation, et que le ministère des Ressources naturelles du Québec a déjà autorisé une partie du programme, mais reste en attente de l’accord du gouvernement fédéral. Elle prend note finalement du fait que l’Office national de l’énergie a déjà autorisé des activités d’exploration tout récemment, malgré le fait que des scientifiques du ministère des Pêches et Océans du Canada aient recommandé qu’il fallait attendre fin janvier pour procéder à ces activités d’exploration, allant ainsi à l’encontre de leurs recommandations formelles.

    En même temps, l’UQCN souligne des liens entre ses demandes et certaines grandes orientations nationales. Le ministre d’État à l’Environnement et à l’Eau vient de rendre publique une toute nouvelle Politique nationale de l’eau, qui assure une gestion intégrée du fleuve et souligne l’intention du gouvernement de reconnaître le Saint-Laurent patrimoine national. Par ailleurs, la Politique associe cette intention à une reconnaissance du Saint-Laurent comme "milieu naturel remarquable avant d’être un élément clé de notre économie".

    L’UQCN manifeste en même temps son désaccord avec les déclarations récentes de la ministre déléguée aux Ressources naturelles du Québec, Rita Dionne-Marsolais, indiquant que des interventions à caractère économique, comme le programme d’exploration, devraient primer sur les facteurs environnementaux. Ceci souligne, selon l’UQCN, le fait que la Politique nationale de l’eau récemment adoptée, tout en étant d’une envergure très importante par ses assises et ses visées, ne fait aucune référence à l’estuaire et au golfe du Saint-Laurent, milieux ciblées par le programme d’Hydro-Québec. Elles arrivent aussi au moment où que le Québec et le Canada négocient un important renouvellement du plan d’action fédéral-provincial sur le Saint-Laurent, cela dans le cadre de la création prévue par le Québec d’un comité multipartite visant la gestion intégrée du fleuve et de ses tributaires.

    Finalement, ces déclarations vont à l’encontre d’orientations canadiennes et québécoises visant la protection des espèces menacées qui doivent nécessairement tenir compte des habitats en cause, même si la législation québécoise a récemment été amendée pour rendre la protection de l’habitat facultative et que la législation canadienne ne vise explicitement que les habitats sous juridiction fédérale. "La récente adoption de la Loi canadienne sur les espèces en péril, après de longs et difficiles débats, constitue une des assises immédiates d’une telle intervention. En effet, seize espèces de mammifères marins fréquentent l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent, qui leur fournissent des habitats essentiels. Encore plus évident, la Loi sur les océans du Canada et la stratégie sur les océans du Canada constituent les bases pour une intervention qui nous paraît incontournable", insistent messieurs Duchemin et Drolet.

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    17 January 2003

    Letter from the UQCN to the government of Québec

    Le 17 janvier 2003

    Monsieur André Boisclair, Ministre
    Ministère de l’Environnement
    675, boul. René-Lévesque Est, 30e étage
    Québec, Qc G1R 5V7

    Objet : Demande d’une audience publique du BAPE sur le programme d’exploration gazière et pétrolière dans le fleuve et le golfe Saint-Laurent

    Demande de moratoire sur les activités prévues à court et moyen termes

    Monsieur le Ministre,

    L’UQCN a pris connaissance avant les Fêtes du programme d’exploration gazière et pétrolière qu’Hydro-Québec et le gouvernement du Québec tentent de mettre en œuvre actuellement. Selon notre compréhension de la situation, ce programme, comportant un investissement initial de 330 M$ réparti sur 8 ans, vise à explorer de très grandes parties du Saint-Laurent pour vérifier le potentiel gazier et pétrolier qui s’y trouve. Déjà, et très tardivement, la société est en train de découvrir et prendre acte des impacts sur les habitats et les écosystèmes marins dus entre autres à la pêche industrielle pratiquée sans discernement depuis des décennies. Il n’est certainement pas le temps, selon nous, de procéder de façon imprudente dans l’ouverture d’un nouveau type d’exploitation des milieux marins sans une analyse approfondie au préalable.

    L’UQCN vous adresse donc cette lettre pour vous demander de convoquer, conjointement avec le gouvernement fédéral, une audience publique sur le programme d’Hydro-Québec (et de toute autre intervention connexe pouvant tomber sous la juridiction du Québec) visant l’exploration et éventuellement l’exploitation gazières et pétrolières du Saint-Laurent, que cela soit dans l’estuaire ou dans le golfe. Un tel geste exigerait au préalable la préparation et la diffusion d’études d’impacts qui ne peuvent être qu’importantes, devant les enjeux en cause. Finalement, il nous paraît évident qu’un moratoire devrait être imposé à ce programme le temps de procéder à des études et à des consultations qui marquent les processus d’évaluation environnementale du Québec depuis plus de vingt ans.

    En faisant cette demande, l’UQCN se réfère au départ à des sources du milieu, dont deux affiliés, le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) et le Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent (CRE-BSL). Ces organismes témoignent des importantes préoccupations dans le milieu.

    En même temps, l’UQCN souligne des liens entre ses demandes et certaines grandes orientations nationales. Le Ministre d’État à l’Environnement et à l’Eau, vient de rendre publique une toute nouvelle Politique nationale de l’eau, qui assure une gestion intégrée du fleuve et souligne l’intention du gouvernement de reconnaître le Saint-Laurent patrimoine national. Par ailleurs, la Politique associe cette intention à une reconnaissance du Saint-Laurent comme "milieu naturel remarquable avant d’être un élément clé de notre économie".

    Ceci va à l’encontre des interventions récentes de la ministre Rita Dionne-Marsolais indiquant que des interventions à caractère économique comme le programme d’exploration devraient primer sur les facteurs environnementaux. Ceci souligne peut-être le fait que la Politique nationale de l’eau, tout en étant d’une envergure très importante de par ses assises et ses buts, ne fait aucune référence à l’estuaire et au golfe du Saint-Laurent, milieux visés par le programme d’Hydro-Québec. Ces interventions arrivent aussi en même temps que le Québec négocie un important renouvellement du plan d’action fédéral-provincial sur le Saint-Laurent, cela dans le cadre de la création d’un comité multipartite visant la gestion intégrée du fleuve et de ses tributaires. Finalement, elles vont à l’encontre d’orientations visant la protection des espèces menacées qui doivent nécessairement tenir compte des habitats en cause, même si la législation québécoise a récemment été amendée pour rendre la protection de l’habitat facultative.

    L’UQCN ose vous rappeler la contribution exceptionnelle à la société qu’ont faite les audiences "génériques" portant depuis dix ans sur les matières dangereuses, sur les matières résiduelles, sur l’eau et — en train de faire sa contribution comme suite à celle sur l’eau — la consultation sur la production porcine. En espérant une réponse favorable à cette nouvelle demande, nous vous prions d’agréer, monsieur le Ministre, l’expression de nos sentiments distingués.

    Éric Duchemin, responsable
    Commission énergie et changements climatiques

    Charles-Antoine Drolet, responsable
    Commission biodiversité

    UQCN

    c.c. :
    David Anderson, minstre, ministère de l’Environnement Canada
    Harbance Singh Dhaliwal, ministre, ministère des Ressources naturelles du Canada
    Robert Thibault, ministre, ministère Pêches et Océan Canada
    Kenneth Vollman, président, Office national de l’Énergie du Canada

    c.c. :
    André Caillé, président, Hydro-Québec
    François Gendron, ministre, Ministère des Ressources naturelles du Québec
    Rita Dionne-Marsolais, ministre déléguée à l’Énergie, Ministère des Ressources naturelles Québec
    Richard Legendre, ministre, Ministère de la faune et des parcs du Québec
    Membres, Comité consultatif Saint-Laurent Vision 2000, via André Delisle

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    15 January 2003

    Letter from the UQCN to the Canadian government

    Le 15 janvier 2003

    Monsieur Robert Thibault, ministre
    Ministère des Pêches et des Océans
    200, Kent Street
    Ottawa, Ontario K1A 06E

    Monsieur David Anderson, ministre
    Ministère de l’Environnement
    Les Terrasses de la Chaudière, 28e étage
    10, rue Wellington
    Hull, Québec K1A 0H3

    Objet : Demande d’une audience publique fédérale-provinciale sur le programme d’exploration gazière et pétrolière dans le fleuve et le golfe Saint-Laurent

    Demande de moratoire sur les activités prévues à court et moyen termes

    Messieurs les Ministres,

    L’Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN) a pris connaissance avant les Fêtes du programme d’exploration gazière et pétrolière qu’Hydro-Québec et le gouvernement du Québec tentent de mettre en œuvre actuellement. Selon notre compréhension de la situation, ce programme, comportant un investissement initial de 330 M$ réparti sur 8 ans, vise à explorer de très grandes parties du Saint-Laurent pour vérifier le potentiel gazier et pétrolier qui s’y trouve. Déjà, et très tardivement, la société est en train de découvrir et prendre acte des impacts sur les habitats et les écosystèmes marins, dus entre autres à la pêche industrielle pratiquée sans discernement depuis des décennies. Il n’est certainement pas le temps, selon nous, de procéder de façon imprudente dans l’ouverture d’un nouveau type d’exploitation des milieux marins sans une analyse approfondie au préalable.

    L’UQCN vous adresse donc cette lettre pour vous demander de convoquer, conjointement avec le gouvernement provincial et en fonction de l’entente fédérale-provinciale définissant les modalités d’une telle consultation, une audience publique sur l’ensemble du programme d’Hydro-Québec (et de toute autre intervention connexe pouvant tomber sous la juridiction du Québec) visant l’exploration et éventuellement l’exploitation gazières et pétrolières du Saint-Laurent, que cela soit dans l’estuaire ou dans le golfe. Un tel geste exigerait au préalable la préparation et la diffusion d’études d’impacts qui ne peuvent être qu’importantes, devant les enjeux en cause. Finalement, il nous paraît évident qu’un moratoire devrait être imposé à ce programme le temps de procéder à des études et à des consultations qui caractérisent les processus d’évaluation environnementale du Québec depuis plus de vingt ans.

    En faisant cette demande, l’UQCN se réfère au départ à des sources du milieu, dont deux affiliés, le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) et le Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent (CRE-BSL), sachant que plusieurs autres intervenants se sont également manifestés. Ces organismes témoignent des importantes préoccupations dans le milieu. Elle prend bonne note aussi du fait que la Loi de la qualité de l’environnement du Québec prévoit l’exclusion d’une telle consultation, et que le ministère des Ressources naturelles du Québec a déjà autorisé une partie du programme, mais reste en attente de l’accord du gouvernement fédéral. Elle prend note aussi du fait que l’Office national de l’énergie a déjà autorisé des activités d’exploration tout récemment, malgré le fait que vos scientifiques aient recommandé qu’il fallait attendre fin janvier pour les initier, allant ainsi à l’encontre de leurs recommandations formelles.

    La récente adoption de la loi fédérale sur les espèces en périls, après de longs et difficiles débats, constitue une des assises immédiates d’une telle intervention. En effet, seize espèces de mammifères marins dont cinq sont en péril selon la liste fédérale fréquentent l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent, qui leur fournissent des habitats essentiels. Encore plus évident, la Loi sur les océans du Canada et la stratégie sur les océans du Canada constituent les bases pour une intervention qui nous paraît incontournable.

    L’UQCN vous demande donc d’intervenir, dans le cadre du processus canadien, pour établir un processus d’évaluation environnementale du programme d’Hydro-Québec. Ceci devrait se faire, à notre avis, dans le cadre de l’entente fédérale-provinciale avec le Québec qui envisage la création d’une commission composée selon l’importance relative des responsabilités des deux paliers de gouvernement.

    En espérant une réponse favorable à cette nouvelle demande, nous vous prions d’agréer, Messieurs les Ministres, l’expression de nos sentiments distingués.

    Éric Duchemin, responsable
    Commission énergie et changements climatiques

    Charles-Antoine Drolet, responsable
    Commission biodiversité

    UQCN

    c.c. :
    Harbance Singh Dhaliwal, ministre, Ministère des Ressources naturelles du Canada
    Kenneth Vollman, président, Office national de l’Énergie du Canada

    c.c. :
    André Caillé, président, Hydro-Québec
    François Gendron, ministre, Ministère des Ressources naturelles du Québec
    Rita Dionne-Marsolais, ministre déléguée à l’Énergie, Ministère des Ressources naturelles Québec
    Richard Legendre, ministre, Ministère de la faune et des parcs du Québec
    Membres, Comité consultatif Saint-Laurent Vision 2000, via André Delisle

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    17 January 2003

    Robert Michaud's answer to Rita Dionne-Marsolais' letter

    Tadoussac, le 17 janvier 2003

    Madame Rita Dionne-Marsolais
    Ministre déléguée à l'Énergie du ministère des Ressources naturelles
    5700, 4e Avenue Ouest, Local A 308
    Charlesbourg (Québec) G1H 6R1

    Madame la Ministre,

    Merci d’avoir eu soin de répondre à notre lettre du 19 décembre 2002. Nous sommes heureux de lire que vous prenez en considération les enjeux environnementaux et socio-économiques que nous avons soulevés.

    Par contre, nous ne sommes pas rassurés de constater que vous continuez à tout mettre en place pour aller de l’avant avec l’exploitation des hydrocarbures du Saint-Laurent, avant que l’ensemble du projet soit soumis à un processus d’évaluation indépendante.

    Bien que, comme vous l'affirmez dans votre lettre, tous les projets d'exploration effectués dans le Saint-Laurent ont suivi la loi, il semble y avoir des mailles trop grandes dans ce filet de protection. En effet, la Loi québécoise sur la qualité de l'environnement soustrait la prospection sismique du processus d'évaluation environnementale (Règlement inclusif sur les évaluations environnementales, article 22). Pour sa part, le règlement sur les habitats fauniques (C-61.1, r.0.1.5) de la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune permet l'exploration sismique utilisant des canons à air comprimé dans les aires de concentration d'oiseaux aquatiques ou dans les habitats des poissons (D.905-93, a. 17.;L.Q., 1994, c. 17, a. 77. paragraphe 18).

    Par ailleurs, comme nous vous le mentionnions dans notre lettre du 19 décembre 2002, même lorsque des projets semblables sont soumis à la procédure habituelle d’évaluation environnementale, ce n’est pas une garantie que les recommandations formulées seront suivies par les promoteurs du projet. Par exemple, dans le dossier de l'exploration sismique (en cours) sur le Old Harry (entre les îles de la Madeleine et Terre-Neuve), les chercheurs du ministère des Pêches et des Océans du Canada(MPO) avaient demandé de reporter la date des travaux à la fin décembre pour minimiser les impacts sur la reproduction du sébaste (lettre du 8 novembre 2002 de M. Ray Finn à M. John Korec de l’Office nationale de l’énergie, versée sur le registre public en relation avec le projet 34750). Les recommandations du MPO répondaient aussi aux inquiétudes de la Fédération des pêcheurs semi-hauturiers du Québec consultée. Or, l'Office nationale de l’énergie est passée outre cette recommandation et a autorisé les travaux pour le début décembre.

    La nature et l’ampleur du projet que vous annonciez avec Hydro-Québec en novembre dernier méritent que l’on soit particulièrement attentif et prudent. On ne peut s’en remettre à une série d’études d’impact effectuées par les promoteurs, et qui examinent séparément chacun des nombreux projets d’exploration. Le Saint-Laurent, le golfe et son estuaire, est un écosystème fermé et fragile qui ne peut être comparé facilement avec le plateau néo-écossais, les Grands Bancs de Terre-Neuve ou la mer du Nord.

    Au-delà des impacts potentiels sur le paysage unique du Saint-Laurent, sur ses baleines, les poissons ou les crabes et les industries qui en dépendent, c'est l'engagement de notre société dans l'exploitation des ressources non-renouvelables qui devrait être questionné. Est-ce que ce projet est compatible avec les engagements récents du gouvernement du Québec pour le développement durable? Madame la Ministre, nous souhaitons que votre gouvernement adopte un moratoire sur les projets d'exploration d'hydrocarbures dans le Saint-Laurent en attendant que l’ensemble du projet d’exploitation des hydrocarbures dans le Saint-Laurent (incluant les phases d’exploration) soit soumis à une commission indépendante d’évaluation à laquelle seront invités à se prononcer tous les acteurs concernés. Nous souhaitons qu’une telle consultation mène à une nouvelle Politique nationale de l’énergie pour le Québec.

    Je vous prie d’agréer, Madame la Ministre, l’expression de mes sentiments respectueux.

    Le président du GREMM,
    Robert Michaud

    c. c. Bernard Landry, premier ministre du Québec et André Boisclair, ministre de l’Environnement

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    15 January 2003

    Frédéric Back's answer to Rita Dionne-Marsolais' letter

    15 janvier 2003

    Madame Rita Dionne-Marsolais
    Ministre déléguée à l’Énergie
    Ministère des Ressources naturelles
    Charlesbourg (Québec)

    Madame,

    Je vous remercie pour votre réponse à ma lettre relative aux explorations, en vue d’exploitation d’hydrocarbures, dans le golfe du Saint-Laurent.

    Néanmoins je ne suis guère rassuré par vos propos puisque les travaux entamés vont se poursuivre, comme vous dites : dans le respect des lois qui régissent ces activités, notament celles de nature environnementale…

    Pourtant, dès le début, ces explorations n’ont pas tenu compte des demandes formulées par les chercheurs du Ministère de Pêches et Océans, qui n’ont d’autre parti pris politique que celui de protéger des espèces vivantes, vitales pour le monde marin et pour les pêcheurs québécois dont c’est le gagne-pain!

    Enfin vous ne faites aucune allusion, Madame la Ministre, è des consultations publiques reliées aux risques et aux contradictions entraînés par ces explorations et les exploitations subséquentes.

    En attendant le printemps et la reprise des travaux (en dépit des protestations) il serait opportun de permettre aux Québécois concernés de s’exprimer, afin de bien évaluer les risques et les avantages réels. Je comprends fort bien, Madame, les motifs qui vous poussent à aller de l’avant, mais l’enjeu est considérable et mérite que l’on médite. Le monde vivant est en voie de disparition accélérée, et l’humanité ne se nourrit pas de pétrole ou d’aluminium…

    Veuillez agréer, Madame la Ministre, mes inquiétudes pour l’avenir de ce magnifique Saint-Laurent nourricier.

    Frédéric Back

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    9 January 2003

    E-mail from Jean-Marie Bélisle, coordinator for the Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites, to Rita Dionne-Marsolais

    Bonjour,

    J'aimerais vous demander de bien vouloir transmettre à Madame Dionne-Marsolais mes commentaires concernant ses propos tels que rapportés hier par la radio de Radio-Canada concernant la demande de moratoire sur le projet d'exploration gazière dans le golfe et l'estuaire du St-Laurent. Elle aurait semble-t-il dit concernant ce dossier qu'il ne fallait pas que les considérations environnementales retardent le développement économique!!!

    Ce genre de propos, me semble-t-il, datent d'une autre époque et sont inacceptables en 2003 et j'espère qu'elle aura été "mal citée" et qu'elle prendra la peine de corriger le tir. Les études d'impacts ne touchent pas seulement les considérations environnementales, mais aussi les impacts sur les autres activités qui se déroulent dans le milieu récepteur.

    L'annonce de ce projet de M. Caillé inquiète beaucoup, à raison selon nous, puisqu'il ne semble pas y avoir de volonté de vouloir mesurer les impacts sur le milieu pour focuser sur des retombées à court terme et très spéculatives concernant la phase d'exploitation. Il ne faudrait pas oublier que le golfe et l'estuaire sont déjà sources d'emplois aujourd'hui pour les régions concernées. Les secteurs des pêches et du tourisme ne devraient pas avoir à subir les contrecoups de l'exploration gazière.

    Rien ne presse, sauf peut-être les échéances électorales ou politiques du Parti québécois, le gaz et le pétrole seront toujours là dans 5, 10 ou 30 ans et leur valeur ne devrait pas être réduite d'ici là, puisqu'ils seront plus rare à l'échelle planétaire. Je lui demande de calmer les ardeurs de M. Caillé, de cesser d'improviser dans le domaine énergétique (micro-centrale, éolien, thermique) et de prendre le temps de bien mesurer les impacts de l'exploration gazière dans le St-Laurent.

    Concernant les développements dans le domaine de l'éolien, il faudrait là aussi commencer à mesurer les impacts en réalisant des études sur les corridors de migration des oiseaux, si nous ne voulons pas revivre les catastrophes vécues dans d'autres régions de la planète. L'éolien et le gaz sont certes des sources d'énergie intéressantes, mais il faut comme pour l'hydraulique, le nucléaire et le charbon ne pas négliger les impacts d'un mauvais usage ou d'un mauvais site.

    Merci de votre collaboration,

    Jean-Marie Bélisle,
    coordonnateur pour le Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites

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    8 January 2003

    Rita Dionne-Marsolais' answer to letters from various groups and individuals

    Monsieur,

    J’ai lu avec intérêt votre lettre dans laquelle vous exprimez vos préoccupations à l’égard des impacts environnementaux liés aux projets de mise en valeur du potentiel pétrolier et gazier du golfe du Saint-Laurent. Veuillez croire que vos préoccupations environnementales sont également les nôtres.

    Actuellement, le gouvernement du Québec cherche à conclure une entente avec le gouvernement fédéral qui permettrait de mettre en place les mécanismes nécessaires pour démarrer les processus requis permettant l’exploitation d’un potentiel d’hydrocarbures dans le golfe du Saint-Laurent.

    Tous les travaux d’exploration et d’exploitation d’hydrocarbures réalisés sur le territoire québécois jusqu’à ce jour en milieu terrestre et marin ont été effectués dans le respect des lois qui régisent ces activités, notamment celles de nature environnementale. Les activités de levés géophysiques qui ont été réalisées dans le golfe du Saint-Laurent en 2002 ne font pas exception à cette règle et il en sera de même pour les travaux d’exploration à venir dans le golfe du Saint-Laurent et dans son estuaire, le cas échéant.

    Vous pouvez être assuré que vos commentaires seront pris en considération au moment opportun.

    Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

    La ministre déléguée à l’Énergie,
    Rita Dionne-Marsolais

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    27 December 2002

    Letter from André Stainier, president of Les Amis de la vallée du Saint-Laurent, to Rita Dionne-Marsolais

    Québec, le 27 décembre 2002

    Madame Rita Dionne-Marsolais
    Ministre déléguée à l’Énergie
    Ministère des Ressources naturelles
    5700, 4e avenue Ouest, local A 308
    Charlesbourg (Québec)
    G1H 6R1

    Objet : Les impacts environnementaux des projets d’exploration gazière et pétrolière dans le Saint-Laurent – Absence d’information et de consultation publiques

    Madame la Ministre,

    Permettez-nous de vous faire part de nos préoccupations quant à l’absence, à ce jour, de toute information et de toute consultation publiques sur les impacts environnementaux des projets d’exploration gazière et pétrolière en cours ou annoncés dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent et dont certains au moins requièrent l’autorisation du ministère des Ressources naturelles.

    L’organisme Les Amis de la vallée du Saint-Laurent, fondé en 1986 et qui regroupe plus de deux cents membres à travers tout le Québec, a pour mission de protéger et de promouvoir les richesses et les ressources offertes par le Saint-Laurent et ses rives. Il a organisé plusieurs forums importants, dont un sur la navigation sur le Saint-Laurent et un autre sur la rentabilité de l’approche écologique. Il a publié plusieurs ouvrages, dont Voies d’avenir pour le Saint-Laurent (1994), Du kayak au cargo, Un fleuve pour tous (1999), Guide écologique du nautisme sur le Saint-Laurent (2000) et La gestion de l’eau au Québec, Synthèse des mémoires de Stratégies Saint-Laurent et de ses membres, mise en parallèle avec les recommandations du BAPE (en collaboration avec la Société linnéenne du Québec, 2001). Il participe au Forum de concertation sur le transport maritime mis sur pied par Transport Québec et au plan d’action fédéral-provincial Saint-Laurent Vision 2000. Il a suscité la prise en charge locale du fleuve et de ses rives par les communautés riveraines, notamment à Saint-Antoine-de-Tilly, Saint-Romuald, Donnacona et Trois-Rivières. Vous comprendrez qu’il s’estime concerné par tout projet majeur portant sur le Saint-Laurent.

    De ce que les médias rapportent de ces projets d’exploration gazière et pétrolière dans le Saint-Laurent, il ressort qu’il s’agit de projets nouveaux au Québec, majeurs, couvrant de vastes superficies, à réaliser dans des milieux sensibles et peu connus et ouvrant sur de l’exploitation possible de longue durée. Il y a certainement lieu de prendre le temps de s’interroger sur les impacts possibles de tels projets, notamment sur la faune et les écosystèmes de ces milieux ainsi que sur les usages dont la population y bénéficie. Nous croyons savoir que certaines études d’impacts ont été faites ou sont en cours mais sans que le public en soit informé ou y soit associé de quelque façon.

    Compte tenu de ce qui marque ainsi ces projets et considérant la pratique démocratique avancée et reconnue du Québec voulant que tout projet pouvant avoir des impacts importants sur l’environnement naturel et humain soit l’objet d’une information et d’une consultation publiques, nous vous demandons, Madame la Ministre, de faire en sorte que les projets d’exploration gazière et pétrolière dans le Saint-Laurent soient l’objet d’une évaluation publique de leurs impacts environnementaux orientée vers une prise de décision inspirée des objectifs du développement durable et qu’un moratoire intervienne quant à leur mise en œuvre d’ici les conclusions de cette évaluation.

    Une autre raison majeure milite en faveur d’un tel traitement de ces projets. Dans la Politique nationale de l’eau récemment rendue publique, le gouvernement fait état de "sa vision du Saint-Laurent comme un patrimoine national à protéger, à développer et à mettre en valeur" et annonce sa traduction dans une reconnaissance officielle (p.39). Ce caractère exceptionnel et éminent de patrimoine national accordé au Saint-Laurent entraîne un respect tout à fait particulier à lui accorder lorsqu’il s’agit de projets qui le touchent. Sans cela, cette reconnaissance annoncée ne risque-t-elle pas de n’être qu’une coquille vide? Dans le cas présent, ce respect particulier devrait, lui aussi, conduire le gouvernement à appliquer à ces projets la procédure d’examen public approfondi prévue par la Loi sur la qualité de l’environnement, même si, selon la lettre actuelle de cette loi, ils n’y sont peut-être pas soumis. Ne serait-il pas opportun, d’ailleurs, dans la ligne de cette reconnaissance, de disposer que tous les projets majeurs touchant le Saint-Laurent soient désormais, toutes catégories confondues, soumis à cette procédure? Ce serait une belle façon de marquer le caractère de patrimoine national du Saint-Laurent.

    Nous sommes confiants, Madame la Ministre, que vous voudrez bien considérer nos préoccupations et la demande qu’elles nous amènent à vous faire. Compte tenu de l’ensemble du dossier ici en cause, nous en faisons part également à vos collègues d’Environnement Québec, de Ressources naturelles Canada, de Pêches et Océans Canada et d’Environnement Canada ainsi qu’au président de l’Office national de l’énergie.

    Veuillez agréer, Madame la Ministre, l’expression de nos sentiments distingués.

    André Stainier, président
    Les Amis de la vallée du Saint-Laurent
    1085, AVENUE De Salaberry, bureau 312
    Québec (Québec) G1R 2V7
    Tél. : (418) 522-8886; Téléc. : (418) 522-7555; Courriel : avsl@mediom.qc.ca

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    27 December 2002

    Letter from Frédéric Back to Bernard Landry

    27 décembre 2002

    Monsieur Bernard Landry
    Premier ministre du Québec
    Québec

    Monsieur le Premier Ministre,

    Je vous suis reconnaissant pour les vœux que vous avez eu l’obligeance de m’adresser. À l’occasion du Nouvel An je vous envoie en retour les miens, en espérant que la santé, la vie et la paix auront gain de cause en 2003 contre tous les motifs qui s’acharnent à les détruire!

    C’est aussi une occasion de vous exprimer ma réprobation relative aux explorations gazières et pétrolières que vous favorisez dans le golfe du Saint-Laurent. En permettant des interventions d’une violence inouïe, sans études d’impact préalables, vous prenez le parti de l’énergie à tout prix aux dépens de la vie.

    Ce n’est que le début de processus pleins de risques graves pour des écosystèmes fragiles, déjà surexploités, où les humains seront, eux aussi, affectés par les conséquences.

    Au lieu d’encourager une économie durable pour le Québec, ces projets vont à l’encontre d’une vision d’avenir et des recommandations du protocole de Kyoto. J’espèce donc, monsieur le Premier Ministre, un moratoire, des études d’impact et une révision de l’utilisation, trop souvent gaspilleuse, de l’énergie.

    Avec mes vœux d’espoir et mes respectueuses salutations…

    Frédéric Back
    Cinéaste - Illustrateur

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    20 December 2002

    Letter from Marc Hudon, president of Stratégies Saint-Laurent, to David Anderson

    Québec, le 20 décembre 2002

    Monsieur David Anderson
    Ministre de l’Environnement du Canada
    Bureau 133, édifice de l’est
    Chambre des communes
    Ottawa (Ontario)
    K1A 0A6

    Objet : Demande de prise en charge du dossier sur l’exploration gazière et pétrolière dans le Saint-Laurent

    Monsieur le Ministre,

    La présente vise à vous demander d’intervenir dans le dossier relatif à l’exploration gazière et pétrolière dans le golfe Saint-Laurent.

    Permettez-moi d’abord de vous rappeler que Stratégies Saint-Laurent regroupe d’importantes organisations nationales québécoises dont l’UQCN, Les amis de la vallée du Saint-Laurent et la Société linnéenne du Québec, ainsi que 14 comités de concertation répartis le long du Saint-Laurent, en zones d’intervention prioritaires (ZIP). Ces comités réunissent au total plus de 235 municipalités, industries, ports, groupes environnementaux, organismes en récréo-tourisme, citoyens et autres usagers. Les intervenants régionaux participent aux réunions de concertation, s’impliquent dans l’élaboration de plans d’action et de réhabilitation écologique et agissent dans la mise en œuvre de plus de 70 projets au rythme de plus de 25 000 heures de bénévolat par année. Les principales retombées environnementales et socio-économiques générées par leurs actions sont directement dirigées vers les milieux riverains du Saint-Laurent. Vous comprendrez qu’ils ont à cœur de le protéger. 

    Des projets d’exploration gazière et pétrolière sont en voie d’être entrepris dans le golfe du Saint-Laurent. Il s’agit de relevés sismiques réalisés par explosions afin de déterminer le potentiel d’exploitation gazière et/ou pétrolière. Les experts s’entendent pour dire que ce type d’activité pourrait causer d’importants dommages au système auditif des poissons et des mammifères marins situés à proximité. Aussi, on nous informe que l’entreprise qui réalisera ces relevés met des pressions pour que les permis d’exploration lui soient octroyés rapidement.

    Nous vous demandons d’encadrer avec force et diligence ce type d’activité industrielle qui pourrait causer des torts considérables à la faune et aux écosystèmes du Saint-Laurent. Nous vous demandons de vous assurer que tous les projets d’exploration passent par un processus adéquat et démocratique d’évaluations environnementales. Il est important que les experts des ministères concernés soient consultés mais aussi les organisations québécoises du domaine de l’environnement. Il est aussi nécessaire de rendre disponible et de soumettre toute l’information pertinente dans un format accessible et synthétisé au grand public.

    Nous considérons aussi qu’il est important que le promoteur suive l’ensemble des recommandations des experts qui soumettent des mesures d’atténuation aux impacts environnementaux des projets.

    Les communautés riveraines sont inquiètes. Comme partenaires dans la prise en charge du Saint-Laurent, ils demandent d’avoir accès à toute l’information et de pouvoir participer à la prise de décision concernant ces projets qui représentent un enjeu considérable dans le devenir du Saint-Laurent.

    Espérant recevoir une réponse le plus tôt possible, veuillez agréer, Monsieur le ministre, l’expression de mes sentiments distingués.

    Marc Hudon,
    Président de Stratégies Saint-Laurent

    Autres destinataires :
    M. Harbance Singh Dhaliwal, Ministre des Ressources naturelles du Canada
    M. Robert Thibault, Ministre des Pêches et des Océans
    M. Kenneth Vollman, Président de l’Office National de l’Énergie

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    19 December 2002

    Letter from Caroline Duchesne, coordinator of the Conseil Régional de l’Environnement de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, to Bernard Landry

    Bonaventure, 19 décembre 2002

    Monsieur Bernard Landry
    Premier ministre du Québec
    Édifice Honoré-Mercier
    835, boul. René Lévesque Est, 3e étage
    Québec (Québec) G1A 1B4

    Objet : Prospection pétrolière et gazière dans l’estuaire et le Golfe du Saint-Laurent

    Monsieur le Premier Ministre,

    Vous avez reçu, ou recevrez prochainement, une lettre du Regroupement National des Conseils Régionaux de l’Environnement du Québec (RNCREQ), lettre appuyée des 16 Conseils Régionaux de l’Environnement (CRE) du Québec. Ceux-ci représentent 16 des 17 régions de notre belle province.

    Le Conseil Régional de l’Environnement de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine (CREGÎM) se sent particulièrement touché par le projet de prospection pétrolière et gazière dans l’estuaire du Golfe Saint-Laurent et appuie dans sa totalité les dires du RNCREQ quant aux impacts environnementaux, économiques et sociaux.

    Loin de vouloir stopper le développement économique essentiel pour la relance de la Gaspésie, nous considérons que le gouvernement doit procéder à une évaluation environnementale, attendre les résultats et procéder à une consultation publique indépendante. En fait, un moratoire est nécessaire et la prospection doit être suspendue durant la période de consultation.

    Ces recommandations gaspésiennes ont un seul et unique but : Éviter le gaspillage de nos ressources et tirer leçon de nos erreurs passées (pensons à la pêche et aux forêts entre autres) et assurer également à nos enfants et petits enfants, le développement économique durable, respectueux de l’environnement (il en va de soit) de notre région.

    Confiants quant à votre bon jugement, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de nos salutations distinguées.ioe

    Caroline Duchesne
    Coordonnatrice du CREGÎM

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    19 December 2002

    Letter from Guy Lessard, president of the Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement du Québec, to Bernard Landry

    Montréal, 19 décembre 2002

    Monsieur Bernard Landry
    Premier ministre du Québec
    Édifice Honoré-Mercier
    835, boul. René Lévesque Est, 3e étage
    Québec (Québec) G1A 1B4

    Objet : Prospection pétrolière et gazière dans l’estuaire et le Golfe du Saint-Laurent

    Monsieur le Premier ministre,

    Au nom des 16 conseils régionaux de l’environnement du Québec (CRE) et en particulier des CRE de la Côte-Nord, du Saguenay / Lac Saint-Jean, du Bas Saint-Laurent et de la Gaspésie, le Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement du Québec (RNCREQ) souhaite vous transmettre ses inquiétudes quant aux possibles conséquences économiques, sociales et environnementales attribuables aux activités de prospection pétrolière et gazière dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent. À notre avis, ces impacts seraient suffisamment importants pour justifier la suspension des travaux en cours et la tenue d’une évaluation environnementale publique et indépendante du projet, permettant ainsi à l’ensemble des acteurs d’être consultés (secteur des pêches, du tourisme, de la recherche sur le milieu marin, de l’environnement, etc.)

    Le projet

    Le 27 novembre dernier, Hydro-Québec annonçait son intention d’investir 330 millions de dollars d’ici 2010 pour procéder à l’exploration pétrolière et gazière dans le Saint-Laurent. Selon les informations disponibles, ce projet a été subdivisé en trois volets, l’un au nord d’Anticosti où la prospection serait déjà terminée, l’autre plus important au sud de l’Île, et enfin un troisième dans l’estuaire maritime du Saint-Laurent.

    Les impacts environnementaux, économiques et sociaux

    Selon les informations que nous avons obtenues auprès du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM), la prospection sismique de cette nature nécessite l’utilisation de canons à air comprimé qui bombardent les fonds marins avec des ondes sonores puissantes. Les détonations, qui ont lieu en continu à toutes les 10 secondes durant plusieurs semaines, peuvent avoir des effets sérieux sur la faune marine, particulièrement sur les mammifères marins.

    Or 13 espèces de mammifères marins fréquentent l’estuaire du Saint-Laurent et 6 d’entre elles sont en péril, notamment le béluga et la baleine bleue. Ces espèces représentent un patrimoine collectif mondialement reconnu et l’industrie touristique florissante des régions côtières est largement dépendante de la présence de ces baleines. Qui plus est, d’autres ressources marines comme les poissons de fond et les crustacés sont susceptibles d’être affectées par les activités d’exploration, avec les conséquences importantes que cela entraîne sur l’industrie de la pêche et ses artisans.

    Le contexte énergétique québécois

    Comme ce fut le cas avec la centrale thermique du Suroît, le projet d’exploration pétrolière met à nouveau en lumière le manque de planification du gouvernement du Québec en matière de développement énergétique, et aussi l’incohérence de ces projets par rapport aux autres orientations gouvernementales :

    • Ce projet à haut risque n’est traité d’aucune façon dans le plus récent Plan stratégique d’Hydro-Québec (2002-2006), lequel constitue aujourd’hui le seul instrument public de planification du secteur de l’énergie au Québec ;
    • Ce projet est susceptible de fragiliser les ressources naturelles du Saint-Laurent au moment où le gouvernement du Québec annonce une politique de l’Eau qui place la gestion intégrée de ce grand fleuve au cœur des enjeux, avec l’objectif d’assurer la protection et la restauration des habitats et la protection des espèces et de la biodiversité ;
    • Ce projet menace une industrie touristique durable et florissante quelque mois après que le Québec se soit fait l’hôte du Sommet mondial sur l’écotourisme et au moment où le gouvernement prépare un important plan de développement et de promotion de cette industrie ;

    Une évaluation nécessaire — principe de précaution oblige

    Comme plusieurs autres acteurs concernés par le développement durable des ressources naturelles, le RNCREQ considère qu’en raison des conséquences environnementales, sociales et économiques que peuvent entraîner les activités d’exploration gazière et pétrolière dans le golfe et l’estuaire du Saint-Laurent, le gouvernement du Québec doit suspendre immédiatement ce projet de prospection afin de faire une analyse publique de la pertinence d’une telle aventure et pour procéder à une évaluation environnementale indépendante de ce projet.

    Nous soulignons qu’il n’est pas normal à notre avis qu’un projet d’une telle envergure, qui ébranle autant les fondements des politiques énergétiques et environnementales du Québec, et qui est associé à de si importantes incertitudes quant à sa rentabilité économique, puisse être lancé sans une évaluation en profondeur. Ce n’est définitivement pas un modèle de développement durable.

    Un choix énergétique durable doit se faire de façon prudente sur la base d'une évaluation publique des bénéfices collectifs réels de ce choix, et ce, sur une longue période de temps. En l’absence d’une telle évaluation, le gouvernement se place en position difficile. Attiré par la tentation des bénéfices économiques à court terme qu’on lui promet, il néglige la prise en compte de l’intérêt collectif des québécois d’aujourd’hui et de demain.

    Espérant que vous accepterez de revoir la position du gouvernement du Québec dans ce projet, je vous offre notre entière collaboration et vous prie d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de nos salutations distinguées.

    Guy Lessard, président du RNCREQ

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