What's happening?

ST. LAWRENCE: WARNING FRAGILE!

  • Press Release: Oil exploration — Mulcair and Hamad settle the emergency, without submitting the complete programme to a public examination (8 December 2003)
  • Letter from the Coalition to MM. Mulcair and Hamad (8 December 2003)
  • Letter from the Coalition to M. David Anderson (8 December 2003)
  • Note from the Coalition to M. Paul Martin (8 December 2003)
  • Letter from the Coalition to the National Energy Board (27 November 2003)
  • Letter from the Coalition to Canadian Environment Minister David Anderson (27 November 2003)
  • Speach of Lucie d'Amours, biology teacher at Cégep des îles de la Madeleine, during an event held on 22 November in the Magdalen Islands (22 November 2003)
  • Letter from the Crabiers du Nord-Est (14 November 2003)
  • Letter from the group Attention FragÎles, Iles de la Madeleine (13 November 2003)
  • Letter from the Association des crabiers acadiens (13 November 2003)
  • Letter from the Fédération des pêcheurs semi-hauturiers du Québec (13 November 2003)
  • Letter to the Quebec Premier Jean Charest (13 November 2003)
  • A group of artists have stated their opposition to Hydro-Québec's oil exploration plan: Our St. Lawrence is what we are (27 October 2003)
  • Press Release from the Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ) (16 October 2003)
  • Letter from environmental groups to the Québec Premier Jean Charest (15 October 2003)
  • Letter from environmental groups to the ministre de l'Environnement and the ministre des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs of Québec (15 October 2003)
  • Press release from an affiliation of environmental groups, researchers, tour-boat operators, a tourist association and an Aboriginal community: The St. Lawrence is facing new threats; a moratorium is requested on Hydro-Québec’s oil and gas exploration programme (15 October 2003)
  • Reply by Jean Charest of the Liberal Party of Quebec to environmental groups' questionnaire (11 April 2003)
  • Questionnaire addressed to political parties (8 April 2003)
  • Oil and gas exploration and exploitation in the St. Lawrence: clarifications requested by four organizations (8 April 2003)
  • Minister of the Environment of Canada David Anderson answers to André Stainier, president of Les Amis de la vallée du Saint-Laurent (24 March 2003)
  • Letter from Le Québec maritime to Bernard Landry, Rita Dionne-Marsolais, André Boisclair and Richard Legendre (11 March 2003)
  • Coordinator for the Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites Jean-Marie Bélisle answers to Rita Dionne-Marsolais (7 March 2003)
  • Letter from Tourisme Bas-Saint-Laurent to Bernard Landry, Rita Dionne-Marsolais, André Boisclair and Richard Legendre (21 February 2003)
  • Letter from the Conseil régional de l'environnement du Bas-Saint-Laurent to Bernard Landry (19 February 2003)
  • Rita Dionne-Marsolais' answer to Jean-Marie Bélisle, coordinator for the Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites (14 February 2003)
  • Letter from the Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites, to Bernard Landry (6 February 2003)
  • Letter from the Conseil régional de l'environnement de la Côte-Nord to Bernard Landry (3 February 2003)
  • Letter from Greenpeace to Bernard Landry (23 January 2003)
  • Press release: L’UQCN demande une audience publique fédérale-provinciale sur le programme d’exploration gazière et pétrolière dans le fleuve et le golfe Saint-Laurent (17 January 2003)
  • Letter from the UQCN to the government of Québec (17 January 2003)
  • Letter from the UQCN to the Canadian government (15 January 2003)
  • Robert Michaud's answer to Rita Dionne-Marsolais' letter (17 January 2003)
  • Frédéric Back's answer to Rita Dionne-Marsolais' letter (15 January 2003)
  • E-mail from Jean-Marie Bélisle, coordinator for the Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites, to Rita Dionne-Marsolais (9 January 2003)
  • Rita Dionne-Marsolais' answer to letters from various groups and individuals (8 January 2003)
  • Letter from André Stainier, president of Les Amis de la vallée du Saint-Laurent, to Rita Dionne-Marsolais (27 December 2002)
  • Letter from Frédéric Back to Bernard Landry (27 December 2002)
  • Letter from Marc Hudon, president of Stratégies Saint-Laurent, to David Anderson, Minister of the Environment (20 December 2002)
  • Letter from Caroline Duchesne, coordinator of the Conseil Régional de l’Environnement de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, to Bernard Landry (19 December 2002)
  • Letter from Guy Lessard, president of the Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement du Québec, to Bernard Landry (19 December 2002)

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    8 December 2003

    Press Release: Oil exploration — Mulcair and Hamad settle the emergency, without submitting the complete programme to a public examination

    FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE ET
    GAZIÈRE DANS LE SAINT-LAURENT

    Adresse de correspondance: Harvey Mead. Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R 2V7
    Tél: 418-648-2104 Téléc: 418-648-0991 Courriel: conservation@uqcn.qc.ca

    Communiqué de presse

    Pour diffusion immédiate

    Exploration gazière – Mulcair et Hamad règlent l’urgence, sans soumettre l’ensemble du programme à un examen public

    Québec, 8 décembre 2003 Le ministre de l’Environnement, M. Thomas Mulcair, et le ministre des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs, M. Sam Hamad, ont annoncé le 3 décembre dernier leur réponse aux demandes formulées par le Front commun concernant l’exploration pétrolière et gazière de l’estuaire et du golfe Saint-Laurent. Un comité d’experts se penchera sur les enjeux environnementaux des levés sismiques dans le Saint-Laurent, et le BAPE (Bureau d’audiences publiques en environnement) permettra à la population et aux groupes d’intérêts, comme le Front commun, de faire connaître leur opinion. Par ailleurs, le 5 décembre, l’Office national de l’énergie du Canada annonçait qu’il demandait au ministre de l’Environnement du Canada de renvoyer à une commission d’examen l’évaluation du projet prévu par GSI cet automne dans l’ouest du golfe. Si ces annonces calment le sentiment d’urgence que suscitait le possible début de travaux sismiques dans le golfe cet automne, celle de MM. Mulcair et Hamad ne répond que partiellement aux préoccupations soulevées par le Front commun depuis un an.

    En effet, comme l’a souligné M. Hamad dans les médias, ce processus d’évaluation ne touche que les levés sismiques, un dossier qu’il juge complètement différent de l’exploration par forage ou de l’exploitation de gisements. Pour M. Hamad, il semble suffisant de soumettre les forages exploratoires et l’exploitation de gisements " aux processus d'approbation prévus aux législations appropriées ", et il ne promet pas de consultations publiques. Contrairement à M. Hamad, le Front commun juge primordial de considérer les répercussions de l’ensemble du Plan d’exploration du Saint-Laurent par Hydro-Québec, de mêmes que celles des étapes qui en découlent logiquement, soit l’exploitation des gisements jusqu’au démantèlement des plates-formes une fois la source tarie. Chacune de ces étapes comporte des risques documentés, dont l’ampleur reste à déterminer pour le Saint-Laurent, sa faune marine et les communautés riveraines qui en dépendent. Avant de procéder, il faut considérer l’ensemble des risques, du début à la fin, et les mettre en balance avec les bénéfices escomptés.

    L’annonce de MM. Hamad et Mulcair ne permet pas non plus de calmer les inquiétudes d’un regroupement de Madelinots, qui craint de voir commencer sous peu les forages exploratoires sur le Old Harry, à l’est des îles de la Madeleine.

    Inquiet de voir l’examen du Plan d’Hydro-Québec morcelé par étapes, inquiet à l’idée que les forages exploratoires soient examinés à la pièce plutôt que globalement, inquiet que le processus d’évaluation annoncé ne questionne pas la finalité de l’exploration, le Front commun continue de réclamer un moratoire sur toutes les activités liées à l’exploration des hydrocarbures du Saint-Laurent par le Québec et un examen public visant à évaluer l’acceptabilité environnementale, sociale et économique de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures des fonds marins du Saint-Laurent par le Québec.

    -30-

    Sources

    Charles-Antoine Drolet, UQCN, 418 648-2104
    Nicolas Roy, Stratégies Saint-Laurent, 418 648-8079
    Daniel Green, Sierra Club du Canada, 514 844-5477
    André Stainier, Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent, 418 522-8886

    Ce communiqué est disponible sur Baleines en direct (www.baleinesendirect.net/3/3-3-1.html)

    Ces signataires ont appuyé le Front commun

    Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    Stratégies Saint-Laurent (SSL)
    Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent (AVSL)
    Sierra Club du Canada
    Société pour vaincre la pollution (SVP)
    Greenpeace

    Mouvement Au Courant
    Union Paysanne
    Équiterre
    Fondation RivièreS
    Environnement Jeunesse (ENJEU)
    Corporation Saint-Laurent
    Les AmiEs de la Terre de Québec
    Investissements responsables Québec
    Mouvement MRG (Madelinots pour le
    respect du golfe)
    Comité de recherche et d'intervention du Grand-Portage (CRIE du Grand Portage)
    Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE)

    Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent (CREBSL)
    Conseil régional de l’environnement de Gaspésie et des Iles de la Madeleine (CREGÎM)
    Comité ZIP des îles de la Madeleine
    Comité ZIP Saguenay
    Comité ZIP rive nord de l'estuaire
    Comité ZIP Côte-Nord du Golfe
    Comité ZIP Sud-de-l'estuaire
    Comité ZIP Baie des Chaleurs
    Comité ZIP Jacque-Cartier
    Parc nature de Pointe-aux-Outardes
    Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites
    Conseil des Innus Essipit
    Éco-quartier St-Jacques/Association sportive et communautaire du Centre-Sud

    Richard Léveillé, chercheur, Centre GEOTOP-UQAM-McGill
    Chris Clark, Bioacoustic Lab, Cornell University
    Émilien Pelletier, titulaire Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie marine Université du Québec à Rimouski
    Richard Sears, chercheur Station de recherche des îles Mingan (MICS)
    Robert Michaud, Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM)
    Forum de l'ISE (Institut des sciences de l'environnement de l'UQÀM)
    Daniel Martineau, Professeur agrégé, Département de Pathologie et Microbiologie, Faculté de Médecine Vétérinaire, Université de Montréal

    Parti Vert du Québec

    Centrale syndicale du Québec

    Municipalité de Tadoussac

    Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie
    Associations des crabiers gaspésiens inc.
    Crabier Du Nord Est inc.

    Le Québec Maritime (Associations Touristiques Régionales (ATR) du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de Duplessis, de Manicouagan et des Îles de la Madeleine)
    Association des bateliers du Saguenay
    Croisières AML
    Croisières Essipit
    Groupe Dufour
    Club de la baie de Tadoussac

    Hugo Latulippe
    Laure Waridel
    Frédéric Back
    Ariane Moffatt
    Françoise David
    Chloé Sainte-Marie
    Gilles Carle
    Marie-Thérèse Forest
    Geneviève Saint-Hilaire
    Josée Kaltenback
    Florent Vollant
    André Montmorency
    Gilles Vigneault
    Jacques Languirand
    Alain Belhumeur
    Jean Lemire
    Lucie d’Amours

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    8 December 2003

    Letter from the Coalition to MM. Mulcair and Hamad

    FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE ET
    GAZIÈRE DANS LE SAINT-LAURENT

    Adresse de correspondance: Harvey Mead. Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R 2V7
    Tél: 418-648-2104 Téléc: 418-648-0991 Courriel: conservation@uqcn.qc.ca

    Monsieur Thomas Mulcair, Ministre
    Ministère de l’Environnement
    675, boul. René-Lévesque Est, 30e étage
    Québec, Qc G1R 5V7

    Monsieur Sam Hamad, Ministre
    Ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs
    Édifice de l’Atrium
    5700, 4e Avenue Ouest, bureau A 308
    Québec (Québec) G1H 6R1

    8 décembre 2003

    Messieurs les Ministres,

    Nous avons pris connaissance de votre communiqué de presse conjoint diffusé le 3 décembre dernier, concernant l’exploration pétrolière et gazière de l’estuaire et du golfe Saint-Laurent. Si cette annonce calme le sentiment d’urgence que suscitait le possible début de travaux sismiques dans le golfe cet automne, elle ne répond que partiellement aux préoccupations soulevées par le Front commun depuis un an.

    En effet, comme l’a souligné M. Hamad dans les médias, ce processus d’évaluation ne touche que les levés sismiques, un dossier qu’il juge complètement différent de l’exploration par forage ou de l’exploitation de gisements. Pour M. Hamad, il semble suffisant de soumettre les forages exploratoires et l’exploitation de gisements " aux processus d'approbation prévus aux législations appropriées ", et il ne promet pas de consultations publiques. Contrairement à M. Hamad, le Front commun juge primordial de considérer les répercussions de l’ensemble du Plan d’exploration du Saint-Laurent par Hydro-Québec, de mêmes que celles des étapes qui en découlent logiquement, soit l’exploitation des gisements jusqu’au démantèlement des plates-formes une fois la source tarie. Chacune de ces étapes comporte des risques documentés, dont l’ampleur reste à déterminer pour le Saint-Laurent, sa faune marine et les communautés riveraines qui en dépendent. Avant de procéder, il faut considérer l’ensemble des risques, du début à la fin, et les mettre en balance avec les bénéfices escomptés.

    Votre annonce ne permet pas non plus de calmer les inquiétudes d’un regroupement de Madelinots, qui craint de voir commencer sous peu les forages exploratoires sur le Old Harry, à l’est des îles de la Madeleine.

    Inquiet de voir l’examen du Plan d’Hydro-Québec morcelé par étapes, inquiet à l’idée que les forages exploratoires soient examinés à la pièce plutôt que globalement, inquiet que le processus d’évaluation annoncé ne questionne pas la finalité de l’exploration, le Front commun continue de réclamer un moratoire sur toutes les activités liées à l’exploration des hydrocarbures du Saint-Laurent par le Québec et un examen public visant à évaluer l’acceptabilité environnementale, sociale et économique de l’exploration et de l’exploitation des hydrocarbures des fonds marins du Saint-Laurent par le Québec.

    Par ailleurs, puisque l’Agence canadienne d’évaluation environnementale s’apprête à se pencher sur un des projets qui fera partie de l’examen annoncé par le Québec, comme l’annonce un communiqué de presse de l’Office national de l’énergie daté du 5 décembre dernier, peut-être faudra-t-il envisager une procédure conjointe fédérale-provinciale.

    Nous vous prions d’agréer, Messieurs les Ministres, nos salutations les plus respectueuses,

    Charles-Antoine Drolet
    UQCN

    Nicolas Roy
    Stratégies Saint-Laurent

    Daniel Green
    Sierra Club du Canada

    André Stainier
    Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent

    c.c.
    Monsieur Jean Charest, premier ministre du Québec
    André Caillé, président d'Hydro-Québec
    Monsieur David Anderson, ministre de l’Environnement du Canada

    Ces signataires appuient le Front commun

    Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    Stratégies Saint-Laurent (SSL)
    Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent (AVSL)
    Sierra Club du Canada
    Société pour vaincre la pollution (SVP)
    Greenpeace

    Mouvement Au Courant
    Union Paysanne
    Équiterre
    Fondation RivièreS
    Environnement Jeunesse (ENJEU)
    Corporation Saint-Laurent
    Les AmiEs de la Terre de Québec
    Investissements responsables Québec
    Mouvement MRG (Madelinots pour le
    respect du golfe)
    Comité de recherche et d'intervention du Grand-Portage (CRIE du Grand Portage)
    Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE)

    Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent (CREBSL)
    Conseil régional de l’environnement de Gaspésie et des Iles de la Madeleine (CREGÎM)
    Comité ZIP des îles de la Madeleine
    Comité ZIP Saguenay
    Comité ZIP rive nord de l'estuaire
    Comité ZIP Côte-Nord du Golfe
    Comité ZIP Sud-de-l'estuaire
    Comité ZIP Baie des Chaleurs
    Comité ZIP Jacque-Cartier
    Parc nature de Pointe-aux-Outardes
    Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites
    Conseil des Innus Essipit
    Éco-quartier St-Jacques/Association sportive et communautaire du Centre-Sud

    Richard Léveillé, chercheur, Centre GEOTOP-UQAM-McGill
    Chris Clark, Bioacoustic Lab, Cornell University
    Émilien Pelletier, titulaire Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie marine Université du Québec à Rimouski
    Richard Sears, chercheur Station de recherche des îles Mingan (MICS)
    Robert Michaud, Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM)
    Forum de l'ISE (Institut des sciences de l'environnement de l'UQÀM)
    Daniel Martineau, Professeur agrégé, Département de Pathologie et Microbiologie, Faculté de Médecine Vétérinaire, Université de Montréal

    Parti Vert du Québec

    Centrale syndicale du Québec

    Municipalité de Tadoussac

    Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie
    Associations des crabiers gaspésiens inc.
    Crabier Du Nord Est inc.

    Le Québec Maritime (Associations Touristiques Régionales (ATR) du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de Duplessis, de Manicouagan et des Îles de la Madeleine)
    Association des bateliers du Saguenay
    Croisières AML
    Croisières Essipit
    Groupe Dufour
    Club de la baie de Tadoussac

    Hugo Latulippe
    Laure Waridel
    Frédéric Back
    Ariane Moffatt
    Françoise David
    Chloé Sainte-Marie
    Gilles Carle
    Marie-Thérèse Forest
    Geneviève Saint-Hilaire
    Josée Kaltenback
    Florent Vollant
    André Montmorency
    Gilles Vigneault
    Jacques Languirand
    Alain Belhumeur
    Jean Lemire
    Lucie d’Amours

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    8 December 2003

    Letter from the Coalition to M. David Anderson

    FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE ET
    GAZIÈRE DANS LE SAINT-LAURENT

    Adresse de correspondance: Harvey Mead. Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R 2V7
    Tél: 418-648-2104 Téléc: 418-648-0991 Courriel: conservation@uqcn.qc.ca

    Monsieur David Anderson
    Ministre de l'Environnement du Canada
    Les Terrasses de la Chaudière
    10, Rue Wellington, 28ième
    Hull (Québec), K1A 0H3
    (819) 953-3457 (fax)
    david.anderson@ec.gc.ca

    8 décembre 2003

    Monsieur le Ministre,

    Nous venons d’apprendre que l’Office national de l’énergie vous demandait de renvoyer à une commission d’enquête l’évaluation du projet de GSI qui prévoyait des levés sismiques cet automne dans l’ouest du golfe Saint-Laurent. Nous nous réjouissons de cette décision, qui tient compte des avis scientifiques et des inquiétudes soulevées par le Front commun.

    Par ailleurs, comme vous le savez, le Québec vient de décréter qu’il procèdera à un examen de l’ensemble des projets de levés sismiques prévus dans le cadre du Plan d’exploration gazière et pétrolière du Saint-Laurent par Hydro-Québec. Nous tenons à souligner qu’il nous apparaît primordial de considérer les répercussions de l’ensemble de ce Plan d’exploration (non seulement les levés sismiques mais aussi les forages exploratoires), de mêmes que celles des étapes qui en découlent logiquement, soit l’exploitation des gisements jusqu’au démantèlement des plates-formes une fois la source tarie. Chacune de ces étapes comporte des risques documentés, dont l’ampleur reste à déterminer pour le Saint-Laurent, sa faune marine et les communautés riveraines qui en dépendent. Avant de procéder, il faut considérer l’ensemble des risques, du début à la fin, et les mettre en balance avec les bénéfices escomptés.

    Puisque l’Agence canadienne d’évaluation environnementale s’apprête à se pencher sur un des projets qui fera partie de l’examen annoncé par le Québec, peut-être faudra-t-il envisager une procédure conjointe fédérale-provinciale. Par ailleurs, tous les projets d’exporation pétrolière et gazière dans le Saint-Laurent sont interreliés et ont des impacts cumulatifs sur une même mer intérieure. Or, comme ces projets tombent sous diverses juridictions (fédérale, Québec, Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve), ne faudrait-il pas envisager un processus conjoint qui permettent d’évaluer convenablement les risques encourus par le Saint-Laurent?

    Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, nos salutations les plus respectueuses,

    Charles-Antoine Drolet
    UQCN

    Nicolas Roy
    Stratégies Saint-Laurent

    Daniel Green
    Sierra Club du Canada

    André Stainier
    Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent

    c.c. :
    Monsieur Thomas Mulcair, ministre de l’Environnement du Québec
    Monsieur Sam Hamad, ministre des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs du Québec
    Monsieur Paul Martin, chef du parti libéral du Canada et futur premier ministre du Canada

    Ces signataires appuient le Front commun

    Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    Stratégies Saint-Laurent (SSL)
    Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent (AVSL)
    Sierra Club du Canada
    Société pour vaincre la pollution (SVP)
    Greenpeace

    Mouvement Au Courant
    Union Paysanne
    Équiterre
    Fondation RivièreS
    Environnement Jeunesse (ENJEU)
    Corporation Saint-Laurent
    Les AmiEs de la Terre de Québec
    Investissements responsables Québec
    Mouvement MRG (Madelinots pour le
    respect du golfe)
    Comité de recherche et d'intervention du Grand-Portage (CRIE du Grand Portage)
    Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE)

    Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent (CREBSL)
    Conseil régional de l’environnement de Gaspésie et des Iles de la Madeleine (CREGÎM)
    Comité ZIP des îles de la Madeleine
    Comité ZIP Saguenay
    Comité ZIP rive nord de l'estuaire
    Comité ZIP Côte-Nord du Golfe
    Comité ZIP Sud-de-l'estuaire
    Comité ZIP Baie des Chaleurs
    Comité ZIP Jacque-Cartier
    Parc nature de Pointe-aux-Outardes
    Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites
    Conseil des Innus Essipit
    Éco-quartier St-Jacques/Association sportive et communautaire du Centre-Sud

    Richard Léveillé, chercheur, Centre GEOTOP-UQAM-McGill
    Chris Clark, Bioacoustic Lab, Cornell University
    Émilien Pelletier, titulaire Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie marine Université du Québec à Rimouski
    Richard Sears, chercheur Station de recherche des îles Mingan (MICS)
    Robert Michaud, Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM)
    Forum de l'ISE (Institut des sciences de l'environnement de l'UQÀM)
    Daniel Martineau, Professeur agrégé, Département de Pathologie et Microbiologie, Faculté de Médecine Vétérinaire, Université de Montréal

    Parti Vert du Québec

    Centrale syndicale du Québec

    Municipalité de Tadoussac

    Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie
    Associations des crabiers gaspésiens inc.
    Crabier Du Nord Est inc.

    Le Québec Maritime (Associations Touristiques Régionales (ATR) du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de Duplessis, de Manicouagan et des Îles de la Madeleine)
    Association des bateliers du Saguenay
    Croisières AML
    Croisières Essipit
    Groupe Dufour
    Club de la baie de Tadoussac

    Hugo Latulippe
    Laure Waridel
    Frédéric Back
    Ariane Moffatt
    Françoise David
    Chloé Sainte-Marie
    Gilles Carle
    Marie-Thérèse Forest
    Geneviève Saint-Hilaire
    Josée Kaltenback
    Florent Vollant
    André Montmorency
    Gilles Vigneault
    Jacques Languirand
    Alain Belhumeur
    Jean Lemire
    Lucie d’Amours

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    8 December 2003

    Note from the Coalition to M. Paul Martin

    FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE ET
    GAZIÈRE DANS LE SAINT-LAURENT

    Adresse de correspondance: Harvey Mead. Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R 2V7
    Tél: 418-648-2104 Téléc: 418-648-0991 Courriel: conservation@uqcn.qc.ca

    Monsieur Paul Martin
    Chef du parti libéral du Canada et futur Premier Ministre du Canada
    La permanence nationale
    81, rue Metcalfe,
    Bureau 400
    Ottawa, Ontario KIP 6M8

    8 décembre 2003

    Monsieur Martin,

    À quelques jours de votre assermentation, nous tenons à porter à votre attention le dossier de l’exploration pétrolière et gazière dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent. Nous vous faisons donc parvenir en copie conforme la dernière lettre que nous adressons au ministre de l’Environnement du Canada, Monsieur David Anderson.

    Nous vous serions gré d’en prendre connaissance et d’assurer le suivi de ce dossier qui comporte des enjeux d’importance pour le Canada et ses provinces baignées par le Saint-Laurent.

    Nous vous prions d’accepter, Monsieur Martin, l’expression de nos sentiments les plus respectueux,

    Charles-Antoine Drolet
    UQCN

    Nicolas Roy
    Stratégies Saint-Laurent

    Daniel Green
    Sierra Club du Canada

    André Stainier
    Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent

    Ces signataires appuient le Front commun

    Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    Stratégies Saint-Laurent (SSL)
    Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent (AVSL)
    Sierra Club du Canada
    Société pour vaincre la pollution (SVP)
    Greenpeace

    Mouvement Au Courant
    Union Paysanne
    Équiterre
    Fondation RivièreS
    Environnement Jeunesse (ENJEU)
    Corporation Saint-Laurent
    Les AmiEs de la Terre de Québec
    Investissements responsables Québec
    Mouvement MRG (Madelinots pour le
    respect du golfe)
    Comité de recherche et d'intervention du Grand-Portage (CRIE du Grand Portage)
    Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE)

    Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent (CREBSL)
    Conseil régional de l’environnement de Gaspésie et des Iles de la Madeleine (CREGÎM)
    Comité ZIP des îles de la Madeleine
    Comité ZIP Saguenay
    Comité ZIP rive nord de l'estuaire
    Comité ZIP Côte-Nord du Golfe
    Comité ZIP Sud-de-l'estuaire
    Comité ZIP Baie des Chaleurs
    Comité ZIP Jacque-Cartier
    Parc nature de Pointe-aux-Outardes
    Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites
    Conseil des Innus Essipit
    Éco-quartier St-Jacques/Association sportive et communautaire du Centre-Sud

    Richard Léveillé, chercheur, Centre GEOTOP-UQAM-McGill
    Chris Clark, Bioacoustic Lab, Cornell University
    Émilien Pelletier, titulaire Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie marine Université du Québec à Rimouski
    Richard Sears, chercheur Station de recherche des îles Mingan (MICS)
    Robert Michaud, Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM)
    Forum de l'ISE (Institut des sciences de l'environnement de l'UQÀM)
    Daniel Martineau, Professeur agrégé, Département de Pathologie et Microbiologie, Faculté de Médecine Vétérinaire, Université de Montréal

    Parti Vert du Québec

    Centrale syndicale du Québec

    Municipalité de Tadoussac

    Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie
    Associations des crabiers gaspésiens inc.
    Crabier Du Nord Est inc.

    Le Québec Maritime (Associations Touristiques Régionales (ATR) du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de Duplessis, de Manicouagan et des Îles de la Madeleine)
    Association des bateliers du Saguenay
    Croisières AML
    Croisières Essipit
    Groupe Dufour
    Club de la baie de Tadoussac

    Hugo Latulippe
    Laure Waridel
    Frédéric Back
    Ariane Moffatt
    Françoise David
    Chloé Sainte-Marie
    Gilles Carle
    Marie-Thérèse Forest
    Geneviève Saint-Hilaire
    Josée Kaltenback
    Florent Vollant
    André Montmorency
    Gilles Vigneault
    Jacques Languirand
    Alain Belhumeur
    Jean Lemire
    Lucie d’Amours

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    27 November 2003

    Letter from the Coalition to the National Energy Board

    FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE ET
    GAZIÈRE DANS LE SAINT-LAURENT

    Adresse de correspondance: Harvey Mead. Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R 2V7
    Tél: 418-648-2104 Téléc: 418-648-0991 Courriel: conservation@uqcn.qc.ca

    Québec, 27 novembre 2003

    Monsieur Terry M. Baker
    Délégué à l’exploitation
    Office national de l’Énergie
    444, 7e avenue S.-O.
    Calgary (Alberta) T2P 0X8
    fax: (403) 292-5876

    Objet : GSI West Gulf of St. Lawrence, November 2003 deux nouveaux avis scientifiques jugent le projet trop risqué

    Monsieur Baker ,

    Vous êtes sur le point de rendre une décision importante relative à la demande de permis de GSI pour un projet d’exploration sismique dans le détroit d’Honguedo, dans le Nord-Ouest du golfe du Saint-Laurent pour l’automne 2003. À la lumière des avis scientifiques déposés par Pêches et Océans, Environnement Canada, le GREMM et le MICS en octobre 2003, et plus tôt cette semaine par Pêches et Océans et le GREMM, il est clair que la réalisation du projet de GSI, et ce malgré la somme des mesures d’atténuation proposées par le promoteur, est susceptible d’entraîner des effets environnementaux négatifs potentiellement importants. Nous voulons vous rappeler que, tel qu’il est prescrit dans les dispositions de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale, la demande de GSI devrait être refusée ou être soumise à une médiation ou une commission environnementale.

    Par ailleurs, nous tenons à vous rappeler l’ampleur des préoccupations exprimées par des membres de la communauté scientifique et des groupes environnementaux, des représentants de l’industrie de la pêche et de l’écotourisme, des membres des premières nations, des artistes et des citoyens (voir bref rappel des interventions depuis décembre 2002). Ces inquiétudes portent non seulement sur les impacts potentiels du projet de levés sismiques déposé par la firme GSI mais sur le nouveau Plan d’exploration pétrolière et gazière pour le golfe et l’estuaire du Saint-Laurent annoncé par Hydro-Québec en novembre 2002 et dont le projet de GSI n’est que la première étape. Il nous apparaît donc essentiel de reporter l’examen de tout autre demande de permis relié à ce programme jusqu’à ce que l’acceptabilité sociale, économique et environnementale de l’ensemble de ce programme soit soumise à une commission d’évaluation indépendante tel que nous le demandons aux ministres de l’environnement du Canada et du Québec.

    Veuillez recevoir, Monsieur Baker, nos salutations distinguées.

    Harvey Mead, UQCN
    Daniel Green, Sierra Club du Canada
    André Stainier, Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent
    Nicolas Roy, Stratégies Saint-Laurent

    Au nom du Front commun pour le moratoire sur les projets d’exploration gazière et pétrolière dans le Saint-Laurent

    Cc: Paul Einarsson, GSI
    Gordon Walsh, Pêches et Océans Canada
    Serge Lemieux, Environnement Canada
    Laurent Tremblay, Parcs Canada
    Michel Chenier, Ressources Naturelles Canada
    François Boulanger, Agence canadienne des évaluations environnementales

     

    p.j.: Liste des principales lettres et communiqués, Liste des membres du Front commun

     

    Liste des principales lettres et communiqués formulant des préoccupations et des demandes concernant le Plan d’exploration gazière et pétrolière d’Hydro-Québec entre décembre 2002 et novembre 2003

    Pour un accès au texte de ces lettres et communiqués: www.baleinesendirect.net/3/3-3-1.html

    • Lettre des Crabiers du Nord-Est (14 novembre 2003)
    • Lettre du groupe Attention FragÎles, Iles de la Madeleine (13 novembre 2003)
    • Lettre de l'Association des crabiers acadiens (13 novembre 2003)
    • Lettre de la Fédération des pêcheurs semi-hauturiers du Québec (13 novembre 2003)
    • Communiqué de presse du Front commun : La prospection pétrolière trop risquée, le Saint-Laurent trop fragile (13 novembre 2003)
    • Lettre du Front commun à David Anderson, ministre de l'Environnement du Canada (13 novembre 2003)
    • Lettre ouverte du Front commun à Jean Charest, Premier ministre du Québec (13 novembre 2003)
    • Sierra Club Canada demande à David Anderson, ministre de l'Environnement du Canada, et à Robert Thibault, ministre de Pêches et Océans Canada, un moratoire fédéral immédiat sur l'exploration et le développement pétroliers et gaziers dans le golfe du Saint-Laurent. (3 novembre 2003)
    • Un regroupement d'artistes se prononcent contre le Plan d'exploration d'Hydro-Québec : Our fleuve is what we are (27 octobre 2003)
    • Communiqué de presse du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ) (16 octobre 2003)
    • Communiqué de presse d’un regroupement d’organismes (groupes environnementaux, chercheurs, croisiéristes, association touristique, communauté autochtone): Le Saint-Laurent fait face à de nouvelles perturbations: moratoire demandé sur le programme d’exploration gazière et pétrolière d’Hydro-Québec (15 octobre 2003)
    • Lettre des groupes environnementaux au Premier ministre du Québec Jean Charest (15 octobre 2003)
    • Lettre des groupes environnementaux au ministre de l'Environnement et au ministre des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs du Québec (15 octobre 2003)
    • Réponse de Jean Charest du Parti libéral du Québec au questionnaire des groupes environnementaux (11 avril 2003)
    • Exploration et exploitation gazière et pétrolière dans le Saint-Laurent : Des clarifications demandées par quatre organismes (8 avril 2003)
    • Lettre du Québec maritime à Bernard Landry, Rita Dionne-Marsolais, André Boisclair et Richard Legendre (11 mars 2003)
    • Réponse de Jean-Marie Bélisle, coordonnateur pour le Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites, à Rita Dionne-Marsolais (7 mars 2003)
    • Lettre de Tourisme Bas-Saint-Laurent à Bernard Landry, Rita Dionne-Marsolais, André Boisclair et Richard Legendre (21 février 2003)
    • Lettre du Conseil régional de l'environnement du Bas-Saint-Laurent à Bernard Landry (19 février 2003)
    • Lettre du Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites, à Bernard Landry (6 février 2003)
    • Lettre du Conseil régional de l'environnement de la Côte-Nord à Bernard Landry (3 février 2003)
    • Lettre de Greenpeace à Bernard Landry (23 janvier 2003)
    • Communiqué de presse : L’UQCN demande une audience publique fédérale-provinciale sur le programme d’exploration gazière et pétrolière dans le fleuve et le golfe Saint-Laurent (17 janvier 2003)
    • Lettre de l'UQCN au gouvernement du Québec (17 janvier 2003)
    • Lettre de l'UQCN au gouvernement du Canada (15 janvier 2003)
    • Réponse de Robert Michaud à la lettre de Rita Dionne-Marsolais (17 janvier 2003)
    • Réponse de Frédéric Back à la lettre de Rita Dionne-Marsolais (15 janvier 2003)
    • Courriel de Jean-Marie Bélisle, coordonnateur pour le Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites, à Rita Dionne-Marsolais (9 janvier 2003)
    • Lettre de André Stainier, président des Amis de la vallée du Saint-Laurent, à Rita Dionne-Marsolais (27 décembre 2002)
    • Lettre de Frédéric Back à Bernard Landry (27 décembre 2002)
    • Lettre de Marc Hudon, président de Stratégies Saint-Laurent, à David Anderson (20 décembre 2002)
    • Lettre de Caroline Duchesne, coordonnatrice du Conseil Régional de l’Environnement de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, à Bernard Landry (19 décembre 2002)
    • Lettre de Guy Lessard, président du Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement du Québec, à Bernard Landry (19 décembre 2002)
    • Lettre de Robert Michaud à Bernard Landry, Rita Dionne-Marsolais et André Boisclair: Moratoire et consultations publiques pour l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures dans le Saint-Laurent (19 décembre 2002)
    • Projets d'exploration pétrolière dans le Saint-Laurent : les régions veulent conserver leurs acquis (16 décembre 2002)

     

    FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE ET
    GAZIÈRE DANS LE SAINT-LAURENT

    Adresse de correspondance: Harvey Mead. Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R 2V7
    Tél: 418-648-2104 Téléc: 418-648-0991 Courriel: conservation@uqcn.qc.ca

    Ce Front commun comprend des groupes environnementaux, des scientifiques, des artistes, des représentants des communautés autochtones, des membres de l’industrie de la pêche et de l’industrie de l’écotourisme. Ils demandent que le Plan d’exploration pétrolière et gazière d’Hydro-Québec, annoncé en novembre 2002, fassent l’objet d’un moratoire immédiat, le temps de compléter un processus d’évaluation public de l’ensemble de ce Plan.

    Voici la liste des signataires du Front commun, en date du 26 novembre 2003 :

    Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    Stratégies Saint-Laurent (SSL)
    Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent (AVSL)
    Sierra Club du Canada
    Société pour vaincre la pollution (SVP)
    Greenpeace

    Mouvement Au Courant
    Union Paysanne
    Équiterre
    Fondation Rivières
    Environnement Jeunesse (ENJEU)
    Corporation Saint-Laurent
    Les AmiEs de la Terre de Québec
    Investissements responsables Québec
    Mouvement MRG (Madelinots pour le
    respect du golfe)
    Attention Fragîles
    Comité de recherche et d'intervention du Grand-Portage (CRIE du Grand Portage)

    Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent
    Conseil régional de l’environnement de Gaspésie et des Iles de la Madeleine
    Comité ZIP Saguenay
    Comité ZIP rive nord de l'estuaire
    Comité ZIP Côte-Nord du Golfe
    Comité ZIP Sud-de-l'estuaire
    Comité ZIP Baie des Chaleurs
    Comité ZIP Jacque-Cartier
    Parc nature de Pointe-aux-Outardes
    Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites
    Conseil des Innus Essipit

    Richard Léveillé, chercheur, Centre GEOTOP-UQAM-McGill
    Chris Clark, Bioacoustic Lab, Cornell University
    Émilien Pelletier, titulaire Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie marine Université du Québec à Rimouski
    Pierre Béland, chercheur Institut national d’écotoxicologie du Saint-Laurent (INESL)
    Richard Sears, chercheur Station de recherche des îles Mingan (MICS)
    Robert Michaud, Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM)
    Forum de l'ISE (Institut des sciences de l'environnement de l'UQÀM)

    Parti Vert du Québec

    Centrale syndicale du Québec

    Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie
    Associations des crabiers gaspésiens inc.
    Crabier Du Nord Est inc.

    Le Québec Maritime (Associations Touristiques Régionales (ATR) du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de Duplessis, de Manicouagan et des Îles de la Madeleine)
    Association des bateliers du Saguenay
    Croisières AML
    Croisières Essipit
    Groupe Dufour

    Hugo Latulippe
    Laure Waridel
    Frédéric Back
    Ariane Moffatt
    Françoise David
    Chloé Sainte-Marie
    Gilles Carle
    Marie-Thérèse Forest
    Geneviève Saint-Hilaire
    Josée Kaltenback
    Florent Vollant
    André Montmorency
    Gilles Vigneault
    Jacques Languirand
    Alain Belhumeur
    Jean Lemire

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    27 November 2003

    Letter from the Coalition to Canadian Environment Minister David Anderson

    FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE ET
    GAZIÈRE DANS LE SAINT-LAURENT

    Adresse de correspondance: Harvey Mead. Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R 2V7
    Tél: 418-648-2104 Téléc: 418-648-0991 Courriel: conservation@uqcn.qc.ca

    Québec, 27 novembre 2003

    Monsieur David Anderson
    Ministre de l’Environnement du Canada
    Les Terrasses de la Chaudière
    10, Rue Wellington, 28ième
    Hull (Québec), K1A 0H3
    (819) 953-3457 (fax)
    david.anderson@ec.gc.ca

    Objet : GSI West Gulf of St. Lawrence,November 2003 deux nouveaux avis scientifiques jugent le projet trop risqué

    Monsieur le Ministre,

    Vous n’êtes pas sans savoir que l’Office national de l’énergie du Canada est sur le point de rendre une décision importante relative à la demande de permis de GSI pour un projet d’exploration sismique dans le détroit d’Honguedo, dans le Nord-Ouest du golfe du Saint-Laurent pour l’automne 2003. Or, à la lumière des deux nouveaux avis scientifiques déposés par Pêches et Océans Canada et le GREMM, qui vont dans le sens des premiers avis de Pêches et Océans Canada, Environnement Canada, le GREMM et le MICS déposé en octobre 2003, il est clair que la réalisation du projet de GSI, et ce malgré la somme des mesures d’atténuation proposées par le promoteur, est susceptible d’entraîner des effets environnementaux négatifs potentiellement importants.

    Nous nous tournons donc vers vous encore une fois pour vous demander, tel que prévu à l’article 28 de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale, de suspendre l’émission du permis de GSI et de référer à une commission environnementale l’examen de l’acceptabilité de l’utilisation des levés sismiques dans le golfe et l’estuaire du Saint-Laurent.

    Par ailleurs, nous tenons à vous rappeler l’ampleur des préoccupations exprimées par des membres de la communauté scientifique et des groupes environnementaux, des représentants de l’industrie de la pêche et de l’écotourisme, des membres des premières nations, des artistes et des citoyens (voir bref rappel des interventions depuis décembre 2002). Ces inquiétudes portent non seulement sur les impacts potentiels du projet de levés sismiques déposé par la firme GSI mais sur le nouveau Plan d’exploration pétrolière et gazière pour le golfe et l’estuaire du Saint-Laurent annoncé par Hydro-Québec en novembre 2002 et dont le projet de GSI n’est que la première étape. Nous demandons donc à ce que soit déclenché le plus rapidement possible un processus d’évaluation indépendant sur l’ensemble des projets d’exploration gazière et pétrolière dans le golfe et l’estuaire du Saint-Laurent.

    Étant donné que nous sommes au début du vaste Plan d’exploration de Hydro-Québec qui prévoit entreprendre sous peu des forages exploratoires sur le Old Harry, nous réitérons notre demande pour un moratoire immédiat sur toutes les activités liées à ce Plan, le temps d’en évaluer l’acceptabilité sociale, économique et environnementale, à long terme.

    Merci de la considération que vous apporterez à nos demandes.

    Veuillez recevoir l’expression de nos sentiments les plus respectueux.

    Harvey Mead, UQCN
    Daniel Green, Sierra Club du Canada
    André Stainier, Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent
    Nicolas Roy, Stratégies Saint-Laurent

    Au nom du Front commun pour le moratoire sur les projets d’exploration gazière et pétrolière dans le Saint-Laurent

    Cc: Thomas Mulcair, Ministre de l’Environnement du Québec
    Jean Charest, Premier Ministre du Québec
    Sam Hamad, Ministre des Ressources naturelles, de la faune et des parcs du Québec
    Paul Einarsson, GSI
    Gordon Walsh, Pêches et Océans Canada
    Serge Lemieux, Environnement Canada
    Laurent Tremblay, Parcs Canada
    Michel Chenier, Ressources Naturelles Canada
    François Boulanger, Agence canadienne des évaluations environnementales

     

    p.j.: Liste des principales lettres et communiqués, Liste des membres du Front commun

     

    Liste des principales lettres et communiqués formulant des préoccupations et des demandes concernant le Plan d’exploration gazière et pétrolière d’Hydro-Québec entre décembre 2002 et novembre 2003

    Pour un accès au texte de ces lettres et communiqués: www.baleinesendirect.net/3/3-3-1.html

    • Lettre des Crabiers du Nord-Est (14 novembre 2003)
    • Lettre du groupe Attention FragÎles, Iles de la Madeleine (13 novembre 2003)
    • Lettre de l'Association des crabiers acadiens (13 novembre 2003)
    • Lettre de la Fédération des pêcheurs semi-hauturiers du Québec (13 novembre 2003)
    • Communiqué de presse du Front commun : La prospection pétrolière trop risquée, le Saint-Laurent trop fragile (13 novembre 2003)
    • Lettre du Front commun à David Anderson, ministre de l'Environnement du Canada (13 novembre 2003)
    • Lettre ouverte du Front commun à Jean Charest, Premier ministre du Québec (13 novembre 2003)
    • Sierra Club Canada demande à David Anderson, ministre de l'Environnement du Canada, et à Robert Thibault, ministre de Pêches et Océans Canada, un moratoire fédéral immédiat sur l'exploration et le développement pétroliers et gaziers dans le golfe du Saint-Laurent. (3 novembre 2003)
    • Un regroupement d'artistes se prononcent contre le Plan d'exploration d'Hydro-Québec : Our fleuve is what we are (27 octobre 2003)
    • Communiqué de presse du Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ) (16 octobre 2003)
    • Communiqué de presse d’un regroupement d’organismes (groupes environnementaux, chercheurs, croisiéristes, association touristique, communauté autochtone): Le Saint-Laurent fait face à de nouvelles perturbations: moratoire demandé sur le programme d’exploration gazière et pétrolière d’Hydro-Québec (15 octobre 2003)
    • Lettre des groupes environnementaux au Premier ministre du Québec Jean Charest (15 octobre 2003)
    • Lettre des groupes environnementaux au ministre de l'Environnement et au ministre des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs du Québec (15 octobre 2003)
    • Réponse de Jean Charest du Parti libéral du Québec au questionnaire des groupes environnementaux (11 avril 2003)
    • Exploration et exploitation gazière et pétrolière dans le Saint-Laurent : Des clarifications demandées par quatre organismes (8 avril 2003)
    • Lettre du Québec maritime à Bernard Landry, Rita Dionne-Marsolais, André Boisclair et Richard Legendre (11 mars 2003)
    • Réponse de Jean-Marie Bélisle, coordonnateur pour le Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites, à Rita Dionne-Marsolais (7 mars 2003)
    • Lettre de Tourisme Bas-Saint-Laurent à Bernard Landry, Rita Dionne-Marsolais, André Boisclair et Richard Legendre (21 février 2003)
    • Lettre du Conseil régional de l'environnement du Bas-Saint-Laurent à Bernard Landry (19 février 2003)
    • Lettre du Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites, à Bernard Landry (6 février 2003)
    • Lettre du Conseil régional de l'environnement de la Côte-Nord à Bernard Landry (3 février 2003)
    • Lettre de Greenpeace à Bernard Landry (23 janvier 2003)
    • Communiqué de presse : L’UQCN demande une audience publique fédérale-provinciale sur le programme d’exploration gazière et pétrolière dans le fleuve et le golfe Saint-Laurent (17 janvier 2003)
    • Lettre de l'UQCN au gouvernement du Québec (17 janvier 2003)
    • Lettre de l'UQCN au gouvernement du Canada (15 janvier 2003)
    • Réponse de Robert Michaud à la lettre de Rita Dionne-Marsolais (17 janvier 2003)
    • Réponse de Frédéric Back à la lettre de Rita Dionne-Marsolais (15 janvier 2003)
    • Courriel de Jean-Marie Bélisle, coordonnateur pour le Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites, à Rita Dionne-Marsolais (9 janvier 2003)
    • Lettre de André Stainier, président des Amis de la vallée du Saint-Laurent, à Rita Dionne-Marsolais (27 décembre 2002)
    • Lettre de Frédéric Back à Bernard Landry (27 décembre 2002)
    • Lettre de Marc Hudon, président de Stratégies Saint-Laurent, à David Anderson (20 décembre 2002)
    • Lettre de Caroline Duchesne, coordonnatrice du Conseil Régional de l’Environnement de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, à Bernard Landry (19 décembre 2002)
    • Lettre de Guy Lessard, président du Regroupement national des conseils régionaux de l'environnement du Québec, à Bernard Landry (19 décembre 2002)
    • Lettre de Robert Michaud à Bernard Landry, Rita Dionne-Marsolais et André Boisclair: Moratoire et consultations publiques pour l’exploration et l’exploitation des hydrocarbures dans le Saint-Laurent (19 décembre 2002)
    • Projets d'exploration pétrolière dans le Saint-Laurent : les régions veulent conserver leurs acquis (16 décembre 2002)

     

    FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE ET
    GAZIÈRE DANS LE SAINT-LAURENT

    Adresse de correspondance: Harvey Mead. Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R 2V7
    Tél: 418-648-2104 Téléc: 418-648-0991 Courriel: conservation@uqcn.qc.ca

    Ce Front commun comprend des groupes environnementaux, des scientifiques, des artistes, des représentants des communautés autochtones, des membres de l’industrie de la pêche et de l’industrie de l’écotourisme. Ils demandent que le Plan d’exploration pétrolière et gazière d’Hydro-Québec, annoncé en novembre 2002, fassent l’objet d’un moratoire immédiat, le temps de compléter un processus d’évaluation public de l’ensemble de ce Plan.

    Voici la liste des signataires du Front commun, en date du 26 novembre 2003 :

    Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    Stratégies Saint-Laurent (SSL)
    Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent (AVSL)
    Sierra Club du Canada
    Société pour vaincre la pollution (SVP)
    Greenpeace

    Mouvement Au Courant
    Union Paysanne
    Équiterre
    Fondation Rivières
    Environnement Jeunesse (ENJEU)
    Corporation Saint-Laurent
    Les AmiEs de la Terre de Québec
    Investissements responsables Québec
    Mouvement MRG (Madelinots pour le
    respect du golfe)
    Attention Fragîles
    Comité de recherche et d'intervention du Grand-Portage (CRIE du Grand Portage)

    Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent
    Conseil régional de l’environnement de Gaspésie et des Iles de la Madeleine
    Comité ZIP Saguenay
    Comité ZIP rive nord de l'estuaire
    Comité ZIP Côte-Nord du Golfe
    Comité ZIP Sud-de-l'estuaire
    Comité ZIP Baie des Chaleurs
    Comité ZIP Jacque-Cartier
    Parc nature de Pointe-aux-Outardes
    Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites
    Conseil des Innus Essipit

    Richard Léveillé, chercheur, Centre GEOTOP-UQAM-McGill
    Chris Clark, Bioacoustic Lab, Cornell University
    Émilien Pelletier, titulaire Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie marine Université du Québec à Rimouski
    Pierre Béland, chercheur Institut national d’écotoxicologie du Saint-Laurent (INESL)
    Richard Sears, chercheur Station de recherche des îles Mingan (MICS)
    Robert Michaud, Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM)
    Forum de l'ISE (Institut des sciences de l'environnement de l'UQÀM)

    Parti Vert du Québec

    Centrale syndicale du Québec

    Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie
    Associations des crabiers gaspésiens inc.
    Crabier Du Nord Est inc.

    Le Québec Maritime (Associations Touristiques Régionales (ATR) du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de Duplessis, de Manicouagan et des Îles de la Madeleine)
    Association des bateliers du Saguenay
    Croisières AML
    Croisières Essipit
    Groupe Dufour

    Hugo Latulippe
    Laure Waridel
    Frédéric Back
    Ariane Moffatt
    Françoise David
    Chloé Sainte-Marie
    Gilles Carle
    Marie-Thérèse Forest
    Geneviève Saint-Hilaire
    Josée Kaltenback
    Florent Vollant
    André Montmorency
    Gilles Vigneault
    Jacques Languirand
    Alain Belhumeur
    Jean Lemire

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    22 November 2003

    Speach of Lucie d'Amours, biology teacher at Cégep des îles de la Madeleine, during an event held on 22 November in the Magdalen Islands

    Je vous parle aujourd'hui en mon nom personnel, en tant que Lucie d'Amours, enseignante de biologie au Cégep des Îles et citoyenne du golfe comme vous. J'avais dit que je prenais un temps d'arrêt dans mes implications bénévoles au sein de causes de toute nature, mais celle-là est trop importante pour y rester indifférente et inactive. Permettez-moi de prendre quelques minutes de votre temps afin d'exposer certains faits.

    Hydro-Québec, dans un rapport sur le développement durable produit en 2002 disait: " Nous nous engageons à mettre en valeur et à explorer les richesses naturelles à des fins énergétiques de façon harmonieuse et durable avec l'appui des collectivités"

    Les deux paliers de gouvernement ont des lois qui garantissent un processus de gestion intégrée des activités afin d'assurer le développement durable des ressources du milieu marin et de notre Saint-Laurent: la stratégie sur les océans au Canada et la politique de l'eau au Québec. Ce processus de gestion intégrée implique la participation des communautés.

    En avril dernier, Jean Charest déclarait qu'il allait considérer avec sérieux les craintes exprimées par les différents secteurs d'activités dans ce dossier et qu'il allait procéder à des études d'impact indépendantes et en respecter les conclusions.

    À la même période, notre député, Maxime Arseneau disait que c'était un faux débat que d'invoquer de possibles répercussions environnementales à l'étape de l'exploration.

    Le Ministère des ressources naturelles garantit, à celui qui explore, de pouvoir par la suite exploiter sa découverte. L'exploration mène à des forages exploratoires puis à l'exploitation au besoin. Une fois embarqués dans cette voie, il est très difficile, voire impossible de faire marche arrière.

    L'exploration utilise des détonations de canons à air qui produisent des ondes de très forte intensité, comparables (selon plusieurs études) à celles produites lors de tremblements de terre. Ces décharges vont se faire environ aux 8 secondes, 24 heures sur 24, pendant plusieurs semaines., d'abord sur un secteur de 1600 Km, puis sur 17500 Km additionnels à partir de 2005 dans le golfe.

    Plusieurs études démontrent les impacts négatifs de ces méthodes sur nos ressources marines renouvelables: poissons, crustacés, mollusques et mammifères marins entre-autres. Il y a en ce moment une étude en cours qui analyse les effets de ces méthodes sur le crabe des neiges au Nouveau-Brunswick. Le secteur ciblé pour la prospection sismique dans le golfe est en plein dans les secteurs de pêche . Il serait intéressant d'en savoir plus sur ces impacts afin de pouvoir les minimiser au besoin.

    En Colombie-Britannique, le gouvernement (Ministère de l'énergie et des mines) a commandé , il y a quelques années, une étude dont les conclusions démontrent que les retombées en terme d'emplois sont minimes dans ces types de projets pour les régions. En phase de construction, il y a de la job de bras, mais pour l'exploitation, les compagnies arrivent avec leur expertise sous prétexte qu'il n'y a pas de main d'œuvre qualifiée dans les régions.

    Lorsqu'on lit un peu ce qui se passe ailleurs, on réalise que partout où ces grosses compagnies se sont installées, des catastrophes sociales et écologiques ont suivi, et ces compagnies s'en tirent la plupart du temps sans payer un sous pour réparer les dégâts.

    On croit à tort que le gaz est moins toxique que le pétrole en cas de "déversement"; or s' il est moins visible, il se solubilise dans l'eau, et on ne peut le récupérer comme on fait avec le pétrole. Le site de l'émission Découvertes de la SRC a un dossier complet sur l'extraction de gaz à l'Île de sable, lequel démontre une toxicité importante sur les ressources marines et une dégradation de la qualité de l'environnement du milieu d'accueil.

    Le présent projet d'exploration et d'exploitation de gaz naturel, et possiblement de pétrole, présente un risque élevé de perturber et de contaminer notre golfe et son estuaire dont dépendent notre économie actuelle, notre qualité de vie et notre développement à long terme et ce, à une période de grande incertitude face aux perturbations liées aux changements climatiques et pour lesquelles nous avons peu le contrôle. On fait de gros efforts pour permettre le rétablissement de certaines populations de poissons dans notre milieu. Il ne faudrait pas que ce soit vain.

    Il faut demander à nos gouvernements de revoir leurs politiques sur l'énergie en ce début de 3ème millénaire où l'éolien croit de 40% annuellement. Notre participation est très faible ici en cette matière, car on lui reproche son manque de fiabilité, ce qui est assez curieux compte-tenu du peu d'efforts investis à ce jour, dans un des endroits qui possède le plus important potentiel éolien en Amérique du Nord.

    Veut-on d'une croissance économique qui enrichit encore plus les riches et les milieux urbains au détriment des régions?

    On est en droit d'exiger d'Hydro-Québec et de nos gouvernements des choix plus conséquents à long terme et moins coûteux pour la collectivité et l'environnement.

    Ce n'est pas le temps de procéder à un nouveau type d'exploitation de notre milieu, à l'aveugle et dans un contexte aussi incertain . Nous venons, de plus, de nous engager dans le protocole de Kyoto, lequel vise à réduire notre consommation de gaz à effet de serre. Or le gaz et le pétrole sont deux types de ressources non renouvelables qui produisent de telles émanations à l'origine des changements climatiques particulièrement bouleversants pour nos communautés côtières.

    Il faut donc exiger de référer le tout à une commission publique indépendante qui se pencherait sur le développement énergétique au Québec, et plus spécifiquement dans le golfe avant d'autoriser quelque permis que ce soit dans ce projet. Après, on pourra faire des choix de société en toute connaissance de cause.

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    14 November 2003

    Letter from the Crabiers du Nord-Est

    Le 14 novembre 2003

    Monsieur Gordon Walsh
    Directeur , Gestion de l’habitant du poisson
    Pêches et Océans Canada
    Institut Maurice Lamontagne
    850, route de la Mer, C. P. 1000
    Mont-Joli ( Québec)
    G5H 3Z4

    Objet : Programme sismique marin de GSI pour l’ouest du golfe St-Laurent

    Monsieur Walsh,

    Suite à l’intention de l’Office nationale de l’énergie d’approuver le programme ci-haut mentionné, notre association " CRABIERS DU NORD-EST, INC " comptant 31 membres et pratiquant leur droit de pêche du crabe des neiges dans la zone 12 du golfe St-Laurent, sommes très inquiets des conséquences pouvant résulter de ces évaluations sismiques.

    Sachant que la Colombie-Britannique a six ans d’études environnementales prévues avant d’effectuer des programmes de recherche de ce genre, est-ce parce que le ministre de l’Environnement est originaire de cette région ?

    De plus, nous dénonçons le peu d’attention porté à l’espèce marine durant ces tests sismiques jusqu’à maintenant. N’ayant aucune preuve que les techniques utilisées ne sont pas dommageables sur le crabe des neiges et autres espèces, cela augmente notre scepticisme face à ces évaluations marines. Ces tests ne devraient pas avoir lieu avant que des informations plus pertinentes sont fournies par l’industrie gazière ou pétrolifère autres que simplement où et quand les bateaux de pêche sont situés dans cette zone et où les mammifères marins se localisent-ils durant cette période.

    Nous insistons donc pour qu’un moratoire soit institué dans les eaux du golfe St-Laurent jusqu’à ce qu’une recherche soit effectuée sur les effets de ces tests sismiques sur l’éco-système et les espèces marins ciblés et existants puis exploités dans le golfe et ses environs.

    Veuillez agréer, Monsieur Walsh, nos salutations distinguées.

    Peter Noel
    Représentant CRABIERS DU NORD-EST, INC

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    13 November 2003

    Letter from the group Attention FragÎles, Iles de la Madeleine

    Cap-aux-Meules, le 13 novembre 2003

    Monsieur T.M. Baker, délégué à l’exploitation,
    Office national de l’Énergie,
    444, 7ième avenue,S-O,
    Calgary, T2P 0X8

    Monsieur,

    Dans la mesure de nos compétences, nous avons pris connaissance de l’Évaluation environnementale en cours à propos des projets de relevés sismiques dans l’ouest du golfe du Saint-Laurent (projets GSI). Le registre public de l’Office national de l’Énergie (ONÉ), le site Web du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) ainsi que les journaux locaux et nationaux ont été nos principales sources d’information. De plus, nous avons rencontré en juillet dernier des représentants des firmes de consultants (Canning and Pitt, Robert Hamelin et associés) mandatés par Geophysical Service Incorporated (GSI) de consulter notre organisme. Enfin, nous avons été attentifs aux préoccupations de nos membres et de la population des Iles de la Madeleine, communauté maritime aux activités socio-économiques essentiellement dépendantes des ressources marines (pêche, aquaculture) et des paysages et traditions maritimes (tourisme).

    Nous constatons, au moment où les documents de demandes de permis sont réunis et soumis à votre approbation :

  • Que des incertitudes scientifiques majeures demeurent quant aux impacts des projets sur la faune marine, particulièrement sur les cycles de reproduction des poissons et des crustacés, sur les dérangements dans les aires d’alimentation et corridors de migration de la faune avienne et marine, sur les systèmes de communication des mammifères marins, etc.
  • Que l’atténuation de ces incertitudes ne peut se contenter de promesses d’efforts et de négociations une fois les permis délivrés. Des mesures de protection des espèces halieutiques et des autres espèces, déjà en difficultés ou en situation préoccupante ou en péril et toutes interdépendantes dans l’écosystème marin, doivent s’appuyer sur des connaissances qu’il y a lieu de réunir ou d’acquérir. Ces activités ou études nouvelles demandent du temps, comme il est fortement remarqué dans l’avis récent de Pêches et Océans-Sciences.
  • Que des inquiétudes demeurent chez les pêcheurs, qui souhaitent une approche de précaution, au sens du Cadre d’application de la précaution dans un processus décisionnel scientifique en gestion de risque, publié par le Conseil privé du gouvernement. Entre autres, le Banc Bradelle constitue une aire importante pour le crabe des neiges et ne semble pas recevoir l’attention nécessaire de la part de GSI.
  • Que la population locale est peu informée, voire désinformée sur les projets à l’étude, sur les procédures générales de tels projets, menant de l’exploration à l’exploitation, sur le portrait des responsabilités et des liens d’autorité qui encadrent l’évaluation environnementale et les décisions. Que la confusion dans l’information entretient à tout le moins des apparences de conflits d’intérêts, conflits entre intérêts politiques provinciaux et nationaux, entre intérêts politiques et intérêts des communautés maritimes, entre intérêts publics et intérêts corporatistes, entre intérêts de court terme et intérêts de long terme, etc.
  • Par ailleurs,

  • Les ressources en gaz et pétrole ne perdront pas de leur valeur ni ne se volatiliseront si les relevés sismiques attendent, même 15 ou 20 ans,
  • Les ressources halieutiques et l’ensemble de l’écosystème marin du Golfe ne peuvent que bénéficier d’une non-augmentation des stress anthropiques, à cette période-ci que nous pouvons qualifier "d’état de réhabilitation" étant donné les moratoires et efforts de rétablissement de divers stocks de poissons et d’espèces en péril, ou "d’état d’adaptation" étant donné les hypothèses de changements climatiques,
  • Les communautés maritimes ont droit d’être informées et de participer aux processus de décisions qui concernent le développement tant de leur communauté que du développement énergétique de la province et du pays.
  • L’équipe d’Attention FragÎles, partageant les ambitions d’un développement durable et viable, exprime le souhait que le programme de relevés sismiques soumis à l’ONÉ soit référé à une Commission indépendante, ce qui permettrait de donner le temps nécessaire à l’acquisition des connaissances pertinentes, à la diffusion d’une information transparente, claire et complète et à la participation des communautés et organismes préoccupés par la qualité de vie autour et dans le golfe du Saint-Laurent. Dans ce sens, nous suggérons également qu’un Comité de suivi soit institué regroupant promoteur, gouvernements, scientifiques et communautés maritimes concernées. Le Golfe est une mer unique et commune. Sa gestion et son exploitation demandent la coopération interdisciplinaire, interministérielle, interprovinciale mais aussi la participation des communautés maritimes. De l’exploration à l’exploitation, nous considérons qu’il n’y a qu’un seul projet, étalé dans le temps. Nous voulons, dès à présent et dans l’état actuel des connaissances, avoir le choix de futurs souhaitables, i.e. considérant les répercussions possibles, positives et négatives, de la phase première d’un tel projet sur l’environnement et sur la vie de nos communautés.

    Recevez, monsieur, avec nos remerciements, l’expression de mes sentiments les meilleurs,

    Hélène Chevrier, présidente, Attention FragÏles, Iles de la Madeleine

    c.c.
    Madame Lucie Longuépée, présidente. Comité ZIP des Iles de la Madeleine,
    Monsieur Claude Vigneau, maire. Municipalité des Iles de la Madeleine,
    Monsieur Maxime Arseneau, député provincial,
    Monsieur Georges Farrah, député fédéral,
    Monsieur Henri Lemay, président. Conseil régional de concertation et de développement de la Gaspésie et des Îles (CRCD),
    Monsieur Robert Michaud, président. GREMM

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    13 November 2003

    Letter from the Association des crabiers acadiens

    Le 13 novembre 2003

    Monsieur Gordon Walsh
    Directeur, Gestion de l'habitat du poisson
    Pêches et Océans Canada
    Institut Maurice Lamontagne
    850, route de la Mer
    C.P. 1000
    Mont-Joli (Québec)
    G5H 3Z4
    Télécopieur (418) 775-0658

    Objet : Programme sismique marin de GSI pour l’ouest du golfe Saint-Laurent

    Monsieur,

    La présente a pour objet de vous signifier notre total désaccord avec l’intention de l’Office national de l’énergie d’approuver le programme cité en rubrique sous prétexte que les préoccupations soulevées au sujet de ce projet auraient été adéquatement traitées par Geophysical Service Incorporated.

    L’association des crabiers acadiens regroupe 46 entreprises de pêches au crabe des neiges du sud du golfe Saint-Laurent et nous sommes très préoccupés par l’absence d’évaluations scientifiques sérieuses et crédibles sur les impacts potentiels de ces activités sismiques sur le crabe des neiges.

    L’empressement de l’Office national de l’énergie à vouloir autoriser ce programme nous inquiète au plus haut point. Surtout quand l'on sait que, dans un autre dossier, le Gouvernement du Canada prévoit 6 années d’études environnementales avant d'être en mesure d'autoriser des programmes de recherche du même genre le long des îles de la Reine Charlotte sur la côte pacifique.

    Selon nos sources, la seule étude effectuée dans le Golfe pour évaluer l’impact sismique sur le crabe des neiges (LGL study de Terre-Neuve) est défaillante et incomplète. La deuxième partie de l'étude ne serait toujours pas terminée.

    Au printemps 2000, le Conseil canadien des ressources halieutiques recommandait au ministre fédéral des Pêches que toute activité reliée au pétrole et au gas dans le golfe Saint-Laurent soit ajournée jusqu’à ce qu’une évaluation complète soit faite sur les impacts potentiels de ces activités sur la vie marine. La même recommandation a aussi été adoptée par le Comité permanent des pêches de la Chambre des communes à l’automne 2001.

    Dans les circonstances, nous insistons pour qu’un moratoire sur l’exploration et/ou le développement d’une industrie gazière ou pétrolifère soit institué dans les eaux du golfe Saint-Laurent jusqu’à ce qu’une évaluation environnementale soit effectuée dans le cadre de la Loi sur les Océans et de la Loi canadienne sur les évaluations environnementales.

    Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations distinguées

    Robert Haché
    Représentant

    cc T.M. Baker, délégué à l’exploitation, Office national de l’énergie, 403-292-5503

    Serge Lemieux, Environnement Canada, 418-649-6030

    Denis Veillette, Parcs Canada, 418-648-4847

    Laurent Tremblay, Parcs Canada, 418-648-5994

    Michel Chenier, Ressources naturelles Canada, 613-943-2274

    François Boulanger, Agence canadienne d’évaluation environnementale, 418-649-6443

    Robert Michaud, Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins, 418-522-5218

    Paul Einarston, Geophysical Service Incorporated, 403-215-2724

    Robert Pitt, Canning & Pitt Associates, 709-753-4471

    Marc Couture, Association des crabiers gaspésiens, 418-385-4997

    Daniel Desbois, Association des crabiers de la Baie, 418-396-2305

    Paul Boudreau, R.P.P.I.M., 418-986-6321

    Aurélien Haché, Crabiers du nord-est, 506-336-2391

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    13 November 2003

    Letter from the Fédération des pêcheurs semi-hauturiers du Québec

    Îles-de-la-Madeleine, le 13 novembre 2003

    Monsieur Terry M. Baker
    Délégué à l’exploitation
    Office national de l’énergie
    444, 7e avenue S.-O.
    Calgary (Alberta)
    T2P OX8

    Objet : Programme sismique marin pour l’ouest du golfe du Saint-Laurent / Projet de GSI

    Monsieur,

    La présente est pour vous faire part de nos inquiétudes à la suite de l’avis émis par le ministère des Pêches et des Océans en regard du projet cité en rubrique. Nos pêcheurs détiennent des permis de pêche au crabe des neiges, à la crevette et au poisson de fond. Au Québec, la valeur au débarquement des crustacés a atteint les 155 millions de dollars en 2002, auxquels s’ajoutent des retombées économiques directes et indirectes. L’importance de l’industrie de la pêche commerciale est incontestable.

    Le développement de ce secteur, qui constitue un des leviers économiques les plus importants pour les communautés maritimes du Québec, est tributaire des ressources marines. Conservation, exploitation rationnelle, utilisation durable des ressources, voilà l’approche que nous préconisons. Il nous apparaît donc primordial que toutes interventions autres que les activités de pêche comme telles, respectent ces mêmes principes.

    Nous avons pris connaissance de l’avis émis par le ministère des Pêches et des Océans concernant ce projet. Les experts de Pêches et Océans Canada estiment que la campagne projetée présente trop de risques pour certaines espèces marines. Outre les mammifères marins, le Ministère croit que " les projets proposés pourraient causer des effets importants sur le crabe des neiges, la crevette nordique, le homard (près de l’Île d’Anticosti) particulièrement en ce qui concerne les femelles portant des œufs." De plus, ils précisent que " les projets proposés pourraient causer des effets importants sur la reproduction du sébaste et la migration de la morue, espèces dont la pêche fait l’objet d’un moratoire ".

    Dans une lettre adressée au directeur de la Gestion de l’habitat à Pêches et Océans Canada, Monsieur Gordon Walsh, vous précisez que la firme GSI a répondu à ces préoccupations, en apportant des changements à son projet. Vous jugez et je cite : " …que nombre de préoccupations concernant le projet ont maintenant été traitées adéquatement par GSI ". À ce moment-ci, nous n’en sommes pas certains.

    Par ailleurs, selon nos informations, lors de tests réalisés au nord de la Norvège par l’Institute of Marine Research , des activités de pêche ont été réalisées avant, pendant, et après une série de tirs sismiques au canon pneumatique. Les résultats ont démontré une forte baisse des captures sur un secteur d’étude mesurant 40 milles marins. Le plus alarmant, c’est que cinq jours après la fin des tirs sismiques, la situation ne s’était pas encore rétablie. Quoique les résultats soient plus difficilement observables chez ces espèces, certains experts croient que les relevés sismiques pourraient avoir des effets sur les crustacés.

    Dans un tel contexte, nous croyons qu’il est nécessaire que l’ONE prenne le temps qu’il faut pour bien analyser la portée d’un tel projet. Nous croyons que l’ONE doit attendre d’avoir en main toutes les garanties nécessaires avant d’autoriser de telles opérations.

    • Considérant que la conservation des espèces marines doit être au cœur des préoccupations de tous et chacun;
    • Considérant les résultats de certaines études à l’effet que des impacts sont prévisibles sur certaines espèces, dont les crustacées;
    • Considérant la teneur de l’avis émis par les experts du ministère des Pêches et des Océans;
    • Considérant l’importance des pêches commerciales dans le développement des collectivités;
    • Considérant les risques liés à ce type d’activité;
    • Considérant la nécessité d’opter pour une approche dite de précaution;

    La Fédération des pêcheurs semi-hauturiers du Québec demande à l’ONE :

    • De ne pas autoriser la réalisation de relevés sismiques dans la partie ouest du golfe Saint-Laurent tant et aussi longtemps toutes les garanties suffisantes pour atténuer au maximum les effets du projet sur les ressources marines n’auront pas été obtenues;
    • De ne pas prendre de décision tant et aussi longtemps que le ministère des Pêches et des Océans n’aura pas donné son aval au projet ;
    • De ne pas permettre des activités qui pourraient nuire à court, moyen et long terme à la protection des ressources marines et de leur habitat.

    Enfin, nous pensons qu’il est nécessaire d’analyser un tel projet dans son ensemble avant de prendre des décisions qui risquent d’influencer le développement futur de nos pêcheries.

    Nous vous remercions de votre attention et vous prions d’agréer, Monsieur Baker, l’expression de nos sentiments les meilleurs.

    Gabrielle Landry, directrice générale

    c.c.

    Associations membres de la Fédération des pêcheurs semi-hauturiers du Québec,

    Gordon Walsh, directeur. Gestion de l’habitat, Institut Maurice-Lamontagne,

    Georges Farrah, député et secrétaire parlementaire aux pêches,

    Maxime Arseneau, député provincial,

    Robert Michaud, président, GREMM.

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    FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE
    DANS LE GOLFE DU SAINT-LAURENT

    Adresse de correspondance: Harvey Mead. Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
    1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R 2V7
    Tél: 418-648-2104 Téléc: 418-648-0991 Courriel: conservation@uqcn.qc.ca

     

    Lettre ouverte à Monsieur Jean Charest

    13 novembre 2003

    L’Exploitation pétrolière menace le Saint-laurent, ses habitants et les communautés qui en vivent

    Un front commun de groupes environnementaux appuyé par des citoyens, des artistes, des scientifiques, des associations et des membres de l’industrie de la pêche et de l’écotourisme exige un moratoire immédiat

    Doit-on rappeler que la démocratie n'est pas un état, mais un processus. L'ampleur des impacts d'un tel projet exige la tenue d'un débat public. La population est non seulement en droit de savoir, mais aussi en droit de se prononcer.

    Si rien n’est fait rapidement, le Saint-Laurent, notre Fleuve aux Grandes Eaux, sera soumis à un nouvel assaut, celui de l’exploitation pétrolière. Il y a 25 ans, a décelé la présence possible de gaz naturel ou de pétrole dans le Saint-Laurent. Aujourd’hui, alors que cette ressource non-renouvelable et responsable des pires maux de la terre se fait de plus en plus rare, l’industrie pétrolière s’associe à Hydro-Québec pour en tirer les profits.

    Si rien n’est fait rapidement, dès la semaine prochaine le navire GSI Admiral pourrait bombarder de sons puissants les fonds du Saint-Laurent, entre l’île d’Anticosti, Gaspé et les îles de la Madeleine, à la recherche de l’or noir. Les 1600 km de levés sismiques que GSI s’apprête à effectuer sont les premiers pas d’un ambitieux programme de prospection de 8 ans annoncé par Hydro-Québec en novembre 2002. L’industrie pétrolière prévoit effectuer 17 500 km de relevés sismiques d’ici 2005. Parallèlement, Hydro-Québec prévoit creuser des puits exploratoires aux endroits les plus prometteurs, notamment dans le Old Harry, tout près des îles de la Madeleine. Si la chance leur souriait le golfe et l’estuaire du Saint-Laurent pourraient bientôt se transformer en un véritable champ pétrolifère.

    Si rien n’est fait rapidement, on pourrait donc bientôt voir à partir des falaises du parc national de Forillon ou des îles de la Madeleine le flambeau caractéristique des plateformes de forage pétrolier. Loin de symboliser la richesse et la liberté, ses feux sont le symbole d’une aventure risquée dont les impacts sociaux, économiques et environnementaux pourraient s’avérer catastrophiques pour le Saint-Laurent, ses écosystèmes, ses populations de poissons et de baleines.

    Si rien n’est fait rapidement, le Québec tournera le dos à la modernité. Le Québec s’est taillé une place enviable parmi les pays industrialisés. Sans être irréprochable, notre bilan énergétique est enviable, et cette position nous la devons essentiellement à l’hydroélectricité, une ressource renouvelable. La suite logique de cette aventure ne serait-elle pas de miser sur la réduction de notre consommation énergétique et sur le développement des sources d’énergie renouvelable, comme l’énergie éolienne et solaire.

    Si rien n’est fait rapidement, le Québec manquera à son engagement récent mis de l’avant dans la Politique Nationale de l’eau. Ce projet est parfaitement incompatible avec " la vision de développement durable " dans laquelle la récente Politique nationale de l’eau vient d’être adoptée. Il est aussi incompatible avec l’engagement du gouvernement du Québec à " reconnaître un statut particulier au Saint-Laurent, milieu naturel remarquable avant d’être un élément clé de notre économie ". L’absence totale de consultation des principaux acteurs concernés dans cette aventure est elle aussi incompatible avec le principe de gestion intégrée qui devrait permettre à " toutes les communauté d’avoir prise sur les multiples décisions et actions qui touchent le Saint-Laurent".

    Si rien n’est fait rapidement, l’Office national de l’énergie du Canada pourrait, en dépit des avis défavorables des scientifiques de Pêches et Océans Canada, d’Environnement Canada, du MICS et du GREMM, autoriser le projet de GSI sans que le gouvernement du Québec ne se soit penché sur l’acceptabilité sociale, économique ou environnementale de ce projet et sans même que la population québécoise n’ait été consultée.

    Monsieur Charest, Parce que voulons particper aux choix qui affecteront notre société, nous, membres de la communauté scientifique et des groupes environnementaux, représentants de l’industrie de la pêche et de l’écotourisme, membres des premières nations, artistes et citoyens

    • exigeons que le gouvernement du Québec impose un moratoire immédiat au plan d’exploration gazière et pétrolière du Saint-Laurent annoncé par Hydro-Québec en novembre dernier;
    • réclamons , comme vous l’avez promis en avril dernier que " … l'acceptabilité environnementale et sociale de ce projet [soit évaluée] dans le cadre d'une enquête scientifique et indépendante sur le développement énergétique du Québec ".

    Signataires :

    Union québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)

    Stratégies Saint-Laurent (SSL)

    Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent (AVSL)

    Sierra Club Canada

    Société pour vaincre la pollution (SVP)

    Greenpeace

    Mouvement Au Courant

    Parti Vert du Québec

    Union Paysane

    Équiterre

    Fondation Rivières

    Environnement Jeunesse (ENJEU)

    Conseil régional de l’environnement du Bas-Saint-Laurent

    Conseil régional de l’environnement de Gaspésie et des Iles de la Madeleine

    Comité ZIP Saguenay

    Comité ZIP rive nord de l'estuaire

    Comité ZIP Côte-Nord du Golfe

    Comité ZIP Sud-de-l'estuaire

    Comité ZIP Baie des Chaleurs

    Parc nature de Pointe-aux-Outardes

    Comité côtier Les Escoumins à la rivière Betsiamites

    Conseil des Innus Essipit

    Chris Clark, Bioacoustic Lab, Cornell University

    Émilien Pelletier, titulaire Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie marine Université du Québec à Rimouski

    Pierre Béland, chercheur Institut national d’écotoxicologie du Saint-Laurent (INESL)

    Richard Sears, chercheur Station de recherche des îles Mingan (MICS)

    Robert Michaud, Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM)

    Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la Gaspésie

    Associations des crabiers gaspésiens inc.

    Le Québec Maritime (Associations Touristiques Régionales (ATR) du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de Duplessis, de Manicouagan et des Îles de la Madeleine)

    Association des bateliers du Saguenay

    Croisières AML

    Croisières Essipit

    Groupe Dufour

    Hugo Latulippe

    Laure Waridel

    Frédéric Back

    Ariane Moffatt

    Françoise David

    Chloé Sainte-Marie

    Gilles Carle

    Marie-Thérèse Forest

    Geneviève Saint-Hilaire

    Josée Kaltenback

    Florent Vollant

    André Montmorency

    Gilles Vigneault

    Jacques Languirand

    Alain Belhumeur

    Jean Lemire

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    27 October 2003

    A group of artists have stated their opposition to Hydro-Québec's oil exploration plan: Our St. Lawrence is what we are

    Our fleuve is what we are

    Hugo Latulippe

    Laure Waridel

    Frédéric Back

    Ariane Moffatt

    Françoise David

    Chloé Sainte-Marie

    Gilles Carle

    Marie-Thérèse Forest

    Geneviève Saint-Hilaire

    Josée Kaltenback

    Florent Vollant

    André Montmorency

    Gilles Vigneault

    À l’heure du loup,

    une terre dans sa nuit chante (et hurle parfois)

    pour qu’un peu de sagesse pacifie ces montagnes de cruauté et nous donne à voir un début d’avenir.

    - Pierre Morency

    Nous avons eu vent que l’on voudrait forer sous la mer de notre estuaire. Et dans le Golfe aussi. Près des îles, près de la Gaspésie. Notre première réaction fut unanime : Oh! Non, c’est pas vrai! Pas ça?

    Il semble que c’est Hydro-Québec, notre société d’État, qui est l’initiatrice du projet, cette fois. Le site web dit qu’HQ élargit ses activités aux secteurs pétrolier et gazier et offre des occasions d’affaires nouvelles dans une industrie en croissance. En croissance? British Petroleum (BP) et Shell, deux des cinq plus grandes pétrolières du monde, ne disent-elle pas elles-mêmes, depuis une dizaine d’années déjà, que le marché du pétrole périclite et que ce sont les énergies renouvelables qui sont l’avenir énergétique de l’humanité ?

    Le marché de l’éolien connaît actuellement une croissance annuelle de 40% à l’échelle de la planète. C’est 20% pour le solaire. L’avenir est là, c’est clair. Autant d’un point de vue économique qu’écosystémique. Comment se fait-il que nos dirigeants soient aussi en retard dans leur conception de la modernité? Pourquoi faut-il sans cesse citer les Danois, les Allemands, les Hollandais, les Suédois pour s’orienter?

    Et ne vient-on pas de signer Kyoto, nous, en plus? Les Québécoises et Québécois n’étaient-ils pas POUR la ratification de ce traité à 89% et n’ont-ils pas fortement contribué à l’adhésion du Canada? (38% des gaz à effets de serre émis par les Québécois proviennent de la combustion du pétrole.)

    Qu’à cela ne tienne! Le nouveau vice-président d’Hydro-Pétro-Québec, Jean A. Gagné, se voit déjà émir et parle du plus grand projet d’exploration, toutes catégories confondues, de l’histoire du Québec. Comment se fait-il que nous ne sachions presque rien de ce projet?

    Les coûts environnementaux

    Suite à une petite recherche auprès de fonctionnaires -qui désirent garder l’anonymat-, nous avons compris que c’est une firme d’exploration nommée Geophysical Services Inc. (GSI), basée à Houston, Texas, qui a reçu le mandat de sonder le Saint-Laurent. Sur le web, Hydro parle de partenaires de classe mondiale, mais ne donne aucun nom. Ça ne vous rappelle pas une certaine époque de notre histoire, vous? Pensez aux forêts. Pensez aux mines. Pensez aux poissons. Pensez à toutes ces beautés disparues, marchandées.

    Il y a fort à parier qu’Hydro trouvera ses partenaires de classes mondiale dans les ligues majeures. Chacun sait que partout où il y a de l’or noir, il y a EssoExxonMobile, (le plus puissant et le plus actif lobby contre les accords de Kyoto soit dit en passant) ou alors il y a ChevronTexaco, TotalFina et autres partenaires officiels de la fin du monde. Chacun sait aussi que partout où ces compagnies font des affaires, les catastrophes sociales ou écologiques sont la norme. Vous vous rappelez de l’Exxon Valdez, du Prestige, du Erika? Savez-vous qu’il y a 120 naufrages de bateaux pétroliers chaque année dans le monde? Et que les marées noires qu’ils provoquent ne représentent en fait que 10% des fuites de fioul, huiles, gaz, pétroles, gazoles déversées dans les rivières, fleuves et mers par l’industrie pétrolière?

    Savez-vous qu’Exxon n’a toujours rien payé pour l’Alaska? Rien, sauf une batterie d’avocats. Savez-vous que 61% des 7030 navires pétroliers du monde sont immatriculés dans une quinzaine de micro états qui marchandent leur souveraineté en échange d’un système qui permet une complète impunité. Dans 99% des cas de sinistres, les compagnies déclarent faillites et disparaissent… pour réapparaître sous d’autres noms, d’autres pavillons, ailleurs.

    On a affaire à plus gros que nous. Que nous tous. Plus gros que les États, d’ailleurs. Beaucoup plus gros.

    Les coûts sociaux

    Fermez les yeux et pensez au fleuve une seconde. Imaginez cet éden bleu, l’un des plus formidables écosystèmes marins du monde, spolié. Pensez aux pêcheurs. Pensez à tous ces gens qui travaillent au tourisme tout au long de nos côtes. Sans compter que le fleuve Saint-Laurent, c’est toute notre histoire, c’est notre fil d’Ariane, c’est ce qui nous définit le mieux ; c’est notre corps et notre âme. Et depuis bien avant la France, c’est un peu notre lien à nous avec le sacré.

    Néanmoins, l’an dernier, la Chambre de commerce de la Gaspésie et des îles disait voir dans ce projet d’exploration pétrolière une occasion de sauver la Gaspésie. Quel drôle de calcul! Aux innombrables risques de catastrophes écologiques, " la chambre " d’alors choisissait d’opposer des jobs pour les Gaspésiennes et Gaspésiens. Rhétorique vieille comme le monde… qui ne pèse pas lourd dans la balance quand on considère tout ce qui est menacé par ce projet. Non. On ne marchande plus le pays. On voit loin et large. Les GaspésienNEs mesurent mieux que personne l’importance d’avoir un Saint-Laurent en santé devant eux. (Qu’a-t-elle fait au monde, la Gaspésie, pour attirer tous ces sauveurs mégalos qui prennent tant et donnent si peu?)

    Les faits : on parle de 50 à 100 emplois pour l’exploration… mais elle a été confiée à nos amis du Texas, comme nous l’avons déjà dit. 4000 à 5000 emplois durant la construction. Ça, c’est sûr, c’est pour nous autres. De la job de bras, de la job pour se tuer à l’ouvrage, pour quelques mois. Ensuite, 200-300 vrais emplois pour l’exploitation…. dont une partie pour nos hypothétiques intendants de Houston ou autre Arabie Saoudite.

    Mais est-ce que 200-300 emplois en Gaspésie suffisent à rembourser de potentielles marées noires ou encore la disparition d’une espèce de mammifère marin? (L’avis des scientifiques du GREMM de Tadoussac est sans équivoque ; la survie des baleines du Saint-Laurent est menacée, à court, moyen et long terme, par ce projet. Les chercheurs de Pêches et Océans Canada à Rimouski émettent eux aussi des craintes sérieuses.) Ces animaux pacifiques, qui, depuis la nuit des temps, migrent noblement dans nos eaux, envers et contre tout, malgré les risques d’extinction grandissant, ne se défendraient pas. Elles disparaitraient sans un mot.

    A-t-on seulement réfléchi à la menace que ferait peser un tel projet sur l’éco-tourisme ou la pêche? Il semble clair que " la chambre " ne s’est pas posée la question à savoir s’il y n’y aurait pas, par hasard, plus d’emplois à perdre qu’à gagner.

    De la cohérence svp

    Il nous semble que, sous la pression des accords de libres échanges qui s’additionnent, la planète ressemble de plus en plus à une cour à scrap ; des icebergs de 9 fois la dimension de Singapour se décrochent de l’Antarctique dû au réchauffement climatique ; le nombre annuel d’inondations et de cyclones a quintuplé sur la terre entre 1950 et aujourd’hui ; rien qu’au Québec, 4000 personnes meurent prématurément chaque année à cause de la pollution atmosphérique ; des scientifiques annoncent que dans une cinquantaine d’années, la moitié de toutes les espèces vivantes pourraient être disparues. Hubert Reeves, lui, envisage notre propre disparition pour 2100, si nous n’entamons pas le virage vers… le Vert.

    Il y a urgence depuis longtemps. À l’heure de Kyoto, il nous faut faire preuve de cohérence. Nous ne voulons plus de croissance économique " à l’ancienne ", celle qui menace la vie sur terre. Pourquoi ne subventionnerions-nous pas, par exemple, des emplois chez Bombardier afin de se construire des trains légers entre l’île de Montréal et la banlieue et puis des trains à grande vitesse de la Gaspésie à Montréal? Et puis nous voulons des champs d’éoliennes, des panneaux solaires sur tous les toits de la ville, nous voulons de nouvelles stations de métro, des tramways, des autobus branchés sur le 220. Nous voulons des voitures électriques à la portée de tous. Nous voulons de la modernité.

    Aussi, nous demandons au Premier ministre du Québec d’imposer un moratoire avant qu’un seul rafiot immatriculé à Houston-Texas n’effleure la frontière de notre mer intérieure. Parce que vous ne le savez peut-être pas non plus mais GSI est déjà dans le Golfe et projette d’utiliser ses canons à air dès les premiers jours de novembre. Cela malgré l’engagement électoral de Jean Charest, auprès de l’Union québécoise pour la conservation de la nature, de faire de ce projet un CHOIX de société.

    Courage collectif

    " Faudrait peut-être attendre de savoir si y a du pétrole là-dessous avant de s’énerver ! " nous entendrons-nous peut-être répliquer. Well, read our lips : On. Ne. Veut. Pas. Le. Savoir. On-ne-veut-pas-le-savoir.

    Nous croyons que le pays autour est notre premier système de santé ; tous les jours, les Québécois le boivent, le respirent, et le mangent. Nous SOMMES le pays que nous habitons. Nous ne voulons pas d’un État-gigolo dont la finalité serait de marchander le patrimoine collectif. Le fleuve EST notre richesse.

    Nous croyons que l’heure est venue d’avoir le courage collectif de remettre en cause la croissance économique perpétuelle comme projet de société.

    Un mot en états-unien, finalement, pour ceux qui pourraient tenter de capter ce message d’ailleurs dans le cosmos :

    WE WON’T LET YOU SCRAP OUR FLEUVE AGAIN.

    OUR FLEUVE IS PART OF OUR SOUL.

    OUR FLEUVE IS PART OF OUR BODY.

    OUR FLEUVE IS WHAT WE ARE.

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    16 October 2003

    Press Release from the Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ)

    Communiqué Pour diffusion immédiate

    Exploration gazière et pétrolière dans le Saint-Laurent

    Le RNCREQ demande au gouvernement de respecter ses engagements

    Montréal, le 16 octobre 2003 — Le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement du Québec (RNCREQ) joint aujourd’hui sa voix à celle de plusieurs autres organisations afin d’exiger du gouvernement du Québec qu’il suspende les travaux d’exploration gazière et pétrolière dans le Saint-Laurent, et ce, jusqu’à ce qu’il y ait eu une analyse publique de la pertinence de ce projet basée sur une évaluation environnementale globale. Pour le directeur général du RNCREQ, Philippe Bourke, "il n’est pas normal qu’un projet de cette envergure, qui ébranle autant les fondements des politiques énergétiques et environnementales du Québec, et qui est associé à de si importantes incertitudes quant à sa rentabilité économique, puisse être lancé sans une évaluation en profondeur".

    Rappelons que le 27 novembre 2002, Hydro-Québec annonçait son intention d’investir plusieurs centaines de millions de dollars d’ici 2010 pour procéder à l’exploration pétrolière et gazière dans le Saint-Laurent. Or, en dépit des bénéfices économiques considérables qu’une éventuelle phase d’exploitation pourrait apporter, il faut être conscient des conséquences économiques, sociales et environnementales attribuables à l’exploration et à l’exploitation pétrolière et gazière, notamment à l’égard des activités économiques actuellement tributaires du Saint-Laurent (pêche, tourisme, navigation, etc.).

    Selon les informations que nous avons obtenues auprès du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM), la prospection sismique de cette nature peut avoir des effets sérieux sur la faune marine, particulièrement sur les mammifères marins. Or, jusqu’à 19 espèces de mammifères marins fréquentent l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent et 6 d’entre elles sont en péril, notamment le béluga et la baleine bleue. Ces espèces représentent un patrimoine collectif mondialement reconnu et l’industrie touristique florissante des régions côtières est largement dépendante de la présence de ces baleines. Qui plus est, d’autres ressources marines comme les poissons de fond et les crustacés sont susceptibles d’être affectées par les activités d’exploration, avec les conséquences importantes que cela entraîne sur l’industrie de la pêche et ses artisans.

    Plus fondamentalement, ce projet est susceptible de fragiliser les ressources naturelles du Saint-Laurent au moment où le gouvernement du Québec travaille à la mise en œuvre d’une politique de l’eau qui place la gestion intégrée de ce grand fleuve au cœur des enjeux, avec l’objectif d’assurer la protection et la restauration des habitats et la protection des espèces et de la biodiversité.

    Enfin, sur le plan strictement énergétique, le projet d’Hydro-Québec met clairement en lumière les lacunes de la société d’État en matière de planification du développement. En effet, ce projet majeur n’est pas traité de manière explicite dans le plus récent Plan stratégique d’Hydro-Québec (2002-2006), lequel constitue pourtant le seul instrument public de planification du secteur de l’énergie. Qui plus est, l’intérêt pour le pétrole et le gaz, des filières énergétiques non-propres et non-renouvelables, apparaît clairement incompatible avec les orientations gouvernementales en faveur de la réduction des gaz à effet de serre, notamment.

    Dans cet esprit, le RNCREQ invite donc le gouvernement à mettre rapidement de l’avant son engagement électoral visant à "élaborer et à mettre en œuvre dans les plus brefs délais une nouvelle politique énergétique fondée sur la sécurité, la fiabilité, l’accessibilité, l’acceptabilité et l’efficacité. " Philippe Bourke ajoute que "c’est à ce moment-ci, et non en 2006, que cet examen en profondeur doit être réalisé. Autrement, on risque fort de faire des choix qui auront des conséquences environnementales, sociales et économiques irréversibles".

    Au cours des prochaines semaines, le RNCREQ et les CRE situés en territoire côtier (Gaspésie / Îles de la Madeleine, Bas St-Laurent, Côte-Nord, Saguenay / Lac St-Jean), de concert avec les autres organismes préoccupés par ce projet, poursuivront leurs efforts auprès des décideurs locaux, régionaux et nationaux afin de faire respecter le principe de précaution.

    - 30 -

    Pour informations :

    Philippe Bourke, RNCREQ , Tél : 1-514-861-7022

    Luce Balthazar, CRE Bas St-Laurent , Tél : 1-418-721-5711

    Caroline Duchesne, CRE Gaspésie / les Îles , Tél : 1-418-534-4498

    Marie-Pierre Ouellon, CRE Côte-Nord , Tél : 1-418-962-6362

    Daniel Groleau, CRE Sag. / Lac St-Jean , Tél : 1-418-662-9347

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    15 October 2003

    Letter from environmental groups to the Québec Premier Jean Charest

    Le 15 octobre 2003

    Monsieur Jean Charest, Premier Ministre
    Édifice Honoré-Mercier
    835, boul. René-Lévesque Est, 3e étage
    Québec (Québec) G1A 1B4

    Monsieur le Premier Ministre,

    La présente vous fait part de préoccupations et de demandes d’un groupe d’organismes qui interviennent auprès de vous et de vos ministres concernant le programme d’exploration gazière et pétrolièr