Rita Dionne-Marsolais' answer
to letters from various groups and individuals (8 January 2003)
Letter from André
Stainier, president of Les Amis de
la vallée du Saint-Laurent,
to Rita Dionne-Marsolais (27 December 2002)
Letter from Frédéric Back to Bernard Landry (27 December 2002)
Letter from Marc Hudon,
president of Stratégies Saint-Laurent,
to David Anderson, Minister of the Environment (20 December 2002)
Letter from Caroline Duchesne, coordinator of the Conseil Régional de lEnvironnement de la
Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine, to Bernard Landry (19 December 2002)
Letter from Guy Lessard, president of the Regroupement
national des conseils régionaux de l'environnement du Québec, to Bernard Landry (19 December 2002)
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8 December 2003
Press Release:
Oil exploration Mulcair and Hamad settle the emergency, without
submitting the complete programme to a public examination
FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR
LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE ET
GAZIÈRE DANS LE SAINT-LAURENT
Adresse de correspondance: Harvey Mead. Union
québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R
2V7
Tél: 418-648-2104 Téléc:
418-648-0991 Courriel: conservation@uqcn.qc.ca
Communiqué de presse
Pour diffusion immédiate
Exploration gazière
Mulcair et Hamad règlent lurgence, sans soumettre lensemble
du programme à un examen public
Québec, 8 décembre 2003 Le ministre
de lEnvironnement, M. Thomas Mulcair, et le ministre des Ressources
naturelles, de la Faune et des Parcs, M. Sam Hamad, ont annoncé le
3 décembre dernier leur réponse aux demandes
formulées par le Front commun concernant lexploration
pétrolière et gazière de lestuaire et du golfe
Saint-Laurent. Un comité dexperts se penchera sur les enjeux
environnementaux des levés sismiques dans le Saint-Laurent, et le
BAPE (Bureau daudiences publiques en environnement) permettra
à la population et aux groupes dintérêts, comme
le Front commun, de faire connaître leur opinion. Par ailleurs, le 5
décembre, lOffice national de lénergie du Canada
annonçait quil demandait au ministre de lEnvironnement
du Canada de renvoyer à une commission dexamen
lévaluation du projet prévu par GSI cet automne dans
louest du golfe. Si ces annonces calment le sentiment durgence
que suscitait le possible début de travaux sismiques dans le golfe
cet automne, celle de MM. Mulcair et Hamad ne répond que
partiellement aux préoccupations soulevées par le Front
commun depuis un an.
En effet, comme la souligné M. Hamad dans les
médias, ce processus dévaluation ne touche que les
levés sismiques, un dossier quil juge complètement
différent de lexploration par forage ou de
lexploitation de gisements. Pour M. Hamad, il semble suffisant de soumettre les forages exploratoires et
lexploitation de gisements " aux processus d'approbation
prévus aux législations appropriées ", et
il ne promet pas de consultations publiques. Contrairement à M.
Hamad, le Front commun juge primordial de considérer les
répercussions de lensemble du Plan dexploration du
Saint-Laurent par Hydro-Québec, de mêmes que celles
des étapes qui en découlent logiquement, soit
lexploitation des gisements jusquau
démantèlement des plates-formes une fois la source tarie.
Chacune de ces étapes comporte des risques documentés, dont
lampleur reste à déterminer pour le Saint-Laurent, sa
faune marine et les communautés riveraines qui en dépendent.
Avant de procéder, il faut considérer lensemble des
risques, du début à la fin, et les mettre en balance avec
les bénéfices escomptés.
Lannonce de MM. Hamad et Mulcair ne permet pas non plus de
calmer les inquiétudes dun regroupement de Madelinots, qui
craint de voir commencer sous peu les forages exploratoires sur le Old
Harry, à lest des îles de la Madeleine.
Inquiet de voir lexamen du Plan dHydro-Québec
morcelé par étapes, inquiet à lidée que
les forages exploratoires soient examinés à la pièce
plutôt que globalement, inquiet que le processus
dévaluation annoncé ne questionne pas la
finalité de lexploration, le Front commun continue de
réclamer un moratoire sur toutes les activités liées
à lexploration des hydrocarbures du Saint-Laurent par le
Québec et un examen public visant à évaluer
lacceptabilité environnementale, sociale et économique
de lexploration et de lexploitation des hydrocarbures des
fonds marins du Saint-Laurent par le Québec.
-30-
Sources
Charles-Antoine Drolet, UQCN, 418 648-2104
Nicolas Roy, Stratégies Saint-Laurent, 418 648-8079
Daniel Green, Sierra Club du Canada, 514 844-5477
André Stainier, Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent,
418 522-8886
Ce communiqué est disponible sur Baleines en direct
(www.baleinesendirect.net/3/3-3-1.html)
Ces signataires ont appuyé le Front commun
Union québécoise pour la conservation de la nature
(UQCN)
Stratégies Saint-Laurent (SSL)
Les Amis de la Vallée du
Saint-Laurent (AVSL)
Sierra Club du Canada
Société pour vaincre la pollution (SVP)
Greenpeace
Mouvement Au Courant
Union Paysanne
Équiterre
Fondation RivièreS
Environnement Jeunesse (ENJEU)
Corporation Saint-Laurent
Les AmiEs de la Terre de Québec
Investissements responsables Québec
Mouvement MRG (Madelinots pour le
respect du golfe)
Comité de recherche et d'intervention du Grand-Portage (CRIE du
Grand Portage)
Réseau
québécois des groupes écologistes (RQGE)
Conseil régional de lenvironnement du Bas-Saint-Laurent
(CREBSL)
Conseil régional de lenvironnement de Gaspésie et
des Iles de la Madeleine (CREGÎM)
Comité ZIP des îles de la Madeleine
Comité ZIP Saguenay
Comité ZIP rive nord de l'estuaire
Comité ZIP Côte-Nord du Golfe
Comité ZIP Sud-de-l'estuaire
Comité ZIP Baie des Chaleurs
Comité ZIP Jacque-Cartier
Parc nature de Pointe-aux-Outardes
Comité côtier Les Escoumins à la rivière
Betsiamites
Conseil des Innus Essipit
Éco-quartier St-Jacques/Association sportive et communautaire du Centre-Sud
Richard Léveillé, chercheur, Centre GEOTOP-UQAM-McGill
Chris Clark, Bioacoustic Lab, Cornell University
Émilien Pelletier, titulaire Chaire de recherche du Canada en
écotoxicologie marine Université du Québec à
Rimouski
Richard Sears, chercheur Station de recherche des îles Mingan
(MICS)
Robert Michaud, Groupe de recherche et déducation sur les
mammifères marins (GREMM)
Forum de l'ISE (Institut des sciences de l'environnement de
l'UQÀM)
Daniel Martineau, Professeur agrégé, Département
de Pathologie et Microbiologie, Faculté de Médecine
Vétérinaire, Université de Montréal
Parti Vert du Québec
Centrale syndicale du Québec
Municipalité de Tadoussac
Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la
Gaspésie
Associations des crabiers gaspésiens inc.
Crabier Du Nord Est inc.
Le Québec Maritime (Associations Touristiques Régionales
(ATR) du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de Duplessis, de
Manicouagan et des Îles de la Madeleine)
Association des bateliers du Saguenay
Croisières AML
Croisières Essipit
Groupe Dufour
Club de la baie de Tadoussac
Hugo Latulippe
Laure Waridel
Frédéric Back
Ariane Moffatt
Françoise David
Chloé Sainte-Marie
Gilles Carle
Marie-Thérèse Forest
Geneviève Saint-Hilaire
Josée Kaltenback
Florent Vollant
André Montmorency
Gilles Vigneault
Jacques Languirand
Alain Belhumeur
Jean Lemire
Lucie dAmours
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8 December 2003
Letter from the Coalition to
MM. Mulcair and Hamad
FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR
LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE ET
GAZIÈRE DANS LE SAINT-LAURENT
Adresse de correspondance: Harvey Mead. Union
québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R
2V7
Tél: 418-648-2104 Téléc:
418-648-0991 Courriel: conservation@uqcn.qc.ca
Monsieur Thomas Mulcair,
Ministre
Ministère de lEnvironnement
675, boul. René-Lévesque Est, 30e étage
Québec, Qc G1R 5V7
Monsieur Sam Hamad, Ministre
Ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs
Édifice de lAtrium
5700, 4e Avenue Ouest, bureau A 308
Québec (Québec) G1H 6R1
8 décembre 2003
Messieurs les Ministres,
Nous avons pris connaissance de votre communiqué de presse
conjoint diffusé le 3 décembre dernier, concernant
lexploration pétrolière et gazière de
lestuaire et du golfe Saint-Laurent. Si cette annonce calme le
sentiment durgence que suscitait le possible début de travaux
sismiques dans le golfe cet automne, elle ne répond que
partiellement aux préoccupations soulevées par le Front
commun depuis un an.
En effet, comme la souligné M. Hamad dans les
médias, ce processus dévaluation ne touche que les
levés sismiques, un dossier quil juge complètement
différent de lexploration par forage ou de
lexploitation de gisements. Pour
M. Hamad, il semble suffisant de soumettre les forages exploratoires et
lexploitation de gisements " aux processus d'approbation
prévus aux législations appropriées ", et
il ne promet pas de consultations publiques. Contrairement à M.
Hamad, le Front commun juge primordial de considérer les
répercussions de lensemble du Plan dexploration du
Saint-Laurent par Hydro-Québec, de mêmes que celles
des étapes qui en découlent logiquement, soit
lexploitation des gisements jusquau
démantèlement des plates-formes une fois la source tarie.
Chacune de ces étapes comporte des risques documentés, dont
lampleur reste à déterminer pour le Saint-Laurent, sa
faune marine et les communautés riveraines qui en dépendent.
Avant de procéder, il faut considérer lensemble des
risques, du début à la fin, et les mettre en balance avec
les bénéfices escomptés.
Votre annonce ne permet pas non plus de calmer les inquiétudes
dun regroupement de Madelinots, qui craint de voir commencer sous
peu les forages exploratoires sur le Old Harry, à lest des
îles de la Madeleine.
Inquiet de voir lexamen du Plan dHydro-Québec
morcelé par étapes, inquiet à lidée que
les forages exploratoires soient examinés à la pièce
plutôt que globalement, inquiet que le processus
dévaluation annoncé ne questionne pas la
finalité de lexploration, le Front commun continue de
réclamer un moratoire sur toutes les activités liées
à lexploration des hydrocarbures du Saint-Laurent par le
Québec et un examen public visant à évaluer
lacceptabilité environnementale, sociale et économique
de lexploration et de lexploitation des hydrocarbures des
fonds marins du Saint-Laurent par le Québec.
Par ailleurs, puisque lAgence canadienne dévaluation
environnementale sapprête à se pencher sur un des
projets qui fera partie de lexamen annoncé par le
Québec, comme lannonce un communiqué de presse de
lOffice national de lénergie daté du 5
décembre dernier, peut-être faudra-t-il envisager une
procédure conjointe fédérale-provinciale.
Nous vous prions dagréer, Messieurs les Ministres, nos
salutations les plus respectueuses,
Charles-Antoine Drolet
UQCN
Nicolas Roy
Stratégies Saint-Laurent
Daniel Green
Sierra Club du Canada
André Stainier
Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent
c.c.
Monsieur Jean Charest, premier
ministre du Québec
André Caillé, président d'Hydro-Québec
Monsieur David Anderson, ministre de lEnvironnement du Canada
Ces signataires appuient le Front commun
Union québécoise pour la conservation de la nature
(UQCN)
Stratégies Saint-Laurent (SSL)
Les Amis de la Vallée du
Saint-Laurent (AVSL)
Sierra Club du Canada
Société pour vaincre la pollution (SVP)
Greenpeace
Mouvement Au Courant
Union Paysanne
Équiterre
Fondation RivièreS
Environnement Jeunesse (ENJEU)
Corporation Saint-Laurent
Les AmiEs de la Terre de Québec
Investissements responsables Québec
Mouvement MRG (Madelinots pour le
respect du golfe)
Comité de recherche et d'intervention du Grand-Portage (CRIE du
Grand Portage)
Réseau
québécois des groupes écologistes (RQGE)
Conseil régional de lenvironnement du Bas-Saint-Laurent
(CREBSL)
Conseil régional de lenvironnement de Gaspésie et
des Iles de la Madeleine (CREGÎM)
Comité ZIP des îles de la Madeleine
Comité ZIP Saguenay
Comité ZIP rive nord de l'estuaire
Comité ZIP Côte-Nord du Golfe
Comité ZIP Sud-de-l'estuaire
Comité ZIP Baie des Chaleurs
Comité ZIP Jacque-Cartier
Parc nature de Pointe-aux-Outardes
Comité côtier Les Escoumins à la rivière
Betsiamites
Conseil des Innus Essipit
Éco-quartier St-Jacques/Association sportive et communautaire du Centre-Sud
Richard Léveillé, chercheur, Centre GEOTOP-UQAM-McGill
Chris Clark, Bioacoustic Lab, Cornell University
Émilien Pelletier, titulaire Chaire de recherche du Canada en
écotoxicologie marine Université du Québec à
Rimouski
Richard Sears, chercheur Station de recherche des îles Mingan
(MICS)
Robert Michaud, Groupe de recherche et déducation sur les
mammifères marins (GREMM)
Forum de l'ISE (Institut des sciences de l'environnement de
l'UQÀM)
Daniel Martineau, Professeur agrégé, Département
de Pathologie et Microbiologie, Faculté de Médecine
Vétérinaire, Université de Montréal
Parti Vert du Québec
Centrale syndicale du Québec
Municipalité de Tadoussac
Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la
Gaspésie
Associations des crabiers gaspésiens inc.
Crabier Du Nord Est inc.
Le Québec Maritime (Associations Touristiques Régionales
(ATR) du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de Duplessis, de
Manicouagan et des Îles de la Madeleine)
Association des bateliers du Saguenay
Croisières AML
Croisières Essipit
Groupe Dufour
Club de la baie de Tadoussac
Hugo Latulippe
Laure Waridel
Frédéric Back
Ariane Moffatt
Françoise David
Chloé Sainte-Marie
Gilles Carle
Marie-Thérèse Forest
Geneviève Saint-Hilaire
Josée Kaltenback
Florent Vollant
André Montmorency
Gilles Vigneault
Jacques Languirand
Alain Belhumeur
Jean Lemire
Lucie dAmours
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8 December 2003
Letter from the Coalition
to M. David Anderson
FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR
LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE ET
GAZIÈRE DANS LE SAINT-LAURENT
Adresse de correspondance: Harvey Mead. Union
québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R
2V7
Tél: 418-648-2104 Téléc:
418-648-0991 Courriel: conservation@uqcn.qc.ca
Monsieur David Anderson
Ministre de l'Environnement du Canada
Les Terrasses de la Chaudière
10, Rue Wellington, 28ième
Hull (Québec), K1A 0H3
(819) 953-3457 (fax)
david.anderson@ec.gc.ca
8 décembre 2003
Monsieur le Ministre,
Nous venons dapprendre que lOffice national de
lénergie vous demandait de renvoyer à une commission
denquête lévaluation du projet de GSI qui
prévoyait des levés sismiques cet automne dans louest
du golfe Saint-Laurent. Nous nous réjouissons de cette
décision, qui tient compte des avis scientifiques et des
inquiétudes soulevées par le Front commun.
Par ailleurs, comme vous le savez, le Québec vient de
décréter quil procèdera à un examen de
lensemble des projets de levés sismiques prévus dans
le cadre du Plan dexploration gazière et
pétrolière du Saint-Laurent par Hydro-Québec. Nous
tenons à souligner quil nous apparaît primordial de considérer les répercussions
de lensemble de ce Plan dexploration (non seulement les
levés sismiques mais aussi les forages exploratoires), de
mêmes que celles des étapes qui en découlent
logiquement, soit lexploitation des gisements jusquau
démantèlement des plates-formes une fois la source tarie.
Chacune de ces étapes comporte des risques documentés, dont
lampleur reste à déterminer pour le Saint-Laurent, sa
faune marine et les communautés riveraines qui en dépendent.
Avant de procéder, il faut considérer lensemble des
risques, du début à la fin, et les mettre en balance avec
les bénéfices escomptés.
Puisque lAgence canadienne dévaluation
environnementale sapprête à se pencher sur un des
projets qui fera partie de lexamen annoncé par le
Québec, peut-être faudra-t-il envisager une procédure
conjointe fédérale-provinciale. Par ailleurs, tous les
projets dexporation pétrolière et gazière dans
le Saint-Laurent sont interreliés et ont des impacts cumulatifs sur
une même mer intérieure. Or, comme ces projets tombent sous
diverses juridictions (fédérale, Québec,
Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve), ne faudrait-il pas envisager un
processus conjoint qui permettent dévaluer convenablement les
risques encourus par le Saint-Laurent?
Nous vous prions dagréer, Monsieur le Ministre, nos
salutations les plus respectueuses,
Charles-Antoine Drolet
UQCN
Nicolas Roy
Stratégies Saint-Laurent
Daniel Green
Sierra Club du Canada
André Stainier
Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent
c.c. :
Monsieur Thomas Mulcair, ministre de lEnvironnement du
Québec
Monsieur Sam Hamad, ministre des Ressources naturelles, de la Faune et
des Parcs du Québec
Monsieur Paul Martin, chef du parti libéral du Canada et futur
premier ministre du Canada
Ces signataires appuient le Front commun
Union québécoise pour la conservation de la nature
(UQCN)
Stratégies Saint-Laurent (SSL)
Les Amis de la Vallée du
Saint-Laurent (AVSL)
Sierra Club du Canada
Société pour vaincre la pollution (SVP)
Greenpeace
Mouvement Au Courant
Union Paysanne
Équiterre
Fondation RivièreS
Environnement Jeunesse (ENJEU)
Corporation Saint-Laurent
Les AmiEs de la Terre de Québec
Investissements responsables Québec
Mouvement MRG (Madelinots pour le
respect du golfe)
Comité de recherche et d'intervention du Grand-Portage (CRIE du
Grand Portage)
Réseau
québécois des groupes écologistes (RQGE)
Conseil régional de lenvironnement du Bas-Saint-Laurent
(CREBSL)
Conseil régional de lenvironnement de Gaspésie et
des Iles de la Madeleine (CREGÎM)
Comité ZIP des îles de la Madeleine
Comité ZIP Saguenay
Comité ZIP rive nord de l'estuaire
Comité ZIP Côte-Nord du Golfe
Comité ZIP Sud-de-l'estuaire
Comité ZIP Baie des Chaleurs
Comité ZIP Jacque-Cartier
Parc nature de Pointe-aux-Outardes
Comité côtier Les Escoumins à la rivière
Betsiamites
Conseil des Innus Essipit
Éco-quartier St-Jacques/Association sportive et communautaire du Centre-Sud
Richard Léveillé, chercheur, Centre GEOTOP-UQAM-McGill
Chris Clark, Bioacoustic Lab, Cornell University
Émilien Pelletier, titulaire Chaire de recherche du Canada en
écotoxicologie marine Université du Québec à
Rimouski
Richard Sears, chercheur Station de recherche des îles Mingan
(MICS)
Robert Michaud, Groupe de recherche et déducation sur les
mammifères marins (GREMM)
Forum de l'ISE (Institut des sciences de l'environnement de
l'UQÀM)
Daniel Martineau, Professeur agrégé, Département
de Pathologie et Microbiologie, Faculté de Médecine
Vétérinaire, Université de Montréal
Parti Vert du Québec
Centrale syndicale du Québec
Municipalité de Tadoussac
Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la
Gaspésie
Associations des crabiers gaspésiens inc.
Crabier Du Nord Est inc.
Le Québec Maritime (Associations Touristiques Régionales
(ATR) du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de Duplessis, de
Manicouagan et des Îles de la Madeleine)
Association des bateliers du Saguenay
Croisières AML
Croisières Essipit
Groupe Dufour
Club de la baie de Tadoussac
Hugo Latulippe
Laure Waridel
Frédéric Back
Ariane Moffatt
Françoise David
Chloé Sainte-Marie
Gilles Carle
Marie-Thérèse Forest
Geneviève Saint-Hilaire
Josée Kaltenback
Florent Vollant
André Montmorency
Gilles Vigneault
Jacques Languirand
Alain Belhumeur
Jean Lemire
Lucie dAmours
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8 December 2003
Note from the Coalition to
M. Paul Martin
FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR
LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE ET
GAZIÈRE DANS LE SAINT-LAURENT
Adresse de correspondance: Harvey Mead. Union
québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R
2V7
Tél: 418-648-2104 Téléc:
418-648-0991 Courriel: conservation@uqcn.qc.ca
Monsieur Paul Martin
Chef du parti libéral du Canada et futur Premier Ministre du
Canada
La permanence nationale
81, rue Metcalfe,
Bureau 400
Ottawa, Ontario KIP 6M8
8 décembre 2003
Monsieur Martin,
À quelques jours de votre assermentation, nous tenons à
porter à votre attention le dossier de lexploration
pétrolière et gazière dans lestuaire et le
golfe du Saint-Laurent. Nous vous faisons donc parvenir en copie conforme
la dernière lettre que nous adressons au ministre de
lEnvironnement du Canada, Monsieur David Anderson.
Nous vous serions gré den prendre connaissance et
dassurer le suivi de ce dossier qui comporte des enjeux
dimportance pour le Canada et ses provinces baignées par le
Saint-Laurent.
Nous vous prions daccepter, Monsieur Martin, lexpression de
nos sentiments les plus respectueux,
Charles-Antoine Drolet
UQCN
Nicolas Roy
Stratégies Saint-Laurent
Daniel Green
Sierra Club du Canada
André Stainier
Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent
Ces signataires appuient le Front commun
Union québécoise pour la conservation de la nature
(UQCN)
Stratégies Saint-Laurent (SSL)
Les Amis de la Vallée du
Saint-Laurent (AVSL)
Sierra Club du Canada
Société pour vaincre la pollution (SVP)
Greenpeace
Mouvement Au Courant
Union Paysanne
Équiterre
Fondation RivièreS
Environnement Jeunesse (ENJEU)
Corporation Saint-Laurent
Les AmiEs de la Terre de Québec
Investissements responsables Québec
Mouvement MRG (Madelinots pour le
respect du golfe)
Comité de recherche et d'intervention du Grand-Portage (CRIE du
Grand Portage)
Réseau
québécois des groupes écologistes (RQGE)
Conseil régional de lenvironnement du Bas-Saint-Laurent
(CREBSL)
Conseil régional de lenvironnement de Gaspésie et
des Iles de la Madeleine (CREGÎM)
Comité ZIP des îles de la Madeleine
Comité ZIP Saguenay
Comité ZIP rive nord de l'estuaire
Comité ZIP Côte-Nord du Golfe
Comité ZIP Sud-de-l'estuaire
Comité ZIP Baie des Chaleurs
Comité ZIP Jacque-Cartier
Parc nature de Pointe-aux-Outardes
Comité côtier Les Escoumins à la rivière
Betsiamites
Conseil des Innus Essipit
Éco-quartier St-Jacques/Association sportive et communautaire du Centre-Sud
Richard Léveillé, chercheur, Centre GEOTOP-UQAM-McGill
Chris Clark, Bioacoustic Lab, Cornell University
Émilien Pelletier, titulaire Chaire de recherche du Canada en
écotoxicologie marine Université du Québec à
Rimouski
Richard Sears, chercheur Station de recherche des îles Mingan
(MICS)
Robert Michaud, Groupe de recherche et déducation sur les
mammifères marins (GREMM)
Forum de l'ISE (Institut des sciences de l'environnement de
l'UQÀM)
Daniel Martineau, Professeur agrégé, Département
de Pathologie et Microbiologie, Faculté de Médecine
Vétérinaire, Université de Montréal
Parti Vert du Québec
Centrale syndicale du Québec
Municipalité de Tadoussac
Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la
Gaspésie
Associations des crabiers gaspésiens inc.
Crabier Du Nord Est inc.
Le Québec Maritime (Associations Touristiques Régionales
(ATR) du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de Duplessis, de
Manicouagan et des Îles de la Madeleine)
Association des bateliers du Saguenay
Croisières AML
Croisières Essipit
Groupe Dufour
Club de la baie de Tadoussac
Hugo Latulippe
Laure Waridel
Frédéric Back
Ariane Moffatt
Françoise David
Chloé Sainte-Marie
Gilles Carle
Marie-Thérèse Forest
Geneviève Saint-Hilaire
Josée Kaltenback
Florent Vollant
André Montmorency
Gilles Vigneault
Jacques Languirand
Alain Belhumeur
Jean Lemire
Lucie dAmours
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27 November 2003
Letter from the Coalition to the National Energy Board
FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR
LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE ET
GAZIÈRE DANS LE SAINT-LAURENT
Adresse de correspondance: Harvey Mead. Union
québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R
2V7
Tél: 418-648-2104 Téléc:
418-648-0991 Courriel: conservation@uqcn.qc.ca
Québec, 27 novembre 2003
Monsieur Terry M. Baker
Délégué à lexploitation
Office national de lÉnergie
444, 7e avenue S.-O.
Calgary (Alberta) T2P 0X8
fax: (403) 292-5876
Objet : GSI West Gulf of St. Lawrence,
November 2003 deux nouveaux avis scientifiques jugent le projet trop
risqué
Monsieur Baker ,
Vous êtes sur le point de rendre une décision importante
relative à la demande de permis de GSI pour un projet
dexploration sismique dans le détroit dHonguedo, dans
le Nord-Ouest du golfe du Saint-Laurent pour lautomne 2003. À
la lumière des avis scientifiques déposés par
Pêches et Océans, Environnement Canada, le GREMM et le MICS
en octobre 2003, et plus tôt cette semaine par Pêches et
Océans et le GREMM, il est clair que la réalisation du
projet de GSI, et ce malgré la somme des mesures
datténuation proposées par le promoteur, est
susceptible dentraîner des effets environnementaux
négatifs potentiellement importants. Nous voulons vous rappeler
que, tel quil est prescrit dans les dispositions de la Loi
canadienne sur lévaluation environnementale, la demande
de GSI devrait être refusée ou être soumise à
une médiation ou une commission environnementale.
Par ailleurs, nous tenons à vous rappeler lampleur
des préoccupations exprimées par
des membres de la communauté scientifique et des groupes
environnementaux, des représentants de lindustrie de la
pêche et de lécotourisme, des membres des
premières nations, des artistes et des citoyens
(voir bref rappel des interventions depuis décembre 2002). Ces
inquiétudes portent non seulement sur les impacts potentiels du
projet de levés sismiques déposé par la firme GSI
mais sur le nouveau Plan dexploration
pétrolière et gazière pour le golfe et
lestuaire du Saint-Laurent annoncé par Hydro-Québec en
novembre 2002 et dont le projet de GSI nest que la première
étape. Il nous apparaît donc essentiel de reporter
lexamen de tout autre demande de permis relié à ce
programme jusquà ce que lacceptabilité sociale,
économique et environnementale de lensemble de ce programme
soit soumise à une commission dévaluation
indépendante tel que nous le demandons aux ministres de
lenvironnement du Canada et du Québec.
Veuillez recevoir, Monsieur Baker, nos salutations
distinguées.
Harvey Mead, UQCN
Daniel Green, Sierra Club du Canada
André Stainier, Les Amis de la Vallée du
Saint-Laurent
Nicolas Roy, Stratégies Saint-Laurent
Au nom du Front commun pour le moratoire sur les projets
dexploration gazière et pétrolière dans le
Saint-Laurent
Cc: Paul Einarsson, GSI
Gordon Walsh, Pêches et Océans Canada
Serge Lemieux, Environnement Canada
Laurent Tremblay, Parcs Canada
Michel Chenier, Ressources Naturelles Canada
François Boulanger, Agence canadienne des
évaluations environnementales
p.j.: Liste des principales lettres et communiqués, Liste des
membres du Front commun
Liste des principales lettres et
communiqués formulant des préoccupations et des demandes
concernant le Plan dexploration gazière et
pétrolière dHydro-Québec entre décembre
2002 et novembre 2003
Pour un accès au texte de ces lettres et
communiqués: www.baleinesendirect.net/3/3-3-1.html
- Lettre des Crabiers du Nord-Est (14 novembre 2003)
- Lettre du groupe Attention FragÎles, Iles de la Madeleine (13
novembre 2003)
- Lettre de l'Association des crabiers acadiens (13 novembre 2003)
- Lettre de la Fédération des pêcheurs
semi-hauturiers du Québec (13 novembre 2003)
- Communiqué de presse du Front commun : La prospection
pétrolière trop risquée, le Saint-Laurent trop
fragile (13 novembre 2003)
- Lettre du Front commun à David Anderson, ministre de
l'Environnement du Canada (13 novembre 2003)
- Lettre ouverte du Front commun à Jean Charest, Premier ministre
du Québec (13 novembre 2003)
- Sierra Club Canada demande à David Anderson, ministre de
l'Environnement du Canada, et à Robert Thibault, ministre de
Pêches et Océans Canada, un moratoire fédéral
immédiat sur l'exploration et le développement
pétroliers et gaziers dans le golfe du Saint-Laurent. (3 novembre
2003)
- Un regroupement d'artistes se prononcent contre le Plan d'exploration
d'Hydro-Québec : Our fleuve is what we are (27 octobre
2003)
- Communiqué de presse du Regroupement national des conseils
régionaux de lenvironnement du Québec (RNCREQ) (16
octobre 2003)
- Communiqué de presse dun regroupement dorganismes
(groupes environnementaux, chercheurs, croisiéristes, association
touristique, communauté autochtone): Le Saint-Laurent fait face
à de nouvelles perturbations: moratoire demandé sur le
programme dexploration gazière et pétrolière
dHydro-Québec (15 octobre 2003)
- Lettre des groupes environnementaux au Premier ministre du
Québec Jean Charest (15 octobre 2003)
- Lettre des groupes environnementaux au ministre de l'Environnement
et au ministre des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs du
Québec (15 octobre 2003)
- Réponse de Jean Charest du Parti libéral du
Québec au questionnaire des groupes environnementaux (11 avril
2003)
- Exploration et exploitation gazière et pétrolière
dans le Saint-Laurent : Des clarifications demandées par
quatre organismes (8 avril 2003)
- Lettre du Québec maritime à Bernard Landry, Rita
Dionne-Marsolais, André Boisclair et Richard Legendre (11 mars
2003)
- Réponse de Jean-Marie Bélisle, coordonnateur pour le
Comité côtier Les Escoumins à la rivière
Betsiamites, à Rita Dionne-Marsolais (7 mars 2003)
- Lettre de Tourisme Bas-Saint-Laurent à Bernard Landry, Rita
Dionne-Marsolais, André Boisclair et Richard Legendre (21
février 2003)
- Lettre du Conseil régional de l'environnement du
Bas-Saint-Laurent à Bernard Landry (19 février 2003)
- Lettre du Comité côtier Les Escoumins à la
rivière Betsiamites, à Bernard Landry (6 février
2003)
- Lettre du Conseil régional de l'environnement de la
Côte-Nord à Bernard Landry (3 février 2003)
- Lettre de Greenpeace à Bernard Landry (23 janvier 2003)
- Communiqué de presse : LUQCN demande une audience
publique fédérale-provinciale sur le programme
dexploration gazière et pétrolière dans le
fleuve et le golfe Saint-Laurent (17 janvier 2003)
- Lettre de l'UQCN au gouvernement du Québec (17 janvier 2003)
- Lettre de l'UQCN au gouvernement du Canada (15 janvier 2003)
- Réponse de Robert Michaud à la lettre de Rita
Dionne-Marsolais (17 janvier 2003)
- Réponse de Frédéric Back à la lettre de
Rita Dionne-Marsolais (15 janvier 2003)
- Courriel de Jean-Marie Bélisle, coordonnateur pour le
Comité côtier Les Escoumins à la rivière
Betsiamites, à Rita Dionne-Marsolais (9 janvier 2003)
- Lettre de André Stainier, président des Amis de la
vallée du Saint-Laurent, à Rita Dionne-Marsolais (27
décembre 2002)
- Lettre de Frédéric Back à Bernard Landry (27
décembre 2002)
- Lettre de Marc Hudon, président de Stratégies
Saint-Laurent, à David Anderson (20 décembre 2002)
- Lettre de Caroline Duchesne, coordonnatrice du Conseil Régional
de lEnvironnement de la Gaspésie et des
Îles-de-la-Madeleine, à Bernard Landry (19 décembre
2002)
- Lettre de Guy Lessard, président du Regroupement national
des conseils régionaux de l'environnement du Québec,
à Bernard Landry (19 décembre 2002)
- Lettre de Robert Michaud à Bernard Landry, Rita
Dionne-Marsolais et André Boisclair: Moratoire et consultations
publiques pour lexploration et lexploitation des hydrocarbures
dans le Saint-Laurent (19 décembre 2002)
- Projets d'exploration pétrolière dans le
Saint-Laurent : les régions veulent conserver leurs acquis (16
décembre 2002)
FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR
LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE ET
GAZIÈRE DANS LE SAINT-LAURENT
Adresse de correspondance: Harvey Mead. Union
québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R
2V7
Tél: 418-648-2104 Téléc:
418-648-0991 Courriel: conservation@uqcn.qc.ca
Ce Front commun comprend des groupes environnementaux, des
scientifiques, des artistes, des représentants des
communautés autochtones, des membres de lindustrie de la
pêche et de lindustrie de lécotourisme. Ils
demandent que le Plan dexploration pétrolière et
gazière dHydro-Québec, annoncé en novembre
2002, fassent lobjet dun moratoire immédiat, le temps
de compléter un processus dévaluation public de
lensemble de ce Plan.
Voici la liste des signataires du Front commun, en date du 26 novembre
2003 :
Union québécoise pour la
conservation de la nature (UQCN)
Stratégies Saint-Laurent (SSL)
Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent (AVSL)
Sierra Club du Canada
Société pour vaincre la pollution (SVP)
Greenpeace
Mouvement Au Courant
Union Paysanne
Équiterre
Fondation Rivières
Environnement Jeunesse (ENJEU)
Corporation Saint-Laurent
Les AmiEs de la Terre de Québec
Investissements responsables Québec
Mouvement MRG (Madelinots pour le
respect du golfe)
Attention Fragîles
Comité de recherche et d'intervention du Grand-Portage (CRIE du
Grand Portage)
Conseil régional de lenvironnement du Bas-Saint-Laurent
Conseil régional de lenvironnement de Gaspésie et
des Iles de la Madeleine
Comité ZIP Saguenay
Comité ZIP rive nord de l'estuaire
Comité ZIP Côte-Nord du Golfe
Comité ZIP Sud-de-l'estuaire
Comité ZIP Baie des Chaleurs
Comité ZIP Jacque-Cartier
Parc nature de Pointe-aux-Outardes
Comité côtier Les Escoumins à la rivière
Betsiamites
Conseil des Innus Essipit
Richard Léveillé, chercheur, Centre
GEOTOP-UQAM-McGill
Chris Clark, Bioacoustic Lab, Cornell University
Émilien Pelletier, titulaire Chaire de recherche du Canada en
écotoxicologie marine Université du Québec à
Rimouski
Pierre Béland, chercheur Institut national
décotoxicologie du Saint-Laurent (INESL)
Richard Sears, chercheur Station de recherche des îles Mingan
(MICS)
Robert Michaud, Groupe de recherche et déducation sur les
mammifères marins (GREMM)
Forum de l'ISE (Institut des sciences de l'environnement de
l'UQÀM)
Parti Vert du Québec
Centrale syndicale du Québec
Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la
Gaspésie
Associations des crabiers gaspésiens inc.
Crabier Du Nord Est inc.
Le Québec Maritime (Associations Touristiques Régionales
(ATR) du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de Duplessis, de
Manicouagan et des Îles de la Madeleine)
Association des bateliers du Saguenay
Croisières AML
Croisières Essipit
Groupe Dufour
Hugo Latulippe
Laure Waridel
Frédéric Back
Ariane Moffatt
Françoise David
Chloé Sainte-Marie
Gilles Carle
Marie-Thérèse Forest
Geneviève Saint-Hilaire
Josée Kaltenback
Florent Vollant
André Montmorency
Gilles Vigneault
Jacques Languirand
Alain Belhumeur
Jean Lemire
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27 November 2003
Letter from the Coalition to Canadian Environment Minister David
Anderson
FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR
LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE ET
GAZIÈRE DANS LE SAINT-LAURENT
Adresse de correspondance: Harvey Mead. Union
québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R
2V7
Tél: 418-648-2104 Téléc:
418-648-0991 Courriel: conservation@uqcn.qc.ca
Québec, 27 novembre 2003
Monsieur David Anderson
Ministre de lEnvironnement du Canada
Les Terrasses de la Chaudière
10, Rue Wellington, 28ième
Hull (Québec), K1A 0H3
(819) 953-3457 (fax)
david.anderson@ec.gc.ca
Objet : GSI West Gulf of St. Lawrence,November 2003 deux
nouveaux avis scientifiques jugent le projet trop risqué
Monsieur le Ministre,
Vous nêtes pas sans savoir que lOffice national de
lénergie du Canada est sur le point de rendre une
décision importante relative à la demande de permis de GSI
pour un projet dexploration sismique dans le détroit
dHonguedo, dans le Nord-Ouest du golfe du Saint-Laurent pour
lautomne 2003. Or, à la lumière des deux nouveaux avis
scientifiques déposés par Pêches et Océans
Canada et le GREMM, qui vont dans le sens des premiers avis de
Pêches et Océans Canada, Environnement Canada, le GREMM et le
MICS déposé en octobre 2003, il est clair que la
réalisation du projet de GSI, et ce malgré la somme des
mesures datténuation proposées par le promoteur, est
susceptible dentraîner des effets environnementaux
négatifs potentiellement importants.
Nous nous tournons donc vers vous encore une fois pour vous demander,
tel que prévu à larticle 28 de la Loi canadienne
sur lévaluation environnementale, de suspendre
lémission du permis de GSI et de référer
à une commission environnementale lexamen de
lacceptabilité de lutilisation des levés
sismiques dans le golfe et lestuaire du Saint-Laurent.
Par ailleurs, nous tenons à vous rappeler lampleur
des préoccupations exprimées par des
membres de la communauté scientifique et des groupes
environnementaux, des représentants de lindustrie de la
pêche et de lécotourisme, des membres des
premières nations, des artistes et des citoyens
(voir bref rappel des interventions depuis décembre 2002). Ces
inquiétudes portent non seulement sur les impacts potentiels du
projet de levés sismiques déposé par la firme GSI
mais sur le nouveau Plan dexploration
pétrolière et gazière pour le golfe et
lestuaire du Saint-Laurent annoncé par Hydro-Québec en
novembre 2002 et dont le projet de GSI nest que la première
étape. Nous demandons donc à ce que soit
déclenché le plus rapidement possible un processus
dévaluation indépendant sur lensemble des
projets dexploration gazière et pétrolière
dans le golfe et lestuaire du Saint-Laurent.
Étant donné que nous sommes au début du vaste Plan
dexploration de Hydro-Québec qui prévoit entreprendre
sous peu des forages exploratoires sur le Old Harry, nous
réitérons notre demande pour un moratoire
immédiat sur toutes les activités liées à
ce Plan, le temps den évaluer lacceptabilité
sociale, économique et environnementale, à long terme.
Merci de la considération que vous apporterez à nos
demandes.
Veuillez recevoir lexpression de nos sentiments les plus
respectueux.
Harvey Mead, UQCN
Daniel Green, Sierra Club du Canada
André Stainier, Les Amis de la Vallée du
Saint-Laurent
Nicolas Roy, Stratégies Saint-Laurent
Au nom du Front commun pour le moratoire sur les projets
dexploration gazière et pétrolière dans le
Saint-Laurent
Cc: Thomas Mulcair, Ministre de
lEnvironnement du Québec
Jean Charest, Premier Ministre du Québec
Sam Hamad, Ministre des Ressources naturelles, de la faune et des parcs
du Québec
Paul Einarsson, GSI
Gordon Walsh, Pêches et Océans Canada
Serge Lemieux, Environnement Canada
Laurent Tremblay, Parcs Canada
Michel Chenier, Ressources Naturelles Canada
François Boulanger, Agence canadienne des
évaluations environnementales
p.j.: Liste des principales lettres et communiqués, Liste des
membres du Front commun
Liste des principales lettres et
communiqués formulant des préoccupations et des demandes
concernant le Plan dexploration gazière et
pétrolière dHydro-Québec entre décembre
2002 et novembre 2003
Pour un accès au texte de ces lettres et
communiqués: www.baleinesendirect.net/3/3-3-1.html
- Lettre des Crabiers du Nord-Est (14 novembre 2003)
- Lettre du groupe Attention FragÎles, Iles de la Madeleine (13
novembre 2003)
- Lettre de l'Association des crabiers acadiens (13 novembre 2003)
- Lettre de la Fédération des pêcheurs
semi-hauturiers du Québec (13 novembre 2003)
- Communiqué de presse du Front commun : La prospection
pétrolière trop risquée, le Saint-Laurent trop
fragile (13 novembre 2003)
- Lettre du Front commun à David Anderson, ministre de
l'Environnement du Canada (13 novembre 2003)
- Lettre ouverte du Front commun à Jean Charest, Premier ministre
du Québec (13 novembre 2003)
- Sierra Club Canada demande à David Anderson, ministre de
l'Environnement du Canada, et à Robert Thibault, ministre de
Pêches et Océans Canada, un moratoire fédéral
immédiat sur l'exploration et le développement
pétroliers et gaziers dans le golfe du Saint-Laurent. (3 novembre
2003)
- Un regroupement d'artistes se prononcent contre le Plan d'exploration
d'Hydro-Québec : Our fleuve is what we are (27 octobre
2003)
- Communiqué de presse du Regroupement national des conseils
régionaux de lenvironnement du Québec (RNCREQ) (16
octobre 2003)
- Communiqué de presse dun regroupement dorganismes
(groupes environnementaux, chercheurs, croisiéristes, association
touristique, communauté autochtone): Le Saint-Laurent fait face
à de nouvelles perturbations: moratoire demandé sur le
programme dexploration gazière et pétrolière
dHydro-Québec (15 octobre 2003)
- Lettre des groupes environnementaux au Premier ministre du
Québec Jean Charest (15 octobre 2003)
- Lettre des groupes environnementaux au ministre de l'Environnement
et au ministre des Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs du
Québec (15 octobre 2003)
- Réponse de Jean Charest du Parti libéral du
Québec au questionnaire des groupes environnementaux (11 avril
2003)
- Exploration et exploitation gazière et pétrolière
dans le Saint-Laurent : Des clarifications demandées par
quatre organismes (8 avril 2003)
- Lettre du Québec maritime à Bernard Landry, Rita
Dionne-Marsolais, André Boisclair et Richard Legendre (11 mars
2003)
- Réponse de Jean-Marie Bélisle, coordonnateur pour le
Comité côtier Les Escoumins à la rivière
Betsiamites, à Rita Dionne-Marsolais (7 mars 2003)
- Lettre de Tourisme Bas-Saint-Laurent à Bernard Landry, Rita
Dionne-Marsolais, André Boisclair et Richard Legendre (21
février 2003)
- Lettre du Conseil régional de l'environnement du
Bas-Saint-Laurent à Bernard Landry (19 février 2003)
- Lettre du Comité côtier Les Escoumins à la
rivière Betsiamites, à Bernard Landry (6 février
2003)
- Lettre du Conseil régional de l'environnement de la
Côte-Nord à Bernard Landry (3 février 2003)
- Lettre de Greenpeace à Bernard Landry (23 janvier 2003)
- Communiqué de presse : LUQCN demande une audience
publique fédérale-provinciale sur le programme
dexploration gazière et pétrolière dans le
fleuve et le golfe Saint-Laurent (17 janvier 2003)
- Lettre de l'UQCN au gouvernement du Québec (17 janvier 2003)
- Lettre de l'UQCN au gouvernement du Canada (15 janvier 2003)
- Réponse de Robert Michaud à la lettre de Rita
Dionne-Marsolais (17 janvier 2003)
- Réponse de Frédéric Back à la lettre de
Rita Dionne-Marsolais (15 janvier 2003)
- Courriel de Jean-Marie Bélisle, coordonnateur pour le
Comité côtier Les Escoumins à la rivière
Betsiamites, à Rita Dionne-Marsolais (9 janvier 2003)
- Lettre de André Stainier, président des Amis de la
vallée du Saint-Laurent, à Rita Dionne-Marsolais (27
décembre 2002)
- Lettre de Frédéric Back à Bernard Landry (27
décembre 2002)
- Lettre de Marc Hudon, président de Stratégies
Saint-Laurent, à David Anderson (20 décembre 2002)
- Lettre de Caroline Duchesne, coordonnatrice du Conseil Régional
de lEnvironnement de la Gaspésie et des
Îles-de-la-Madeleine, à Bernard Landry (19 décembre
2002)
- Lettre de Guy Lessard, président du Regroupement national
des conseils régionaux de l'environnement du Québec,
à Bernard Landry (19 décembre 2002)
- Lettre de Robert Michaud à Bernard Landry, Rita
Dionne-Marsolais et André Boisclair: Moratoire et consultations
publiques pour lexploration et lexploitation des hydrocarbures
dans le Saint-Laurent (19 décembre 2002)
- Projets d'exploration pétrolière dans le
Saint-Laurent : les régions veulent conserver leurs acquis (16
décembre 2002)
FRONT COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR
LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE ET
GAZIÈRE DANS LE SAINT-LAURENT
Adresse de correspondance: Harvey Mead. Union
québécoise pour la conservation de la nature (UQCN)
1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R
2V7
Tél: 418-648-2104 Téléc:
418-648-0991 Courriel: conservation@uqcn.qc.ca
Ce Front commun comprend des groupes environnementaux, des
scientifiques, des artistes, des représentants des
communautés autochtones, des membres de lindustrie de la
pêche et de lindustrie de lécotourisme. Ils
demandent que le Plan dexploration pétrolière et
gazière dHydro-Québec, annoncé en novembre
2002, fassent lobjet dun moratoire immédiat, le temps
de compléter un processus dévaluation public de
lensemble de ce Plan.
Voici la liste des signataires du Front commun, en date du 26 novembre
2003 :
Union québécoise pour la
conservation de la nature (UQCN)
Stratégies Saint-Laurent (SSL)
Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent (AVSL)
Sierra Club du Canada
Société pour vaincre la pollution (SVP)
Greenpeace
Mouvement Au Courant
Union Paysanne
Équiterre
Fondation Rivières
Environnement Jeunesse (ENJEU)
Corporation Saint-Laurent
Les AmiEs de la Terre de Québec
Investissements responsables Québec
Mouvement MRG (Madelinots pour le
respect du golfe)
Attention Fragîles
Comité de recherche et d'intervention du Grand-Portage (CRIE du
Grand Portage)
Conseil régional de lenvironnement du Bas-Saint-Laurent
Conseil régional de lenvironnement de Gaspésie et
des Iles de la Madeleine
Comité ZIP Saguenay
Comité ZIP rive nord de l'estuaire
Comité ZIP Côte-Nord du Golfe
Comité ZIP Sud-de-l'estuaire
Comité ZIP Baie des Chaleurs
Comité ZIP Jacque-Cartier
Parc nature de Pointe-aux-Outardes
Comité côtier Les Escoumins à la rivière
Betsiamites
Conseil des Innus Essipit
Richard Léveillé, chercheur, Centre
GEOTOP-UQAM-McGill
Chris Clark, Bioacoustic Lab, Cornell University
Émilien Pelletier, titulaire Chaire de recherche du Canada en
écotoxicologie marine Université du Québec à
Rimouski
Pierre Béland, chercheur Institut national
décotoxicologie du Saint-Laurent (INESL)
Richard Sears, chercheur Station de recherche des îles Mingan
(MICS)
Robert Michaud, Groupe de recherche et déducation sur les
mammifères marins (GREMM)
Forum de l'ISE (Institut des sciences de l'environnement de
l'UQÀM)
Parti Vert du Québec
Centrale syndicale du Québec
Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la
Gaspésie
Associations des crabiers gaspésiens inc.
Crabier Du Nord Est inc.
Le Québec Maritime (Associations Touristiques Régionales
(ATR) du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de Duplessis, de
Manicouagan et des Îles de la Madeleine)
Association des bateliers du Saguenay
Croisières AML
Croisières Essipit
Groupe Dufour
Hugo Latulippe
Laure Waridel
Frédéric Back
Ariane Moffatt
Françoise David
Chloé Sainte-Marie
Gilles Carle
Marie-Thérèse Forest
Geneviève Saint-Hilaire
Josée Kaltenback
Florent Vollant
André Montmorency
Gilles Vigneault
Jacques Languirand
Alain Belhumeur
Jean Lemire
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22 November 2003
Speach of Lucie d'Amours, biology teacher at Cégep des îles de la
Madeleine, during an event held on 22 November in the Magdalen Islands
Je vous parle aujourd'hui en mon nom personnel, en
tant que Lucie d'Amours, enseignante de biologie au Cégep des
Îles et citoyenne du golfe comme vous. J'avais dit que je prenais un
temps d'arrêt dans mes implications bénévoles au sein
de causes de toute nature, mais celle-là est trop importante pour y
rester indifférente et inactive. Permettez-moi de prendre quelques
minutes de votre temps afin d'exposer certains faits.
Hydro-Québec, dans un rapport sur le développement
durable produit en 2002 disait: " Nous nous engageons à mettre en
valeur et à explorer les richesses naturelles à des fins
énergétiques de façon harmonieuse et durable avec
l'appui des collectivités"
Les deux paliers de gouvernement ont des lois qui garantissent un
processus de gestion intégrée des activités afin
d'assurer le développement durable des ressources du milieu marin
et de notre Saint-Laurent: la stratégie sur les océans au
Canada et la politique de l'eau au Québec. Ce processus de gestion
intégrée implique la participation des
communautés.
En avril dernier, Jean Charest déclarait qu'il allait
considérer avec sérieux les craintes exprimées par
les différents secteurs d'activités dans ce dossier et qu'il
allait procéder à des études d'impact
indépendantes et en respecter les conclusions.
À la même période, notre député,
Maxime Arseneau disait que c'était un faux débat que
d'invoquer de possibles répercussions environnementales à
l'étape de l'exploration.
Le Ministère des ressources naturelles garantit, à celui
qui explore, de pouvoir par la suite exploiter sa découverte.
L'exploration mène à des forages exploratoires puis à
l'exploitation au besoin. Une fois embarqués dans cette voie, il
est très difficile, voire impossible de faire marche
arrière.
L'exploration utilise des détonations de canons à air qui
produisent des ondes de très forte intensité, comparables
(selon plusieurs études) à celles produites lors de
tremblements de terre. Ces décharges vont se faire environ aux 8
secondes, 24 heures sur 24, pendant plusieurs semaines., d'abord sur un
secteur de 1600 Km, puis sur 17500 Km additionnels à partir de 2005
dans le golfe.
Plusieurs études démontrent les impacts négatifs
de ces méthodes sur nos ressources marines renouvelables: poissons,
crustacés, mollusques et mammifères marins entre-autres. Il
y a en ce moment une étude en cours qui analyse les effets de ces
méthodes sur le crabe des neiges au Nouveau-Brunswick. Le secteur
ciblé pour la prospection sismique dans le golfe est en plein dans
les secteurs de pêche . Il serait intéressant d'en savoir
plus sur ces impacts afin de pouvoir les minimiser au besoin.
En Colombie-Britannique, le gouvernement (Ministère de
l'énergie et des mines) a commandé , il y a quelques
années, une étude dont les conclusions démontrent que
les retombées en terme d'emplois sont minimes dans ces types de
projets pour les régions. En phase de construction, il y a de la
job de bras, mais pour l'exploitation, les compagnies arrivent avec leur
expertise sous prétexte qu'il n'y a pas de main d'uvre
qualifiée dans les régions.
Lorsqu'on lit un peu ce qui se passe ailleurs, on réalise que
partout où ces grosses compagnies se sont installées, des
catastrophes sociales et écologiques ont suivi, et ces compagnies
s'en tirent la plupart du temps sans payer un sous pour réparer les
dégâts.
On croit à tort que le gaz est moins toxique que le
pétrole en cas de "déversement"; or s' il est moins visible,
il se solubilise dans l'eau, et on ne peut le récupérer
comme on fait avec le pétrole. Le site de l'émission
Découvertes de la SRC a un dossier complet sur l'extraction de gaz
à l'Île de sable, lequel démontre une toxicité
importante sur les ressources marines et une dégradation de la
qualité de l'environnement du milieu d'accueil.
Le présent projet d'exploration et d'exploitation de gaz
naturel, et possiblement de pétrole, présente un risque
élevé de perturber et de contaminer notre golfe et son
estuaire dont dépendent notre économie actuelle, notre
qualité de vie et notre développement à long terme
et ce, à une période de grande incertitude face aux
perturbations liées aux changements climatiques et pour lesquelles
nous avons peu le contrôle. On fait de gros efforts pour permettre
le rétablissement de certaines populations de poissons dans notre
milieu. Il ne faudrait pas que ce soit vain.
Il faut demander à nos gouvernements de revoir leurs politiques
sur l'énergie en ce début de 3ème
millénaire où l'éolien croit de 40% annuellement.
Notre participation est très faible ici en cette matière,
car on lui reproche son manque de fiabilité, ce qui est assez
curieux compte-tenu du peu d'efforts investis à ce jour, dans un
des endroits qui possède le plus important potentiel éolien
en Amérique du Nord.
Veut-on d'une croissance économique qui enrichit encore plus les
riches et les milieux urbains au détriment des régions?
On est en droit d'exiger d'Hydro-Québec et de nos gouvernements
des choix plus conséquents à long terme et moins
coûteux pour la collectivité et l'environnement.
Ce n'est pas le temps de procéder à un nouveau type
d'exploitation de notre milieu, à l'aveugle et dans un contexte
aussi incertain . Nous venons, de plus, de nous engager dans le
protocole de Kyoto, lequel vise à réduire notre
consommation de gaz à effet de serre. Or le gaz et le
pétrole sont deux types de ressources non renouvelables qui
produisent de telles émanations à l'origine des changements
climatiques particulièrement bouleversants pour nos
communautés côtières.
Il faut donc exiger de référer le tout à une
commission publique indépendante qui se pencherait sur le
développement énergétique au Québec, et plus
spécifiquement dans le golfe avant d'autoriser quelque permis que
ce soit dans ce projet. Après, on pourra faire des choix de
société en toute connaissance de cause.
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14 November 2003
Letter from the Crabiers du
Nord-Est
Le 14 novembre 2003
Monsieur Gordon Walsh
Directeur , Gestion de lhabitant du poisson
Pêches et Océans Canada
Institut Maurice Lamontagne
850, route de la Mer, C. P. 1000
Mont-Joli ( Québec)
G5H 3Z4
Objet : Programme sismique marin de GSI pour
louest du golfe St-Laurent
Monsieur Walsh,
Suite à lintention de lOffice nationale de
lénergie dapprouver le programme ci-haut
mentionné, notre association " CRABIERS DU NORD-EST, INC
" comptant 31 membres et pratiquant leur droit de pêche du
crabe des neiges dans la zone 12 du golfe St-Laurent, sommes très
inquiets des conséquences pouvant résulter de ces évaluations
sismiques.
Sachant que la Colombie-Britannique a six ans détudes
environnementales prévues avant deffectuer des programmes de
recherche de ce genre, est-ce parce que le ministre de
lEnvironnement est originaire de cette région ?
De plus, nous dénonçons le peu dattention
porté à lespèce marine durant ces tests
sismiques jusquà maintenant. Nayant aucune preuve que
les techniques utilisées ne sont pas dommageables sur le crabe des
neiges et autres espèces, cela augmente notre scepticisme face
à ces évaluations marines. Ces tests ne devraient pas avoir
lieu avant que des informations plus pertinentes sont fournies par
lindustrie gazière ou pétrolifère autres que
simplement où et quand les bateaux de pêche sont
situés dans cette zone et où les mammifères marins se
localisent-ils durant cette période.
Nous insistons donc pour quun moratoire soit institué dans
les eaux du golfe St-Laurent jusquà ce quune recherche
soit effectuée sur les effets de ces tests sismiques sur
léco-système et les espèces marins
ciblés et existants puis exploités dans le golfe et ses
environs.
Veuillez agréer, Monsieur Walsh, nos salutations
distinguées.
Peter Noel
Représentant CRABIERS DU NORD-EST, INC
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13 November 2003
Letter from the group
Attention FragÎles, Iles de la Madeleine
Cap-aux-Meules, le 13 novembre 2003
Monsieur T.M. Baker, délégué
à lexploitation,
Office national de lÉnergie,
444, 7ième avenue,S-O,
Calgary, T2P 0X8
Monsieur,
Dans la mesure de nos compétences, nous avons
pris connaissance de lÉvaluation environnementale en cours
à propos des projets de relevés sismiques dans louest
du golfe du Saint-Laurent (projets GSI). Le registre public de
lOffice national de lÉnergie (ONÉ), le site Web
du Groupe de recherche et déducation sur les
mammifères marins (GREMM) ainsi que les journaux locaux et
nationaux ont été nos principales sources
dinformation. De plus, nous avons rencontré en juillet
dernier des représentants des firmes de consultants (Canning and
Pitt, Robert Hamelin et associés) mandatés par Geophysical
Service Incorporated (GSI) de consulter notre organisme. Enfin, nous avons
été attentifs aux préoccupations de nos membres et de
la population des Iles de la Madeleine, communauté maritime aux
activités socio-économiques essentiellement
dépendantes des ressources marines (pêche, aquaculture) et
des paysages et traditions maritimes (tourisme).
Nous constatons, au moment où les documents de
demandes de permis sont réunis et soumis à votre
approbation :
Que des incertitudes scientifiques majeures
demeurent quant aux impacts des projets sur la faune marine,
particulièrement sur les cycles de reproduction des poissons et des
crustacés, sur les dérangements dans les aires
dalimentation et corridors de migration de la faune avienne et
marine, sur les systèmes de communication des mammifères
marins, etc.
Que latténuation de ces incertitudes
ne peut se contenter de promesses defforts et de négociations
une fois les permis délivrés. Des mesures de protection des
espèces halieutiques et des autres espèces,
déjà en difficultés ou en situation
préoccupante ou en péril et toutes interdépendantes
dans lécosystème marin, doivent sappuyer sur des
connaissances quil y a lieu de réunir ou
dacquérir. Ces activités ou études nouvelles
demandent du temps, comme il est fortement remarqué dans
lavis récent de Pêches et
Océans-Sciences.
Que des inquiétudes demeurent chez les
pêcheurs, qui souhaitent une approche de précaution, au sens
du Cadre dapplication de la précaution dans un processus
décisionnel scientifique en gestion de risque, publié
par le Conseil privé du gouvernement. Entre autres, le Banc
Bradelle constitue une aire importante pour le crabe des neiges et ne
semble pas recevoir lattention nécessaire de la part de
GSI.
Que la population locale est peu informée,
voire désinformée sur les projets à
létude, sur les procédures générales de
tels projets, menant de lexploration à lexploitation,
sur le portrait des responsabilités et des liens
dautorité qui encadrent lévaluation
environnementale et les décisions. Que la confusion dans
linformation entretient à tout le moins des apparences de
conflits dintérêts, conflits entre
intérêts politiques provinciaux et nationaux, entre
intérêts politiques et intérêts des
communautés maritimes, entre intérêts publics et
intérêts corporatistes, entre intérêts de court
terme et intérêts de long terme, etc.
Par ailleurs,
Les ressources en gaz et pétrole ne perdront
pas de leur valeur ni ne se volatiliseront si les relevés sismiques
attendent, même 15 ou 20 ans,
Les ressources halieutiques et lensemble de
lécosystème marin du Golfe ne peuvent que
bénéficier dune non-augmentation des stress
anthropiques, à cette période-ci que nous pouvons qualifier
"détat de réhabilitation" étant
donné les moratoires et efforts de rétablissement de divers
stocks de poissons et despèces en péril, ou
"détat dadaptation" étant donné
les hypothèses de changements climatiques,
Les communautés maritimes ont droit
dêtre informées et de participer aux processus de
décisions qui concernent le développement tant de leur
communauté que du développement énergétique de
la province et du pays.
Léquipe dAttention FragÎles,
partageant les ambitions dun développement durable et viable,
exprime le souhait que le programme de relevés sismiques soumis
à lONÉ soit référé à une
Commission indépendante, ce qui permettrait de donner le temps
nécessaire à lacquisition des connaissances
pertinentes, à la diffusion dune information transparente,
claire et complète et à la participation des
communautés et organismes préoccupés par la
qualité de vie autour et dans le golfe du Saint-Laurent. Dans ce
sens, nous suggérons également quun Comité de
suivi soit institué regroupant promoteur, gouvernements,
scientifiques et communautés maritimes concernées. Le Golfe
est une mer unique et commune. Sa gestion et son exploitation demandent
la coopération interdisciplinaire, interministérielle,
interprovinciale mais aussi la participation des communautés
maritimes. De lexploration à lexploitation, nous
considérons quil ny a quun seul projet,
étalé dans le temps. Nous voulons, dès à
présent et dans létat actuel des connaissances, avoir
le choix de futurs souhaitables, i.e. considérant les
répercussions possibles, positives et négatives, de la phase
première dun tel projet sur lenvironnement et sur la
vie de nos communautés.
Recevez, monsieur, avec nos remerciements,
lexpression de mes sentiments les meilleurs,
Hélène Chevrier, présidente,
Attention FragÏles, Iles de la Madeleine
c.c.
Madame Lucie
Longuépée, présidente. Comité ZIP des Iles de
la Madeleine,
Monsieur Claude Vigneau, maire. Municipalité
des Iles de la Madeleine,
Monsieur Maxime Arseneau, député
provincial,
Monsieur Georges Farrah, député
fédéral,
Monsieur Henri Lemay, président. Conseil
régional de concertation et de développement de la
Gaspésie et des Îles (CRCD),
Monsieur Robert Michaud, président.
GREMM
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13 November 2003
Letter from the Association des crabiers
acadiens
Le 13 novembre 2003
Monsieur Gordon Walsh
Directeur, Gestion de l'habitat du poisson
Pêches et Océans Canada
Institut Maurice Lamontagne
850, route de la Mer
C.P. 1000
Mont-Joli (Québec)
G5H 3Z4
Télécopieur (418) 775-0658
Objet : Programme sismique marin de GSI pour louest du golfe Saint-Laurent
Monsieur,
La présente a pour objet de vous signifier notre total désaccord
avec lintention de lOffice national de lénergie dapprouver
le programme cité en rubrique sous
prétexte que les préoccupations soulevées au sujet de ce projet
auraient été adéquatement traitées par Geophysical Service Incorporated.
Lassociation des crabiers acadiens regroupe 46 entreprises de pêches au crabe des neiges
du sud du golfe Saint-Laurent et nous sommes très préoccupés par labsence
dévaluations scientifiques sérieuses et crédibles sur les impacts potentiels de ces
activités sismiques sur le crabe des neiges.
Lempressement de lOffice national de lénergie à vouloir autoriser ce programme nous
inquiète au plus haut point. Surtout quand l'on sait que, dans un autre dossier, le
Gouvernement du Canada prévoit 6 années détudes environnementales avant d'être en
mesure d'autoriser des programmes de recherche du même genre le long des îles de la
Reine Charlotte sur la côte pacifique.
Selon nos sources, la seule étude effectuée dans le Golfe pour évaluer limpact sismique
sur le crabe des neiges (LGL study de Terre-Neuve) est défaillante et incomplète. La
deuxième partie de l'étude ne serait toujours pas terminée.
Au printemps 2000, le Conseil canadien des ressources halieutiques recommandait au
ministre fédéral des Pêches que toute activité reliée au pétrole et au gas dans le golfe
Saint-Laurent soit ajournée jusquà ce quune évaluation complète soit faite sur les
impacts potentiels de ces activités sur la vie marine. La même recommandation a aussi
été adoptée par le Comité permanent des pêches de la Chambre des communes à
lautomne 2001.
Dans les circonstances, nous insistons pour quun moratoire sur lexploration et/ou le
développement dune industrie gazière ou pétrolifère soit institué dans les
eaux du golfe
Saint-Laurent jusquà ce quune évaluation environnementale soit effectuée dans le cadre
de la Loi sur les Océans et de la Loi canadienne sur les évaluations environnementales.
Veuillez agréer, Monsieur, mes salutations distinguées
Robert Haché
Représentant
cc T.M. Baker, délégué à lexploitation, Office national de lénergie, 403-292-5503
Serge Lemieux, Environnement Canada, 418-649-6030
Denis Veillette, Parcs Canada, 418-648-4847
Laurent Tremblay, Parcs Canada, 418-648-5994
Michel Chenier, Ressources naturelles Canada, 613-943-2274
François Boulanger, Agence canadienne dévaluation environnementale, 418-649-6443
Robert Michaud, Groupe de recherche et déducation sur les
mammifères marins, 418-522-5218
Paul Einarston, Geophysical Service Incorporated, 403-215-2724
Robert Pitt, Canning & Pitt Associates, 709-753-4471
Marc Couture, Association des crabiers gaspésiens, 418-385-4997
Daniel Desbois, Association des crabiers de la Baie, 418-396-2305
Paul Boudreau, R.P.P.I.M., 418-986-6321
Aurélien Haché, Crabiers du nord-est, 506-336-2391
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13 November 2003
Letter from the Fédération des
pêcheurs semi-hauturiers du Québec
Îles-de-la-Madeleine, le 13 novembre 2003
Monsieur Terry M. Baker
Délégué à
lexploitation
Office national de lénergie
444, 7e avenue S.-O.
Calgary (Alberta)
T2P OX8
Objet : Programme sismique marin pour
louest du golfe du Saint-Laurent / Projet de GSI
Monsieur,
La présente est pour vous faire part de nos
inquiétudes à la suite de lavis émis par le
ministère des Pêches et des Océans en regard du projet
cité en rubrique. Nos pêcheurs détiennent des permis
de pêche au crabe des neiges, à la crevette et au poisson de
fond. Au Québec, la valeur au débarquement des
crustacés a atteint les 155 millions de dollars en 2002, auxquels
sajoutent des retombées économiques directes et
indirectes. Limportance de lindustrie de la pêche
commerciale est incontestable.
Le développement de ce secteur, qui constitue un
des leviers économiques les plus importants pour les
communautés maritimes du Québec, est tributaire des
ressources marines. Conservation, exploitation rationnelle, utilisation
durable des ressources, voilà lapproche que nous
préconisons. Il nous apparaît donc primordial que toutes
interventions autres que les activités de pêche comme telles,
respectent ces mêmes principes.
Nous avons pris connaissance de lavis émis
par le ministère des Pêches et des Océans concernant
ce projet. Les experts de Pêches et Océans Canada estiment
que la campagne projetée présente trop de risques pour
certaines espèces marines. Outre les mammifères marins, le
Ministère croit que " les projets proposés
pourraient causer des effets importants sur le crabe des neiges, la
crevette nordique, le homard (près de lÎle
dAnticosti) particulièrement en ce qui concerne les femelles
portant des ufs." De plus, ils précisent que
" les projets proposés pourraient causer des effets
importants sur la reproduction du sébaste et la migration de la
morue, espèces dont la pêche fait lobjet dun
moratoire ".
Dans une lettre adressée au directeur de la
Gestion de lhabitat à Pêches et Océans Canada,
Monsieur Gordon Walsh, vous précisez que la firme GSI a
répondu à ces préoccupations, en apportant des
changements à son projet. Vous jugez et je cite :
"
que nombre de préoccupations concernant le projet
ont maintenant été traitées adéquatement par
GSI ". À ce moment-ci, nous nen sommes pas
certains.
Par ailleurs, selon nos informations, lors de tests
réalisés au nord de la Norvège par
lInstitute of Marine Research , des activités de
pêche ont été réalisées avant, pendant,
et après une série de tirs sismiques au canon pneumatique.
Les résultats ont démontré une forte baisse des
captures sur un secteur détude mesurant 40 milles marins. Le
plus alarmant, cest que cinq jours après la fin des tirs
sismiques, la situation ne sétait pas encore rétablie.
Quoique les résultats soient plus difficilement observables chez
ces espèces, certains experts croient que les relevés
sismiques pourraient avoir des effets sur les crustacés.
Dans un tel contexte, nous croyons quil est
nécessaire que lONE prenne le temps quil faut pour bien
analyser la portée dun tel projet. Nous croyons que
lONE doit attendre davoir en main toutes les garanties
nécessaires avant dautoriser de telles opérations.
- Considérant que la conservation des
espèces marines doit être au cur des
préoccupations de tous et chacun;
- Considérant les résultats de
certaines études à leffet que des impacts sont
prévisibles sur certaines espèces, dont les
crustacées;
- Considérant la teneur de lavis
émis par les experts du ministère des Pêches et des
Océans;
- Considérant limportance des
pêches commerciales dans le développement des
collectivités;
- Considérant les risques liés à
ce type dactivité;
- Considérant la nécessité
dopter pour une approche dite de
précaution;
La Fédération des pêcheurs
semi-hauturiers du Québec demande à lONE :
- De ne pas autoriser la réalisation de
relevés sismiques dans la partie ouest du golfe Saint-Laurent tant
et aussi longtemps toutes les garanties suffisantes pour atténuer
au maximum les effets du projet sur les ressources marines nauront
pas été obtenues;
- De ne pas prendre de décision tant et aussi
longtemps que le ministère des Pêches et des Océans
naura pas donné son aval au projet ;
- De ne pas permettre des activités qui
pourraient nuire à court, moyen et long terme à la
protection des ressources marines et de leur habitat.
Enfin, nous pensons quil est nécessaire
danalyser un tel projet dans son ensemble avant de prendre des
décisions qui risquent dinfluencer le développement
futur de nos pêcheries.
Nous vous remercions de votre attention et vous prions
dagréer, Monsieur Baker, lexpression de nos sentiments
les meilleurs.
Gabrielle Landry, directrice générale
c.c.
Associations membres de la Fédération des
pêcheurs semi-hauturiers du Québec,
Gordon Walsh, directeur. Gestion de lhabitat,
Institut Maurice-Lamontagne,
Georges Farrah, député et
secrétaire parlementaire aux pêches,
Maxime Arseneau, député provincial,
Robert Michaud, président, GREMM.
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FRONT
COMMUN POUR UN MORATOIRE SUR LA PROSPECTION PÉTROLIÈRE
DANS LE GOLFE DU SAINT-LAURENT
Adresse de
correspondance: Harvey Mead. Union québécoise pour la
conservation de la nature (UQCN)
1085, ave de Salaberry, bureau 300 Québec Qc G1R
2V7
Tél: 418-648-2104 Téléc:
418-648-0991 Courriel: conservation@uqcn.qc.ca
Lettre ouverte à Monsieur Jean Charest
13 novembre 2003
LExploitation pétrolière menace le Saint-laurent,
ses habitants et les communautés qui en vivent
Un front commun de groupes environnementaux appuyé par des
citoyens, des artistes, des scientifiques, des associations et des membres
de lindustrie de la pêche et de lécotourisme
exige un moratoire immédiat
Doit-on rappeler que la démocratie n'est pas un
état, mais un processus. L'ampleur des impacts d'un tel projet
exige la tenue d'un débat public. La population est non seulement
en droit de savoir, mais aussi en droit de se prononcer.
Si rien nest fait rapidement, le Saint-Laurent, notre
Fleuve aux Grandes Eaux, sera soumis à un nouvel assaut,
celui de lexploitation pétrolière. Il y a 25 ans, a
décelé la présence possible de gaz naturel ou de
pétrole dans le Saint-Laurent. Aujourdhui, alors que cette
ressource non-renouvelable et responsable des pires maux de la terre se
fait de plus en plus rare, lindustrie pétrolière
sassocie à Hydro-Québec pour en tirer les profits.
Si rien nest fait rapidement, dès la semaine
prochaine le navire GSI Admiral pourrait bombarder de sons
puissants les fonds du Saint-Laurent, entre lîle
dAnticosti, Gaspé et les îles de la Madeleine, à
la recherche de lor noir. Les 1600 km de levés sismiques
que GSI sapprête à effectuer sont les premiers pas
dun ambitieux programme de prospection de 8 ans annoncé par
Hydro-Québec en novembre 2002. Lindustrie
pétrolière prévoit effectuer 17 500 km de
relevés sismiques dici 2005. Parallèlement,
Hydro-Québec prévoit creuser des puits exploratoires aux
endroits les plus prometteurs, notamment dans le Old Harry, tout
près des îles de la Madeleine. Si la chance leur souriait le
golfe et lestuaire du Saint-Laurent pourraient bientôt se
transformer en un véritable champ pétrolifère.
Si rien nest fait rapidement, on pourrait donc
bientôt voir à partir des falaises du parc national de
Forillon ou des îles de la Madeleine le flambeau
caractéristique des plateformes de forage pétrolier. Loin de
symboliser la richesse et la liberté, ses feux sont le symbole
dune aventure risquée dont les impacts sociaux,
économiques et environnementaux pourraient savérer
catastrophiques pour le Saint-Laurent, ses écosystèmes, ses
populations de poissons et de baleines.
Si rien nest fait rapidement, le Québec tournera le
dos à la modernité. Le Québec sest
taillé une place enviable parmi les pays industrialisés.
Sans être irréprochable, notre bilan
énergétique est enviable, et cette position nous la devons
essentiellement à lhydroélectricité, une
ressource renouvelable. La suite logique de cette aventure ne serait-elle
pas de miser sur la réduction de notre consommation
énergétique et sur le développement des sources
dénergie renouvelable, comme lénergie
éolienne et solaire.
Si rien nest fait rapidement, le Québec manquera
à son engagement récent mis de lavant dans la
Politique Nationale de leau. Ce projet est parfaitement
incompatible avec " la vision de développement
durable " dans laquelle la récente Politique
nationale de leau vient dêtre adoptée. Il est
aussi incompatible avec lengagement du gouvernement du Québec
à " reconnaître un statut particulier au
Saint-Laurent, milieu naturel remarquable avant dêtre un
élément clé de notre économie ".
Labsence totale de consultation des principaux acteurs
concernés dans cette aventure est elle aussi incompatible avec le
principe de gestion intégrée qui devrait permettre à
" toutes les communauté davoir prise sur les
multiples décisions et actions qui touchent le
Saint-Laurent".
Si rien nest fait rapidement, lOffice national de
lénergie du Canada pourrait, en dépit des avis
défavorables des scientifiques de Pêches et Océans
Canada, dEnvironnement Canada, du MICS et du GREMM, autoriser le
projet de GSI sans que le gouvernement du Québec ne se soit
penché sur lacceptabilité sociale, économique
ou environnementale de ce projet et sans même que la population
québécoise nait été consultée.
Monsieur Charest, Parce que voulons particper aux choix qui affecteront
notre société, nous, membres de la communauté
scientifique et des groupes environnementaux, représentants de
lindustrie de la pêche et de lécotourisme,
membres des premières nations, artistes et citoyens
- exigeons que le gouvernement du Québec impose un moratoire
immédiat au plan dexploration gazière et
pétrolière du Saint-Laurent annoncé par
Hydro-Québec en novembre dernier;
- réclamons , comme vous lavez promis en avril dernier que
"
l'acceptabilité environnementale et sociale de ce
projet [soit évaluée] dans le cadre d'une
enquête scientifique et indépendante sur le
développement énergétique du
Québec ".
Signataires :
Union québécoise pour la conservation de la nature
(UQCN)
Stratégies Saint-Laurent (SSL)
Les Amis de la Vallée du
Saint-Laurent (AVSL)
Sierra Club Canada
Société pour vaincre la pollution (SVP)
Greenpeace
Mouvement Au Courant
Parti Vert du Québec
Union Paysane
Équiterre
Fondation Rivières
Environnement Jeunesse (ENJEU)
Conseil régional de lenvironnement du Bas-Saint-Laurent
Conseil régional de lenvironnement de Gaspésie et
des Iles de la Madeleine
Comité ZIP Saguenay
Comité ZIP rive nord de l'estuaire
Comité ZIP Côte-Nord du Golfe
Comité ZIP Sud-de-l'estuaire
Comité ZIP Baie des Chaleurs
Parc nature de Pointe-aux-Outardes
Comité côtier Les Escoumins à la rivière
Betsiamites
Conseil des Innus Essipit
Chris Clark, Bioacoustic Lab, Cornell University
Émilien Pelletier, titulaire Chaire de recherche du Canada en
écotoxicologie marine Université du Québec à
Rimouski
Pierre Béland, chercheur Institut national
décotoxicologie du Saint-Laurent (INESL)
Richard Sears, chercheur Station de recherche des îles Mingan
(MICS)
Robert Michaud, Groupe de recherche et déducation sur les
mammifères marins (GREMM)
Regroupement des pêcheurs professionnels du sud de la
Gaspésie
Associations des crabiers gaspésiens inc.
Le Québec Maritime (Associations Touristiques Régionales
(ATR) du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie, de Duplessis, de
Manicouagan et des Îles de la Madeleine)
Association des bateliers du Saguenay
Croisières AML
Croisières Essipit
Groupe Dufour
Hugo Latulippe
Laure Waridel
Frédéric Back
Ariane Moffatt
Françoise David
Chloé Sainte-Marie
Gilles Carle
Marie-Thérèse Forest
Geneviève Saint-Hilaire
Josée Kaltenback
Florent Vollant
André Montmorency
Gilles Vigneault
Jacques Languirand
Alain Belhumeur
Jean Lemire
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27 October 2003
A group of artists have stated their opposition
to Hydro-Québec's oil exploration plan: Our St. Lawrence is what we are
Our fleuve is what we are
Hugo Latulippe
Laure Waridel
Frédéric Back
Ariane Moffatt
Françoise David
Chloé Sainte-Marie
Gilles Carle
Marie-Thérèse Forest
Geneviève Saint-Hilaire
Josée Kaltenback
Florent Vollant
André Montmorency
Gilles Vigneault
À lheure du loup,
une terre dans sa nuit chante (et hurle parfois)
pour quun peu de sagesse pacifie ces montagnes de
cruauté et nous donne à voir un début
davenir.
- Pierre Morency
Nous avons eu vent que lon voudrait forer sous la mer de notre
estuaire. Et dans le Golfe aussi. Près des îles, près
de la Gaspésie. Notre première réaction
fut unanime : Oh! Non, cest pas vrai! Pas ça?
Il semble que cest Hydro-Québec, notre
société dÉtat, qui est linitiatrice du
projet, cette fois. Le site web dit quHQ élargit ses
activités aux secteurs pétrolier et gazier et offre des
occasions daffaires nouvelles dans une industrie en croissance.
En croissance? British Petroleum (BP) et Shell, deux des cinq plus grandes
pétrolières du monde, ne disent-elle pas elles-mêmes,
depuis une dizaine dannées déjà, que le
marché du pétrole périclite et que ce sont les
énergies renouvelables qui sont lavenir
énergétique de lhumanité ?
Le marché de léolien connaît actuellement une
croissance annuelle de 40% à léchelle de la
planète. Cest 20% pour le solaire. Lavenir est
là, cest clair. Autant dun point de vue
économique quécosystémique. Comment se fait-il
que nos dirigeants soient aussi en retard dans leur conception de la
modernité? Pourquoi faut-il sans cesse citer les Danois, les
Allemands, les Hollandais, les Suédois pour sorienter?
Et ne vient-on pas de signer Kyoto, nous, en plus? Les
Québécoises et Québécois
nétaient-ils pas POUR la ratification de ce traité
à 89% et nont-ils pas fortement contribué à
ladhésion du Canada? (38% des gaz à effets de serre
émis par les Québécois proviennent de la combustion
du pétrole.)
Quà cela ne tienne! Le nouveau vice-président
dHydro-Pétro-Québec, Jean A. Gagné, se
voit déjà émir et parle du plus grand projet
dexploration, toutes catégories confondues, de
lhistoire du Québec. Comment se fait-il que nous ne
sachions presque rien de ce projet?
Les coûts environnementaux
Suite à une petite recherche auprès de fonctionnaires
-qui désirent garder lanonymat-, nous avons compris que
cest une firme dexploration nommée Geophysical Services
Inc. (GSI), basée à Houston, Texas, qui a reçu le
mandat de sonder le Saint-Laurent. Sur le web, Hydro parle de partenaires
de classe mondiale, mais ne donne aucun nom. Ça ne vous
rappelle pas une certaine époque de notre histoire, vous? Pensez
aux forêts. Pensez aux mines. Pensez aux poissons. Pensez à
toutes ces beautés disparues, marchandées.
Il y a fort à parier quHydro trouvera ses partenaires
de classes mondiale dans les ligues majeures. Chacun sait que partout
où il y a de lor noir, il y a EssoExxonMobile, (le plus
puissant et le plus actif lobby contre les accords de Kyoto soit dit en
passant) ou alors il y a ChevronTexaco, TotalFina et autres partenaires
officiels de la fin du monde. Chacun sait aussi que partout où ces
compagnies font des affaires, les catastrophes sociales ou
écologiques sont la norme. Vous vous rappelez de lExxon
Valdez, du Prestige, du Erika? Savez-vous quil y a 120 naufrages de
bateaux pétroliers chaque année dans le monde? Et que les
marées noires quils provoquent ne représentent en fait
que 10% des fuites de fioul, huiles, gaz, pétroles, gazoles
déversées dans les rivières, fleuves et mers par
lindustrie pétrolière?
Savez-vous quExxon na toujours rien payé pour
lAlaska? Rien, sauf une batterie davocats. Savez-vous que 61%
des 7030 navires pétroliers du monde sont immatriculés dans
une quinzaine de micro états qui marchandent leur
souveraineté en échange dun système qui permet
une complète impunité. Dans 99% des cas de sinistres, les
compagnies déclarent faillites et disparaissent
pour
réapparaître sous dautres noms, dautres
pavillons, ailleurs.
On a affaire à plus gros que nous. Que nous tous. Plus gros que
les États, dailleurs. Beaucoup plus gros.
Les coûts sociaux
Fermez les yeux et pensez au fleuve une seconde. Imaginez cet
éden bleu, lun des plus formidables écosystèmes
marins du monde, spolié. Pensez aux pêcheurs. Pensez à
tous ces gens qui travaillent au tourisme tout au long de nos côtes.
Sans compter que le fleuve Saint-Laurent, cest toute notre histoire,
cest notre fil dAriane, cest ce qui nous définit
le mieux ; cest notre corps et notre âme. Et depuis bien avant
la France, cest un peu notre lien à nous avec le
sacré.
Néanmoins, lan dernier, la Chambre de commerce de la
Gaspésie et des îles disait voir dans ce projet
dexploration pétrolière une occasion de sauver
la Gaspésie. Quel drôle de calcul! Aux innombrables risques
de catastrophes écologiques, " la chambre " dalors
choisissait dopposer des jobs pour les Gaspésiennes et
Gaspésiens. Rhétorique vieille comme le monde
qui ne
pèse pas lourd dans la balance quand on considère tout ce
qui est menacé par ce projet. Non. On ne marchande plus le pays. On
voit loin et large. Les GaspésienNEs mesurent mieux que personne
limportance davoir un Saint-Laurent en santé devant
eux. (Qua-t-elle fait au monde, la Gaspésie, pour attirer
tous ces sauveurs mégalos qui prennent tant et donnent si peu?)
Les faits : on parle de 50 à 100 emplois pour
lexploration
mais elle a été confiée
à nos amis du Texas, comme nous lavons déjà
dit. 4000 à 5000 emplois durant la construction. Ça,
cest sûr, cest pour nous autres. De la job de bras, de
la job pour se tuer à louvrage, pour quelques mois. Ensuite,
200-300 vrais emplois pour lexploitation
. dont une partie pour
nos hypothétiques intendants de Houston ou autre Arabie Saoudite.
Mais est-ce que 200-300 emplois en Gaspésie suffisent à
rembourser de potentielles marées noires ou encore la disparition
dune espèce de mammifère marin? (Lavis des
scientifiques du GREMM de Tadoussac est sans équivoque ; la survie
des baleines du Saint-Laurent est menacée, à court, moyen et
long terme, par ce projet. Les chercheurs de Pêches et Océans
Canada à Rimouski émettent eux aussi des craintes
sérieuses.) Ces animaux pacifiques, qui, depuis la nuit des temps,
migrent noblement dans nos eaux, envers et contre tout, malgré les
risques dextinction grandissant, ne se défendraient pas.
Elles disparaitraient sans un mot.
A-t-on seulement réfléchi à la menace que ferait
peser un tel projet sur léco-tourisme ou la pêche? Il
semble clair que " la chambre " ne sest pas posée
la question à savoir sil y ny aurait pas, par hasard,
plus demplois à perdre quà gagner.
De la cohérence svp
Il nous semble que, sous la pression des accords de libres
échanges qui sadditionnent, la planète ressemble de
plus en plus à une cour à scrap ; des icebergs de 9 fois la
dimension de Singapour se décrochent de lAntarctique dû
au réchauffement climatique ; le nombre annuel dinondations
et de cyclones a quintuplé sur la terre entre 1950 et
aujourdhui ; rien quau Québec, 4000 personnes meurent
prématurément chaque année à cause de la
pollution atmosphérique ; des scientifiques annoncent que dans une
cinquantaine dannées, la moitié de toutes les
espèces vivantes pourraient être disparues. Hubert Reeves,
lui, envisage notre propre disparition pour 2100, si nous nentamons
pas le virage vers
le Vert.
Il y a urgence depuis longtemps. À lheure de Kyoto, il
nous faut faire preuve de cohérence. Nous ne voulons plus de
croissance économique " à lancienne ", celle
qui menace la vie sur terre. Pourquoi ne subventionnerions-nous pas, par
exemple, des emplois chez Bombardier afin de se construire des trains
légers entre lîle de Montréal et la banlieue et
puis des trains à grande vitesse de la Gaspésie à
Montréal? Et puis nous voulons des champs déoliennes,
des panneaux solaires sur tous les toits de la ville, nous voulons de
nouvelles stations de métro, des tramways, des autobus
branchés sur le 220. Nous voulons des voitures
électriques à la portée de tous. Nous voulons de
la modernité.
Aussi, nous demandons au Premier ministre du Québec
dimposer un moratoire avant quun seul rafiot
immatriculé à Houston-Texas neffleure la
frontière de notre mer intérieure. Parce que vous ne le
savez peut-être pas non plus mais GSI est déjà dans le
Golfe et projette dutiliser ses canons à air dès les
premiers jours de novembre. Cela malgré lengagement
électoral de Jean Charest, auprès de lUnion
québécoise pour la conservation de la nature, de
faire de ce projet un CHOIX de société.
Courage collectif
" Faudrait peut-être attendre de savoir si y a du
pétrole là-dessous avant de sénerver ! "
nous entendrons-nous peut-être répliquer. Well, read our
lips : On. Ne. Veut. Pas. Le. Savoir. On-ne-veut-pas-le-savoir.
Nous croyons que le pays autour est notre premier système de
santé ; tous les jours, les Québécois le boivent, le
respirent, et le mangent. Nous SOMMES le pays que nous habitons. Nous ne
voulons pas dun État-gigolo dont la finalité serait de
marchander le patrimoine collectif. Le fleuve EST notre richesse.
Nous croyons que lheure est venue davoir le courage
collectif de remettre en cause la croissance économique
perpétuelle comme projet de société.
Un mot en états-unien, finalement, pour ceux qui pourraient
tenter de capter ce message dailleurs dans le cosmos :
WE WONT LET YOU SCRAP OUR FLEUVE AGAIN.
OUR FLEUVE IS PART OF OUR SOUL.
OUR FLEUVE IS PART OF OUR BODY.
OUR FLEUVE IS WHAT WE ARE.
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16 October 2003
Press Release from the Regroupement national des conseils régionaux de
lenvironnement du Québec (RNCREQ)
Communiqué Pour diffusion
immédiate
Exploration gazière et pétrolière dans le
Saint-Laurent
Le RNCREQ demande au gouvernement de respecter ses engagements
Montréal, le 16 octobre 2003 Le
Regroupement national des conseils régionaux de
lenvironnement du Québec (RNCREQ) joint aujourdhui sa
voix à celle de plusieurs autres organisations afin dexiger
du gouvernement du Québec quil suspende les travaux
dexploration gazière et pétrolière dans le
Saint-Laurent, et ce, jusquà ce quil y ait eu une
analyse publique de la pertinence de ce projet basée sur une
évaluation environnementale globale. Pour le directeur
général du RNCREQ, Philippe Bourke, "il nest
pas normal quun projet de cette envergure, qui ébranle autant
les fondements des politiques énergétiques et
environnementales du Québec, et qui est associé à de
si importantes incertitudes quant à sa rentabilité
économique, puisse être lancé sans une
évaluation en profondeur".
Rappelons que le 27 novembre 2002, Hydro-Québec
annonçait son intention dinvestir plusieurs centaines de
millions de dollars dici 2010 pour procéder à
lexploration pétrolière et gazière dans le
Saint-Laurent. Or, en dépit des bénéfices
économiques considérables quune éventuelle
phase dexploitation pourrait apporter, il faut être conscient
des conséquences économiques, sociales et environnementales
attribuables à lexploration et à lexploitation
pétrolière et gazière, notamment à
légard des activités économiques actuellement
tributaires du Saint-Laurent (pêche, tourisme, navigation, etc.).
Selon les informations que nous avons obtenues
auprès du Groupe de recherche et déducation sur les
mammifères marins (GREMM), la prospection sismique de cette nature
peut avoir des effets sérieux sur la faune marine,
particulièrement sur les mammifères marins. Or,
jusquà 19 espèces de mammifères marins
fréquentent lestuaire et le golfe du Saint-Laurent et 6
dentre elles sont en péril, notamment le béluga et la
baleine bleue. Ces espèces représentent un patrimoine
collectif mondialement reconnu et lindustrie touristique florissante
des régions côtières est largement dépendante
de la présence de ces baleines. Qui plus est, dautres
ressources marines comme les poissons de fond et les crustacés sont
susceptibles dêtre affectées par les activités
dexploration, avec les conséquences importantes que cela
entraîne sur lindustrie de la pêche et ses artisans.
Plus fondamentalement, ce projet est susceptible de
fragiliser les ressources naturelles du Saint-Laurent au moment où
le gouvernement du Québec travaille à la mise en uvre
dune politique de leau qui place la gestion
intégrée de ce grand fleuve au cur des enjeux, avec
lobjectif dassurer la protection et la restauration des
habitats et la protection des espèces et de la
biodiversité.
Enfin, sur le plan strictement énergétique, le projet
dHydro-Québec met clairement en lumière les lacunes de
la société dÉtat en matière de
planification du développement. En effet, ce projet majeur
nest pas traité de manière explicite dans le plus
récent Plan stratégique dHydro-Québec
(2002-2006), lequel constitue pourtant le seul instrument public de
planification du secteur de lénergie. Qui plus est,
lintérêt pour le pétrole et le gaz, des
filières énergétiques non-propres et
non-renouvelables, apparaît clairement incompatible avec les
orientations gouvernementales en faveur de la réduction des gaz
à effet de serre, notamment.
Dans cet esprit, le RNCREQ invite donc le gouvernement
à mettre rapidement de lavant son engagement électoral
visant à "élaborer et à mettre en uvre
dans les plus brefs délais une nouvelle politique
énergétique fondée sur la sécurité, la
fiabilité, laccessibilité, lacceptabilité
et lefficacité. " Philippe Bourke ajoute que
"cest à ce moment-ci, et non en 2006, que cet examen
en profondeur doit être réalisé. Autrement, on risque
fort de faire des choix qui auront des conséquences
environnementales, sociales et économiques
irréversibles".
Au cours des prochaines semaines, le RNCREQ et les CRE
situés en territoire côtier (Gaspésie / Îles de
la Madeleine, Bas St-Laurent, Côte-Nord, Saguenay / Lac St-Jean), de
concert avec les autres organismes préoccupés par ce projet,
poursuivront leurs efforts auprès des décideurs locaux,
régionaux et nationaux afin de faire respecter le principe de
précaution.
- 30 -
Pour informations :
Philippe Bourke, RNCREQ , Tél :
1-514-861-7022
Luce Balthazar, CRE Bas St-Laurent , Tél :
1-418-721-5711
Caroline Duchesne, CRE Gaspésie / les
Îles , Tél : 1-418-534-4498
Marie-Pierre Ouellon, CRE Côte-Nord , Tél :
1-418-962-6362
Daniel Groleau, CRE Sag. / Lac St-Jean , Tél :
1-418-662-9347
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15 October 2003
Letter from environmental groups to the
Québec Premier Jean Charest
Le 15 octobre 2003
Monsieur Jean Charest, Premier Ministre
Édifice Honoré-Mercier
835, boul. René-Lévesque Est, 3e
étage
Québec (Québec) G1A 1B4
Monsieur le Premier Ministre,
La présente vous fait part de préoccupations et de
demandes dun groupe dorganismes qui interviennent
auprès de vous et de vos ministres concernant le programme
dexploration gazière et pétrolière dans le
golfe du Saint-Laurent. Vous avez été contacté
à ce sujet pendant la campagne électorale et vous avez
transmis vos engagements à cet égard par écrit. Vous
trouverez ci-joint un communiqué émis aujourdhui.
Ce communiqué, ainsi que des lettres adressées aux ministres
Hamad et Mulcair sur ce même
sujet, sont basés en partie sur vos engagements écrits.
Nous vous demandons dassurer un suivi dans ce dossier dans le
sens de vos engagements. En particulier, pour en assurer la
cohérence et lefficacité, nous vous demandons de
décréter un moratoire sur le programme, le temps que les
études et les audiences promises soient faites. Il nous
paraîtrait tout à fait incohérent, en tenant compte de
votre analyse du dossier, de permettre que lexploration
débute et de ne faire se pencher le gouvernement sur la question que plus tard, par
exemple lors de lenquête sur lénergie que vous
avez promise, ultérieurement à lintérieur du
présent mandat. Ce moratoire nous paraît dautant plus
pressant quune composante du programme dHydro-Québec
semble à la veille dêtre autorisée (ou
peut-être aussi, bien sûr, refusée) par lOffice
national de lénergie.
Nous vous remercions de lattention que vous donnerez à
cette lettre, pour laquelle nous espérons des réponses dans
le sens de nos demandes, et cela très rapidement.
Signataires :
Harvey Mead Union québécoise pour la
conservation de la nature (UQCN)
Nicolas Roy Stratégies Saint-Laurent (SSL)
Robert Michaud Groupe de recherche et déducation sur
les mammifères marins (GREMM)
André Stainier Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent
p.j. : communiqué
lettre aux ministres Hamad et Mulcair
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15 October 2003
Letter from environmental groups to the
ministre de l'Environnement and the ministre des Ressources naturelles, de la
Faune et des Parcs of Québec
Le 15 octobre 2003
Monsieur Thomas Mulcair, Ministre
Ministère de lEnvironnement
675, boul. René-Lévesque Est, 30e étage
Québec, Qc G1R 5V7
Monsieur Sam Hamad, Ministre
Ministère des Ressources naturelles, de la Faune et des
Parcs
Édifice de lAtrium
5700, 4e Avenue Ouest, bureau A 308
Québec (Québec) G1H 6R1
Objet :
Exploration gazière et pétrolière
dans lestuaire et le golfe Saint-Laurent
Demande de moratoire sur toute activité prévue à
court et moyen termes
Demande dune audience publique du BAPE sur le
programme
Messieurs les Ministres,
Le 17 janvier dernier, lUQCN a acheminé au ministre de
lenvironnement du Québec une demande formelle concernant le
programme dexploration gazière et pétrolière
projeté par Hydro-Québec et ses partenaires dans
lestuaire et le golfe Saint-Laurent. Nous avons plus
précisément demandé un moratoire sur le projet, une
étude dimpact indépendante, et une consultation
publique avant dautoriser la poursuite de toute nouvelle
activité dans ce dossier. Nous navons reçu
jusquà présent aucune réponse à cette
requête. Depuis ce temps, nous avons poursuivi nos travaux visant
à mieux comprendre les implications de ce projet.
Entre-temps, nous avons contacté pendant la dernière
campagne électorale M. Jean Charest, chef du parti Libéral,
qui a bien voulu répondre à notre demande dinformation
quant à la position de votre Parti sur ce sujet. Ses engagements de
lépoque nous ont paru très encourageants.
Lactuel Premier ministre monsieur Charest a insisté, entre
autres,
- sur le fait que "les trois phases [du projet dans son ensemble,
soient lexploration sismique, les forages exploratoires et
lexploitation] doivent être considérées
globalement";
- sur son intention de sassurer, "que ce soit dans le cadre
d'une procédure conjointe avec le fédéral ou de son
propre chef, un gouvernement libéral procédera à la
tenue d'études d'impact sur l'ensemble du projet d'exploration et
d'exploitation pétrolière du golfe Saint-Laurent et
respectera les conclusions de ces études. De plus, nous rendrons
publics les résultats de ces recherches et les paramètres
ayant présidé à leur élaboration."
- que "dans le cadre d'une enquête scientifique et
indépendante sur le développement énergétique
du Québec, nous évaluerons, d'autre part,
l'acceptabilité environnementale et sociale de ce
projet."
Nous sommes actuellement en train danalyser la seconde
étude dimpact préparée par le promoteur, suite
à une intervention du ministère des Pêches et des
Océans du Canada face aux lacunes importantes de la première
étude. Le représentant scientifique auprès des
signataires de cette lettre, M. Robert Michaud, a déjà
émis de sérieux doutes quant à la façon dont
létude répond à nos interrogations.
Rappelons que dans le processus normal dévaluation
environnementale du ministère de lEnvironnement pour des
projets assujettis à des audiences publiques, et de façon
générale, une étude dimpact doit en premier
lieu être jugée recevable. Par la suite, une audience
publique permet à la population de se pencher sur les
différents éléments du dossier. À cet effet,
lengagement de monsieur Charest inclut une consultation publique sur
la question de lexploration gazière et
pétrolière, mais le fait dans le cadre dune
enquête sur le développement énergétique du
Québec dont le calendrier actuel ne prévoit un rapport
quen 2006, alors que le début des travaux de lactuel
programme dexploration est prévu pour novembre 2003.
Nous aimerions souligner la pertinence et la nécessité
dune intervention immédiate de la part de votre
gouvernement, en faisant référence à dautres
aspects des engagements de lactuel Premier ministre, qui nous
répondait en avril dernier que :
- "lexploration pétrolière dans le golfe
Saint-Laurent relève dun choix de
société", ce qui sous-tend une implication du public
dans la prise de décision;
- "les travaux projetés pourraient avoir un impact
significatif sur les populations de poissons, de crustacés et de
mollusques, déjà fragilisées par des pêches
intensives, une augmentation constante du transport maritime ainsi que la
pollution des eaux par des rejets toxiques", et que
- "l'ajout de telles perturbations risque d'affecter encore les
populations de poissons et de crustacés et de porter le coup de
grâce à l'industrie de l'observation des
cétacés à Tadoussac qui repose sur moins de 100
individus".
Ces deux dernier constats soulignent le caractère critique du
dossier et limportance dimpliquer la population, de même
que les différents groupes concernés par les impacts
possibles de ce programme, dans le processus décisionnel.
Or il se trouve que le programme dexploration gazière et
pétrolière quHydro-Québec et le gouvernement du
Québec tentent de mettre en uvre actuellement comporte un
investissement initial de 330 M$ réparti sur 8 ans, visant
à explorer de très grandes parties du golfe et de
lestuaire du Saint-Laurent pour vérifier le potentiel gazier
et pétrolier qui sy trouve, et dont les premiers travaux sont
prévus pour le mois de novembre.
Les signataires de cette lettre vous demandent donc :
- de décréter un moratoire sur toute
activité dexploration gazière et
pétrolière dans lestuaire et le golfe
Saint-Laurent;.
- de convoquer une audience publique sur le programme
dHydro-Québec (et de toute autre intervention connexe
pouvant tomber sous la juridiction du Québec) visant
lexploration et éventuellement lexploitation
gazières et pétrolières du Saint-Laurent, que cela
soit dans lestuaire ou dans le golfe.
De tels gestes nous semblent correspondre parfaitement aux engagements
précités du Premier ministre actuel et pourraient constituer
une démonstration convaincante des orientations de votre
gouvernement en matière de développement durable. Comme il
sagit ici dun tout nouveau domaine dintervention de
lÉtat québécois, nous recommandons
dappliquer dans ce dossier le principe de prudence mis de
lavant par M. Charest lui-même pendant la campagne
électorale, en réponse notamment aux allégations de
la ministre Rita Dionne-Marsolais à leffet que "les
facteurs environnementaux ne doivent pas freiner le développement
économique". Or il sagit ici dun dossier ou les
conséquences écologiques pourraient avoir des
répercussions économiques considérables. Dans ce
contexte, le moratoire et la consultation publique nous apparaissent
amplement justifiés.
Les interventions demandées fourniront également à
lactuel gouvernement une opportunité détablir un
lien avec la nouvelle Politique nationale de leau, qui vise une
gestion intégrée du Saint-Laurent et associe cette intention
à une reconnaissance du Saint-Laurent comme "milieu naturel
remarquable [et] élément clé de notre
économie". Finalement, une intervention opportune et
conséquente du gouvernement provincial dans le dossier arriverait
à point nommé alors que votre gouvernement négocie un
important renouvellement du plan daction
fédéral-provincial Saint-Laurent Vision 2000.
La présente requête vous est adressée conjointement
par lUnion québécoise pour la conservation de la
nature (UQCN), le Groupe de recherche et déducation sur les
mammifères marins (GREMM), les Amis de la vallée du
Saint-Laurent (AVSL) et Stratégies Saint-Laurent (SSL). Notre
démarche est également soutenue par de multiples autres
intervenants des milieux, concernés par les conséquences
économiques, environnementales et sociales dun
éventuel programme dexploitation pétrolière et
gazière dans le Saint-Laurent.
Les signataires
Harvey Mead Union québécoise pour la conservation de
la nature (UQCN)
Nicolas Roy Stratégies Saint-Laurent (SSL)
Robert Michaud Groupe de recherche et déducation sur
les mammifères marins (GREMM)
André Stainier Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent
(AVSL)
p.j
communiqué
lettre au Premier ministre Charest
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15 October 2003
Press release from an affiliation of
environmental groups, researchers, tour-boat operators, a tourist
association and an Aboriginal community: The St. Lawrence is facing new
threats; a moratorium is requested on Hydro-Québecs oil and
gas exploration programme
LE SAINT-LAURENT fait face à de nouvelles
perturbations
MORATOIRE DEMANDÉ SUR LE PROGRAMME DEXPLORATION
GAZIÈRE ET PÉTROLIÈRE DHYDRO-QUÉBEC
Québec, le 15 octobre 2003. Le programme
dHydro-Québec visant lexploration
pétrolière et gazière dans le golfe du Saint-Laurent
comporte des risques significatifs et doit être suspendu dès
maintenant. Telle est la demande envoyée aujourdhui au
Premier ministre Jean Charest par un regroupement dorganismes
très préoccupés par limminence des premiers
travaux dexploration. Ce programme dHydro-Québec, rendu
public en novembre 2002 par le ministère des Ressources naturelles,
prévoit des investissements de 300 millions de dollars dici
2010 pour lexploration sismique et le forage du golfe et de
lestuaire du Saint-Laurent.
Geophysical Service Incorporated (GSI), un promoteur de
Calgary chargé de faire des relevés sismiques pour
Hydro-Québec, sétait retiré du golfe
lhiver dernier, sa présence ayant soulevé beaucoup
dinquiétudes, de questions et de demandes de la part des
groupes environnementaux, de la communauté scientifique, et des
industries de la pêche et du tourisme. En avril dernier,
Monsieur Jean Charest reconnaissait lui-même les risques
associés au Plan dexploration
dHydro-Québec : " lajout de telles
perturbations risque daffecter encore plus les populations de
poissons et de crustacés et de porter le coup de grâce
à lindustrie de lobservation des cétacés
à Tadoussac ". Toutes ces inquiétudes refont
surface cet automne, alors que GSI est à nouveau sur le point
dentamer des travaux dexploration dans le golfe.
Les groupes demandent au Premier ministre le respect de
ses engagements électoraux à cet égard. Dans une
lettre écrite en avril dernier dans le cadre de sa campagne
électorale, Monsieur Charest a affirmé que
" lexploration pétrolière dans le golfe
Saint-Laurent relève dun choix de
société " et que, en conséquence,
" un gouvernement libéral procédera
à la tenue d'études d'impact sur l'ensemble du projet
d'exploration et d'exploitation pétrolière du golfe
Saint-Laurent [
] respectera les conclusions de ces
études [
] et rendra publics les résultats de
ces recherches et les paramètres ayant présidé
à leur élaboration." Le Premier ministre a
également annoncé que "dans le cadre d'une
enquête scientifique et indépendante sur le
développement énergétique du Québec, [un
gouvernement libéral] évaluera l'acceptabilité
environnementale et sociale de ce projet."
Selon M. Harvey Mead, lun des porte-paroles du
regroupement, " il est temps que le gouvernement assume et
rende cohérent lensemble de ces engagements ".
Toujours selon monsieur Mead, " pour linstant, rien
ne laisse transparaître au sein du gouvernement une telle
orientation. Plutôt, le site web du ministère des Ressources
naturelles, de la Faune et des Parcs maintient une sollicitation
auprès des investisseurs, dont un incitatif spécifique pour
la recherche de pétrole et de gaz naturel en milieu
marin ".
Devant linertie du Gouvernement du Québec,
les groupes ont écrit à M. Sam Hamad, ministre des
Ressources naturelles, de la Faune et des Parcs, et à M. Thomas
Mulcair, ministre de lEnvironnement, pour souligner les mesures
nécessaires pour assurer cette cohérence : mise en
place dun moratoire sur tout projet dexploration ou
dexploitation gazière ou pétrolière dans le
Saint-Laurent; tenue dune enquête publique portant sur
lensemble du programme dHydro-Québec; et mise en
uvre dun programme pouvant assurer une intégration de
ce nouveau développement dans les milieux socio-économiques
existant dans le couloir de lestuaire et du golfe, et ce dans le
respect du maintien de la biodiversité et des activités qui
en dépendent.
" Nous demandons que la situation soit
gérée suivant le principe de précaution, insiste
M. Robert Michaud, porte-parole scientifique du
regroupement. " Déjà la morue franche, le
béluga du Saint-Laurent et le rorqual bleu sont sur la liste des
espèces en voie de disparition." Le Premier
ministre Jean Charest a lui même reconnu en avril dernier que
" les travaux projetés pourraient avoir un impact
significatif sur les populations de poissons, de crustacés et de
mollusques, déjà fragilisées par des pêches
intensives, une augmentation constante du transport maritime ainsi que la
pollution des eaux par des rejets toxiques ".
Pour M. André Stainier, du groupe Les Amis de la
vallée du Saint-Laurent, il est temps de mettre en place une
approche qui tienne compte non seulement des engagements de M. Charest,
mais aussi des engagements mis de lavant dans la Politique nationale
de leau rendue publique en novembre 2002. " Dans cette
politique, que M. Thomas Mulcair a endossée, le gouvernement du
Québec sengage à " mettre en uvre
la gestion intégrée du Saint-Laurent [et à]
traduire, par une reconnaissance officielle, sa vision du Saint-Laurent
comme un patrimoine national à protéger, à
développer et à mettre en valeur". M. Stainier
ajoute qu " il faut tenir compte des erreurs
commises dans le passé en matière de développement
des ressources, développement fait souvent dans lignorance de
ce quil entraînait. Dans le domaine du développement
pétrolier et gazier en milieu marin, la connaissance des impacts
possibles sur le plan environnemental et socio-économique demeurent
très limitée. Il ne faut pas prendre trop de risques avec
notre Saint-Laurent cet héritage de la population mérite
quon le traite différemment ".
Pour souligner leur détermination à
ce que le gouvernement du Québec, qui vise dailleurs le
dépôt dun " plan vert ", fasse de
ce dossier un modèle de développement durable, les groupes
ont annoncé leur intention de faire campagne dans toutes les
régions touchées par le programme
dHydro-Québec. Ils développeront également un
réseau dappuis et déchanges dinformations
avec les organismes ayant déjà été
confrontés à de tels développements dans les
provinces maritimes.
- 30 -
Sources :
Harvey Mead Union québécoise pour la conservation
de la nature (UQCN) 648-2104
Nicolas Roy Stratégies Saint-Laurent (SSL) 648-8079
Robert Michaud Groupe de recherche et déducation sur
les mammifères marins (GREMM) 235-4701
André Stainier Les Amis de la Vallée du Saint-Laurent
(AVSL) 521-1534
Co-Signataires
Greenpeace
Mouvement Au Courant
Société pour Vaincre la Pollution
Sierra Club Canada
Conseil régional de lenvironnement de la
Côte-Nord
Conseil régional de lenvironnement du Bas-Saint-Laurent
Comité ZIP Saguenay
Comité ZIP rive nord de l'estuaire
Comité ZIP Côte-Nord du Golfe
Comité ZIP Sud-de-l'estuaire
Comité ZIP Baie des Chaleurs
Parc nature de Pointe-aux-Outardes
Comité côtier Les Escoumins à la rivière
Betsiamites
Conseil des Innus Essipit
Émilien Pelletier, titulaire
Chaire de recherche du Canada en écotoxicologie marine
Université du Québec à Rimouski
Pierre Béland, chercheur
Institut national décotoxicologie du Saint-Laurent
(INESL)
Richard Sears, chercheur
Station de recherche des îles Mingan (MICS)
Le Québec Maritime
Association des bateliers du Saguenay
Croisières AML
Croisières Essipit
Groupe Dufour
Pour plus dinformations, vous pouvez consulter les sites
suivants :
www.baleinesendirect.net
www.strategiessl.qc.ca
http://uqcn.qc.ca
Download document
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11 April 2003
Reply by Jean Charest of the Liberal Party of Quebec to
environmental groups' questionnaire
Montréal, 11 avril 2003
M. Alexandre Archer
Union québécoise pour la conservation de
la nature
1085, ave. De Salaberry, bureau 300
Québec (Québec)
G1R 2V7
Monsieur,
Pour le Parti libéral du Québec,
lexploration pétrolière dans le golfe Saint-Laurent
relève dun choix de société. Le plan
d'exploration pétrolière et gazière 2002-2010
d'Hydro-Québec, rendu public le 27 novembre 2002, fait état
de vastes projets d'exploration dans le golfe Saint-Laurent. Ces projets
visent notamment l'exploitation des gisements pétrolifères
potentiellement contenus dans la structure Old Harry, située
à la frontière des eaux territoriales du Québec et de
Terre-Neuve.
Emportée la ministre de l'Énergie, Rita
Dionne-Marsolais déclarait ainsi le 8 janvier dernier que "les
facteurs environnementaux ne doivent pas freiner le développement
économique." Or, ces "facteurs environnementaux", que balaie du
revers de la main la ministre, constituent la pierre d'assise de deux
secteurs majeurs de l'économie régionale en aval de
Rivière-du-Loup : les pêches et l'écotourisme.
DES CRAINTES JUSTIFIÉES
Avec plus de 9 000 personnes y occupant un emploi
saisonnier, l'industrie des pêches représente 44% de l'emploi
total en Basse-Côte-Nord ainsi que 19% en Gaspésie et aux
Iles-de-la-Madeleine. Sur le plan écotouristique, une étude
publiée en 2002 par le Groupe de recherche et d'éducation
sur les mammifères marins (GREMM) conclut que, sur une base
annuelle, l'observation des cétacés dans le parc marin
Saguenay-Saint-Laurent génère à elle seule 12
millions de dollars et crée 750 emplois directs et indirects.
Les interventions récentes des associations
touristiques régionales, des groupes de pêcheurs et des
scientifiques concernés, ont mis en lumière la
fragilité des écosystèmes pélagiques du golfe
Saint-Laurent, un milieu privilégié pour la reproduction de
la faune. Les travaux projetés pourraient avoir un impact
significatif sur les populations de poissons, de crustacés et de
mollusques, déjà fragilisées par des pêches
intensives, une augmentation constante du transport maritime ainsi que la
pollution des eaux par des rejets toxiques.
UN PROJET DE VASTE AMPLITUDE
Pour le Parti libéral du Québec,
l'ensemble du projet est plus qu'une simple exploration, il se
présente en fait en trois phases qui doivent être
considérées globalement : l'exploration proprement dite,
d'une durée de sept ou huit ans, impliquant l'utilisation de canons
produisant des ondes à basses fréquences dirigées
vers les fonds marins, puis l'exploitation, avec la mise en place de
plates-formes de forage et l'installation de stations de pompage du
pétrole. Chacune de ces trois phases est en soi susceptible
d'affecter directement le cycle vital de la faune aquatique. Alors que les
biologistes de Pêches et Océans Canada laissent planer
l'imminence d'un second moratoire sur la pêche à la morue et
qu'un récent rapport de l'Institut Maurice-Lamontagne recommande la
fermeture de la zone de pêche au crabe englobant une partie de la
Basse Côte-Nord et de Terre-Neuve, l'ajout de telles perturbations
risque d'affecter encore les populations de poissons et de
crustacés et de porter le coup de grâce à l'industrie
de l'observation des cétacés à Tadoussac qui repose
sur moins de 100 individus.
Dans l'éventualité où les quotas
de pêche ne seraient pas affectés, une perte de confiance
dans l'opinion publique pourrait également s'avérer
significative au plan économique. La simple crainte que la chair
des animaux puisse être contaminée et impropres à la
consommation suffirait à réduire à néant le
marché des poissons, crustacés et mollusques des
régions maritimes du Québec. La question de la contamination
de la nappe phréatique des Îles-de-la-Madeleine, jamais
abordée, mérite d'autre part d'être
considérée de façon approfondie.
UNE VISION GLOBALE
Un gouvernement libéral considérera avec
sérieux les craintes exprimées par l'industrie touristique,
les associations de pêcheurs, les scientifiques et les groupes
environnementaux. Le fait que d'autres projets d'exploration
pétrolière aient déjà été mis en
branle dans le golfe, devrait inciter le gouvernement péquiste
à plus de prudence et de pondération et non pas l'amener
à présenter le débat comme un de ces sempiternels
conflits fédéral-provincial.
Que ce soit dans le cadre d'une procédure
conjointe avec le fédéral ou de son propre chef, un
gouvernement libéral procédera à la tenue
d'études d'impact sur l'ensemble du projet d'exploration et
d'exploitation pétrolière du golfe Saint-Laurent et
respectera les conclusions de ces études. De plus, nous rendrons
publics les résultats de ces recherches et les paramètres
ayant présidé à leur élaboration. Dans le
cadre d'une enquête scientifique et indépendante sur le
développement énergétique du Québec, nous
évaluerons, d'autre part, l'acceptabilité environnementale
et sociale de ce projet.
Pour un gouvernement libéral, déterminer
si ce type de projet est compatible avec un objectif de
développement durable et n'entre pas en conflit avec les
activités économiques déjà en place
relève avant tout d'un choix de société. Enfin, soyez
assuré de notre appui dans votre recherche du mieux-être de
nos concitoyennes et de nos concitoyens.
Je vous prie dagréer, Monsieur,
lexpression de mes sentiments les meilleurs
Jean Charest
Chef du Parti libéral du Québec
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8 April 2003
Questionnaire addressed to political parties
À moins dune semaine des élections, quatre groupes
environnementaux préoccupés par lavenir du
Saint-Laurent et par le développement de projet dexploration
et dexploitation gazière et pétrolière dans le
Golfe demandent aux partis en lice des précisions quant à
certains enjeux à ce sujet. Les Amis de la vallée du
Saint-Laurent, le Conseil régional de lenvironnement du
Bas-Saint-Laurent (CRE-BSL), Stratégies Saint-Laurent et
lUnion québécoise pour la conservation de la nature
(UQCN) veulent des clarifications quant à la portée de tels
projets sur le Saint-Laurent.
Les quatre groupes demandent que les partis se prononcent publiquement
en répondant aux questions suivantes.
Le prochain gouvernement sengage-t-il à produire une
étude dimpacts des activités dexploration et
dexploitation gazière et pétrolière dans le
Saint-Laurent portant, notamment, sur les milieux naturels et humains
susceptibles dêtre affectés par les projets?
Si oui, le prochain gouvernement sengage-t-il
à :
Rendre public, en toute transparence, les résultats de ces
recherches et des paramètres ayant présidé à
leur élaboration?
De plus, le prochain gouvernement sengage-t-il à mettre
sur pied une consultation publique portant sur lacceptabilité
sociale et environnementale des projets dexploration et
dexploitation gazière et pétrolière dans le
Saint-Laurent ?
Aussi, jusquaux conclusions de la consultation publique, le
prochain gouvernement sengage-t-il à édicter un
moratoire sur tout projet dexploration et dexploitation
gazière et pétrolière dans le Saint-Laurent ?
Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir nous faire parvenir
les réponses de votre parti au plus tard vendredi prochain, soit le
11 avril 2003. Nous vous remercions à lavance de votre
collaboration.
Alexandre Archer, conseiller en relation publique
Union québécoise pour la conservation de la nature
(UQCN)
1085, ave De Salaberry, bureau 300
Québec (Qc) G1R 2V7
Tél.: (418) 648-2104
Téléc.: (418) 648-0991
Courriel : programme@uqcn.qc.ca
Site Internet: http://uqcn.qc.ca
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8 April 2003
Oil and gas exploration and exploitation in the St. Lawrence:
clarifications requested by four organizations
Devant labsence de presque tout commentaire en campagne
électorale sur un dossier dune importance majeure, quatre
organismes préoccupés par le fleuve Saint-Laurent demandent
aux partis en lice des précisions quant à certains enjeux
touchant de nouveaux développements possibles dans le
Saint-Laurent. Les Amis de la vallée du Saint-Laurent, le Conseil
régional de lenvironnement du Bas-Saint-Laurent (CRE-BSL),
Stratégie Saint-Laurent et lUnion québécoise
pour la conservation de la nature (UQCN) veulent des clarifications quant
aux intentions des partis pouvant former le prochain gouvernement par
rapport à lexploration et à lexploitation
gazière et pétrolière visant lestuaire et le
golfe du Saint-Laurent.
La perspective de ces interventions dans le Saint-Laurent est nouvelle
au Québec. Ce serait vraisemblablement très important
économiquement, socialement, politiquement et
écologiquement, vu leur ampleur probable et lextrême
sensibilité, sous divers angles, du milieu touché : le
secteur marin du Saint-Laurent, dans ses aspects physique, aquatique,
hydrodynamique, biologique (faune et flore) et géographique
(côtes, îles, paysages, usages humains).
Les groupes demandent donc aux partis en lice de se prononcer sur les
aspects suivants :
- les connaissances nécessaires à une évaluation de
lintérêt dune telle exploitation dans ce milieu
particulier;
- les moyens à prendre pour que la société
québécoise soit en mesure de donner son avis sur une telle
exploitation;
- les critères pour juger sil est acceptable, du point de
vue global, quil y ait de lexploitation gazière et
pétrolière dans le Saint-Laurent, avant de discuter de
projets particuliers, incluant lexploration.
Les groupes demandent des réponses sur les engagements
suivants :
- la mise en uvre de recherches complètes, approfondies et
indépendantes sur les impacts possibles dactivités
dexploration et dexploitation gazière et
pétrolière dans le Saint-Laurent sur les milieux naturels et
humains impliqués;
- la communication publique, en toute transparence, des résultats
de ces recherches et des paramètres ayant présidé
à leur élaboration;
- la consultation publique de la population sur
lacceptabilité, du point de vue de
lintérêt public, de lexploitation gazière
et pétrolière dans le Saint-Laurent considérée
comme possibilité globale, générale et à long
terme, antérieurement à la considération de tout
projet particulier;
- la mise en place d'un moratoire sur tous les projets particuliers, y
compris les projets dexploration, jusqu'aux conclusions de la
consultation publique.
Les groupes ont soumis cette série de questions aux chefs de
trois partis et attendent une réponse dici à vendredi
le 11 avril prochain. Les partis suivants ont été
interpellés : lAction démocratique du
Québec, le Parti libéral du Québec, le Parti
québécois.
Contacts :
Amis de la vallée du Saint-Laurent:
André Stainier (418) 531-1534
Conseil régional de lenvironnement du
Bas-Saint-Laurent:
Luce Balthasar (418) 721-5711
Stratégies Saint-Laurent:
Marc Hudon (418) 648-8079
Union québécoise pour la conservation de la nature
(UQCN):
Harvey Mead (418) 652-7572
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24 March 2003
Minister of the Environment of Canada David Anderson answers to André Stainier,
president of Les Amis de la vallée du Saint-Laurent
Monsieur André Stainier
Président
Les amis de la vallée du Saint-Laurent
1085, avenue De Salaberrry, bureau 312
Québec QC
G1R 2V7
Monsieur,
Je vous remercie de votre lettre du 27 décembre 2002 au sujet
des activités dexploration gazière et
pétrolière dans lestuaire et le golfe du
Saint-Laurent. Jai pris bonne note de vos préoccupations et
je vous assure que les considérations environnementales sont
essentielles à la prise de décision du gouvernement
fédéral en ce qui concerne les projets dexploration
gazière et pétrolière extracôtiers.
En vertu de la Loi canadienne sur lévaluation
environnementale, les autorités doivent sassurer
quune évaluation environnementale est effectuée avant
de prendre des décisions qui permettraient la mise en uvre de
tels projets. Dans les zones extracôtières sous
contrôle fédéral, lautorisation de lOffice
national de lénergie est nécessaire avant quun
promoteur ne puisse entreprendre des activités dexploration
pétrolière et gazière.
Plus particulièrement, le premier projet de forage exploratoire
dans une zone réglementaire extracôtière
nécessite une étude approfondie en vertu de la Loi
canadienne sur lévaluation environnementale. Les
activités dexploration subséquentes, dans la
même région, seraient assujetties à un examen
préalable. Dans le même ordre didées, les
prospections sismiques requerraient également un examen
préalable. Si lautorité responsable détermine
quun projet proposé nécessite une évaluation
plus poussée, le ministre responsable peut me demander de renvoyer
le projet à une commission ou à un médiateur.
Je comprends quun examen préalable dun projet
détude sismique proposé dans la partie ouest du golfe
du Saint-Laurent est présentement en cours. LOffice national
de lénergie est l'autorité responsable principale de
lévaluation. Pêches et Océans contribue
à lévaluation en fournissant des renseignements
pertinents concernant les pêcheries locales et les populations de
mammifères marins.
LOffice national de lénergie a encouragé le
promoteur à consulter le public sur le travail proposé.
LOffice, en tant quautorité responsable, peut
solliciter les commentaires du public sur le rapport dexamen
préalable provisoire en vertu du paragraphe 18(3) de la Loi
sil estime que la participation du public est justifiée.
À titre dinformation, jai fait parvenir une copie de
notre correspondance à lhonorable Herb Dhaliwal, ministre des
Ressources naturelles et à lhonorable Robert G. Thibault,
ministre des Pêches et des Océans, pour leur faire part de
vos préoccupations. Jai également transmis une copie
de notre correspondance à monsieur Kenneth Vollman,
président de lOffice national de lénergie, pour
sa gouverne.
Japprécie le dévouement continu de votre organisme
dans la gestion administrative du Saint-Laurent et jespère
que mes commentaires vous seront utiles.
Je vous prie dagréer, Monsieur, lexpression de mes
sentiments les meilleurs.
David Anderson, c.p., député
c.c. :
Lhonorable Herb Dhaliwal
Lhonorable Robert G. Thibault
Monsieur Kenneth Vollman, président Office national de
lénergie
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11 March 2003
Letter from Le Québec maritime to Bernard Landry, Rita Dionne-Marsolais,
André Boisclair and Richard Legendre
Rimouski, 11 mars 2003
Monsieur Bernard Landry
Premier ministre du Québec
Cabinet du premier ministre
835, boul. René Lévesque Est, 3e
étage
Québec (Québec) G1A 1B4
Madame Rita Dionne-Marsolais
Ministre déléguée à l'Énergie
5700, 4e Avenue Ouest, Local A 308
Charlesbourg (Québec) G1H 6R1
Monsieur André Boisclair
Ministre dÉtat aux Affaires municipales et à la
Métropole, à lEnvironnement et à lEau
Édifice Marie-Guyart
675, boulevard René-Lévesque Est, 30e étage
Québec (Québec) G1R 5V7
Monsieur Richard Legendre
Ministre délégué au Tourisme, Loisir, Sport, Jeunesse et Faune et Parcs
1010, rue Sainte-Catherine Ouest #400
Montréal (Québec) H3B 1G2
Objet : Lettre dappui à ladoption
dun moratoire sur le programme dexploration gazière et
pétrolière dans le Saint-Laurent
Monsieur le Premier Ministre,
Madame la Ministre,
Messieurs les Ministres,
Cest avec grand intérêt que les administrateurs du
Québec maritime, lors de leur rencontre du 23 janvier 2003 à
Rimouski, ont analysé le dossier cité en rubrique et ils ont
démontré unanimement leur intérêt et leurs
inquiétudes face aux impacts de ce projet sur notre industrie
touristique.
La mission de notre organisme se définit essentiellement par un
positionnement de produits touristiques, dont
lécotourisme, qui sarticule autour de la
thématique maritime auprès des clientèles
hors Québec. Nous sommes donc inquiets des répercussions
de ce projet sur lavenir de ces produits reliés au fleuve
Saint-Laurent pour lesquels nous assurons la promotion, en
collaboration avec Tourisme Québec et nos partenaires, depuis
près de dix ans.
Ce qui est à notre avis plus préoccupant, cest que
pour linstant ce projet na pas été soumis
à lanalyse environnementale habituellement nécessaire
dans ce genre de dossier. Nous nous interrogons plus
précisément sur :
- Quels seront les impacts du projet sur les populations des
différentes espèces de mammifères marins dont
certaines sont sur la liste nationale des espèces en péril?
- Quels seront les impacts sur les populations de poissons,
crustacés, etc. qui souffrent déjà de conditions
dramatiques dont la transformation est en relation avec notre industrie?
- Quels seront les impacts sur lensemble de lindustrie
touristique axée vers le maritime et sur limage grande
nature présentée à nos
clientèles?
Il nous semble que ces questionnements sont dune importance
primordiale lors déventuelles études dimpact
environnemental qui devront précéder
limplantation de ce projet et ceci, afin de sassurer de
préserver ce patrimoine unique du Québec que
représente le fleuve Saint-Laurent.
Pour lensemble de ces raisons, nous réclamons :
un moratoire sur le programme dexploration gazière
et pétrolière dans le SAINT-LAURENT et
des audiences publiques sur les impacts environnementaux
reliés à ce projet.
Ce nest quaprès de telles analyses que nous pourrons
mesurer les avantages économiques et sociaux dun tel
projet.
Veuillez accepter lexpression de nos sentiments les plus
distingués.
Le président du Conseil dadministration,
Guy Rousset
c.c. :
ATR membres de Le Québec maritime
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7 March 2003
Coordinator
for the Comité côtier Les
Escoumins à la rivière Betsiamites Jean-Marie
Bélisle answers to Rita
Dionne-Marsolais
Les Escoumins, le 7 mars 20033
Madame Rita Dionne-Marsolais, ministre déléguée
à lÉnergie
Ministère des Ressources Naturelles
C5700, 4e Avenue Ouest, bureau A-308
Charlesbourg (Québec) G1H 6R1
Madame,
Je vous remercie, par votre directrice de cabinet dans
sa correspondance datée du 14 février 2003, davoir
répondu à notre courriel concernant les projets de recherche
dhydrocarbures dans le golfe et lestuaire du St-Laurent. Je
veux bien croire que tous les travaux dexploration et
dexploitation dhydrocarbures ont été faits dans
le respect des lois actuelles, mais nos inquiétudes viennent
justement du fait quil nous semble que ces activités ne sont
peut-être pas assez encadrées.
Nous croyons savoir que les travaux dexploration
ne sont pas soumis à une évaluation des impacts, alors que
nous sommes convaincus que ceux-ci en auront. Lenvironnement marin
est facilement perturbé par des niveaux sonores excessifs et nous
croyons que plusieurs espèces déjà en
difficulté risquent dêtre affectées par
lexploration sismique et les travaux de forage.
Vos propos se veulent rassurants mais lorsque que
lon dit que lon ne mettra pas en danger les industries de la
pêche et du tourisme, il faudrait peut-être expliquer quelles
mesures seront appliquées pour ne pas les affecter. Les animaux
marins sont très vulnérables aux détonations et il
est reconnu que les boues de forage causent de graves problèmes
environnementaux. Le golfe et lestuaire ne sont pas la haute mer et
nous craignons que des effets plus marqués soient ressentis.
Pourquoi ne pas prendre le temps de réaliser une
étude dimpact sérieuse qui pourrait rassurer les
groupes qui sinquiètent de ces impacts potentiels ? Le
respect des lois est une chose, mais il ny a pas si longtemps il
était légal dutiliser toutes sortes de produits et
méthodes de travail qui se sont avérés
néfastes pour lenvironnement et les populations de sorte
quils sont maintenant bannis.
Tout récemment, le gouvernement a
décidé de mettre fin au programme des mini-centrales, non
pas en raison du non-respect des lois, mais bien en raison des craintes
manifestées par la population. Le moratoire sur la production
porcine a également été décrété
pour se donner collectivement le temps de bien peser le pour et le contre
dun tel développement, malgré le fait que la plupart
des producteurs porcins respectent les lois actuellement en vigueur.
Nous aimerions simplement que la même logique
soit appliquée afin de respecter les craintes de la population et
ne pas mettre inutilement en danger des espèces dont la survie est
déjà précaire et sur lesquelles de très
nombreux emplois dépendent.
Pourquoi ne pas prendre le temps de faire des
études qui nous assureront de ne pas faire de gaffes avec un milieu
et des espèces qui sont déjà fortement
affectés par des interventions humaines mal pensées depuis
des années ? Quest-ce qui presse tant ?
En espérant que vous accepterez nos arguments,
quun moratoire soit décrété et que des
études soient réalisées avant quil ne soit trop
tard, nous vous prions de recevoir, Madame Dionne-Marsolais,
lexpression de nos meilleurs sentiments.
Jean-Marie Bélisle
coordonnateur pour le Comité côtier Les
Escoumins à la rivière Betsiamites
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21 February 2003
Letter from Tourisme Bas-Saint-Laurent to Bernard Landry, Rita Dionne-Marsolais,
André Boisclair and Richard Legendre
Rivière-du-Loup, 21 février 2003
Monsieur Bernard Landry
Premier ministre du Québec
Cabinet du premier ministre
835, boul. René Lévesque Est, 3e
étage
Québec (Québec) G1A 1B4
Madame Rita Dionne-Marsolais
Ministre déléguée à l'Énergie
5700, 4e Avenue Ouest, Local A 308
Charlesbourg (Québec) G1H 6R1
Monsieur André Boisclair
Ministre dÉtat aux Affaires municipales et à la
Métropole, à lEnvironnement et à lEau
Édifice Marie-Guyart
675, boulevard René-Lévesque Est, 30e étage
Québec (Québec) G1R 5V7
Monsieur Richard Legendre
Ministre délégué au Tourisme, Loisir, Sport, Jeunesse et Faune et Parcs
1010, rue Sainte-Catherine Ouest #400
Montréal (Québec) H3B 1G2
Objet : Lettre d'appui à l'adoption d'un moratoire sur le
programme d'exploration gazière et pétrolière dans le
Saint-Laurent
Monsieur le Premier Ministre,
Madame la Ministre,
Messieurs les Ministres,
C'est avec grand intérêt que les administrateurs de
Tourisme Bas-Saint-Laurent, réunis en assemblée
régulière le 11 février 2003 à
Rivière-du-Loup, ont analysé le dossier cité en
rubrique.
Ils ont démontré unanimement leur intérêt et
leurs inquiétudes face aux impacts de ce projet sur notre industrie
touristique. Notre positionnement, étant axé prioritairement
sur le maritime, tant au Québec qu'à l'international par le
biais du regroupement Le Québec maritime, nous sommes
étonnés de constater que ce dossier n'a pas
été soumis à l'analyse environnementale
habituellement nécessaire dans ce genre de projet. À cet
effet, Tourisme Bas-Saint-Laurent s'interroge sur:
- Quels seront les impacts du projet sur les populations des
différentes espèces de mammifères marins dont
certaines sont sur la liste nationale des espèces en
péril?
- Quels seront les impacts sur les populations de poissons,
crustacés, etc. qui souffrent déjà de conditions
dramatiques dont la transformation est en relation avec notre
industrie?
- Quels seront les impacts sur l'ensemble de l'industrie touristique
axée vers le maritime et sur l'image grande nature
présentée à nos clientèles?
Il nous semble que ces questionnements sont d'une importance
primordiale lors d'éventuelles études d'impact
environnemental avant l'implantation de ce projet et ceci, afin de
s'assurer de préserver ce patrimoine unique du Québec que
représente le fleuve Saint-Laurent.
C'est pourquoi les administrateurs de Tourisme Bas-Saint-Laurent
souhaitent la mise en place d'un moratoire et éventuellement,
d'audiences publiques sur les impacts environnementaux concernant le
projet d'exploration et d'exploitation pétrolière et
gazière dans le Saint-Laurent. Nous croyons que ce n'est
qu'après de telles analyses que l'on peut reconnaître les
avantages économiques et sociaux d'un tel projet.
Vous remerciant de l'attention que vous porterez à la
présente, recevez l'expression de nos salutations
distinguées.
Le président du conseil d'administration,
Gilles Lortie
c.c. :
Patrice Corbeil, GREMM
Louise Nadeau, Le Québec maritime
ATR membres de Le Québec maritime
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19 February 2003
Lettre from the Conseil régional de l'environnement
du Bas-Saint-Laurent to Bernard Landry
Rimouski, le 19 février 2003
Monsieur Bernard Landry
Premier ministre du Québec
Conseil exécutif
Édifice Honoré-Mercier
835, boul. René-Lévesque Est, 3e étage
Québec (Québec)
G1A 1B4
Objet : Exploration gazière et
pétrolière dans le golfe et lestuaire du
Saint-Laurent
Monsieur le Premier Ministre,
Par la présente, le Conseil régional de
lenvironnement du Bas-Saint-Laurent (CRE BSL) tient à appuyer
la lettre du Regroupement national des conseils régionaux de
lenvironnement (RNCREQ) datée du 19 décembre 2002 qui
vous demande de procéder à un moratoire et à une
évaluation environnementale publique indépendante
relativement au projet de prospection pétrolière et
gazière dans le Saint-Laurent marin.
Le CRE BSL est un organisme sans but lucratif de concertation en
environnement et développement durable. Son territoire jouxte le
Saint-Laurent marin, de La Pocatière à Matane. Le
Saint-Laurent fait partie des priorités de notre organisme de
longue date, ce qui nous a amenés à mettre sur pied la ZIP
du Sud-de-lEstuaire en 2000 et à nous impliquer dans de
nombreux dossiers touchant notre environnement marin.
Aussi, nous avons été fort surpris du lancement par
Hydro-Québec, le 27 novembre dernier, dun projet
dexploration de 330 millions de dollars devant sétendre
jusquen 2010 et sur de grandes superficies du golfe et de
lestuaire du Saint-Laurent, sans aucune consultation des acteurs
concernés dans les secteurs des pêches, du tourisme, de
lenvironnement, des autochtones ou de la recherche marine. Nous
avons été tout aussi surpris de voir que la prospection
pouvait débuter sans requérir dautorisation du
ministère de lEnvironnement. Lenvironnement fragile que
constituent le golfe et lestuaire du Saint-Laurent, la
présence dindustries porteuses demplois et tributaires
dun environnement sain telles que les pêches et
lobservation des mammifères marins, de même que la
présence de quinze espèces de mammifères marins dont
six espèces en péril devraient suffire à justifier un
temps darrêt, de consultations et dévaluations.
Dautre part nous constatons que lapproche empruntée
actuellement va à lencontre des principes de bonne
gouvernance du Saint-Laurent tels que soutenus par la récente
politique de leau du gouvernement du Québec :
"
il apparaît essentiel dappliquer à
lensemble du Saint-Laurent le principe dune gouvernance
éclairée, prévoyante, concertée et
intégrée".
Nous partageons donc entièrement les inquiétudes du
RNCREQ et nous souhaitons la suspension des activités en cours et
une évaluation environnementale publique et indépendante
mixte (impliquant les deux paliers de gouvernement) sur tout le projet de
développement pétrolier et gazier dans le Saint-Laurent.
Vous remerciant davance de la considération que vous
apporterez à notre demande, nous vous prions dagréer,
Monsieur le Premier Ministre, lexpression de nos sentiments
distingués.
La Présidente,
Josée Martineau
c.c. :
Madame Rita Dionne-Marsolais, ministre
déléguée à lÉnergie,
Ministère des Ressources naturelles Québec
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14 February 2003
Rita Dionne-Marsolais' answer to Jean-Marie Bélisle, coordinator for the Comité côtier Les
Escoumins à la rivière Betsiamites
Charlesbourg, le 14 février 20033
Monsieur Jean-Marie Bélisle
Coordonnateur
Comité côtier Les Escoumins à la rivière
Betsiamites
459, route 138, bureau 200
Les Escoumins (Québec)
G0T 1K0
Monsieur,
Il mapparaît nécessaire
dapporter certaines précisions à la suite des
commentaires que vous avez formulés dans le courriel que vous avez
adressé le 9 janvier 2003 à Mme Rita Dionne-Marsolais,
ministre déléguée à lÉnergie du
ministère des Ressources naturelles. Permettez-moi, en premier
lieu, de mentionner en son nom que les propos dont vous lui tenez rigueur
ne sont pas tirés de lémission La tribune du
Québec de la station CBF (FM 95.1), à laquelle elle a
participé le 8 janvier 2003 et dont vous faites
référence dans votre courriel, mais plutôt de
larticle de M. Charles Côté paru le même jour
dans le quotidien La Presse. Cet article intitulé :
Pétrole dans le golfe : Québec confierait une
étude au BAPE, a été rédigé suite
à la conférence de presse donnée par Mme Rita
Dionne-Marsolais le 7 janvier 2003 alors quelle avait le plaisir de
présenter les résultats obtenus par lAgence de
lefficacité énergétique du Québec depuis
sa création en 1997.
Larticle de M. Côté laisse libre
cours à certaines interprétations. Rétablissons donc
les faits. Sachez que tous les travaux dexploration et
dexploitation dhydrocarbures réalisés sur le
territoire québécois jusquà ce jour en milieu
terrestre ont été effectués dans le respect des lois
qui régissent ces activités, notamment celles de nature
environnementale. Soyez assuré quil en sera de même
pour les travaux de validation et dexploration à venir, le
cas échéant, dans le golfe du Saint-Laurent et dans son
estuaire.
La réalisation de projets de recherche
dhydrocarbures revêt une grande importance sur le plan
économique pour le Québec, comme en témoigne le
gouvernement dans sa politique énergétique :
Lénergie au service du Québec. En effet, il est
mentionné dans ce document que la " disponibilité du
pétrole et du gaz naturel à un coût compétitif
est indispensable au bon déroulement de lactivité
économique ". Dans ce contexte, la découverte de
réserves de pétrole et de gaz naturel en quantité
importante dans le golfe du Saint-Laurent renforcerait la
sécurité de nos approvisionnements pétroliers et
gaziers.
Pour le moment, le ministère des Ressources
naturelles souhaite valider le potentiel en hydrocarbures du golfe du
Saint-Laurent, le tout dans le respect de lenvironnement et sans
mettre en danger les industries de la pêche et du tourisme. Ce
travail dexploration relève des entreprises
détentrices de permis de recherche dhydrocarbures, lesquelles
sont tenues de respecter toutes les lois qui régissent ce genre
dactivité. La responsabilité de la ministre
déléguée à lÉnergie est de
favoriser la mise en valeur de ce potentiel énergétique dans
le respect de toutes les lois.
Vous soulevez également dans votre courriel
certains impacts environnementaux qui pourraient découler de la
mise en valeur de limportant potentiel dénergie
éolienne dont dispose le Québec. Comme vous le savez sans
doute, tout projet menant à un parc éolien de 10MW et plus
doit faire lobjet dune évaluation environnementale. De
telles études ont déjà été
réalisées dans deux parcs éoliens de la
Gaspésie. Il sagit détudes de suivi
étalées sur trois ans et ponctuées de trois rapports
annuels. Les conclusions de ces rapports seraient certainement utiles aux
éventuelles évaluations environnementales qui seront
menées.
Je vous remercie de votre intérêt au
développement énergétique des Québécois
et soyez assuré que vos commentaires seront pris en
considération.
Je vous prie dagréer, Monsieur,
lexpression de mes sentiments les meilleurs.
La directrice,
Chantale Bertrand
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6 February 2003
Letter from the Comité côtier Les Escoumins à la
rivière Betsiamites, to Bernard Landry
Les Escoumins, le 6 février 2003
Monsieur Bernard Landry
Le Premier ministre
Édifice Honoré-Mercier, 3e étage
835, boulevard René-Lévesque Est
Québec (Québec) G1A 1B4
Objet : Projet dexploration gazière et
pétrolière dans le golfe et lestuaire du St-Laurent
Monsieur le Premier ministre,
Le comité côtier Les Escoumins à la
rivière Betsiamites est un organisme sans but lucratif qui fait
figure de pionnier au Canada. Depuis 1996, nous effectuons la promotion et
encourageons la gestion intégrée de la zone
côtière dans une perspective de développement durable,
tout en favorisant la participation du milieu à la gestion
intégrée. Nos treize administrateurs proviennent de
lensemble des municipalités de notre territoire
daffectation et représentent la MRC, la SADC et le CLD, le
comité ZIP, des entreprises privés, des utilisateurs, des
municipalités et la communauté innue dEssipit.
Notre organisme, comme plusieurs autres,
sinquiète de lannonce faite en novembre dernier
concernant le projet mentionnée en rubrique. Nous aussi croyons
quun moratoire devrait permettre de fournir le temps
nécessaire à une évaluation des impacts dun tel
projet, mais nous ne désirons pas reprendre lensemble des
arguments déjà avancés par tous ceux qui se sont
manifestés à ce jour.
Les possibilités de mettre en péril les
emplois reliés à la pêche et au tourisme sur le
St-Laurent, face à des découvertes potentielles de gaz et de
pétrole ainsi quà la création de nouveaux
emplois devraient inciter à la prudence. Comme le dit ladage
" un tien vaut mieux que deux tu lauras ".
Dautant plus que le pétrole et le gaz qui risquent
dêtre présents resteront bien en place et ne pourront
que prendre de la valeur avec les années.
Cest du moins la position retenue par les
administrateurs du comité côtier Les Escoumins à la
rivière Betsiamites. Les promoteurs, à loccurrence le
gouvernement du Québec et sa société
détat, Hydro-Québec, devraient sentir
lobligation de répondre aux craintes exprimées entre
autres par des chercheurs reconnus, lindustrie touristique, les
associations de pêcheurs et les groupes environnementaux avant
dinvestir dans lexploration sismique et les forages, au lieu
de rejeter leurs craintes du revers de la main.
Bien sûr, la réglementation actuelle
noblige pas les promoteurs à entreprendre
détudes dimpacts pour les projets dexploration
minière. Toutefois en raison du caractère particulier de
lexploration en mer, de la présence despèces en
voie de disparition ou menacées, de la précarité ou
de la méconnaissance de plusieurs ressources, nous croyons
quune étude dimpact est amplement justifiée.
Il sagit dune occasion unique
dapprofondir nos connaissances sur lensemble de
lécosystème du St-Laurent et de mettre de lavant
les principes du développement durable. Cette approche de
précaution serait tout à fait cohérente avec la
nouvelle politique de leau, qui prône la gestion
intégrée par bassin versant et serait une manifestation
claire de la volonté du gouvernement du Québec de
sengager dans cette voie malgré les
" retards " quune telle approche engendre.
Vous priant de recevoir, Monsieur le Premier ministre,
lexpression de notre volonté réelle de collaborer
à la gestion intégrée du St-Laurent.
Pierre Léonard, vice-président
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3 February 2003
Lettre from the Conseil régional de l'environnement
de la Côte-Nord to Bernard Landry
Sept-Îles, 3 février 2003
Monsieur Bernard Landry
Premier ministre du Québec
Édifice Honoré-Mercier
835, boul. René-Lévesque Est
3e étage
Québec (Québec) G1A 1B4
Objet : Prospection pétrolière et
gazière dans lestuaire et le Golfe Saint-Laurent
Monsieur le Premier Ministre,
Le Conseil régional de lenvironnement de
la Côte-Nord (CRECN) souhaite vous transmettre ses
inquiétudes quant aux possibles conséquences
économiques, sociales et environnementales attribuables aux
activités de prospection pétrolière et gazière
dans lestuaire et le Golfe Saint-Laurent. À notre avis, ces
impacts seraient suffisamment importants pour justifier la suspension des
travaux en cours et la tenue dune étude complète
publique et indépendante sur les impacts du projet et de tous les
projets à venir.
Selon les informations recueillies, la prospection
sismique de cette nature nécessite lutilisation de canons
à air comprimé qui peuvent avoir des effets sérieux
sur la faune marine et plus particulièrement sur les
mammifères marins.
Or les mammifères marins fréquente
lestuaire du Saint-Laurent et lindustrie touristique de la
Côte-Nord est axée principalement sur ce produit
dappel. De plus, dautres ressources marines comme les poissons
de fond et les crustacés sont susceptibles dêtre
affectées par les activités dexploration avec les
conséquences importantes que cela entraîne sur
lindustrie de la pêche.
Comme plusieurs autres acteurs concernés par le
développement durable des ressources naturelles, le CRECN
considère quen raison des conséquences
environnementales, sociales et économiques que peuvent
entraîner les activités dexploration gazière et
pétrolière dans le golfe et lestuaire Saint-Laurent,
le gouvernement du Québec doit suspendre immédiatement ce
projet de prospection afin de faire une analyse publique de la pertinence
dune telle aventure et pour procéder à une
étude complète et indépendante des impacts du projet
et de tous les projets à venir.
Il nest pas normal quun projet dune
telle envergure, qui ébranle autant les fondements des politiques
énergétiques et environnementales du Québec, et qui
est associé à de si important incertitudes quant à la
rentabilité économique, puisse être lancé sans
une étude en profondeur. Un choix énergétique durable
doit se faire de façon prudente sur la base dune
évaluation publique des bénéfices collectifs
réels de ce choix, et ce, sur une longue période de temps.
Espérant que vous acceptez de revoir la position
du gouvernement du Québec, je vous prie dagréer,
Monsieur le Premier ministre, lexpression de nos salutations
distinguées.
Claudette Villeneuve, présidente du CRECN
c.c. :
Regroupement national des conseils
régionaux de lenvironnement du Québec
(RNCREQ)
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23 January 2003
Letter from Greenpeace to Bernard Landry
Le 23 janvier 2003
Monsieur Bernard Landry
Premier ministre du Québec
Conseil exécutif
Édifice Honoré-Mercier
835, boul. René-Lévesque Est, 3e étage
Québec (Québec)
G1A 1B4
Objet : Projet dexploration gazière et
pétrolière dans le golfe du Saint-Laurent
Monsieur le Premier ministre,
Greenpeace se joint aux groupes dopposition au projet
dexploration gazière et pétrolière dans le
golfe du Saint-Laurent. Nous réclamons un moratoire et des
audiences publiques pour évaluer la pertinence et les impacts
dun tel projet.
Nous sommes sensibles aux arguments soulevés par les
spécialistes concernant les impacts sur la faune et les
écosystèmes aquatiques. Notamment, le Groupe de recherche et
déducation sur les mammifères marins (GREMM) qui
possède une expertise reconnue dans ce domaine.
Nous souhaitons vous rappeler quun projet comme celui-ci va
à lencontre du développement durable et nous
éloigne des objectifs de réduction de gaz à effet de
serre à atteindre dans le cadre du Protcole de Kyoto. La
performance enviable du Québec dans ce dossier au cours des dix
dernières années ne peut constituer une excuse pour
augmenter nos émissions dans les années à venir, bien
au contraire puisque nous devrons, nous aussi, réduire nos
émissions dici 2012.
Permettez-moi également de vous rappeler que les fameux
crédits de carbone dont Hydro-Québec aime tant parler ne sappliqueront pas aux
États-Unis puisque ces derniers refusent toujours de ratifier le
Protocole de Kyoto.
Dans ce contexte de réduction, nous sommes sidérés
par le peu de volonté de la part dHydro-Québec
dinvestir dans les énergies renouvelables émergentes
telles léolien, le solaire (photovoltaïque ou thermique)
ou encore lhydrogène. Selon lAgence internationale de
lénergie, la part du gaz naturel dans la production
délectricité mondiale va demeurer stable dici
à 2020 alors que les énergies renouvelables
émergentes passeront de 0,5 % en 2000 à 10,6 % en 2020.
Hydro-Québec affirme que lénergie éolienne
nest pas une source dénergie fiable. Pourtant au
début de 2002, 35 000 MW de capacité éolienne
étaient déjà installés à travers le
monde fournissant suffisamment délectricité à
14 millions de ménages ou 35 millions de personnes, soit plus que
la population canadienne. Le secteur éolien connaît la plus
forte croissance de lensemble du secteur énergétique,
soit 40 % annuellement, comparable à celui de la
téléphonie cellulaire ! Il est tout de même curieux
que ce soit les pays où lon utilise peu léolien
qui condamnent son manque de fiabilité. Alors que,
lannée dernière seulement 6 824 MW
dénergie éolienne ont été
installés au Danemark, en Allemagne et en Espagne.
Il est dautant plus difficile de comprendre la position
dHydro-Québec puisque nous possédons lun des
plus importants potentiels éoliens en Amérique du Nord !
Le Québec pourrait être à lavant-garde en
explorant le secteur des énergies renouvelables émergentes.
Sauvegarder notre Fleuve aux grandes eaux est un choix de
société et nous devons en
débattre collectivement.
Écologiquement vôtre,
Steven Guilbeault
Directeur, Greenpeace au Québec
c.c. :
Madame Rita Dionne-Marsolais, ministre
déléguée à lÉnergie
Robert Michaud, directeur scientifique du GREMM
Sophie Vaillancourt, Réseau québécois des
groupes écologistes
Médias
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17 January 2003
Press release: LUQCN demande une
audience publique
fédérale-provinciale
sur le programme dexploration
gazière et pétrolière
dans le fleuve
et le golfe Saint-Laurent
Québec, le 17 janvier 2003
LUnion québécoise pour la conservation de la nature
(UQCN) a pris connaissance avant les Fêtes du programme
dexploration gazière et pétrolière
quHydro-Québec et le gouvernement du Québec tentent de
mettre en uvre actuellement. Elle vient denvoyer des lettres
aux ministres provinciaux et fédéraux pour demander
quils convoquent, en vertu de lentente
fédérale-provinciale définissant les modalités
dune évaluation environnementale conjointe, une audience
publique sur lensemble du programme dexploration et
éventuellement dexploitation gazières et
pétrolières du Saint-Laurent, que cela soit dans
lestuaire ou dans le golfe. "Un projet dune telle
envergure et comportant de toutes nouvelles facettes du
développement économique du Québec nécessite
demblée lapplication des modalités
dévaluation environnementale bien reconnues par les deux
juridictions depuis des années", souligne Charles-Antoine
Drolet, co-responsable du dossier à lUQCN.
Ce programme, comportant un investissement initial de
330 M$ réparti sur 8 ans, vise à explorer de
très grandes parties du Saint-Laurent pour vérifier le
potentiel gazier et pétrolier qui sy trouve. LUQCN note
que déjà, et très tardivement, la
société est en train de découvrir et prendre acte des
impacts sur les habitats et les écosystèmes marins, dus
entre autres à la pêche industrielle pratiquée sans
discernement depuis des décennies. Elle note aussi les impacts tout
aussi sérieux du développement déficient des
ressources en cause sur les communautés qui en dépendent.
"Il nest certainement pas le temps, selon nous, de
procéder de façon imprudente dans louverture dun
nouveau type dexploitation des milieux marins sans une analyse
approfondie au préalable", ajoute pour sa part Éric
Duchemin, également responsable du dossier au sein de
lorganisme.
Un tel geste exigerait au préalable la
préparation et la diffusion détudes dimpacts qui
ne peuvent être quimportantes, devant les enjeux en cause.
LUQCN insiste aussi sur létablissement dun
moratoire par rapport aux activités de ce programme le temps de
procéder à des études et à des consultations
qui caractérisent les processus dévaluation
environnementale depuis plus de vingt ans.
En faisant cette demande, lUQCN se
réfère au départ à des sources du milieu, dont
deux affiliés, le Groupe de recherche et déducation
sur les mammifères marins (GREMM) et le Conseil régional de
lenvironnement du Bas-Saint-Laurent (CRE-BSL), sachant que plusieurs
autres intervenants se sont également manifestés. Ces
organismes témoignent des importantes préoccupations dans le
milieu. Elle prend bonne note aussi du fait que la Loi de la
qualité de lenvironnement du Québec prévoit
lexclusion dune telle consultation, et que le ministère des Ressources naturelles du Québec a
déjà autorisé une partie du programme, mais reste en
attente de laccord du gouvernement fédéral. Elle prend
note finalement du fait que lOffice national de
lénergie a déjà autorisé des
activités dexploration tout récemment, malgré
le fait que des scientifiques du ministère des Pêches et
Océans du Canada aient recommandé quil fallait
attendre fin janvier pour procéder à ces activités
dexploration, allant ainsi à lencontre de leurs
recommandations formelles.
En même temps, lUQCN souligne des liens
entre ses demandes et certaines grandes orientations nationales. Le
ministre dÉtat à lEnvironnement et à
lEau vient de rendre publique une toute nouvelle Politique nationale
de leau, qui assure une gestion intégrée du fleuve et
souligne lintention du gouvernement de reconnaître le
Saint-Laurent patrimoine national. Par ailleurs, la Politique associe
cette intention à une reconnaissance du Saint-Laurent comme
"milieu naturel remarquable avant dêtre un
élément clé de notre économie".
LUQCN manifeste en même temps son
désaccord avec les déclarations récentes de la
ministre déléguée aux Ressources naturelles du
Québec, Rita Dionne-Marsolais, indiquant que des interventions
à caractère économique, comme le programme
dexploration, devraient primer sur les facteurs environnementaux.
Ceci souligne, selon lUQCN, le fait que la Politique nationale de
leau récemment adoptée, tout en étant
dune envergure très importante par ses assises et ses
visées, ne fait aucune référence à
lestuaire et au golfe du Saint-Laurent, milieux ciblées par
le programme dHydro-Québec. Elles arrivent aussi au moment
où que le Québec et le Canada négocient un important
renouvellement du plan daction fédéral-provincial sur
le Saint-Laurent, cela dans le cadre de la création prévue
par le Québec dun comité multipartite visant la
gestion intégrée du fleuve et de ses tributaires.
Finalement, ces déclarations vont à lencontre
dorientations canadiennes et québécoises visant la
protection des espèces menacées qui doivent
nécessairement tenir compte des habitats en cause, même si la
législation québécoise a récemment
été amendée pour rendre la protection de
lhabitat facultative et que la législation canadienne ne vise
explicitement que les habitats sous juridiction fédérale.
"La récente adoption de la Loi canadienne sur les
espèces en péril, après de longs et difficiles
débats, constitue une des assises immédiates dune
telle intervention. En effet, seize espèces de mammifères
marins fréquentent lestuaire et le golfe du Saint-Laurent,
qui leur fournissent des habitats essentiels. Encore plus évident,
la Loi sur les océans du Canada et la stratégie sur les
océans du Canada constituent les bases pour une intervention qui
nous paraît incontournable", insistent messieurs Duchemin
et Drolet.
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17 January 2003
Letter from the UQCN to the government of Québec
Le 17 janvier 2003
Monsieur André Boisclair, Ministre
Ministère de lEnvironnement
675, boul. René-Lévesque Est, 30e
étage
Québec, Qc G1R 5V7
Objet : Demande dune audience publique du BAPE sur le
programme dexploration gazière et pétrolière
dans le fleuve et le golfe Saint-Laurent
Demande de moratoire sur les activités
prévues à court et moyen termes
Monsieur le Ministre,
LUQCN a pris connaissance avant les Fêtes du programme
dexploration gazière et pétrolière
quHydro-Québec et le gouvernement du Québec tentent de
mettre en uvre actuellement. Selon notre compréhension de la
situation, ce programme, comportant un investissement initial de
330 M$ réparti sur 8 ans, vise à explorer de
très grandes parties du Saint-Laurent pour vérifier le
potentiel gazier et pétrolier qui sy trouve.
Déjà, et très tardivement, la société
est en train de découvrir et prendre acte des impacts sur les
habitats et les écosystèmes marins dus entre autres à
la pêche industrielle pratiquée sans discernement depuis des
décennies. Il nest certainement pas le temps, selon nous, de
procéder de façon imprudente dans louverture dun
nouveau type dexploitation des milieux marins sans une analyse
approfondie au préalable.
LUQCN vous adresse donc cette lettre pour vous demander de
convoquer, conjointement avec le gouvernement fédéral, une
audience publique sur le programme dHydro-Québec (et de toute
autre intervention connexe pouvant tomber sous la juridiction du
Québec) visant lexploration et éventuellement
lexploitation gazières et pétrolières du
Saint-Laurent, que cela soit dans lestuaire ou dans le golfe. Un tel
geste exigerait au préalable la préparation et la diffusion
détudes dimpacts qui ne peuvent être
quimportantes, devant les enjeux en cause. Finalement, il nous
paraît évident quun moratoire devrait être
imposé à ce programme le temps de procéder à
des études et à des consultations qui marquent les processus
dévaluation environnementale du Québec depuis plus de
vingt ans.
En faisant cette demande, lUQCN se réfère au
départ à des sources du milieu, dont deux affiliés,
le Groupe de recherche et déducation sur les
mammifères marins (GREMM) et le Conseil régional de
lenvironnement du Bas-Saint-Laurent (CRE-BSL). Ces organismes
témoignent des importantes préoccupations dans le milieu.
En même temps, lUQCN souligne des liens entre ses demandes
et certaines grandes orientations nationales. Le Ministre
dÉtat à lEnvironnement et à lEau,
vient de rendre publique une toute nouvelle Politique nationale de
leau, qui assure une gestion intégrée du fleuve et
souligne lintention du gouvernement de reconnaître le
Saint-Laurent patrimoine national. Par ailleurs, la Politique associe
cette intention à une reconnaissance du Saint-Laurent comme
"milieu naturel remarquable avant dêtre un
élément clé de notre économie".
Ceci va à lencontre des interventions récentes de
la ministre Rita Dionne-Marsolais indiquant que des interventions à
caractère économique comme le programme dexploration
devraient primer sur les facteurs environnementaux. Ceci souligne
peut-être le fait que la Politique nationale de leau, tout en
étant dune envergure très importante de par ses
assises et ses buts, ne fait aucune référence à
lestuaire et au golfe du Saint-Laurent, milieux visés par le
programme dHydro-Québec. Ces interventions arrivent aussi en
même temps que le Québec négocie un important
renouvellement du plan daction fédéral-provincial sur
le Saint-Laurent, cela dans le cadre de la création dun
comité multipartite visant la gestion intégrée du
fleuve et de ses tributaires. Finalement, elles vont à
lencontre dorientations visant la protection des
espèces menacées qui doivent nécessairement tenir
compte des habitats en cause, même si la législation
québécoise a récemment été
amendée pour rendre la protection de lhabitat facultative.
LUQCN ose vous rappeler la contribution exceptionnelle à
la société quont faite les audiences
"génériques" portant depuis dix ans sur les
matières dangereuses, sur les matières résiduelles,
sur leau et en train de faire sa contribution comme suite
à celle sur leau la consultation sur la production
porcine. En espérant une réponse favorable à cette
nouvelle demande, nous vous prions dagréer, monsieur le
Ministre, lexpression de nos sentiments distingués.
Éric Duchemin, responsable
Commission énergie et changements climatiques
Charles-Antoine Drolet, responsable
Commission biodiversité
UQCN
c.c. :
David Anderson, minstre, ministère de lEnvironnement
Canada
Harbance Singh Dhaliwal, ministre, ministère des Ressources
naturelles du Canada
Robert Thibault, ministre, ministère Pêches et
Océan Canada
Kenneth Vollman, président, Office national de
lÉnergie du Canada
c.c. :
André Caillé, président, Hydro-Québec
François Gendron, ministre, Ministère des Ressources
naturelles du Québec
Rita Dionne-Marsolais, ministre déléguée à
lÉnergie, Ministère des Ressources naturelles
Québec
Richard Legendre, ministre, Ministère de la faune et des parcs
du Québec
Membres, Comité consultatif Saint-Laurent Vision 2000, via
André Delisle